Disclamer : Tous les personnages appartiennent à S. Meyer

Réponses à vos questions ici !!! (Enfin pas toutes quand même… gardons un peu de suspens.)

Merci pour vos reviews et vos nombreux paris sur l'histoire… Votre imagination me stimule : je compte sur vous pour le prochain chapitre !

PS : le lemon n'est pas encore pour ce chapitre mais bientôt…très très très bientôt….

Sur ce bonne lecture !

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Bella POV

Tous étions enfermés dans des cellules insalubres. L'odeur de décomposition était très forte et, même les jours défilant, ne permettaient pas à notre odorat de s'y habituer. A mon arrivée et de l'extérieur, j'avais pu compter une vingtaine de huttes. Nous devions être une douzaine par pièce : sexe et âge confondus.

Mes compagnons de cellule et moi n'osions pas nous parler. Ne surtout pas se faire remarquer : tel était notre mot d'ordre commun. Et pour cause : chaque jour l'un d'entre nous était emmené par les sangs froids. Lorsqu'il revenait, il n'était plus qu'une ombre errante, vide de forces. Puis un jour, il se faisait de nouveau embarqué pour ne plus jamais revenir. Chaque fois, il était remplacé par un autre, quelques heures plus tard. Notre vie était rythmée au gré des visites de nos gardiens funestes.

Bien sur, nos geôliers ne nous nourrissaient pas. Par chance, nous arrivions à recueillir un peu d'eau à même le sol ou sur les parois de notre prison. Et, dans les bons jours, un rat passait par là.

Je m'imaginai souvent comme ces rescapés sur le radeau de ma méduse. Mon père, autrefois, me l'avait montré dans un livre. Selon lui, il s'agissait d'un message d'espoir : il y a toujours des survivants. Personnellement, je n'y voyais que l'illustration de la déchéance humaine : laide, triste et violente.

Mon dieu, ce qu'il me manquait mon père… Qu'était-il advenu de lui ? J'espérai qu'il soit mort avant que les sangs froids ne l'aient capturé. Les souvenirs de mes soirées passées avec lui, dans le confort rudimentaire de notre grotte, me revinrent de plein fouet : il me semblait percevoir l'odeur du feu de bois allumé dans l'âtre, les feuilles du livre de lecture du soir, le moelleux de son épaule, contre laquelle je me lovais pendant qu'il lisait à voix haute. Le sentiment de protection me manquait.

Ma mère me manquait aussi, même si j'avais que peu de souvenirs d'elle en fin de compte… Elle faisait partie des « forces vives » comme on les appelait. Il s'agissait de brigades de têtes brulées qui partaient régulièrement en expédition, soit pour trouver de quoi améliorer notre confort, soit pour brouiller les pistes des vampires… Un jour, elle était partie et n'était jamais revenue. C'était une femme courageuse.

J'avais eu l'occasion aussi de me montrer courageuse. Et ma bravoure avait fuit au fur et à mesure des litres de sang qu'on me volait. Au bout de quelques temps, je ne saurai dire combien, les forces m'abandonnèrent. Je ne réussis plus à me lever sur mes jambes pour me calfeutrer près des murs lorsqu'un des gardiens venaient. Ne réussissant pas à bouger, j'étais évidemment exposée à leur regard, la face contre le sol, et un des geôliers me traina. Le contact de la terre, d'abord humide, puis sèche, fut étonnement agréable. Je sentis la lumière du jour et remerciai le ciel de voir le crépuscule une dernière fois. Je me concentrai à ressentir un maximum de choses… Je profitai de mes derniers instants de vie.

Bientôt, j'atterris dans une autre pièce.

Au centre, trônait un autel massif en marbre. La table dessinait des dizaines de petites stries qui, elles-mêmes se déversaient vers un énorme récipient. Je n'eus pas besoin de plus de réflexion pour comprendre la funeste corrélation entre l'autel et moi. Sur ce marbre serait scellé mon destin. Certainement, l'humaine que j'étais serait sanglée sur le dos, puis un sang froid viendrait me taillader suffisamment pour que mon sang coule naturellement et remplissent doucement le récipient final. Une fois vidée à blanc, mon corps serait destiné à la crémation au vu de l'immense four qui siégeait derrière l'autel.

