IMPORTANT
J'ai reçu une review anonyme qui me dit texto « Alors la suite! » et moi j'ai envie de répondre « T'as craqué ou quoi!!!! » Ce genre de review inutile et non constructive, je les vire, car au cas où tu l'ignores les reviews anonymes peuvent être supprimées, et quelle bonne idée lorsqu'on voit ce genre de grossièreté: tu te permet de me dire de me dépêcher, donc il semble que quelque part tu aimes ma fic, mais tout ce que tu me dis c'est de grouiller alors que tu aurais pu laisser un mot d'encouragement et APRES me demander d'aller plus vite, ce que quelque part j'aurai compris. Mais là tu deviens insultante envers moi mais également envers tout les auteurs de fanfictions: SAIS-TU COMBIEN DE TEMPS ON PASSE SUR L'ECRITURE DE NOTRE FICTION???
ALORS EST-CE TROP DEMANDE DE LAISSER UNE REVIEW CORRECTE QUI NOUS MONTRE JUSTE TON OPINION A LA PLACE DE M'AGRESSER? ON A UNE VIE PRIVEE, PAS TOI? ALORS TA REVIEW DE MERDE, TU SAIS OU TU PEUX TE LA METTRE, CLAIR?
ET OUI JE SUIS GROSSIERE, COMME TOI!!!
ALORS LES PARESSEUX QUI ONT DANS L'IDEE DE ME DIRE CE GENRE DE CHOSE, VOUS SAVEZ DORENAVANT A QUEL POINT VOUS ETES LES BIENVENUS!!!!
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Après ce bref rappel au savoir-vivre, un grand merci à mes revieweurs pour leurs commentaires géniaux: Choupy choops, Kaomisha, fanfantasy07 (de retour), Susan de Sade, Cha Darcy, Umbris, Istehar et bien sûr Olivia91.
D'ailleurs j'en profite pour rappeler également que nous somme dans un site de partage, car les auteurs partagent leurs fics avec les lecteurs, il est donc logique qu'il y ait un retour. S'il n'y en a plus, alors l'auteur baisse les bras. Ecrire une review lorsque vous aimez une fic ne prend pas beaucoup de temps, contrairement au temps que nous donnons à notre fic. Donc nous écrivons pour nous, OK, mais aussi pour vous. Donc je le répète, peu importe qu'elle soit courte ou non, du moment qu'elle soit justifiée. LES REVIEWS SONT GRATUITES.
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Et une note importante pour Choupy, Kaomisha, Susan de Sade et Olivia 91: peut-être l'avez-vous remarqué, mais Istehar et Cha Darcy ont un petit rôle dans ma fic: c'est pour moi une agréable façon de les remercier de leur fidélité et leurs reviews intéressantes qui sont un vrai plaisir à lire à chaque fois.
Choupy choops, tu me laisses toujours à chaque chapitre, depuis que tu as lu et pris ma fic en cours, une review adorable ainsi que ton avis.
Kaomisha, tu es une lectrice récente mais ta logique implacable et ton œil du détail (encore merci pour Sebastian) me prouve que tu suis avec assiduité ma fic.
Susan de Sade, ton implication dans mes mystères (on se comprend) est véritablement étonnante.
Et mon anonyme préférée Olivia91: toujours un mot charmant pour me dire que tu es toujours là (d'ailleurs je te conseille d'ouvrir ton compte même si tu n'écris pas, on échangera plus facilement et ton compte t'offrira d'autres avantages).
Votre fidélité et vos reviews m'apportent du baume au cœur et sont ma récompense, et vous faire un clin d'œil à travers ma fic (comme ce fut le cas avec Istehar et Cha Darcy) est pour moi ma façon de vous montrer ma gratitude. Donc faîtes-moi signe si vous êtes partantes.
En attendant, bonne lecture à tous ;)
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Chapitre 10 : Promenons-nous dans les bois
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Trois semaines ont passé depuis la dernière attaque des manticores, qui sont plus que jamais sur le qui-vive, attendant le moindre faux pas de leurs ennemis, qui sans aucun doute allaient riposter, mais sans savoir véritablement à qui s'en prendre hormis les moldus ou les « sang-de-bourbes ». Des nuits complètes étaient donc nécessaires pour être au mieux de leur forme. Mais c'est sans compter sur quelques désagréments.
Impossible pour Hermione de dormir convenablement depuis deux jours, la cause: James Potter et ses élucubrations rêveuses. Mais cette nuit, ça dépassait tout. Comment diable les autres maraudeurs faisaient-ils?
