Chapitre 10 : Fiançailles et premier baiser

Edward avait commencé le décryptage du rapport en le lisant entièrement. Il avait remarqué de nombreux passages dans les mêmes caractères que les lettres indiquant où trouver une partie du rapport. Il réalisa donc qu'il aurait besoin de Christelle pour décrypter ce rapport.

Quand il sortit de la bibliothèque le soir venu, il rentra chez lui, mangea puis s'empara du téléphone qui se trouvait dans son studio. Il composa le numéro de l'appartement du lieutenant Hawkeye que Christelle lui avait donné avant d'arriver chez Riza, à leur retour.

Afin de ne rien laisser paraître sur leur relation, le colonel Mustang et le lieutenant Hawkeye tentèrent de garder leurs habitudes, face aux autres militaires. Aussi Riza partit-elle à l'heure habituelle.

Lorsqu'elle fut entrée dans son appartement, elle ne trouva que son chien qui sentait qu'il y avait quelque chose de changé en elle. La militaire se débarrassa de son manteau et de son sac à main puis entra dans la cuisine afin de préparer le dîner. Quelques instants plus tard, Christelle revint, chargée de sacs. Riza alla à sa rencontre avec un grand sourire.

- Riza ? Tu es déjà rentrée ?

- Comment ça, « déjà » ? Il est presque huit heures ! Où étais-tu ?

- Ben, je faisais du shopping. Ça se voit, non ? Au fait, pourquoi t'es aussi souriante ?

- Oh, pour rien !

- C'est anormal ! Crache le morceau !

- Bon, d'accord mais tu restes discrète !

- Promis juré !

- Eh bien, ce matin, Roy m'a…

C'est ce moment que choisit le téléphone pour sonner. Riza, coupée dans son élan, alla décrocher.

- Oui, allô ?... Christelle, c'est pour toi !

La jeune fille alla prendre le combiné, se demandant qui pouvait l'appeler.

- Allô ?

- Christelle ? C'est Edward.

- Ah, salut, Ed ! Alors comment ça va ?

- Bien. Je t'appelle car je vais avoir besoin de tes services pour décrypter le rapport. Pour tout te dire, il y a beaucoup de passages avec les caractères spéciaux que tu connais. Pourrais-tu venir dès demain matin à la bibliothèque principale pour me traduire ces passages ?

- Sans problème.

- Ok. Merci d'avance. A demain !

- A demain, Ed !

Christelle raccrocha puis se tourna vers Riza.

- Alors, on en était où ? fit-elle, un sourire en coin.

- Pardon ? dit Riza, sortant de ses pensées de vie commune avec le colonel Roy Mustang.

- Avant le coup de fil !

- Ah oui ! Je disais donc que ce matin, Roy m'a demandée en mariage.

L'information mit un temps avant de parvenir au cerveau de Christelle, ce qui expliqua le silence qui suivit la dernière phrase de Riza.

- Non ! s'écria Christelle.

- Et ben si !

- T'as accepté, au moins ?

- Qu'est-ce que tu crois ? Quand l'homme dont tu es amoureuse depuis des années te demande en mariage, tu sautes sur l'occasion.

- C'est génial ! Je suis tellement contente pour toi !

Christelle la serra dans ses bras en guise de félicitations.

- Faut fêter ça ! proposa la future mariée. Champagne, ça te dit ?

- Ok.

La soirée fut festive et arrosée pour les deux femmes, de même que pour Roy qui fêta ses fiançailles avec son meilleur ami, Maes Hughes, chez le colonel, afin de ne pas trop déranger Gracia, que sa grossesse commençait à fatiguer, et Elysia qui avait à présent cinq ans.

Le lendemain matin, quatre personnes se réveillèrent avec une jolie gueule de bois. Tous avaient un programme sympathique qui les attendait ; aussi tous quatre se dopèrent à l'aspirine.

Christelle se leva la première, ayant tout de même tenté de rester raisonnable. Elle se réveilla sous une douche froide puis s'habilla. En attendant que l'eau du café soit chaude, elle alla secouer Riza, dans un bel état. Pendant que le lieutenant se traînait à la salle de bains, Christelle alla préparer deux aspirines et acheva de préparer un café bien serré. Une demie heure plus tard, toutes deux étaient prêtes à affronter cette nouvelle journée. Riza emmena Christelle en voiture à la bibliothèque puis alla au QG.

Roy et Maes n'eurent pas trop besoin d'aspirine ou de café pour se secouer : la seule pensée de voir dès le matin la femme qu'ils aimaient leur suffit. Roy et Maes partirent tôt, l'un pour voir sa femme, l'autre pour aller dans une bijouterie.

Du côté d'Edward, celui-ci se rendit à la bibliothèque, dans la salle qui lui avait réservée pour son travail, vers neuf heures du matin, heure d'ouverture de la bibliothèque.

Alors qu'il se replongeait avec concentration dans le rapport, on frappa à la porte.

- Entrez, dit-il en levant le nez de ses papiers.

La porte s'ouvrit sur Christelle. Edward, ravi de revoir la jeune femme, ne cacha pas sa réjouissance.

- Salut ! fit Christelle. Alors, comme ça, tu as besoin de moi pour le décryptage ?

- Ben, il semblerait que oui. Viens t'asseoir que je te montre les passages qui te concernent.

Nos deux amis se mirent au travail, Christelle décodant et Edward tentant de trouver le décryptage.

