~*~ PARTIE 10 ~*~

« … si jamais vous avez l'impression que je me fie un peu trop à mes facultés, ou que j'accorde à une affaire moins d'intérêt qu'elle ne le mérite alors ayez la bonté de me chuchoter à l'oreille : "Norbury !" Je vous en serai toujours infiniment reconnaissant. »

~ The Yellow Face by Arthur Conan Doyle

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Pour certains, ça pouvait sembler un peu étrange de voir une femme, portant un grand chapeau de soleil lumineux et coloré, assise simplement en tailleur près d'une pierre tombale en train de lire un roman policier avec un chat noir à l'air espiègle sur la couverture qui avait un crâne et des os suspendus au cou.

Molly commençait à penser que la nièce de la victime avait tué le vieil homme haineux dans le livre ou c'était le jardinier… L'homme haineux couchait avec sa femme… Mais ensuite elle fut très déçue car il semblait que le jardinier l'avait fait depuis le chapitre trois. C'était sûrement une erreur d'interprétation. Le jardinier devait avoir été piégé sinon elle allait demander à Sherlock quand il serait de retour, d'écrire à l'auteur une lettre 'intéressante' et vraiment cinglante… Après avoir trouvé un moyen de lui faire lire le livre bien sûr.

Car seul Sherlock Holmes savait comment écrire des lettres 'intéressantes' vraiment cinglantes aux auteurs de romans policiers.

John lui avait raconté comment il l'avait surpris à faire ça une fois, quand Sherlock était censé s'ennuyer et s'agiter tout en demandant à John de lui acheter des cigarettes et une bouteille d'acide pour qu'il puisse l'expérimenter sur une main que Molly avait été assez gentille pour lui donner.

John disait qu'il s'agissait de lettres mettant au défi les auteurs de bien faire les choses et d'arrêter d'être de tels trous du cul aussi stupides ! Celui que Sherlock déclarait être le meurtrier devait tout simplement être le tueur !

Si l'auteur de romans policier était incroyablement horrible avec ses faits, Sherlock déclarait avec véhémence que John était un écrivain mille fois meilleur qu'il ne pourrait l'être et que John n'était pas très bon au début.

Jusqu'à ce jour John n'était toujours pas très emballé par ce compliment ambigu.

Molly sourit joyeusement quand elle entendit une voix familière dire presque en boudant qu'il l'avait enfin trouvée. Même si son ton était bas et doux, il semblait porter dans le cimetière bien entretenu.

- En fait le jeu est terminé depuis deux heures, l'informa Molly plaçant calmement son marque page coloré au point de croix dans son livre avant de le fermer.

Se sentant très satisfaite d'elle-même.

- Tu veux que je te donne les minutes et les secondes Mycroft ?

- Frimeuse, murmura Mycroft avant de la regarder d'un air mécontent.

Molly se leva lentement avec un rire et épousseta son derrière.

- Dis-moi Mycroft as-tu au moins essayé ? Questionna Molly joyeusement.

Les lèvres de Mycroft se pressèrent ensemble d'agacement, ce fut la seule réponse dont elle eut besoin.

- Tu as été battu par une petite fille stupide ! Chantonna Molly en se moquant de lui à fond, souriant toujours gaiement, pleine de bonheur accablant.

Mycroft détourna le regard avant de dire :

- Tu n'es pas une petite fille stupide.

Molly mit sa main près de son oreille comme si elle n'avait pas entendu un seul mot. Ça devait vraiment lui faire mal de dire ça mais elle était certaine qu'il survivrait.

Mycroft soupira lourdement comme si le poids de l'univers entier était sur ses épaules. Il finit par l'étudier une fois de plus.

- Tu m'as bien entendu bon sang ! Je ne me répète pas, Molly ! Sérieusement, il y a des gens qui savent comment gagner un match gracieusement sans agir comme un enfant…

- Eh bien si tu veux, tu peux sortir et devenir leur ami ! Je ne t'en empêcherai pas, le coupa Molly avec beaucoup de joie. Pour l'instant, ta seule et unique amie se frotte les mains parce qu'elle a gagné. DANS TA GUEULE !