- Cochon rose… cochon bleu… Lily… je préfère le cochon bleu… non Lily… pas le cochon rose… le cochon bleu, c'est le meilleur… ou alors l'autruche jaune… j'aime bien l'autruche jaune…
Elle souffla d'ennui, se retournant sans cesse dans son lit, essayant de trouver une meilleure position, mais ce fut proprement inutile. La seule raison de sa veillée nocturne se trouvait dans la même pièce.
Un rire étouffé sur sa droite lui indiqua que Sirius était également réveillé, et bel et bien un habitué de la situation, qu'il trouvait amusante. Sans doute car pour une fois, il ne fut pas le seul que cela dérangeait.
- Oh un lapin rose…
Hermione grinça des dents puis elle prit une grande bouffée d'air pour se calmer. Plus facile à dire qu'à faire. Elle se leva et une fois dans la salle de bain, se rinça le visage d'eau froide. Deux nuits exécrables, deux nuits dont elle ne récupérait pas, la fatigue se faisant plus pesante due aux entraînements des manticores. Et une Hermione Granger épuisée, c'est une Hermione Granger à fleur de peau. Elle en avait touché un mot à l'intéressé lui-même mais celui-ci semblait peu s'en soucier, sans doute pensait-il déranger seulement Armand.
Mais au vu du regard que lui avait lancé Sirius il y a quelques minutes, seule sa profonde amitié devait l'empêcher d'agir et de remédier au problème nocturne de James. Grand bien lui fasse.
Après tout, il est notoire que les relations entre James et Lui sont tendues. Elle n'a donc aucun attachement particulier avec lui, si ce n'est qu'il serait le futur père de son meilleur ami. Détail qu'elle préférait occulter pour le moment, elle aurait le loisir d'y penser plus tard.
C'est avec cette grande résolution, qu'elle retourna dans la chambre, le pas volontaire. Elle se déplaça souplement vers chacun des lits et y récupéra tous les coussins qu'elle put, sous l'œil curieux et amusé de Sirius qui s'était légèrement redressé. Puis elle les plaça au bout de son lit, attrapa sa baguette, et se remit confortablement dans sa couche.
Avec un sourire mutin vers Sirius, elle lui fit signe de se recoucher, avant qu'elle ne souffle un waddiwasi sur les coussins en direction de James, dont ces derniers foncèrent droit sur lui. Cela eu pour effet son réveil brutal, alors que Sirius et elle serraient leur oreiller sur leur visage pour dissimuler un éclat de rire.
- Bordel, c'était quoi ça? C'est toi Patmol?
Seule sa tête ressortait de sous sa couette, ses yeux vissés dans ceux d'Armand, qui eu un mal fou à se contrôler lorsque celui-ci feinta un ronflement.
- Eh, tu dors Pat? Chuchota James.
Un deuxième ronflement lui répondit.
C'est en bougonnant que James se recoucha, ignorant la soudaine bonne humeur de deux de ses camarades de chambrés, malgré l'heure tardive.
Au petit matin, Hermione se fit la réflexion que finalement elle venait de trouver la solution contre le petit problème nocturne de James, ses délires rêveurs ayant cessé.
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La matinée se déroula normalement, sans accrochages apparent avec James. Apparent. Cela faisait un peu trop longtemps à son goût que Potter ne l'avait pas provoqué.
Chassez le naturel, il revient au galop.
Alors qu'Armand discutait avec Lucian et Blaise dans un couloir, les maraudeurs qui passaient par hasard dans le coin, eurent la sublime idée, du moins trois d'entre eux, de se joindre à la conversation.
- Allons Dela, tu ne nous présentes pas à tes si charmants amis, s'exclama James en insistant sur le mot charmant.
Bizarrement Remus préféra rester en retrait et observer de loin, prêt à intervenir en cas de besoin, alors que Peter se réjouissait déjà du futur spectacle, et Sirius bien droit aux côtés de James.
En bon chien de garde, pensa Drago avec ironie.
Avec un geste de la main, Armand les désigna paresseusement:
- Lucian, Blaise, je vous présente les maraudeurs, l'orgueilleux Sirius Black, un sourire se plaquant fièrement sur son faciès, Peter Pettigrew, et l'érudit Remus Lupin, dont les sourcils se levèrent d'étonnement lorsque les serpentards lui sourirent subtilement. Les maraudeurs, je vous présente Lucian Douglas et Blaise Dickens, mais vous le saviez déjà.
- Ta mémoire défaille déjà Dela.