Malgré l'horreur qui m'attendait, je ne ressentais aucune peur. Aucune larme ne coulait non plus, je n'étais animée par aucune envie de fuite ou instinct de survie. J'étais trop fatiguée pour cela. J'étais résignée.

Je dus patienter, seule, quelques minutes dans cette salle de torture qu'Aro appelait « la distillerie ». Soudain, la porte s'ouvrit de nouveau et un jeune homme à peine plus âgé que moi fut amené et ligoté sur l'autel. L'espace d'une seconde je crus que les sangs froids, qui me retenaient captive, allaient m'obliger à être spectatrice du carnage…. Mais en fait, on me tira de nouveau vers l'extérieur et, lorsque j'eus quitté la salle et que mes geôliers eurent refermés la porte, je pus entendre les premiers cris –mélange de douleur et d'agonie – de celui qu'on avait flanqué sur l'autel.

Des bras puissants me soulevèrent du sol pour me déposer dans un endroit chaud et contigu… Je devinai qu'il s'agissait du coffre d'une voiture. On referma le coffre, me replongeant dans la pénombre. Et, dès que le moteur de l'engin gronda, je sombrai.

La berceuse du ronronnement du moteur s'arrêta et je me réveillai. J'entendis des voix s'élever de l'extérieur, juste derrière la tôle qui me séparait de l'air frais.

« Tu es sur que c'est elle ?

- Bah, m'dame, on les trie par ordre d'arrivée et d'usure. Nous savons très bien gérer nos stocks, nous sommes une société solide qui exerce dans le métier depuis plus de …

- Oh arrête un peu : je m'en fous de ton esprit d'entreprise ! C'est elle ou pas ?

- Bah …j'ai beau regardé le dessin : oui c'est elle je suis sur…

- Donne-moi ce putain de dessin… Pitoyable ! »

J'entendis le crissement d'une feuille qu'on déchire.

« Ouvre ton coffre : on a pas l'éternité devant nous !

- A vos ordres Milady. »

La tôle du coffre émit un bruit strident qui en disait long sur l'état du véhicule. Je sentis une main froide et anguleuse me saisir la mâchoire et faire pivoter mon visage vers l'extérieur.

« C'est elle : bon travail ! Tiens voilà ta récompense…. Mais avant de partir : sors-la moi de la dedans ! »

De nouveau, les bras puissants et forts me saisirent mais avec moins de soin cette fois-ci. On me jeta sur le sol come un vulgaire détritus. Je me retrouvai donc au pied de la voiture, les fesses légèrement relevées, la joue dans la boue, le nez appuyé contre le cuir d'un escarpin à talon aiguille. Mes yeux se rivèrent aussitôt sur le papier en parti déchiré et froissé. Je me reconnus dans les traits faits au fusain. La délicatesse du dessin et l'émotion transcrite dans mon regard, immortalisées sur le papier étaient troublantes. J'eus presque honte que le dessin soit aussi révélateur de ma fragile condition.

Un rire sardonique résonna dans la nuit. Et la vampire à talons aiguilles s'empressa d'ôter la pointe de ses chaussures de mon visage.

« Que j'aime cette image ! »

C'était la voix de Tanya.

« Allez casse-toi ! »

Aussitôt, la voiture démarra en trombes et je me retrouvai seule avec dette cinglée de sang froid dans une nuit rendue opaque par l'absence soudaine des phares du véhicule.

« Il va falloir que tu t'actives… il faut que j'aille sauver mon traitre de mari »

Je n'avais aucune envie de sauver on violeur… amis avais je le choix ?

Je tentai de me redresser tant bien que mal sur mes genoux. J'étais à la merci de cette folle de Tanya et bien je crus que c'était impossible à cause de ma fatigue, mon corps réagit aussitôt : j'avais peur.