Le même matin, au QG de Central, Mustang et Hawkeye arrivèrent la mine un peu embrouillée par leur fête du soir précédent. Le colonel arriva un peu après le lieutenant mais il ne tarda pas à la convoquer dans son bureau, soit disant parce qu'il n'arrivait pas à déchiffrer un mot dans un dossier. Après avoir fermé la porte, Riza se trouva nez à nez avec son fiancé qui s'appuyait du poing sur le mur. Il lui prit le menton et s'empara tendrement de ses lèvres.

- Je ne pouvais pas commencer journée sans t'embrasser, mon cœur, fit-il, après avoir libéré leurs bouches.

- Moi non plus. Mais tentons de rester discrets, au QG.

- D'accord. J'ai quelque chose pour toi, mon amour !

- Ah !

Il s'approcha de son bureau et saisit une boîte de velours bleu nuit qui était posée dessus. Il l'ouvrit et la montra à Riza en disant :

- Voilà, c'est officiel. Voici ce qui manquait à ma demande en mariage.

Dans la boite se trouvait une magnifique bague en argent où des diamants et de petites flammes d'argent se mêlaient.

Riza la regarda bouche bée puis son regard glissa à celui de son fiancé. Roy détacha la bague de son support et la passa à l'annulaire gauche de Riza. Celle-ci n'en revenait toujours pas : son rêve était en train de devenir réalité.

Le Flame Alchemist et sa fiancée s'embrassèrent à nouveau puis Roy reprit la parole.

- Bon, je t'ai fait venir non seulement pour te donner cette bague de fiançailles mais aussi pour qu'on s'organise pour notre mariage : quand, où, qui inviter, comment faire, etc.

- Avec le boulot, on va pas vraiment pouvoir s'occuper de ça dans la journée, et j'ai aucune idée de par où commencer.

- A vrai dire, moi non plus ! avoua Roy.

Ils réfléchirent deux secondes puis eurent la même idée.

- Maes et Gracia !

Effectivement, le couple était déjà marié depuis six ans. Ils pourraient sans doute les aider, d'autant plus que c'est Maes qui leur a appris qu'ils pouvaient se marier. De plus, il était assez proche des deux fiancés.

Roy alla à son téléphone et composa le numéro du bureau de son meilleur ami, en priant qu'il soit discret.

- Lieutenant-colonel Hughes, j'écoute.

- Maes, c'est Roy. Dis, Riza et moi, on a un service à vous demander, à toi et Gracia.

Il lui expliqua la situation sans oublier de le menacer de lui cramer l'oreille et même le cerveau s'il ne gardait pas le silence sur leurs fiançailles. Maes put entendre Riza enlever la sécurité de son arme pas loin du combiné. Il déglutit péniblement puis jura qu'il resterait discret.

Après les avoir félicité à demi-mot pour leurs fiançailles, il les invita donc à dîner le soir même tous les deux chez lui, afin d'en parler avec Gracia.

Aussitôt après avoir raccroché, Hughes redécrocha pour prévenir sa femme de leurs invités pour ce vendredi soir.

De leur côté, Roy et Riza se remirent au travail. A partir de ce jour, le colonel devint plus sérieux, sachant pertinemment que sa future épouse saurait le poursuivre jusqu'au bout de la nuit avec ces maudits dossiers !

Vers dix-neuf heures, l'estomac de Christelle commença à réclamer pitance. Il en était de même pour Edward. Tous deux avaient bien travaillé cependant Christelle en avait non seulement pour une seconde journée de décodage mais en plus, le texte était en latin, qu'elle avait étudié au collège mais dont il ne restait que des bribes dans sa mémoire. N'ayant déjeuné que d'un sandwich, ils partirent vite pour manger. Edward se surprit à proposer à Christelle de la raccompagner.

Sur le chemin, Christelle apprit à Edward la grande nouvelle pour le colonel Mustang et le lieutenant Hawkeye. Edward lui avoua qu'il s'en doutait mais qu'il était malgré cela content pour eux.

Ils arrivèrent rapidement en bas de l'immeuble où logeait provisoirement Christelle. Au moment de se dire « Au revoir », Edward saisit la tête de Christelle de ses deux mains et l'embrassa sur la bouche.

La surprise de Christelle laissa bientôt place à son bonheur d'être enfin embrassée par ce si beau et si sexy alchimiste d'état. En effet, depuis son retour à Central, elle avait compris qu'elle était tombée amoureuse de lui.

Edward, quant à lui, était perdu.

- Mais qu'est-ce qui me prend ? pensa-t-il. Pourquoi je l'ai embrassée comme ça ? Non mais je rêve ! En plus, elle a l'air d'aimer ça. Moi aussi d'ailleurs. Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ?

Au fond de lui, une toute petite voix lui fit comprendre le pourquoi du comment de la situation, et Edward ne put que l'admettre.

- Je suis amoureux de Christelle.

Mais il prit peur devant ce sentiment nouveau pour lui. Il rompit brutalement le baiser et commença à s'éloigner. Cependant, Christelle avait de très bons réflexes et lui attrapa le bras.

- Edward ! Pourquoi ?

Ses yeux noisette encouragèrent le jeune alchimiste qui réussit à dire ces deux mots le plus sincèrement possible :

- Je t'aime.

Christelle lui sauta au cou puis lui chuchota à l'oreille :

- Moi aussi.

Ils restèrent ainsi, dans les bras l'un de l'autre, quelques instants, puis se séparèrent et rentrèrent chez eux.

A suivre

Bon, le chap suivant est commencé mais j'arrive à trouver les mots pour donner corps à mon inspiration ! bon, ok, je sais, vous n'en avez rien à faire ! Ceci dit, rassurez-vous, je ne sais pas du tout mais alors pas du tout, quand je vais arrêter cette fic.

Pensez à notre amie Madame Review !