- Oh, toutes mes excuses Potter, j't'ai (pas) vu, tu es tellement insignifiant, rétorqua Armand tout sourire, sous les ricanements des serpents. Et voici l'arrogant James Potter, qui suppose être supérieur à la masse grouillante que nous sommes.
- Ce n'est pas une supposition, c'est seulement une vérité. Je ne vais tout de même pas me plaindre d'être bien plus fort que la plupart des élèves, admit-il en haussant des épaules, avant de reprendre narquois, mais peut-être devrai-je te le prouver. Un petit défi, ça te tente?
- Non.
- Peur? Merlin, tu es un gryffondor, et la maison des courageux a une réputation à tenir.
Tandis que les verts et argents fixés moqueurs les lions, se retenant difficilement de rire, Armand lui ne chercha même pas à dissimuler son amusement.
- Et moi en bon gryffondor, tu voudrais que je tombe tête la première dans ton piège de minable, me outrant et déclarant « Bien sûr que je n'ai pas peur, je suis prêt à relever le défi ». Pff tu es tellement prévisible que ça en devient décevant Potter. On m'avait pourtant dit que tu pouvais te montrer ingénieux. Encore des ragots?
Mais le sourire narquois de James ne s'évapora pas, bien au contraire et il ajouta:
- Je ne parle pas de défi individuel, mais collectif, par pur solidarité, en clignant exagérément des cils. Vous êtes partant? questionna-t-il en direction des autres maraudeurs. Si Sirius et Peter n'hésitèrent pas une seconde, voyant là une nouvelle occasion de se lâcher, Remus resta plus tempéré dans son avis et son regard se fit plus hésitant lorsqu'il croisa celui d'Armand.
- Je ne sais pas Corny.
Et Armand renchérit:
- Je suis d'accord avec toi Remus, je te déconseille fortement de te joindre à eux.
Ce fut Sirius qui fit pencher la balance en leur faveur en acclamant haut et fort: Maraudeur un jour, maraudeur toujours. Remus bougea sa tête de gauche à droit, et fataliste en échangeant un sourire avec Dela, déclara:
- Un pour tous, tous pour un.
- J'espère que tu sais ce que tu fais, s'esclaffa Armand.
- Dans tous les cas, j'assumerai, assura-t-il pareillement.
Armand se tourna vers ses complices, avec tous une étrange lueur au fond de leurs prunelles, et Blaise précisa que naturellement leur ami Sebastian de la maison Serdaigle serait bien évidement de la partie, afin d'être à égalité.
Égalité mes fesses, ce sera juste plus distrayant.
Cette fois-ci ce fut Sirius qui prit les choses en main en expliquant les règles du pari. Le lieu: en cours de métamorphoses, puisque c'est un des moments où les quatre maisons sont réunies, donc Lucian, Blaise, Sebastian et Armand, de même pour les maraudeurs dans leur totalité. Le but : faire le plus de dégâts possible sans se faire prendre par la redoutable McGo dont rien ne lui échappe. Particularité: tous les coups sont permis.
Avant de se séparer, James, avec le consentement de ses amis, précisa que si leurs adversaires perdaient, ils danseraient dans la grande salle à l'heure du dîner la Chicken Dance qui consistait à agitait ses bras repliés et à remuer des fesses d'avant en arrière, les jambes à demi fléchies. D'ailleurs c'était sans savoir que quelques années plus tard cela inspirerait un cracmol français qui connaîtrait un franc succès avec sa danse des canards.
Néanmoins, Dela et ses serpents acceptèrent et préférèrent garder le secret sur le gage des maraudeurs s'il se révélait être les perdants.
Et Sirius déclara solennellement: « Que les meilleurs gagnent. »
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Hermione, qui se dirigeait vers la bibliothèque, croisa Istehar Patil qui pestait contre un animal touffu aux poils gris perle qu'elle tenait à moitié dans ses bras.
- Tout va comme tu veux ?
La jeune fille leva la tête vers la voix qui l'abordait et son visage s'éclaira lorsqu'elle reconnu Armand.
- Salut Armand. Oui ça va, c'est juste ma chatte qui se comporte bizarrement depuis quelque temps, dit-elle en désignant l'animal dans ses bras, et ledit animal releva sa bouille lunaire comme s'il comprenait qu'on parlait de lui. Hermione pouffa quand elle vit deux yeux gris, ronds comme des billes qui lui donnait un air ahuri et surtout l'air du chat le plus idiot du monde.
- Moi je la trouve adorable.
- Oh mais elle l'est en temps normale. Mais bon, je me demande ce qu'elle avait dans la tête lorsqu'elle m'a griffé les fesses.
- Peut-être un cauchemar.