« La vache : qu'est ce que tu pues ! Tiens avales ça : nous avons de la route ! »

Tanya me jeta à même le sol quelques fruits et des œufs. Oublieuse de mon angoisse, je ne pus m'empêcher de me jeter sur la nourriture et de m'en goinfrer. Certes, les œufs étaient crus mais comment un sang froid pouvait-il savoir qu'ils se consommaient cuits ? L'attention était déjà surprenante.

Tout en gobant les œufs, mon esprit était assailli par les questions. Que faisait Tanya ici ?

A peine avais-je fini que la blonde sanguinaire partait en direction de la foret. Je n'eus d'autre choix de la suivre : une fuite aurait été vaine. Nous marchâmes une bonne demi-heure, puis nous arrivâmes sur le quai d'un petit embarcadère désert. Tanya se dirigea vers une cabane de pêcheur qui menaçait de s'écrouler au moindre coup de vent. Je la suivis à l'intérieur sans oser penser à ce qui allait se passer dès que la porte se serait refermée.

« Tu vas rester ici quelques heures… Je vais chercher Edward. Je doute que tu vas fuir… Pour ta gouverne : d'ici deux heures, le jour sera levé. Il sera difficile de passer inaperçue au soleil alors que nous tous scintillons à la lumière… Mais c'est toi qui vois ! »

Sur ces mots elle disparut, ne laissant derrière elle que la fragrance de son parfum.

Je laissai s'écouler quelques minutes et me décidai à tenter le tout pour le tout. J'allai fuir. Comment pouvais-je m'en remettre à des vampires ? Je préfèrerai encore prendre tous les risques plutôt que de faire confiance à des cadavres. Je sortis du cabanon et me dirigeai vers la mer. Je ne pouvais décemment pas courir dans la nature, accablée de cette odeur. Tout en chemin, j'aperçus une barque accrochée à un pilonne. Parfait : je fuirai par la mer.

Le bienfait de l'eau froide sur ma peau me rappela à la réalité. Et, après avoir plongé plusieurs fois de suite mon visage dans l'océan, je dus me rendre à l'évidence. Je n'avais guère que le choix de suivre mes kidnappeurs. Le seul moyen pour moi de me sortir de ce guêpier résidait en la personne d'Alice, sœur d'Edward. Or, le seul moyen de la rencontrer et de solliciter son aide, était de faire confiance au couple fou des sangs froids que j'étais censée attendre. J'avais besoin de vampires pour fuir les vampires, et bien que l'idée me fasse frémir, je me résolus à m'enfermer dans la cabanon.

Ignorant pour combien de temps j'étais ici, je m'étendis dans le sofa dépouillé qui ornait la cabane. Au bout de quelques secondes, je finis par trouver le sommeil.

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POV Edward

Mon épouse me portait à travers bois. Sensation étrange mais -quoiqu'étant un peu vexé dans mon amour-propre d'homme du début du XXème siècle- nécessaire aux vues de mon état général de décomposition avancée. Arrivée au cœur d'une clairière mousseuse, elle mit fin à sa course et me lâchât, sans ménagement, sur le sol boueux. Le fracas de mon corps sur la terre humide me fit presque mal tant j'étais faible.

« Je vais chasser… je ne vais pas pouvoir te porter encore longtemps et on a encore pas mal de route à faire ».

Sur ces mots, elle disparut dans la noirceur de la foret, me laissant seul à mes interrogations.

Cela n'avait aucun sens. Pourquoi Tanya était-elle venue à mon secours. Je n'avais pourtant pas halluciné quant à son expression de jubilation lors de ma condamnation. Que comptait-elle faire à présent ? Avait-elle un plan ? Visiblement oui : celle que j'appelai ma femme, semblait suivre un itinéraire précis et un but encore secret.

Autre question bien plus prégnante : que s'était-il passé pour Bella ? Etait-elle en mesure de me donner des nouvelles de la sauvageonne pour laquelle je m'étais condamné ? Lui avait-elle accordé la faveur de la tuer ?

Tanya finit par revenir, les bras chargés des cadavres sanguinolents de deux cerfs et trois loups :

« Tiens»

Je me jetai sur les corps velus des bêtes, oublieux du gout âcre de leur sang et de toute notion de propreté. La soif me tiraillait bien trop pour être fin gourmet : c'est à peine si je fis la grimace à la première gorgée.