C'est alors qu'elle commença à danser. Mains et pieds bougeant n'importe comment et librement. Sans vrai but ni rythme.

- J'ai gagné ! J'ai gagné ! Chantonna Molly.

Elle s'amusait beaucoup.

- Mycroft doit faire toute ma vaisselle.

- Je commence à regretter de t'avoir cherché, lui dit Mycroft très sèchement et d'une manière totalement impassible.

Molly ria encore une fois.

- Tu ne m'aurais jamais pas cherché, car tu ne peux pas supporter de laisser quelque chose à moitié fini, même un petit jeu idiot de cache-cache.

Au lieu d'être d'accord avec elle, il déclara sans une trace de colère.

- Tu réalises que tu es en train de danser sur la tombe de mon cher frère pas vrai ?

Elle s'arrêta lentement, haletant un peu.

- Ecoute, quand Sherlock reviendra, il viendra probablement ici et fera exactement ce que je fais. Sauf qu'il fera plus de tours avec son super manteau. Parce qu'honnêtement, combien d'hommes peuvent dire qu'ils ont dansé sur leur propre tombe ?

- Oui, il y a une petite chance qu'il fasse exactement ça… S'il y pense. C'est quand même bizarre de voir quelqu'un danser sur la tombe de mon frère même si s'en est une fausse.

- Tu veux savoir ce qui est bizarre ? Que ton frère et moi soyons les seuls à avoir botté ton petit cul à cache-cache !

- Merci de qualifier de petit mon cul, j'apprécie. Alors… Quand vas-tu arrêter de te vanter d'avoir gagné ? Demanda Mycroft presque désespéré.

- Hmm…

Molly essaya de son mieux pour donner l'impression qu'elle réfléchissait sérieusement à sa question avant d'affirmer avec un énorme sourire espiègle :

- Que dirais-tu de… JAMAIS ? Oh Mycroft tu vas avoir l'air tellement adorable et mignon dans mon tablier rose à chatons… Il y a même des volants classiques sur et autour du haut !

Mycroft ferma les yeux avec un désespoir apparent.

- Dois-je vraiment porter ça ?

Molly acquiesça d'un signe de tête.

- On était d'accord sur ces termes, donc oui, même si tes vêtements de majordome doivent être à tout prix protégés. C'est pour ton bien, vraiment. En plus, je vais devoir prendre une photo pendant que tu fais toute ma vaisselle.

- Quoi ?! Je n'ai jamais été d'accord avec ça ! Protesta Mycroft.

- Mycroft, réfléchis un instant. C'est juste une simple photo un peu ridicule. J'en aurais peut-être besoin un jour. Sherlock reviendra et mon cher ami John se sentira blessé, en colère et si trahi. Il découvrira que j'ai aidé à cette trahison. Il ne me blessera pas physiquement mais je sais qu'il me confrontera… Et peut-être si je lui montre ça quand il est en colère et qu'il me dit qu'on doit parler… La surprise d'une telle photo aussi inattendue me donnera l'occasion de m'excuser et de demander pardon, lui dit Molly avec une forte culpabilité dans la voix.

Se sentant soudain triste à l'idée de perdre l'amitié de John tout ça parce qu'elle avait aidé un autre ami cher. Un ami que Molly pensait aimer. Mais maintenant… Molly savait qu'elle tenait profondément à Sherlock mais elle n'était plus certaine que ce qu'elle ressentait pour lui était de nature romantique.

- Vraiment ? Demanda Mycroft doucement avec précaution. Tu crois honnêtement qu'une image de moi dans ton tablier rose à chatons avec ces foutus volants l'amènera à te pardonner instantanément ?

Molly haussa les épaules.

- Ça ne coute rien d'essayer… En plus, une délicieuse photo de toi dans mon tablier rose à chatons… Quelle personne saine d'esprit pourrait y résister ?

Mycroft plaça ses mains dans les poches de son pantalon et étudia la pierre tombale de son frère. Après un long moment il soupira avant de la surprendre.

- Ok tu peux prendre une photo. Seulement une ! John et toi sont les seules personnes autorisées à la voir. Après que John l'ait vu tu te débarrasses de la photo…

Molly alla spontanément vers lui pour lui faire un demi câlin. Il se raidit un peu avant de sembler se détendre. Un bras se leva et maladroitement lui rendit son câlin avant qu'ils ne se séparent.

