Passer les 100 reviews en 9 chapitres 3 Merci pour vos commentaires questions et encouragements, je vous réponds personnellement, navré si j'ai fait un oubli. Vos commentaires sont mon moteur ! Merci! 3


Disclaimer : Les personnages et le cadre sont la propriété du producteur Jeff Davis. Le reste est de mon imagination.

Spoiler : L'histoire se situe début saison 2 que je réarrange à ma convenance.

Rating : M, pour le Sterek et le Danny / Isaac (Slash / Yaoï), la violence et le langage parfois mature. Liaisons homme / homme. Lime à Lemon suivant les chapitres.

Diffusion : Comme toujours, vous pouvez trouver ce chapitre illustré de FanArts appropriés sur mon blog : fantasy stories wordpress

Special thank : mes deux bêta-lecteurs Mykomi et Peyrez


Soins troublants du mardi

C'est une douleur aiguë aux côtes qui réveilla Stiles le lendemain matin. Il lui tardait de voir la meute. Derek avait demandé à Scott d'organiser des tours de soins dans la journée. La partie habillement fut une vraie épreuve de force. Stiles choisit une chemise et un gilet, pour ne pas devoir lever les bras. Il était obligé de se tenir droit comme un piquet, s'il voulait minimiser les sollicitations sur son côté blessé. Il ne s'éternisa pas et prit sa Jeep pour se rendre au lycée. Passer les vitesses lui était douloureux. Pour une fois, il maudissait la boite manuelle de sa voiture. En arrivant, il fut soulagé d'apercevoir Scott qui l'attendait devant les portes du lycée.

– Hey ! Stiles, comment vas-tu ?
– Ça fait un mal de chien ! Tu peux me faire ton truc de loup avant le premier cours ?
– Pas de soucis, j'allais d'ailleurs te le proposer. Viens on va aux vestiaires, il n'y a personne là-bas si tôt.

Scott prit le sac de cours de Stiles pour le soulager. Celui-ci le remercia d'un sourire. Une fois arrivés aux vestiaires, Scott prit les mains de son ami et se concentra au maximum. Immédiatement, il vit le visage de Stiles se détendre.

– J'avais prévu qu'on te soigne pendant les pauses et à l'heure du déjeuner, mais je crois qu'on va le faire à chaque interclasse !
– Ça va vous épuiser ! contesta Stiles.
– La ville est calme en ce moment. Et on a besoin de toi pour le match dimanche.
– J'essayerai d'être à la hauteur !
– Je n'en doute pas, tu es le meilleur buteur que l'équipe n'ait jamais eu, termina Scott.

Plus tard, le groupe se retrouva à la cafétéria. Avec inquiétude, Stiles vit Jackson s'assoir à côté de lui. Le co-capitaine ne desserra pas un mot du repas. Mais alors que le français en était à son dessert, il sentit sa main se poser sur la sienne et vit les veines de Jackson devenir noires.

– Merci, dit simplement le lycéen.
– Pas de quoi. Je… suis désolé, murmura Jackson, loin d'être à l'aise.

En relevant la tête, Stiles aperçut le sourire satisfait de Lydia. Il devinait sans mal que la blonde vénitienne avait dû mener une vie infernale à son petit ami. Le jeune homme avait cédé et aidait même à le soulager. D'un hochement de tête, Stiles lui signifia que pour lui, l'incident était clos. Le reste de l'après-midi traina en longueur. Si Stiles trouvait la douleur supportable, son os était loin d'être ressoudé. Il doutait de l'efficacité du traitement des loups. Six jours, c'était bien court là où il fallait un mois et demi à deux mois en traitement normal. Scott raccompagna Stiles jusqu'à sa Jeep.

– Derek passe te voir ce soir, c'est ça ?
– Oui, en fin de soirée, répondit le français.
– Comme c'est un alpha, ses soins seront plus efficaces, dit Scott.
– Oui, j'ai sentis la différence hier dans le hangar. Aller, à demain !
– À demain, Stiles.