- Quoi qu'il en soit, Leona n'est pas prête à remettre les pattes dans la bibliothèque, madame Pince m'a littéralement mise à la porte.
- J'imagine que se faire griffer le fessier ne doit pas être agréable et donc ta voix a dû résonner dans son sanctuaire, troublant son repos.
- C'est un assez bon résumé, rit-elle en se remémorant la tête de la bibliothécaire. On se voit plus tard, je dois remettre mon fauve à la tour, au risque que sa lubie de greffage de popotin se répande, maugréa-t-elle en fusillant sa chatte.
- Juste comme ça, soit à l'heure pour le dîner ce soir, cela risque d'être… magistrale.
- Ce sera drôle?
- Totalement.
Et avec un dernier signe, Armand prit congé.
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Malgré les préjugés, certains serpentards ne rechignent pas à étudier à la bibliothèque, comme moi. J'aime les livres, ils vous apprennent, vous guident, presque comme un mentor mais sans vous juger. J'aime cet endroit, c'est si paisible, à l'exception de tout à l'heure avec une serdaigle aux cordes vocales impressionantes.
Je ferme les yeux et me laisse transporter par la plénitude du lieux. Assez de révisions pour aujourd'hui, mes cours et surtout les aspics peuvent largement attendre. Moins de deux ans. De toute manière, je sais pertinemment que j'en aurai moins que Lui. Peu importe, je reste le préféré de mère, sa réussite.
Malgré mon ressentiment à son égard et ma rancune, je garde précieusement sur moi à tout instant une photo de nous deux, lorsque nous étions encore petits garçons, où nous nous entendions encore bien, même si je doute que nous ayons été un jour vraiment complices. Non, cette complicité de frère, il ne l'a découverte qu'avec ce Potter de malheur. C'est là que le bas blesse.
Sur la photo, nous sommes tout deux très beaux. Sirius se tient comme à son habitude, droit et le port altier, une lueur d'insolence dans le regard et un sourire en coin, tandis que son coude se pose nonchalamment sur le haut du fauteuil où je pose, les bras écartés sur les deux accoudoirs, comme un petit prince...le petit prince à sa mère. Sûrement a-t-elle deviné que je serai déjà plus malléable que mon frère, plus obéissant aux principes des grands sang-purs, et surtout à ceux de notre famille. Quelle fine observatrice. Cette image dit tout de nous, lui déjà indépendant dans ses propres opinions, et moi le parfait et obéissant fils Black. Mais je sais que seul lui possède ce charisme énigmatique, qui fascine et envoûte son entourage, même ma mère. C'est pour cela que sa haine est si grande envers lui, car en dépit de tout je crois qu'elle a encore un infime attachement pour lui, et c'est cela qu'elle ne lui pardonne pas. En réalité son amour n'a d'égale que sa haine désormais pour celui qui aurait dû être le fils prodigue.
Moi, je suis son lot de consolation. La dernière personne à qui se rattacher. Regulus Arcturus Black.
Je serai toujours vu comme le frère de Sirius, et cela par tous, les élèves comme les professeurs. Et même par Elle. Mais je ne laisse rien transparaître. Depuis peu, certaines personnes tournent autour de moi, peut-être ont-elles remarqué des qualités qui feraient fureur chez les mangemorts. Car je n'ignore pas que les septièmes et sixièmes années seront appelés à le devenir prochainement, pour la plupart volontairement. Et pour la plupart des serpentards.
Quelle fierté ce serait pour ma mère, pas besoin d'être explicite pour le savoir.
Je contemple une dernière fois l'image de deux frères. Une photo prise un mois avant l'entrée de Sirius à Poudlard. En l'observant un peu plus, j'ai dans l'idée qu'il avait déjà l'intention de marquer d'une pierre blanche son entrée. Et gryffondor fut cette pierre qui introduit les problèmes à venir.
Mais au fond de moi, je regrette cette époque. Et cette fascination qu'il exerce sur les autres, elle ne me fait pas défaut. Car quelque part je l'envie, l'admire même pour ce courage à défier quiconque, à se démarquer du troupeau, et à imposer sa volonté aux nôtres.
Finalement Sirius, tu n'as pas compris que, malgré le dégoût que t'inspire ton nom, notre nom, ton caractère fait de toi indéniablement un membre de notre famille. Un fort. Un puissant. Un Black.
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La grande salle est pleine et le dîner va être servi. Tous les élèves sont réunis, à l'exception de quatre personnes.
