Bonjour !
Un nouveau chapitre pour cette fin d'année =). J'espère que le réveillon ne vous empêchera pas de le lire :p. Il s'agit d'un chapitre essentiel pour amorcer la fin de l'histoire, qui arrivera d'ici trois ou quatre chapitres, et c'est l'un de mes préférés parmi ceux que j'ai écrit jusqu'à présent, même si l'histoire n'avance pas tellement. Je vous laisse en juger =). Un grand merci à mes fidèles reviewers Mia-zure, Klaine29 et HigureTsukiyo, et à ma testeuse préférée yhcorb :D.
David
L'histoire mérite ici qu'on s'attarde sur David... David n'était pas foncièrement méchant. En fait, il souffrait juste de deux défauts majeurs : il était atrocement jaloux - et croyait donc toujours que les gens ne l'aimaient pas - et quand il ne savait pas comment résoudre une situation, il pouvait devenir violent. Mais surtout David aimait Blaine d'un amour irraisonné. Dès leur première rencontre à LA, il y a quelques années, le bouclé l'avait touché. Sa première pensée avait même été que personne ne devrait avoir l'air aussi triste. Il avait donc ressenti le besoin irrésistible de réconforter Blaine. Le temps aidant, ils étaient devenus amis, puis amants. Mais David sentait bien que Blaine ne l'aimait pas autant que lui, que le bouclé avait en lui une ombre invisible, une fêlure, un passé que David sentait se dresser entre eux. Il n'avait jamais réussi à savoir ce que c'était, et même si cela avait semblé diminuer au fil du temps, le brun sentait qu'il ne pourrait pas garder Blaine éternellement. En prenant conscience de cela, il s'était mis à devenir extrêmement jaloux.
Lorsque Blaine avait émis à le désir d'aller à New York, il avait sauté sur l'occasion. Il espérait qu'ils pourraient franchir un nouveau cap, en faisant des projets communs, et devenir aussi proches que David le désirait. Ils étaient partis, et le plus âgé était plein d'espoir pour son couple. Cependant, rien ne s'était passé comme prévu. Blaine était devenu petit à petit distant, semblant préoccupé, lui mentant même. Lorsqu'il était parti quasiment en courant après qu'il lui ai parlé de son chef, David avait pris peur. Il avait beaucoup bu durant l'absence de Blaine, et lorsque ce dernier était rentré, dans son délire alcoolique, il avait cru que forcer Blaine serait le moyen de le retenir. Quand le bouclé avait refusé, rempli d'un désir de sexe, il était parti, et avait couché avec le premier venu. A son réveil, dégouté par lui-même, il n'avait pas osé se présenter à Blaine pour s'excuser, et il avait préféré lui laisser du temps, tout seul, espérant dans un futur proche, se faire pardonner. David était terrorisé à l'idée de perdre Blaine. Il avait repassé tout ce qui c'était passé dans sa tête, essayant de comprendre, logeant dans un hôtel miteux ou chez un cousin lointain.
Il avait fini par raccrocher l'annonce du nom de son patron au déclenchement de la fébrilité de Blaine. Après tout, n'avait-il cassé un verre en entendant son nom ? Il avait donc demandé au gardien de l'immeuble où il travaillait s'il avait vu Blaine. Le concierge avait répondu par l'affirmative, achevant de troubler David. En interrogeant la secrétaire, le brun s'était vu confirmé que Kurt avait vu Blaine. Une fois que Blaine avait oublié son téléphone dans l'appartement, David, passant pour récupérer des vêtements, n'avait pas hésité à regarder, et avait le nom de Kurt dans son répertoire, même s'il n'y avait pas eu d'échanges de messages. Il avait alors suspecté Blaine d'entretenir une liaison avec son patron, théorie qu'il savait absurde, mais qui avait un accent de vérité dans son imaginaire.
Il avait attendu deux semaines, et puis il n'y avait plus tenu. Il devait savoir. Kurt étant connu comme un célèbre célibataire, il pensait que s'il arrivait à l'attirer en l'embrassant et que Kurt refusait, cela voudrait dire qu'il avait une relation avec Blaine. Ou même, vu que c'était mince comme preuve, qu'il pourrait peut-être inspecter le portable de son patron, et découvrir la vérité. Kurt avait refusé, David avait commencé à paniquer. Il avait alors voulu retrouver Blaine, et connaître la vérité, même si cela faisait mal. Il ne pouvait plus vivre dans une sorte d'attente du malheur. Pour se donner du courage, il avait bu. Il était allé à son appartement, où Blaine n'était pas. Il s'était alors décidé à utiliser le logiciel de traçage de mobiles que Blaine et lui avaient installé il y a longtemps sur leurs téléphones portables. David avait alos couru vers l'adresse que la géolocalisation lui indiquait. Et il avait retrouvé Blaine. Embrassant Kurt dans une ruelle sombre.
D'une certaine façon, pour lui aussi, son monde s'était effondré.
Fou de rage, il les avait alors interrompus. Puis il avait écouté la colère de Kurt, sans comprendre au début. Il pensait simplement qu'ils avaient une liaison depuis peu. Il découvrit alors le visage de l'ombre de Blaine, et comprit : il avait perdu Blaine, même s'il doutait de l'avoir un jour gagné. Et qu'il était inutile de lutter. Il n'avait pas vaincu l'ombre pendant quatre ans, il ne la vaincrait jamais. Le fait qu'il était viré n'avait aucune importance. Car David comprenait aussi qu'il avait gâché le moment où Blaine aurait pu être heureux, en arrivant ainsi. Et qu'apparemment, Blaine ayant déjà trompé Kurt, ce dernier n'avait pas supporté la présence de David. Cela faisait beaucoup pour le brun, qui se sentait coupable alors qu'il n'avait rien fait. Alors, de dépit, lorsque Blaine s'était retourné contre lui, il s'était énervé. Et Blaine était tombé.
Et c'est là que l'histoire reprend...
David reprit alors ses esprits, et rattrapa Blaine. Sa colère s'était évanouie, il ne restait qu'une inquiétude sourde. Heureusement, Blaine se réveilla quelques secondes après, ses grands yeux semblants complètement vides. Comme si l'envie de vivre avait quitté son corps. " David ?" murmura-t-il d'une voix faible. David se sentit alors très vieux et très fatigué. Le bouclé venait vraisemblablement de subir un choc important, et il était de son devoir de s'en occuper. S'il aimait vraiment Blaine, se disait-il, il fallait qu'il fasse tout pour que celui-ci ne soit plus jamais triste. Et la tâche allait être rude.
- Allez, Blaine, on rentre. Je vais m'occuper de toi, tu verras tout ira mieux demain.
David avait pris sa décision : il allait se sacrifier pour lui. Car il sentait que le cœur de Blaine appartenait à Kurt, et que ce serait à lui d'arranger la situation. Lentement, soutenant le bouclé, il rentra, allongea tendrement Blaine, qui semblait encore sous le choc. Le bouclé ferma les yeux, la bouche ouverte sur un dernier " Kurt". David sentit ses yeux se remplir de larmes. Blaine semblait si fragile, un enfant encore. David l'embrassa sur le front, et sortit, tremblant. Il l'aimait oui, à en crever, et ce qu'il allait faire lui couterait. Mais il savait que lui seul pouvait réparer ce qui avait été brisé.
Preuve que lorsque tout semble aller mal, il reste toujours une dernière lueur d'espoir.
