fandedelena : L'histoire tourne autour du Delena, il faut bien qu'il y ait des passages entièrement consacrés à eux :)
virginie06 : Je ne sais pas trop encore ce que je vais faire de Paul en réalité. Pour le père, et bien, je ne dirai rien :')
Désolée pour ce (long) retard, j'ai eu pas mal de choses à faire et voilà. Et pour augmenter votre malheur, je n'ai plus d'idée pour la suite du prochain chapitre. Je publierai aussi vite que possible mais le syndrome de la page blanche s'est emparée de moi (méchant va !) !
Bref, bonne lecture et à très vite ! :)
Chapitre 10
Ils couraient comme des fous dans l'appartement. Elena s'échappait juste de la poigne de Damon à chaque fois. Elle avait de la chance, elle échappait toujours aux mains tendus de Damon. Elle était essoufflée mais elle ne voulait pas abandonner. Elle courait. Damon voyait bien que sa tactique pour l'attraper ne marchait pas. Il décida de plonger à terre et de l'attraper par les chevilles. Elle bascula en avant, elle se retournât sur les dos à une vitesse surprenante et battit des pieds. Méthode de fille, elle se débattait contre l'air… Il attendit, assis sur le sol, qu'elle se calme. Après, il pourrait la maîtriser facilement. Elle se calma quand elle comprit qu'elle ne frappait rien du tout, ses jambes se posèrent lentement. Et là, Damon s'assit à califourchon sur elle, il prit aussitôt ses bras et lui bloqua au-dessus de sa tête. Elle se retrouva maîtriser en moins de 10 secondes. Elle voulut hurler, mais Damon l'embrasse derechef pour l'en empêcher. Elle ne pouvait rien faire à part essayer de lui rendre son baiser. Mais avec les bras bloqué cela devenait un peu plus compliqué. Elle remarqua que la poigne de Damon s'était assouplie. Elle pouvait désormais glisser ses doigts dans les siens.
Damon se laissa faire. Il releva son buste et observa sa belle. Les cheveux en pagaille, une petite moue amusée, et les yeux brillant sa respiration était saccadé elle avait le cœur qui battait très vite. Il serrait ses doigts légèrement, il ne pouvait s'empêcher de les caresser. Cela lui était machinal, tellement naturel. Il caressait la paume de la main d'Elena avec son pouce. Un geste tout à fait normal mais qui signifiait tant pour lui. Elena se sentait bien, elle ne voulait plus bouger, les petites caresses toute simple sur la paume de sa main lui donnait des frissons.
Aucun mot n'était prononcé. Le silence était seulement brisé par le bruit de leur respiration qui était de nouveau calme et serein après cette folle course poursuite. Leurs yeux se parlaient et cela leur suffisait amplement. Ils observaient les tréfonds de l'âme de l'autre, mémorisant tout ce qui était possible.
Elena pensait être dans un rêve. Elle n'aurait jamais espérer voir autant d'amour dans les yeux de Damon alors que cela ne faisait que quelques jours qu'ils se connaissaient, qu'ils s'étaient rencontrés dans le parc. Elle qui avait abandonné tout espoir d'être un jour heureuse, Damon venait de ramener cet espoir en force ! Le voir au-dessus d'elle la tranquillisait, la rassurait, elle se sentait en sûreté avec sa présence près d'elle. L'instant était parfait et elle allait regretter de le casser car pour une fois, elle se sentait merveilleusement bien.
- Damon ? prononça-t-elle d'une voix la plus faible possible.
- Ce faible son de ta voix signifie la fin de cet instant merveilleux, n'est-ce-pas ? dit-il d'un ton taquin en croisant les bras sur sa poitrine tel un enfant vexé.
- Ce n'est pas que ce n'est pas agréable, dit-elle en posant ses mains sur les bras de Damon mais comment dire … tu es un peu lourd pour ma frêle constitution blessé.
A peine avait-elle fini de parler que Damon s'était remis sur ses pieds. Il se maudissait, il aurait dû y penser, il le savait pourtant qu'elle était fragile. Tout en se disant cela, il aida Elena à se remettre debout en faisant attention à l'équilibre de sa protégée. Il s'excusa plusieurs fois de sa maladresse, de son inconscience. Mais la plupart de ses phrases se perdaient à l'instant même où il croisait ces grands yeux marrons dans lesquels il se noyait, ne se lassant jamais de les contempler. Il observa qu'elle le regardait d'un air tendre mais un éclair d'amusement passait parfois. Elle se moquait de lui, encore. Il se promit de trouver une vengeance à la hauteur de ce qu'il subissait même s'il doutait la mettre en œuvre de peur de la blesser ou de la perdre. Il y réfléchirait tranquillement.
- Et maintenant ? demanda Elena lui faisant perdre le fil de sa pensée.
- Quoi maintenant ?
- Eh bien, maintenant que l'on s'est poursuivi un peu partout, que l'on a embêté Paul au passage, que l'on se soit regardé pendant de long instant parfait. Que faisons-nous ?
- Tu sais que c'est le genre de question qui amène des débats interminables. Chacun veut faire plaisir à l'autre et au final, on se retrouve au point de départ.
- J'ai une idée pour éviter ce genre de débat qui te répugne. Et si tu m'apprenais quelque chose ? Un truc bien à toi ! dit-elle avec un grand sourire.
- Tu as déjà fait des pirouettes sur une balançoire ? Te balancer si haut que ton cœur est à deux doigts de s'envoler et pourtant tu montes toujours plus haut ?
- Oui, bien sûr, quelle question !
- Mais l'as-tu déjà fait debout ?