Un jeune homme à la chevelure d'ébène pouffe discrètement et jubile d'avance quant au résultat du pari, tandis que son meilleur ami lui lance un regard de connivence. Leurs deux autres complices restent flegmatiques, bien qu'impatients à l'arrivée des perdants. On ne devrait jouer que lorsqu'on est sûr de gagner, qu'à cela ne tienne, ça leur donnera une leçon.
Les grandes portes s'ouvrent pour laisser apparaître quatre jeunes hommes habillés en robes courtes et blanches virginales. Enfin habillés, c'est vite dit. Les termes travesti et déguisé sont plus appropriés, avec leur maquillage à outrance. En effet, tout en prenant la pose telles des pin-up, les « maraudeuses » s'avancent parmi les têtes médusées de leurs camarades d'école, bientôt suivit par des cris et sifflements appréciateurs ainsi que de nombreux fou rires. Enfin la table gryffondor acclament les charmantes demoiselles qui se dirigent vers Dela et Lily.
- Vous êtes royales mesdemoiselles, lâche Armand entre deux fou rires.
- Je dirai même que vous me subjuguez les filles, enchaîne joyeusement Moïra qui se fait une place « délicatement » entre Armand et Lily, sous l'œil furibond de cette dernière.
C'est la phrase de trop qui, sous l'impulsion du moment, fait éclater de rire Hermione, attirant l'attention de certains élèves, plus particulièrement des manticores. Depuis combien de temps cela n'est-il pas arrivé?
Alors qu'Armand ne cesse de rire, Sirius prend une voix de faussé et déclare hautainement en bougeant son index en signe de négation:
- Tut tut tut menu frontin, cela ne m'amuse point. Essayez de vous tenir en gentleman et cessez de vous montrer en spectacle, ce n'est guère une façon de se comporter en société et surtout en présence des gentes dames que nous sommes, mes amies et moi-même.
Pour accentuer la démonstration, les « filles » pour s'asseoir à leurs côtés, trémoussent à l'unisson leurs fesses et poitrines rembourrées, ce qui attise l'hilarité d'Armand et des élèves, sous l'applaudissement de Dumbledore, Neville et d'autres professeurs qui n'ont su résister, comme cette chère McGonagall qui ne peut cependant retenir un sourire attendri.
Toutefois l'attention Albus retombe irrémédiablement sur Hermione. Quel plaisir de réentendre son rire clair et doux, comme autrefois. Cela prouve que rien n'est perdu. Apparemment les maraudeurs ont enfin trouvé des adversaires à leur hauteur. Et d'après la réaction enchantée de ces derniers, nul doute qu'ils sont particulièrement satisfaits de cette belle victoire sur les célèbres gryffondors. Sans doute qu'ils en auront vengé plus d'un.
C'est une belle soirée.
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Quelque part, dans une des nombreuses forêts de l'Angleterre
Un homme sort un cigarillo d'un boîtier en argent, gravé aux initiales E.R, et l'allume dans la pénombre qui l'entoure, dont les volutes de fumée noires forment de larges spirales.
La brise qui traverse les feuilles des arbres lui parvient pour effleurer ses longs cheveux cuivres qui caressent le haut de ses reins, tandis que quelques mèches lui balayent le visage, d'où ressortent deux yeux bleus aussi clairs qu'une rivière .
Sa peau légèrement hâlée, camouflée par une chemise remontée aux trois quarts, laisse facilement entrevoir un bras gauche marqué d'une tête de mort crachant un serpent. La marque des ténèbres. Il ne prend pas la peine de la cacher ce soir.
Ses partenaires ne devraient plus tarder. Trois légers bruits au son étouffé lui indique leurs présences, qu'il aperçoit une fois sorti de l'ombre. Une femme aux paupières lourdes d'une vingtaine d'année et deux hommes dans la même tranche d'âge: Bellatrix Lestrange, accompagnée de son mari et de son beau-frère, Rodolphus et Rabastan du même nom.
Génial, la famille foldingue au grand complet. S'il est notoire que les Lestrange font partie des plus fidèles mangemorts, il l'est encore plus que lui-même soit un des favoris de Voldemort. Plus encore qu'eux, et au même titre que Lucius, bien que celui-ci soit son bras droit. Qu'importe, ce n'est pas la reconnaissance qu'il recherche contrairement à Malefoy, son combat n'est que personnel. Et c'est en cela qu'il se différencie des autres mangemorts et des dingues qui lui ont été désignés ce soir.
Des réflexions mûrement réfléchies, un instinct de survie et des réflexes aiguisés, une intelligence bien supérieure à la moyenne, et un charme hypnotique, en font un adversaire redoutable et bien plus dangereux que les Lestrange.
