Chapitre 9 ;)
Merci beaucoup à tout mes reviewers (L) ;)
Je tiens moi aussi à répondre au bazar des fics Edward/Bella. Perso, j'écris parce que j'aime écrire et seulement lorsque le sujet m'inspire et je pense que c'est pareil pour les autres. On écrit pour nous, parce qu'on aime ça et un peu aussi pour vous, lecteurs, pour échanger. Si ça vous plaît pas, tant pis, on est pas des machines à votre service, vous n'avez qu'à prendre votre clavier et votre traitement de texte et hop, chacun son truc. J'en profite pour dire un autre truc, j'ai dis que c'était un « échange », , c'est pourquoi même si vous ne postez pas de review à chaque fois, c'est pas grave, mais c'est toujours sympa d'avoir des reviews et comme ça vous pouvez donner votre avis et vos idées pour la suite, ce qui peut inspirer et améliorer l'histoire et l'auteur, c'est ça l'échange ! ;)
Bonne lecture !
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Démétri grogna si fort que je crus que la terre tremblait, je me retournais pour voir que Félix le tenait par le bras et qu'il était en position de combat. Je reculais d'un pas vers les Cullen, un pas qui visait à protéger le Loup, mais pourquoi mon instinct me hurlait-il de blottir contre sa fourrure ?
- Il s'appelle Jacob, mais la plupart des gens l'appellent Jake. Il va te parler par mon intermédiaire, s'il se transforme en humain, il sera nu et tu comprends sa position.
- Okay.
- Jacob est un métamorphe loup, un loup-garou pour simplifier, même s'il n'y a pas tout ce truc de pleine lune. Les Loups s'imprègnent, c'est à dire qu'ils trouvent une âme soeur avec qui ils passeront toute leur vie, ils mourront à peu près à la même époque, car la douleur de perdre l'autre est sans nom. Tu es l'imprégnation de Jacob et ce depuis ta naissance.
- Mais comment alors... ?
- Demande-leur. Soit tu étais trop petite pour t'en souvenir, ce qui est peu probable, soit tu n'es pas si insensible au pouvoir de Chelsea.
Plongée dans les prunelles de Jacob, je découvrais enfin ce que signifiait le verbe « aimer », Démétri n'était qu'un petit avant-goût avant l'apothéose. Lorsqu'Edward eut fini, je me tournais et la tueuse avait repris le pas sur la gentille fille. Je me dirigeais automatiquement vers Chelsea, arrivée avec les renforts. Je me retrouvais plantée devant elle, la surplombant de toute ma hauteur, elle faisait minuscule à côté de moi.
- Chelsea ? Est-ce qu'Edward a raison ?
Elle ne répondit rien et évita autant que possible de croiser mon regard. Je grognai et la saisit par le col de son tee-shirt. Je la soulevais de quelques centimètres, la colère montait en moi et elle avait trouvé sa cible.
- Qui crains-tu le plus ? Aro je suppose. Tu as peut-être tord, Aro peut avoir des sentiments pour ses victimes. Moi ? Jamais. Tu sais pourquoi je suis l'exécutrice ? Parce que je n'ai jamais raté une cible. Tu as peur ? Tu fais bien. J'ai peut-être une moitié d'humanité mais c'est cette moitié qui fait que tu ne t'en vas pas en courant, tu veux mon sang !
Chelsea trembla sous ma poigne de fer. Elle était cuite, elle allait avouer. Ma main libre alla caresser ses cheveux, je dégageais son cou et allais pour y planter mes crocs, une blessure comme une autre pour un vampire, un signe de faiblesse pour un vampire : il n'a pas su gérer l'attaque. Un signe de force au combat pour d'autres quand elles sont multiples et anciennes. Mais là n'était pas la question, Chelsea était faible, j'étais en position de force, comme d'habitude.
- Nessie ! Je lis dans les esprits, elle l'a fait sur ordre des chefs Volturi. Arrête, elle est terrifiée.