Le jeune homme démarra la Jeep et grimaça en passant la vitesse. « Je ne vais jamais être prêt pour dimanche » marmonna-t-il pour lui-même. Erica l'avait bien soulagé avant de quitter le lycée, mais la douleur était trop vite revenue. Il lâcha le frein et s'engagea dans la circulation en serrant un peu les dents, la respiration saccadée. Respirer profondément était trop douloureux. Il ne vit pas la grimace de Derek qui s'était posté un peu plus loin. Le loup n'avait perdu aucune miette de ce qui s'était dit entre les jeunes à la sortie des cours ou ce que Stiles avait murmuré pour lui-même dans la Jeep.

En arrivant, le français se jeta sur le flacon d'antalgique, en prenant deux cachets d'un coup. Il fila ensuite à la cuisine. C'était son tour pour la préparation du repas, il opta pour quelque chose de facile à faire, puis mit les plats en attente, aucun de ses oncles n'étaient encore rentrés. Il fila dans sa chambre expédier ses devoirs. Le repas se passa dans le calme. Marc étaient si accaparé par ses affaires qu'il ne pensa pas à taquiner son neveu sur l'assaisonnement des plats. Pierre mangeait carrément avec son ordinateur portable sur la table. Il venait de décrocher un contrat pour la construction d'un atelier et il était à fond dessus.

Lorsqu'il remonta dans sa chambre, Stiles alluma son PC et s'installa pour jouer. Mais il abandonna au bout de dix minutes. Il était fatigué. Il mit donc en route sa playlist, en choisissant un dossier avec des musiques plutôt calmes. Regardant sa montre, il vit qu'il n'était que neuf heures. Serait-il impatient de la venue de Derek ? Cette idée le laissa songeur. Ce qui était certain, c'est qu'il avait hâte de recevoir les soins de l'alpha. Ne pas être allé à l'hôpital, le privait de médicaments plus efficaces que le paracétamol qu'il prenait et il aurait eu surement droit à un corset. Allant à la fenêtre, il leva celle-ci pour faire entrer un peu d'air, puis se coucha sur son lit avec un livre qu'il n'ouvrit même pas.

OoOoO

Derek avait attendu la fin des cours assis sur un muret, non loin du lycée. Il ne s'était pas manifesté quand sa meute était apparue sur le devant de l'établissement. Voyant Jackson avec le reste du groupe, il comprit que la paix avait été faite. Il se doutait bien que cela devait être l'œuvre de Lydia. Puis, il avait été attentif au français. Il le trouva pâle, ses yeux étaient cernés de violet. Il était évident qu'il souffrait. Mais l'adolescent ne semblait pas faire cas de son état, restant souriant et discutant avec entrain avec les autres. Le masque était vite tombé une fois seul dans sa voiture. Le loup avait perçu son souffle court, vu ses grimaces quand il passait les vitesses. Derek ne savait pas s'il pouvait le considérer comme un membre à part entière de sa meute, bien que cela semblait en prendre le chemin. Il dut se retenir, pour ne pas aller à sa rencontre et lui absorber immédiatement sa douleur. Il fut d'ailleurs en avance sur leur rendez-vous. A la respiration paisible du français, il devina que celui-ci s'était endormi. Il serait bien allé le rejoindre plus tôt, s'il n'avait pas entendu ses oncles aller et venir dans la maison. Le loup patienta donc jusqu'à l'heure convenue. A l'heure dite, il était devant la fenêtre de la chambre de Stiles. Il tapa discrètement et n'obtenant pas de réponse ouvrit en grand la fenêtre déjà entrebâillée. Doucement, il la referma derrière lui. Seule une lampe de chevet était allumée. Stiles était allongé sur le dos, un livre dans une main. Il dormait. Derek s'approcha du lit et s'agenouilla. Observant le visage du français, il vit que son front était perlé de sueur. L'alpha tendit la main et la posa sur le front du jeune homme. Il était brulant de fièvre. Avait-il bien fait, en lui demandant de ne pas aller se faire soigner ? Ses veines commencèrent à devenir noires. Le soulagement réveilla Stiles qui papillonna des yeux.

– Derek ?
– Oui, ne bouge pas, tu as de la fièvre.
– Je… je me sens fatigué.