Dommage, il aurait préféré plus de subtilité, mais avec eux dans les parages, aucune chance. Ce sera un massacre pur et dur pour les victimes malchanceuses de ce soir.
La voix grave de Rodolphus interrompt le calme ambiant.
- Prêts Rosier?
Evan Rosier tire une dernière bouffée de son cigarillo, s'en débarrasse par un evanesco (pas de preuve) et s'étire tel un félin.
Quand faut y aller.
Pourtant, son instinct lui souffle que cette nuit sera différente des autres, plus… excitante. Il enfile sa cape et sa cagoule de mangemort et rejoint ses partenaires, marchant sur le sentier battu qui borde un village moldu visible depuis leur position.
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Les flammes léchaient le ciel et les hurlements de terreur résonnaient comme une dernière prière face à leurs bourreaux qui, sans pitié, frappaient de leurs sorts impardonnables hommes, femmes et enfants, ne faisant aucune distinction.
Dans un coin d'une maison en ruine où commence à s'entasser plusieurs cadavres, un adolescent tient dans ses bras sa petite sœur tremblotante devant une Bellatrix qui se lèche les lèvres de gourmandise.
Alors qu'elle lève sa baguette, son poignet est retenu par Evan.
- Non.
- Que fais-tu? Aboie-t-elle en dégageant son bras d'un geste sec.
- Ce sont des enfants.
- Et alors? Toi aussi tu en as tué!
- Je n'en ai fait souffrir aucun. Son ton est sans appel, et son corps tendu indique qu'il entent bien être obéit. N'oublie pas qui je suis.
Bellatrix s'éloigne fulminante, lui laissant la besogne d'achever les deux gamins. Il croise le regard du jeune garçon, et y voit comme une lueur de défi. Il sait qu'il va mourir mais il fait face à son faucheur. C'est si rare à son âge. Mais il en a assez ce soir, et il ne juge pas utile de les tuer, n'étant d'aucune manière une menace bien que l'ado sera bientôt un homme. Il se détourne d'eux, lorsqu'un cri de femme résonne, ainsi que des supplications. Et il en connaît parfaitement la signification.
Par Salazar, aucun mangemort ne devrait s'abaisser à cet acte barbare même si la femme en question est une moldue, et surtout si c'est une moldue.
Voilà sûrement la raison de sa présence parmi eux. Imposer des limites, et Rabastan vient d'en franchir une à l'instant.
Il marche vivement vers les plaintes et la scène qui se joue devant lui est des plus dégradante. Le cadet Lestrange se moule sur une jeune femme dont les vêtements ont été arrachés, une main tenant ses poignets tandis que l'autre pétrit sauvagement sa poitrine encore juvénile. Alors qu'il s'apprête à la pénétrer durement, un rayon le touche et Rabastan se sent projeter en arrière, pour finir en une chute brutale.
- Tu te comportes comme un vulgaire animal Lestrange. La voix de Rosier est si froide et dénuée d'émotion, qu'elle le pétrifie un instant, avant de se relever. Et comme une révélation, il commence à comprendre le Lord qui en a fait un de ses rares favoris. L'impression de se trouver piéger dans un étau avec un serpent qui attend la moindre faille pour lui enfoncer dans ses chaires ses crocs venimeux. Alors il attend que Rosier se détourne de lui, ne voulant prendre le risque de lui tourner le dos, même si c'est un mangemort. D'autant plus que c'est un mangemort. Comme lui, sans pitié envers la vermine, et étrangement c'est-ce qu'il a ressenti lorsque Rosier le fixait.
Mais il n'aura pas à patienter longtemps, quatre bruits de transplanage retentissent près deux. Et ce n'est due qu'à leurs réflexes de combattant qu'ils évitent les rayons verts. L'Avada vient de les louper de peu.
Bellatrix et Rodolphus accourent, rapidement rejoint par quatre ombres qui se faufilent à travers les survivants et les débris, vers eux.
Tous comprennent que ce sera du un contre un.
Les flammes finissent par dévoiler leurs visages, laissant voir un bref étonnement, bien vite remplacé par la rage pour les Lestrange, contrairement à l'air satisfait qu'arbore Rosier. Enfin ils se montrent.
Travers, Yaxley, Dolohov et McNair s'avancent. Les premières victimes des chasseurs de mangemorts, les Manticores. Ainsi donc ils ne sont pas dépourvus d'humour, et prendre l'apparence de leurs victimes demande aussi une bonne dose de cran, et de moquerie à leur égard.
Oh oui, il savait que cette nuit serait différente.