Je la lâchais tout en faisant claquer mes crocs près de sa gorge. Chelsea eut un frisson de peur, je m'en retournais du côté Cullen, Aro me devait des explications, il ferait mieux d'avoir des raisons valables, oh oui ! Je m'installai à côté du côté de Jacob, croisais les bras et attendis que le chef incontesté des Volturi s'expliquât.
- Ren ! Ce n'est pas compliqué pourtant, je savais que Démétri et toi étiez fait l'un pour l'autre, il fallait juste que tu puisses oublier l'autre cabot, c'est tout, ma fille !
- Aro, j'en ai marre des mensonges, vraiment. Et que plus personne ne m'appelle « ma fille » ou je crise. Je ne suis la fille de personne. Mes parents n'ont rien fait quand on m'a enlevée, mon père adoptif m'a menti tout au long de ma vie. Je ne vois pas de quel droit vous venez chercher un droit sur ma personne. Je m'appelle Renesmée Carlie et quel que soit l'origine de ce prénom, il craint. Démétri, c'est fini. Jacob, ça n'a pas commencé et ça ne commencera pas. Merci à tous d'être venus, prenez Rosalie, c'est ma dernière action en tant que Volturi. Je rends mon tablier.
J'enlevais mon manteau noir et le jetais aux pieds d'Aro avant de m'enfuir en courant. J'entendis des appels, des foulées rapides qui tentaient de me rattraper mais j'avais toujours été plus rapide. Je ne voulais pas sentir ces fichues larmes couler le long de mes joues, sauf que je ne pouvais les maîtriser. Je ne voyais pas le paysage défiler puis tout s'arrêta. Je n'y voyais plus, je ne bougeais plus, je ne pouvais plus rien faire. J'entendis des voix qui se rapprochaient, j'aurais voulu hurler qu'on me laissât tranquille mais je ne pouvais pas. Alec ! Maudit jumeaux ! Jane et maintenant lui ! Je les haïssais, tous autant qu'ils étaient, tous les Volturi, les Cullen, les Loups, tous !
- Alec, lâche-là, grogna une voix.
- Je ne reçois d'ordre que d'Aro, Marcus ou Caïus, Cullen.
- Ce sera Mr Whitlock pour toi. Lâche-là ou tu vas le payer, Alec.
Ma vision me revint comme tous mes autres sens, je m'élançais pour courir sauf que quelqu'un me retenait. Je me tournais, tous crocs dehors, pour voir le visage de Jasper, c'était donc lui. Je l'avais dessiné le visage sévère, comme je le voyais alors. Je l'avais vu avec Alice, celle qui semblait être aux antipodes de ce vampire, celle qui était surexcitée et pourtant, lorsqu'elle l'avait regardé, tout l'amour du monde était passé dans son regard.
- Jasper, lâche-moi.
- Non. Je comprends ta douleur, ta peine et ta colère, je ressens tout cela en même temps comme toi, c'est mon don. Je ne peux pas te laisser t'enfuir comme ça, nous t'avons trop longtemps espérée. Tu crois que nous aurions pu venir plus tôt, c'est vrai, mais, quand Jacob et les autres t'ont vue, ils t'ont crue heureuse. Nous étions déjà venus, tu avais déjà l'air heureuse, c'est pourquoi nous ne sommes pas revenus. Mais nous n'en pouvions plus. Je n'en pouvais plus de ressentir leur extrême peine à tous, ajoutée à la mienne. Tu étais ce bébé tant espéré dans notre famille de vampires unis, et ils t'ont volée à nous. Nous avons tenté de nous battre ce jour-là, en vain. Puis Bella a découvert l'étendue de son pouvoir et a appris à le maîtriser, nous étions alors potentiellement assez fort. Et nous voilà, Nessie. Maintenant je te lâche et à toi de faire ton choix, partir seule, avec nous ou rester.