Déjà, je ressentais les bienfaits des premiers litres et les forces me revenaient.

« Putain grouille toi, on n'a pas l'éternité. Les gardes de la cour vont donner l'alerte dans moins de deux heures ! »

Déjà ma folle de femme avait repris sa course à travers les arbres. Revigoré par ce frugal repas, je me relevai et la suivais. Eprouvant cependant quelques difficultés à la suivre durant les premiers mètres, La chevelure dorée ralentit suffisamment pour que je ne la perde pas de vue. J'ignorai totalement où nous allions. Tanya semblait animée d'une force mystérieuse et puissante que je ne lui connaissais pas, comme guidée par quelques voix facétieuses qu'elle seule entendait. Sa schizophrénie naturelle ne m'avait jamais autant troublé qu'en cet instant où je n'avais d'autre choix que m'en remettre à sa folie.

Nous finîmes par déboucher sur une plage, à l'extrémité de laquelle se dessinait un petit embarcadère désaffecté. A droite de celui-ci, une cabane élimée par le vent et le sel menaçait à tout moment de s'effondrer.

« Arrivés ! »

Tanya avait dit cela avec une intonation de petite fille dont on fête l'anniversaire. Ses yeux étaient fiévreux d'un enthousiasme que je ne comprenais pas, que je trouvai même impromptu. Elle sautillait, clapait et jappait… J'étais atterré.

Mon épouse se dirigea vers une petite barque mitée, amarrée aux pilotis de l'estacade. Elle avait visiblement recouvré son calme durant les derniers mètres qui l'avait distancé du ponton… J'en profitai :

« Tanya, pourquoi… »

Elle ne me laissa pas finir. Je la vis se gonfler d'une allure que je ne lui connaissais que trop bien : l'attitude de la comédienne en pleine représentation.

« Pourquoi quoi Edward ? Pourquoi suis-je ce que je suis ? Pourquoi m'avoir transformé et fait de moi un monstre sanguinaire aliéné ? «

Son ton était dramatique, exacerbé. Mon épouse paraissait s'adresser à un public imaginaire, qu'évidemment elle seule voyait. Elle commença par chantonner une comptine…

« Il était une fois une petite fille incomprise et seule… Puis un loup est venu et l'a dévoré… Il s'est régalé de son âme… »

Tanya simula quelques sanglots et continua sa mise en scène :

« Qu'as-tu fait de moi Edward ? Qu'aimes-tu de moi mon amour ? As-tu épousé la jeune -femme ou le monstre ? M'as-tu seulement permise d'être bonne ? »

Tanya dansait sur une musique silencieuse. Je pouvais presque entendre les notes de la danse macabre qui se jouait ici, dans cet embarcadère abandonnée, quelque part en Europe.

« A moins que tu ne veuille juste savoir pourquoi je t'ai sauvé ? »

Elle s'était approchée de moi et susurrait à présent à mon oreille. Je dois admettre que bien que je lui soit –en théorie- supérieur en âge et en force ; Tanya me faisait, à ce moment précis, peur. Ses mots révélaient un sourire moqueur dessiné aux commissures de ses lèvres qui ne me disait rien qui vaille.

Je tentai de lire dans son esprit, mais comme d'habitude, tout y était chaos et désolation. Seules des images de carnages, de sang et de tortures flottaient dans son esprit. J'y avais visiblement le rôle principal et je commençai à me demander si elle ne m'avait pas sauvé pour me faire souffrir à loisir.

« Je t'agace, n'est ce pas ? Je te frustre … Ne pas comprendre ce que tu lis en moi ? N'est-ce pas ce détail qui t'a séduit chez moi ? Ne suis-je pas un exemple de pureté … enfin de cruauté pure ? »

Elle marqua un temps, tout en continuant sa danse funèbre.

