Hotch : On t'écoute Garcia.
Garcia : J'ai que des bonnes nouvelles ! C'est ce John Mattews qui a effectué les mêmes déplacements, en plus, il a un 4x4 rouge ce qui soutient les dires du témoin du dernier meurtre.
Hotch : Tu as une adresse ?
Garcia : Attendez j'ai pas fini, il a un frère ainé, Logan, qui se déplace en fauteuil roulant, apparemment suite à un accident de voiture, et c'est pas le plus bizarre. C'est lui qui conduisait, sa sœur cadette était du côté passager et devinez à quoi elle ressemblait ?
Rossi : Aux victimes ? Qu'est ce qu'elle est devenue ?
Garcia : Morte sur le coup. J'ai poursuivi mes recherches et j'ai télécharger le dossier médical de ce Logan, et le pire mes poussins, c'est que d'après les médecins, il s'est parfaitement rétabli de ses blessures.
Morgan : Et donc ?
Garcia : Il ne devrait plus se balader en fauteuil ! De plus, leur père est parti lorsqu'ils étaient jeunes et leur mère est morte d'un cancer, c'est Logan qui a pris en charge son frère et sa sœur, mais sa sœur Elli ne s'est jamais remise de la mort de sa mère. Avant l'accident de voiture, elle était renfermée sur elle même et avait des tendances suicidaires.
JJ : Une adresse ?
Garcia : Elle est déjà sur votre GPS. Faites attention, et ramenez la moi vivante !
Hotch : Bon travail Garcia, merci. Aller on y va !
Emily se réveilla en sursaut, elle commençait à perdre espoir. Lorsqu'elle aperçut ce visage, elle de pu s'empêcher de prendre peur, il était répugnant dans tous les sens du terme. Il avait le regard tellement froid et sans pitié, sa corpulence étant beaucoup trop développée, il se déplaçait en fauteuil électrique, il devait peser plus de 200 kg. Son seul moyen de contrôler ses victimes était ce collier électrique qui délivre une telle puissante décharge que n'importe qui se trouverait à terre. Prentiss fut soudainement prise de vertiges, elle essaya de se lever mais en vain, sa tête tournait beaucoup trop. Elle commençait sérieusement à paniquer, la fin était proche.
Logan : Quoi ? Ça ne va pas ? C'est sans doute ton déjeuné, dedans il y avait une surprise, disons une drogue, histoire de te calmer un peu. Tu ne peux pas t'échapper d'ici, inutile d'essayer.
Prentiss : Qui êtes vous ?
Logan : Savoir qui je suis ne te seras pas d'une grande utilité, trésor.
Prentiss : Qu'est ce que vous me voulez ?
Logan : Je ne veux que ton bonheur. Moi je ne demande qu'à te combler.
Prentiss : Qu'avez vous fait aux autres ? Les parties de leur corps que vous leur avez enlevé ?
Logan : Elles sont ici, elles sont en moi, trésor. Je leur expliquais que je voulais les rendre heureuse, que je les comprenais, que je pouvais les aider. Elles affirmaient toutes le contraire, elles s'obstinaient, elles ne faisaient aucuns efforts. J'espère que toi au moins tu seras plus maligne.
Prentiss : C'est en m'enfermant dans une cage que vous voulez me rendre heureuse ?
Logan : Ça n'a rien d'une cage ma chère Emily. Je sais qu'au premier abord c'est l'impression que ça donne, mais ce n'est pas le cas. Bien au contraire. C'est une forteresse qui nous protège du monde extérieur, on a tout ce dont on a besoin et s'il y a un truc qui manque, on le commande.
Prentiss : Vous allez le payer cher, des gens sont partis à ma recherche, vous savez !
Logan : oh elles disent toutes ça, à chaque fois c'est pareil... Sauf que ça n'arrive jamais.
Prentiss (au bord des larmes) : Ils vont me trouver...
Logan : Tu te fais des illusions, ils ne peuvent pas savoir ou tu es. Tu n'as pas laissé le moindre indices, comme toutes les autres avant toi. Bien entendu, si jamais tu as laissé des traces, et si par malheur quelqu'un viendrait à fouiner par ici, et bien je serais obligé de faire le nécessaire. Tu comprends ?
Prentiss : Il n'y a aucunes traces...
Logan : Je n'en doute pas.