- Merci Mycroft ! Merci ! Dit Molly pleine de gratitude.

Elle savait qu'elle finirait part stocker la photo sur son téléphone, la gardant pour le jour où Sherlock reviendrait et où John découvrirait sa tromperie.

Ce jour-là elle se débarrasserait de la photo en l'envoyant sur le téléphone de John avec un texte suppliant son pardon.

Ce n'était pas du tout ce que Mycroft voulait dire mais en voyant qu'il était dans la politique il devrait se rendre compte qu'il ne disait pas exactement ce qu'il voulait dire. Trouver des failles, et Molly était assez intelligente pour en trouver.

- De rien Molly. Tu es maintenant la championne de cache-cache, déclara Mycroft avec une légère moue.

Honnêtement, il avait l'air sous le choc d'avoir perdu.

- Alors… Je sais que tu as des gants roses en caoutchouc avec des marguerites dessus… Tu ne t'attends pas à ce que je les porte pour toi ?

- Non tu n'as pas à le faire sauf si tu le veux… Lui dit Molly avant de mordre sa lèvre et en le regardant avec espoir.

Mycroft détourna le regard à nouveau.

- Merde… marmonna-t-il. J'aurais dû faire de John Watson mon ami… Même s'il m'aurait d'abord frapper fort au visage.

- Ouai…

Molly acquiesça d'un signe de tête et d'une tiède sympathie.

- Tu aurais probablement dû le prendre comme ton bestie. Malheureusement tu m'as choisi à la place. Donc c'est vraiment entièrement ta faute… C'est une question de choix. Comme porter des gants par exemple sera entièrement ton choix. Mais j'ai l'intention de salir chaque casserole, plat, récipient et tasse de thé que je possède. Ces douces mains bien manucurées auront une apparence et une sensation très différentes lorsque tu auras terminé. Ces gants pourraient juste protéger ces mains fragiles, délicates et oh si douces que les tiennes Mycroft…

Il lui lança un regard très contrarié. Soit parce qu'il savait qu'elle salirait tous les plats qu'elle possédait juste pour lui ou parce qu'il s'offusquait qu'on l'appelle « délicat » … C'était un mystère dont Molly se fichait bien.

- Tu pourrais avoir l'air d'un ange innocent, l'informa Mycroft, mais tu ne l'es vraiment pas… En fait tu es un petite diable extrêmement mignonne… Si tu avais un quelque pouvoir gouvernemental tu aurais mis facilement les nations à genoux.

Molly rit, n'ayant aucun intérêt à mettre les nations à genoux. A la place elle partagea un souvenir précieux de son passé :

- Mon frère m'a dit un jour que mes belles cornes de démon étaient la seule chose qui tenaient mon auréole qu'il était presque certain que j'avais volé… Alors tu veux que je te donne le numéro de John ? Peut-être que tu peux te faire un petit rendez-vous de jeu amusant et avec un peu de chance, tu pourras trouver un nouveau meilleur ami. Peut-être même un qui ne te botte pas le cul à cache-cache.

- Non. Même si tu me bottes le cul. Je ne veux pas et n'ait pas besoin d'autres besties… Merci beaucoup, déclara Mycroft pompeusement et avec beaucoup d'audace.

- Aww… As-tu peur d'avoir un autre meilleur ami ? Que tu pourrais finir par collectionner les amis comme ma grande tante Agatha collectionnait les chats et les ex-maris gays ?

Il l'étudia attentivement. Il avait dû se demander s'il voulait vraiment en savoir plus sur sa grande tante Agatha… Ou s'il apprécierait d'avoir plus d'amis. D'une façon ou d'une autre quelque chose brilla dans ses yeux si intelligents qui fit que Molly espéra savoir ce qui se passait dans son cerveau brillant.

Elle savait qu'il parlait honnêtement quand il l'informa :

- Toi et Sherlock êtes les seuls amis dont j'ai besoin. Dont j'ai besoin ou voulu…

Molly détourna le regard alors que l'angoisse la remplissait d'un rappel brutal qu'une fois Sherlock revenu il y aurait de fortes chances que Mycroft n'ait plus besoin de son amitié. Quoi qu'ils aient eu, sa grande expérience serait terminée. Ils seraient finis.