L'affrontement visuel cesse dès la première offensive de celui qui se désigne comme son adversaire, sous la personne de Dolohov. Rosier riposte avec agilité aux gestes précis et rapides de son ennemi, sans pour autant lui laisser le temps d'observer les autres duels. Et c'est le but apparemment, afin de mieux les isoler les uns des autres.
Rosier se délecte de son combat, son adversaire est expérimenté et n'a aucune hésitation. Il note tout de même qu'il se déplace avec grâce et ses réflexes sont excellents, ce qui ne fait qu'augmenter son excitation. De plus, ce ne sont que des sorts informulés, ce qui témoigne de son habilité et de sa puissance.
Les sort fusent dans tous les sens, et les attaques de Rosier sont également puissantes, lui aussi est entraîné au combat, et ce depuis son enfance. Cela fait bientôt une heure qu'ils se battent, et bien que leurs respirations à tous se fait saccader et que le combat ralentit, personne ne flanche. Mais ils s'en aperçoivent surtout au polynectar qui commence à perdre de son effet.
Malheureusement les bonnes choses ont une fin et les aurores arrivent par groupe. Ce qui n'est pas au goût de Rosier qui n'a qu'une obsession, voir le vrai visage de son ennemi qui a su lui procurer tant de plaisir. Il profite de la diversion des aurores pour lui lancer un diffindo afin de lui trancher une partie de l'épaule, le temps de l'affaiblir et de le maîtriser. Mais il n'a pas vu Rodolphus se faire projeter dans sa direction, qui fait dériver le sort de sa cible initiale, touchant son antagoniste au ventre. Le cri qui sort de la bouche du presque Dolohov est aigu, mais Rosier ne peut se poser plus de question, se protégeant des débris volant dans sa direction, due au sort défensif de son ennemi. Il relève la tête et remarque qu'ils sont à plusieurs mètres du village désormais, ce que recherchait probablement ce dernier. L'isoler, c'est bien ce qu'il pensait.
Il perçoit un souffle rapide et douloureux suivit d'un gémissement.
Le ventre. Non, non, NON. Hors de question qu'il meurt, je veux encore l'affronter, hors de question qu'il crève par la faute de cet empoté de Rodolphus. Debout.
Il n'est plus qu'à quelques mètres de lui lorsque apparaît dans son champs de vision les trois ombres qui accompagnaient son ennemi. Mais il ne peut apercevoir leur tête, étant dissimulées sous une capuche. Il perçoit à nouveau un mouvement sur sa gauche, une des ombres tire un corps d'une jeune personne, ne pouvant distinguer s'il s'agit d'un homme ou d'une femme. Quand ses yeux sont attirés vers le visage à découvert de son ennemi. Un beau visage délicat, malgré la sueur et la suie qui le recouvrent, et dont les paupières sont clauses. Celles-ci papillonnent rapidement et les pupilles de Rosier sont aimantées vers le chocolat lumineux de la jeune personne.
Rosier laisse filer un léger ricanement, car ce sont indéniablement les plus beaux yeux haineux qu'il n'ait jamais vu. Quelle contradiction.
D'après le corps qu'il entrevoit dans les bras d'un des manticores, cela ressemble plus à un corps de jeune garçon d'après sa morphologie, mais ces yeux… ces yeux sont ceux d'une femme. Comme cette bouche trop pleine. Il en est presque certain. Presque, car un doute subsiste. Il aurait aimé l'observer de plus près mais sa garde rapprochée ne lui en donne pas l'occasion et ils transplanent.
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Rosier rentre au manoir euphorique, ce combat fut un véritable divertissement, enfin des adversaires de taille, des adversaires de grandes valeurs. Leur mort n'en sera que plus délicieuse.
Néanmoins son ennemi particulier lui laisse un goût amer, le sentiment d'être incomplet. Il ne sait toujours pas à qui il a eu affaire, et il ne supporte pas de rester dans le flou. Un détail lui échappe. Il passe et repasse les images dans sa tête, mais ce n'est pas suffisant.
Il a besoin d'une pensine.
Mais cela attendra le lendemain, car il se sent encore d'humeur joueuse et quoi de mieux qu'un autre corps à corps pour finir cette soirée en beauté auprès d'une de ses maîtresses.
Oui, c'est une belle soirée.
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Le professeur Neville Shorttop, anciennement Londubat, affalé dans son fauteuil personnel, triture doucement à son cou un pendentif spécial contenant un sablier.
Une tasse fumante de thé au jasmin repose sur son bureau, qu'il ne touche pas, le préférant froid.