« Me demandes-tu pourquoi tu n'arrives pas à comprendre mes pensées ? »

Effectivement, jamais je n'avais jamais réussi tout à fait à appréhender les tenants et les aboutissants des réflexions de mon épouse. Tout dans sa tête n'était que vacarme et désordre. Je n'y vois que de la haine, de la violence… S'entremêlaient des souvenirs de scènes de film d'horreur, spectacle d'orgie, illustration de massacres… J'avais toujours eu ma théorie : Tanya devait disposer d'une sorte d'arme défensive contre les attaques mentales…

« Mais, mon amour, peut-être parce qu'elles se limitent à ce que tu vois déjà … »

Elle se rapprocha à vitesse vampirique de moi et je sentis son ongle frôler ma mâchoire.

« Je te serai toujours un mystère … Tu m'as transformée pour tenter de me percer à jour, tu m'as bu plus que de raison pour tenter de démêler les fils tortueux de mes pensées… mais tu as échoué Edward. Je suis ta plus grande défaite… et ta plus grande réussite ! Après tout : ne suis-je pas l'exemple même du vampire parfait ? »

Elle riait en en perdre la raison. Elle tournoyait autour de moi comme une feuille morte le ferait sous l'effet du vent. Dieu que j'aurai aimé la broyer en millier de petits morceaux et que –trop sèche- elle craque sous mes doigts…

« Je suis faite pour être vampire ! «

Et Tanya tournoyait avec élégance de plus en plus vite… On eut pu croire qu'à certain moment ses pieds quittaient le sol… Le vent s'engouffrait dans ses cheveux la vitesse les faisait devenir auréole … Soudainement elle stoppa :

« Je t'ai sauvé, Edward. C'est moi l'héroïne de l'histoire…. Ne trouves tu pas que je porte ce rôle à merveille ? »

Tanya arborait de larges mouvements, telle une cantatrice. Sa voix était chantante et se perdait en écho dans la nuit.

« Alors voilà : plusieurs choix s'offre à toi. Tu peux monter dans cette ridicule petite barque et t'enfuir par la mer … ou rebrousser chemin et courir à toutes jambes… ou subir ton destin et rester ici ! Ou alors, te connaissant plus machiavélique, tu peux faire croire à ta fuite par bateau et brouiller les pistes…. Que c'est excitant ! J'ai l'impression de participer à une gigantesque chasse au trésor ! »

Et elle applaudissait telle une gamine démente, heureuse de son effet. Je ne savais plus quoi penser , j'osai :

« Et toi ?

- Ho, petit chou… Je suis navrée de ne pouvoir te suivre dans les maquis ! Vois-tu, je suis censée être à la maison. Aro m'a mise sous surveillance. Mes geôliers sont de méchants, méchants messieurs… »

Elle esquissa une moue feinte qui en disait long sur son ironie profonde.

« J'ai déjà du la jouer à la « Cléopâtre » avec eux pour qu'ils ferment les yeux sur ma petite escapade… alors tu comprendras que je ne peux pas les décevoir… Et puis, je veux jouer moi aussi…»

Et déjà elle s'éloignait de moi.

« Oh mais j'allais oublier ! Quelle sotte je fais parfois … Avant de fuir définitivement et de lancer la partie, tu devrais passer par le cabanon en contrebas. Tu y trouveras… disons mon ultime cadeau pour ce siècle d'amour que tu m'as offert !

- Je ne comprends pas

- Mais mon cœur : c'est pourtant si simple. Je vais te traquer, moi et les autres allons tous te traquer… Que ça va être amusant ! »

Tanya marque un temps, m'observa avec détail de haut en bas. Je crus percevoir du désir dans son regard, ce qui me fit frémir. Ma compagne maudite était décidément pire que ce que j'avais pu imaginer. Puis elle reprit :

« Allez : petite proie : il est temps pour moi de me retirer… Chacun son clan et j'appartiens aux chasseurs… Tout cela n'est déjà pas très éthique ! Nous nous reverrons lors de ton écartèlement public mon chéri. Que le meilleur gagne ! »

Elle finit par partir, me laissant seul et désorienté sur la grève. Mon regard se vrilla sur le cabanon.

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Voilà pour ce soir !!! faites de beaux rêves… ou pas !

Review ?