Il avait probablement… stupidement, voulu dire ces mots comme un compliment.

- Quoi ? Demanda Mycroft sur un ton plein d'inquiétude.

Molly soupira et au lieu de lui dire ce qui se passait dans sa tête, elle se mit à parler de ce qui se passait dans son cœur.

- Mycroft… Tu es un homme si bon que tu devrais essayer de te faire plus d'amis. Ça me fait beaucoup de peine de penser… que tu es complètement seul. N'importe qui serait tellement chanceux d'avoir ton amitié…

- Pourquoi ? Pour qu'ils essaient bêtement de se servir de moi ? Je suis un homme très puissant avec une position incroyablement puissante. De plus… Tout le monde est si stupide comparé à moi. A l'extérieur il y a un monde plein de poissons rouges, Molly. Mais si c'est une consolation tu n'es plus un poisson rouge…

Molly lui donna un petit sourire.

- Si tu donnes une chance aux autres… Peut-être… Juste peut-être… Tu verras qu'il y en a d'autres qu'ils ne sont pas non plus des poissons rouges…

- Ou, ce qui est plus probable, je deviendrai dégouté quand je trouverai plus de gens qui semblent s'étouffer dans leur propre air.

- Mycroft…

- Je ne me sens plus seul, déclara Mycroft avant d'étudier la pierre tombale de son frère comme si c'était la première fois qu'il la voyait vraiment. Peut-être que c'était le cas. Es-tu… Seule, Molly ?

Molly le regarda simplement. Se tenant là, si droit et élégant dans ce costume trois pièce classe et très cher. Il avait l'air très beau et complètement intouchable. Une pierre dure et froide qui n'avait même pas sa place dans un cimetière. Molly eut envie de tendre la main et d'essayer de briser l'illusion qui était devant elle.

- J'ai l'habitude de me sentir seule tout le temps, oui, admit Molly honnêtement. Mais ça fait longtemps que je n'ai pas ressenti ça.

En fait, ce n'était qu'avec l'arrivée de Mycroft dans sa vie que son écrasante solitude avait finalement cessé d'essayer de la noyer dans une mer désolée d'isolement.

Molly savait qu'un jour dans le futur elle irait manger un Fish& Chips et qu'elle souhaiterait de tout son cœur que Mycroft soit là avec elle. Il allait sérieusement lui manquer quand il ne voudrait et n'aurait plus besoin d'elle.

Ça lui ferait mal mais elle accepterait et garderait précieusement les souvenirs qu'il lui donnait. Elle appréciait vraiment leurs plaisanteries, leur camaraderie et leur amitié.

Elle n'avait jamais cru possible de souhaiter que Sherlock prenne le temps de revenir à la maison pour y rester. Elle était une amie horrible en fait. Parce que là, elle espérait que le grand détective, pour qui elle ferait n'importe quoi, même l'aider à simuler sa mort… resterait à l'écart pour qu'elle puisse continuer à profiter égoïstement de l'amitié de Mycroft.

Mais peut-être que quand Sherlock reviendrait Mycroft déciderait de rester ami avec elle.

Peut-être… Juste peut-être…

Bien sûr et peut-être qu'elle verrait que Toby avait nettoyé sa propre litière quand elle rentrerait à la maison aussi.

Mycroft tourna sa tête et la regarda. Un éclair d'une tendresse chaude remplit son regard.

- Je suis content que tu ne te sentes plus seule Molly, très content en fait…

Molly sourit lentement en lui tendant la main et en lui touchant le bras avec compassion. Elle le regarda se détendre légèrement sous sa légère caresse.

- Tu veux deviner de quoi je suis vraiment contente ? Dit Molly fièrement.

Mycroft eut l'air un peu étourdi lorsqu'il tendit la main vers elle et avec précaution la posa soigneusement sur la sienne.

- Tu as gagné, soupira Mycroft sonnant complètement six pieds sous terre.

- C'était ta faute en fait. Tu as laissé ta propre fierté égoïste s'immiscer dans le jeu. Tu ne l'as pas pris au sérieux parce que ta fierté te disait que tu allais évidement gagner. Tu es devenu paresseux, me permettant de te battre.