Jasper relâcha la pression sur mes bras et je faillis tomber, encore sous le choc. Trop de choses se bousculaient dans ma tête, je poussais un hurlement suivi de bien d'autres, je devais extérioriser. Mes yeux se fermèrent, je n'y voyais déjà plus rien à cause des larmes. Mes genoux touchèrent l'herbe fraîche, des gens affluèrent de toute part, je m'en fichais. Jasper devait être parti, il ne devait pas vouloir ressentir ma douleur, je ne le voulais pas moi-même.
Deux bras brûlants m'enserrèrent, j'ouvris mes yeux et fixais la personne qui voulait me consoler, Jacob. J'enfouis mon visage contre son torse musclé. Il était bouillant, et puant. Je m'en contrefichais, j'étais trop bien dans ses bras à le noyer sous mes larmes. Il me murmurait des « Chuut » et des « Je suis là, ça va aller... », je n'arrivais pas à le croire, pourtant j'en avais terriblement envie. Du monde parlait, commentait autour de nous. Je n'en entendais que les battements de son coeur et son souffle régulier et rassurant.
Puis une main glaciale me tira en arrière violemment, je me retrouvais propulsée contre une plaque de béton. Des grognements bestiaux résonnèrent dans toute la plaine où nous nous trouvions. La Lune éclairait notre rassemblement. Démétri me tenait dans ses bras et menaçait Jacob de ses crocs. Je me dégageai tant bien que mal et lançais un gros de poing dans le ventre de Démétri qui se plia en deux, j'avais de la force pour une demi-vampire.
- Ren ! Que... Quoi ? Un Loup ? Tu me remplaces par un loup ?!
- Il n'y a jamais eu de vrai « toi et moi », Démétri. Tout n'était que mensonge. Je quitte ce monde d'illusions et de monstres, je sais, j'en suis un mais je renie ma nature. Et pour ta gouverne, je ne te remplace par personne. Tu m'entends ? Je m'en vais, seule.
Des Volturi et des Cullen affluaient dans notre direction, je détaillais une dernière fois les visages des gens qui m'aimaient ou avaient été censés m'aimer, les yeux chocolats de ma mère, la chevelure bronze de mon père, mes héritages.
L'horizon s'ouvrait à moi, je venais de prendre des années en un coup. Mon passé derrière moi, j'avais l'éternité qui déroulait son tapis devant moi. Je n'avais plus rien, ni argent ni bagages, j'allais devoir tout construire à partir de rien.
OOO
Dix ans que cette terrible nuit qui a marqué un tournant dans ma vie a eu lieu. J'avais réussi tant bien que mal à trouver du travail et à gagner ma vie, dans des endroits glauques parfois, à faire des choses que je n'oserais jamais détailler.
Si mon coeur battait, c'était encore par un miracle, celui qu'avait provoqué en moi la douceur de la peau de Jacob contre la mienne. Je ne pouvais que survivre, je me rendais compte chaque jour à quel point avoir une famille, un point d'attache me manquait. J'avais hésité plusieurs fois à revenir auprès des Cullen, à Forks, mais comment le pouvais-je après tant d'années ? Après les avoir violemment rejetés ? Mon coeur me hurlait qu'ils me pardonneraient mais les convenances m'ordonnaient de rester dans mon coin, à me repentir de ma bêtise.
Bref, je laissais mes sentiments personnels au placard pour me concentrer sur ma survie. En dix années, j'avais réussi à amasser assez d'argent pour faire des études et je venais tout juste d'obtenir un diplôme qui me permettait d'enseigner aux tout petits. Je compensais ce petit fantasme de la famille en m'occupant de jeunes enfants, sachant que je n'en aurais jamais, pourquoi faire le malheur d'un enfant innocent en lui inoculant mon gêne vampirique ?
J'arrivais ainsi à Phoenix, un jour de grand soleil. Je louais un petit studio, le strict nécessaire pour moi, évitant au maximum le luxe ostentatoire qui me rappelait Volterra. Il était 10h du matin quand j'y posais mes bagages, le propriétaire me toisa, j'avais changé mon style du tout au tout, au revoir le cuir et les tenues provocantes et bonjour la simplicité. Je souriais le plus possible pour sembler avenante, les apparences comptaient beaucoup pour les jeunes enfants. Je prenais mon premier cours en compagnie d'une institutrice confirmée.