Il s'approcha d'elle et lui caressa la joue, elle aperçut des clés suspendues à son poignet par un bracelet, elle n'eut que quelques secondes pour réagir...
Elle mordit sa main et tira sur le bracelet. Elle ramassa au plus vite les clés éparpillées sur le sol et alla se réfugier dans la pièce voisine en coinçant la porte afin qu'il ne puisse pas entrer. Les décharges électriques se déchainaient, elle essaya d'encaisser le temps de trouver la bonne clé pour ouvrir le cadenas qui fermait son collier. Elle hurlait de douleur, lorsqu'enfin elle put le retirer, on put voir dans ses yeux, pour la première fois depuis qu'elle se trouvait ici, une lueur d'espoir.
Logan (hurlant de colère) : Sale petite trainée, tu vas voir, tu ne vas pas t'en tirer comme ça !
Prentiss inspira un bon coup et regarda autour d'elle, il y avait une autre porte au fond de la salle. C'était un petit établit, tous les miroirs de la pièce étaient brisés. Elle voulut fouiller dans les placards mais ils étaient fermés, elle essaya donc de les ouvrir avec les clés qu'elle avait récupéré. Elle réussit à en ouvrir quelques uns, elle trouva une photo de famille, elle reconnu son jeune frère puis ses yeux s'attardèrent sur deux femmes, elle en déduisit que la plus âgée était sa mère et la plus jeune... sa sœur. Elle se demanda ce qu'elles étaient devenues. Elle continua à fouiller et vit un certificat de décès, celui de sa mère. Elle trouva aussi plusieurs comptes rendus d'un psychologue au nom de Elli Mattews racontant la profonde détresse de l'adolescente face à la mort de sa mère, puis une coupure de journal annonçant un tragique accident de voiture où le frère ainé était au volant et la jeune sœur morte sur le coup. En poursuivant ses recherches on put voir soudainement un profond dégout sur son visage, elle avait aperçut plusieurs livres sur le cannibalisme. Un coup de feu derrière elle la fit réagir, elle regarda à la va vite dans les derniers tiroirs et aperçut une arme avec une seule balle dans le chargeur, elle la prit et sortit par l'autre porte.
Logan : Tu as posé tes grosses pattes sur mes affaires personnelles. Tu es l'invitée la plus mal élevée que j'ai jamais vu !
Elle aboutit sur un petit couloir, elle savait qu'il ne pourrait pas passer la porte avec son fauteuil beaucoup trop large. Elle entra dans une pièce qui ressemblait à un petit débarra, lorsqu'elle aperçut un miroir intact, une idées lui vint à l'esprit.
Prentiss : C'est un peu gonflé de votre part de me dire ça ! J'ai du mal à me sentir concernée, par les remontrances d'un tueur en série, cannibale à ses heures perdues, affreusement laid et obèse de surcroit ! Vous étiez différent avant, j'ai pas raison ? Mais vous avez toujours été un désaxé narcissique avec un gros problème de sur-poids ! Ça, ça s'arrangera pas ! La différence c'est qu'il y a quelques années vous vous sentiez pas aussi seul et malheureux, tout a commencé avec votre petite sœur !
Logan : Fermes ta grande gueule, tu m'entends ?
Prentiss : Vous vous souvenez quand vous pouviez encore marcher, à l'époque où vous vous barricadiez dans ce trou pourri à tuer et débiter des victimes ! C'était il y a un bon bout de temps ! Vous jubiliez en construisant cette prison, hein ? Sauf que le temps que tu finisses ta forteresse, vous étiez trop gros pour votre baignoire ! Vous vous êtes retrouvé coincé dans votre propre piège ! Comme une araignée coincée dans sa propre toile !
Logan : Je t'ai dit de la fermé !
Prentiss : Vous avez cassé tous les miroirs quand vous passiez encore les portes mais ça fait combien de temps que vous vous êtes pas vu dans une glace ? Voilà donc à quoi vous ressemblez !
Emily glissa le miroir dans le couloir, il était hors de lui, il tira un coup de fusil dans celui-ci qui se brisa en une multitude d'éclats. Contre toute attente il réussit à se lever et se dirigea dangereusement vers Emily...
Elle essaya d'ouvrir la porte de derrière qui menait vers l'extérieur mais elle était verrouillée. Elle prit son arme en main et attendit qu'il passe le pas de la porte. Tout se passa alors très vite, il y eut un grand fracas, des coups de feu...