Au bout de quinze minutes, le visage de l'adolescent était moins crispé. Derek réfléchissait, à ce rythme, Stiles ne serait pas sur pied pour le match et souffrait donc inutilement en n'allant pas se faire soigner.

– Il faut peut-être que tu ailles à l'hôpital, Stiles, murmura le loup.
– Cela signifierait que c'est mort pour dimanche… Ils comptent tellement sur moi, souffla le français d'une voix faible.
– Tu souffres et tu as de la fièvre !
– Il n'y a pas d'autres moyens ?
-…

Derek ne répondit pas immédiatement, puis sembla se décider. Il se releva, enleva son blouson et son tee-shirt.

– Qu'est que tu fais ? Murmura Stiles en apercevant le torse parfait de l'alpha.
– On change de technique, redresse toi que je t'aide à enlever ton tee-shirt.
– Qu'est-ce que ?
– Il faut une plus grande surface de contact quand je prends ton mal.

Déjà les mains de Derek remontaient le vêtement, lui passant doucement par-dessus la tête. Stiles se laissa faire, il était trop épuisé pour protester. Ensuite, le loup s'assit derrière lui et marqua un temps d'arrêt. Stiles sentit que quelque chose interpellait Derek.

– Un problème ? demanda-t-il.
– Sur ton dos…
– Quoi mon dos ? reprit Stiles.
– Ce tatouage… murmura Derek.
– Oui, et ?

Derek se retourna et montra son propre dos à Stiles. L'adolescent comprit ce qui avait étonné l'alpha. Entre les omoplates du loup, un large triskèle était dessiné. Exactement au même endroit que celui qu'il avait lui-même dans le dos. Le dessin qu'il voyait était certes différent, plus simple. Le triskèle du français était stylisé, plus alambiqué que celui de Derek. Mais il représentait le même symbole, celui de la trinité. Le loup perçut le trouble du jeune homme.

– Quelle signification ce symbole a pour toi ? Demanda le loup en se retournant de nouveau et en venant se coller au dos de l'adolescent. Il l'entoura de ses bras, essayant d'avoir le maximum de contact avec la peau du jeune homme.
– C'est… personnel, murmura Stiles troublé par la question et surtout par le contact du corps de Derek.
– Ok, répondit Derek.

Ils restèrent un long moment collés l'un à l'autre. Stiles était de plus en plus mal à l'aise. Il trouvait l'alpha plus qu'attirant. Alors être collé à lui aussi intimement, ajouté à la sensation de plénitude que lui apportait l'absorption de son mal, son corps réagissait. Une légère rougeur apparut sur ses joues. Il se sentait si bien dans les bras de l'alpha qu'il aurait aimé poser sa tête contre l'épaule du loup. Mais il avait peur de l'interprétation que pourrait en faire Derek. Alors qu'il tergiversait sur cette idée, il sentit le menton de Derek se poser sur son épaule. Son cœur s'emballa. Se maudissant de se trahir, car le lycan n'aurait pas manqué de noter le changement de rythme de son cœur, Stiles avala péniblement sa salive. Puis ce fut au tour des lèvres de Derek de se poser contre son cou. Le français sentit comme une brûlure exquise l'irradier, levant instinctivement le menton, s'offrant un peu plus à ce qui était devenu un baiser. Puis sa raison lui fit comme une douche froide.

– Derek ! Ne joue pas avec moi ! dit-il en tentant en vain de s'écarter.
– Comment ça ?
– Tu… tu m'as compris… ces gestes…

– Tu sais que je suis gay. Et tu ne me feras pas croire que tu ignores que tu es plutôt bien foutu. Donc ne joue pas avec moi, pas sur ce plan ! S'il te plait.
– Loin de moi l'idée de jouer, je…
– Tu es hétéro ! répliqua Stiles.
– Je… oui… Désolé, je ne sais pas ce qui m'a pris. Co… comment te sens-tu, c'est plus efficace ?