Il passe une main dans ses cheveux ébouriffés par l'entraînement et soupire. Puis il ouvre le quatrième et dernier tiroir sur sa droite, d'où il sort un cahier relié en cuir pourpre, et dont la ficelle se dénoue d'elle-même.
Après une énième lecture, il le referme et le repose à sa place. Il détache son pendentif, le place à la lueur des chandelles et à hauteur du visage.
Bientôt.
Et s'écartant de son bureau, il contemple le ciel sans nuage, paisible.
C'est une belle soirée.
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Les manticores se déplacent silencieusement à travers le château, Drago en éclaireur, Theo tenant précautionneusement Hermione dont le souffle faiblit, et Blaise fermant la marche.
La tête d'Hermione dandine selon le rythme des pas contre le torse du rapace, ses bras flottant dans le vide. Un raccourci les mène rapidement au septième étage et ils passent dans la salle-sur-demande. Theo la couche dans un grand lit avec autant de délicatesse que possible, comme si sa peau était de porcelaine.
Puis il examine la blessure qui lui arrache une grimace, signe de sa gravité, pendant que Blaise lui éponge le front et que Drago la déshabille afin de nettoyer la crasse de son corps, diminuant ainsi une éventuelle propagation de l'infection. Même un bandage fut déchiré par le sort du mangemort.
Sa température haussait dangereusement, mais elle parvint à ouvrir les yeux et ils interceptèrent ceux de Blaise.
- Elle est réveillée, signala-t-il à ses amis, alors qu'il approchait son oreille de sa bouche, pour mieux écouter le murmure qui s'en échappait.
Devant son apparente incompréhension, Drago réagit promptement.
- Que dit-elle?
- Elle veut… il tourne la tête une dernière fois vers elle et devant son acquiescement, elle veut Moïra Otter.
Dès les mots prononcés, Theo s'élance dans les couloirs en direction de la salle commune des Poufsouffles, baguette à la main, prêt à en découdre si un préfet lui barre le chemin.
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Moïra ne trouvait pas le sommeil, et cela depuis des heures. Étrange quand on sait quelle grosse dormeuse elle fait. Mais cette nuit était différente… oppressante. Elle avait un pressentiment, et devait absolument prendre l'air. Elle étouffait. Mais arriver dans la salle commune, complètement vide, ne suffit plus. Elle devait sortir. Alors qu'elle passait le premier couloir menant aux cuisine, des pas à vives allures se dirigeaient droit sur elle. Sortant sa baguette, qu'elle ne quittait presque jamais, elle se positionna.
- Lumos. Qui est là? Demanda-t-elle d'une voix forte.
Les pas se firent encore plus vifs et apparut Sebastian essoufflé qui la scrutait, vérifiant son identité.
- Moïra Otter? Son ton était pressé et elle fronça les sourcils.
- C'est moi. Tu es l'ami d'Armand? La question résonnant plus comme une affirmation qu'une question.
- Oui.
Elle comprit instantanément qu'il y avait un problème, et son pressentiment se confirma.
- Mène-moi à elle. Vite! Le pressa-t-elle quand elle s'aperçut qu'elle s'était trahi en nommant Armand au féminin, d'après le visage désormais fermé de Theo. Mais ce dernier faisait confiance à Hermione et il lui montra le chemin.
Moïra transpirait d'angoisse et courrait aussi vite que le lui permettaient ses petites jambes.
Lorsqu'ils franchirent la porte de la salle, elle stoppa net devant deux serpentards accaparés par leurs tâches mais qui lui dirent d'avancer.
Drago et Blaise échangèrent un regard et Drago, distant, débuta :
- Avant tu dois savoir que…
- Pas besoin, le coupa Theo, il semblerait qu'elle soit déjà au courant pour Elle. Mais là n'est pas le problème. Laisse-là passer.
Moïra se dépêcha de rejoindre Armand à la vue de son visage pâle. Et découvrant ses bandes:
- Je comprends.
Tant mieux, car eux ne comprenaient pas. Et Theo soupira.
C'était pourtant une belle soirée.
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Et oui, malgré tout Hermione n'est pas superwoman. Sinon j'ai pris du retard dans ma publication, mais la caractéristique d'un imprévu est de tomber au moment où on l'attend le moins. Bref ce fut quand même un plus long chapitre que d'habitude: premières apparitions de Regulus et d'Evan Rosier. Vous les trouvez comment? ^^
Sans compter le mystère qui s'amplifie autour de notre Moïra.
Prochain chapitre: "Le sang et le vin ont la même couleur".
A bientôt
Hilaidora ;)