A 14h, lorsque j'arrivais à l'école, celle-ci m'accueillit avec un grand sourire et me présenta à toute la classe dont l'âge moyen devait être de cinq ans. Je m'installai au fond de la classe et écoutai la dame parler, des petits se tournèrent vers moi et tentèrent de me faire la conversation mais leur maîtresse les réprimanda gentiment. Puis aux alentours de 14h30, la sonnerie retentit et ce fut la récréation, ils se ruèrent tous dehors et nous pûmes parler entre adultes.
- Alors, Renesmée, ces premières heures t'ont plu ?
- Oui, Mme Dwyer.
- Oh je t'en prie, ils m'appellent tous par mon prénom, fais-en de même, appelle-moi Renée. Ça me fait du bien d'avoir de la jeunesse parmi les professeurs, surtout de ton âge car comme tu le vois, nous sommes entourés de jeunesse !
- En effet.
- Bien, je t'ai préparé un programme. Je m'absenterai certaines journées où tu prendras le contrôle, sinon nous nous partagerons la classe en deux lors des activités. D'accord ?
- Pas de problème, dis-je en piquant du nez sur la feuille qu'elle venait de me tendre.
- Rends-moi un petit service, coupe cette frange rousse ou rallonge-la.
- Pourquoi ? M'étonnai-je.
- Tu as les mêmes yeux que ma fille et ces cheveux... On jurerait ceux de son époux ! Ah... Si seulement elle pouvait me donner des petits-enfants...
Je me glaçais sur place ? Les yeux de sa fille et les cheveux de son beau-fils ? Mon rythme cardiaque s'accéléra, serait-ce possible que... ?
- Elle s'appelle comment ?
- Ma fille ? Oh Isabella, même si tout le monde l'appelle Bella, désormais. Tu verrais ce canon, et toute sa belle-famille aussi. J'aimerais la voir plus souvent mais elle a sa famille et son travail à Anchorage, là-haut, en Alaska. Son mari, Edward, est stérile, ils ne peuvent pas avoir d'enfants et ils ne se sentent pas d'adopter...
Elle continua à me parler de sa famille, Renée Dwyer devait avoir aux alentours de cinquante cinq ans. Elle commençait à devenir gâteuse, voulant parler de sa famille, je la laissais faire tout en faisant s'insinuer en moi ce qu'elle venait de me dire. Renée, Bella, Edward, trop de coïncidences, une subite envie de fuir loin de ce monde qui m'était interdit me prit à la gorge. Mais je n'avais pas le droit, je ne pouvais pas, que donner comme raisons ? Une famille trop envahissante ? Pourquoi Phoenix ? Pourquoi cette école ? Non, c'était impossible...
- ... Mais bon, tu sais, ils viennent tous les Noëls, j'ai hâte de les voir !
Je sortis mon téléphone portable de la poche de mon jean et regardais la date, et comme je le craignais, nous étions le quatorze décembre.
OOO
Hop là ;)
Ah ça change, hein ? ^^
Des retrouvailles après tant d'années ou Nessie va fuir ? Renée va rester dans l'ignorance ? Est-elle si « ignorante » que ça ? :P
All answers in the next chapter ;)
Je vais sûrement poster dans la semaine prochaine, j'ai bientôt fini d'écrire toute la fiction, donc je vais poster plus régulièrement ;) Je peux d'ores et déjà vous dire que Sunless Day comptera 15 chapitres et un épilogue :) J'ai d'autres projets, dont une fiction sur le couple Booth/Brennan de Bones et une autre qui serait un crossover Sons Of Anarchy/Twilight en All Human qui porterait sur le couple Jasper/Alice. Si ça peut vous intéresser ;)
Bisous
Nyah-Cullen