Stiles se redressa un peu et tenta de pivoter. C'était le geste qui lui était le plus douloureux. Étonnement, il se sentit comme libéré. La douleur était toujours là, mais bien plus atténuée. Et surtout, il avait gagné en mobilité. Il se tourna en souriant à Derek, toute gêne oubliée.

– Super efficace ! J'ai franchement moins mal et je peux gigoter sans avoir l'impression de me déchirer de l'intérieur. Á cette allure, il est possible que je sois paré pour dimanche.
– Alors tant mieux, on recommence demain, ok ? proposa Derek.
– Cela ne va pas trop t'épuiser ?
– Ce n'est pas ton souci. Tu es dans cet état-là, car je n'ai pas géré un de mes bêtas.
– Ce n'est pas de ta faute si Jackson m'a pris en traître !
– Si ! Je suis son alpha, je suis responsable de ses actes.

Derek s'était relevé et remettait son tee-shirt et son blouson. Stiles le regarda avec gravité. Il trouvait que l'alpha prenait à cœur son rôle de chef de meute.

– Et bien sache que moi, je ne te reproche rien. Comme me le rabâchent suffisamment mes oncles : en tournois, mon adversaire ne va pas m'attendre.
– Les tournois sont des combats avec des règles, Stiles !
– Tu serais étonné de tous les coups en traitre que les arbitres ne voient pas, répliqua celui-ci. J'aurai dû l'éviter ou du moins amortir la chute.
– C'est un loup, Stiles ! Tu nous as fait une démonstration assez époustouflante au hangar, mais tu restes un humain. Sans vouloir te vexer.
– Écoutes Derek, je côtoie des loups depuis que je suis très jeune. Je connais la difficulté que c'est de maitriser l'animal qui est en vous. Je n'en veux ni à Jackson, ni à toi, son alpha. Ok ?

Derek hocha la tête pour dire qu'il avait compris ce que voulait exprimer Stiles. La compréhension du jeune homme le touchait grandement. Lorsque celui-ci lui tourna le dos pour remettre son tee-shirt, il se sentit de nouveau troublé par le tatouage de Stiles. Un triskèle entre les deux omoplates. Le symbole avait une signification, mais il n'avait pas voulu dire laquelle. Regardant la nuque du jeune homme, il se rappela la chaleur qu'il avait sentie naitre en lui. L'alpha ne pouvait se cacher qu'il avait aimé ce contact rapproché. Aimé, quand il avait posé ses lèvres sur son cou et senti le français s'offrir à la caresse l'instant de quelques secondes, avant de se reprendre. Derek s'était trouvé idiot quand Stiles avait réagi. Lui demandant de ne pas jouer avec lui… Il ne jouait pas, et tout hétéro qu'il était, il en avait eu… envie ?

– Derek ?

La voix de Stiles le sortit de ses pensées.

– Tu reviens demain ?
– Oui. Même heure ? demanda le loup.
– Ok. Merci, ça va vraiment mieux !

Derek enjamba le rebord de la fenêtre et disparut aux yeux de Stiles. Le jeune homme se faufila sous sa couette et éteignit la lumière. Sa côte le faisait encore souffrir, mais c'était devenu supportable. Il repensa au contact avec Derek. Il avait eu l'impression d'avoir le dos en feu d'être ainsi collé dans ses bras. Sans parler du moment où il avait senti ses lèvres se poser dans son cou. S'il ne comprenait pas le geste, il l'avait apprécié. Une chaleur monta de son ventre quand il se remémora ces quelques secondes avec les lèvres brûlantes de l'alpha sur sa peau. Maintenant, il regrettait de l'avoir repoussé. Jusqu'où serait-il allé ? Puis finalement, se dit que c'était mieux ainsi. Le français s'endormit sur des images de lui, blotti dans les bras chauds du lycan.

OoOoO

Le loup sauta prestement de l'avancée de toit de la maison de Stiles. Il ne savait pas ce qu'il lui avait pris. Il en rougissait même à postériori. Il revoyait mentalement le tatouage dans le dos de Stiles. Une simple coïncidence qui le perturbait beaucoup. En rentrant chez lui, il mit du temps à s'endormir.


Alors? On suit toujours?^^