- Tu es maintenant officiellement la seule femme à m'avoir battue… Tu sais si ce n'était pas un jeu idiot…

- Je suis certaine que j'aurais quand même gagné, Mycroft, lui dit Molly.

Elle savait que ça avait été un grand défi, mais elle se serait complètement cachée pour qu'il ne la retrouve jamais. Jamais. Même s'il avait fallu simuler sa propre mort…

Mycroft soupira, avant de déclarer avec tolérance.

- Je suis très contente que tu ne sois pas mon ennemi.

- Comme tu devrais l'être… Je m'excuse d'avoir blessée ta fierté, dit Molly avec précaution.

Sachant et comprenant que peu importe à quel point le jeu était amusant ou complètement stupide, elle continuait à blesser son égo.

Mycroft secoua sa tête.

- Ne t'excuse pas. Peut-être que j'avais besoin d'un petit rappel. Au moins, je gagnerai toujours aux échecs et à la déduction avec toi.

Molly ria.

- Vrai.

Elle permettrait de le faire pour l'instant de toute façon.

- Tu sais, je crois que je sais comment te faire sentir en contrôle et viril une fois de plus.

Il lui envoya un regard interrogateur.

- Emmène-moi quelque part et paye-moi à manger. Vu que j'ai raté le déjeuner, manger serait une bonne chose. J'ai lu une étude en ligne sur la façon dont les hommes ont besoin de se sentir à nouveau comme des hommes virils. Les femmes sont trop indépendantes de nos jours. Mais s'ils nourrissent leurs femmes, les rendent heureuses, soudain ils se sentent à nouveau virils. Les hommes, tu vois, avaient l'habitude de chasser et de ramener à la maison le repas dans l'Antiquité… Bien qu'il soit plus acceptable d'aller chercher de la nourriture préfabriquée au lieu d'attaquer quelque chose avec deux bouts de bois et des couteaux fait mains… Mycroft sérieusement tu vas bientôt porter un tablier rose à chatons... Je pense que me nourrir sera pour ton propre bien.

Elle savait que c'était beaucoup dire mais c'était toujours vrai.

- Pour mon propre bien… Répéta lentement Mycroft. Moi portant ton tablier rose à chatons ou moi te nourrissant ?

- Je trouve que c'est un peu un mystère donc je ne sais pas vraiment mais si tu veux quand ton frère sera de retour tu pourras lui demander de le résoudre pour nous, lui dit-elle aussi lentement.

Mycroft lui envoya un autre regard hautement agacé mélangé avec un peu d'horreur.

- Sherlock n'apprendra jamais que j'ai porté un tablier rose à chatons. JAMAIS ! Maintenant que c'est dit… Quittons cet endroit parce que je ressens le besoin de te nourrir tout de suite.

- Oh ça c'est intelligent, Mycroft ! Prendre les choses en main et être viril. Je savais que tu pouvais le faire ! Au fait, plus la nourriture est meilleur, plus tu te sens viril, l'informa Molly joyeusement.

Elle n'était pas sûre que l'étude soit vraie, mais elle était ravie de l'utiliser si ça impliquait manger de la nourriture délicieuse.

Mycroft tint parole et lui acheta de la nourriture… De la nourriture chère et très satisfaisante, bien sûr.

Seul Mycroft sut s'il se sentait viril ou non…

Tout ce que Molly su avec certitude c'était qu'elle était incroyablement heureuse et qu'elle la 'petite fille stupide', que Mycroft avait finalement admis à voix haute, n'était pas du tout une 'petite fille stupide'… Elle avait gagné un jeu très important de cache-cache…

Pour l'instant la vie était fantastique ! Elle n'imaginait pas que ça s'améliorerait.

~*~ FIN DE LA PARTIE 10 ~*~

J'imagine déjà Mycroft dans un tablier rose... Il serait trop mignon. Et voilà comment se faire battre par Molly. Je ne sais pas pourquoi mais je pense que John ne pourra pas résister à cette photo... Dommage que le deal n'inclut pas Greg et Sherlock ça aurait été phénoménale !