Et un chapitre de plus qui plaira peut-être moins à certains ! (J'essaye d'être pragmatique, que voulez-vous !)
Merci à Rosematou.
Les personnages ne viennent pas de moi et je pense que vous savez vous-même de qui.
Sur ce, bonne lecture ! La Patronne.
Chapitre 9 : Une déclaration inattendue
Eugénie n'en pouvait plus d'être aussi tête-en-l'air déjà, une première fois, elle avait livré sa pizza à la mauvaise porte… Et là, elle avait oublié sa veste…
Elle sonna à la porte des Sommet, et le Geek lui ouvrit quelques secondes plus tard.
-J'ai oublié ma veste, lui sourit Eugénie. Je viens la chercher…
Celle-ci n'était nulle-part à l'entrée.
-Excusez-moi…
Elle entra dans la cuisine, où Mathieu buvait son café et le Panda son thé.
-Re bonjour, Eugénie, la salua de nouveau Maitre Panda. Si tu cherches ta veste, je l'ai mise dans ma chambre !
-D'accord, merci !
Elle se tourna et vint la chercher dans sa chambre, ne sachant pas que le Patron s'y trouvait…
Celui-ci était de dos, observant sa joue ensanglantée avec un miroir de poche, ayant retiré ses lunettes pour mieux voir l'étendu des dégâts, les tenant dans sa main gauche. Il n'avait pas remarqué Eugénie.
Elle fût curieuse de savoir ce qui se cachait sous ses lunettes… En partant, elle y avait réfléchit… Ses pensés étaient occupées par lui. Pratiquement plus par le Panda, seulement par le Patron… Elle savait désormais qu'elle ressentait envers eux deux. Elle savait qu'elle devait définitivement oublier celui qui se trouvait devant elle. Il était si facile, mais si inaccessible en même temps…
Elle soupira un peu trop fort, il l'entendit et se tourna vers elle. Elle vit d'abord sa joue balafrée, ensanglantée. L'entaille était très profonde. Mais ce qui l'a le plus fascinée, c'était les yeux rouges du Patron… Ses magnifiques yeux rouges. Il la plaqua violemment contre le mur.
-Ouais : j'ai les yeux rouges. Ça t'pose un problème, gamine ?!
Son regard était très perçant…
-Non, au contraire…
Il ne la laissa pas terminer sa phrase :
-C'est la première et dernière fois qu'tu vois mes yeux, gamine. Dis adieu, tu vas mourir…
Elle fit un sourire amusé.
-Tu ne vas rien me faire d'autre ? Je te croyais pus dangereux, comme type…
-Je sais pas… Peut-être… Dit-il avec un sourire carnassier, lui caressant la joue.
Eugénie frissonna au contact de sa main, qui n'était pas désagréable. Étrangement, elle se sentait en sécurité avec l'homme en noir malgré ses menaces, elle savait qu'il ne lui ferait rien…
-Eugénie, tu ne la retrouve…
Le Panda resta figé à l'entrée de la chambre. Il ne savait pas ce qui le choquait le plus : le fait de voir Eugénie plaquée au mur par le Patron, ou les yeux rouges du Patron…
Il secoua la tête, pensant que les yeux n'étaient qu'une illusion, son imagination qui lui jouait des tours.
Le criminel remit rapidement ses lunettes sans que le Panda ne puisse comprendre si il rêvait ou pas.
-Tu vas la laisser tranquille, sale taré… Gronda le Panda en s'approchant de lui, menaçant.
-Qu'est-ce que tu vas m'faire, hein, peluche ?
Le Panda sauta rageusement sur lui, et ils roulèrent tous les deux au sol.
Eugénie s'écarta, horrifiée que ce soit à cause d'elle qu'ils se battent.
Le Panda n'eût plus aucun comportement étrange, à son grand désespoir : il se débattait juste. La jeune femme courût hors de la chambre et cria :
-Eh ! Le Panda et le Patron se battent ! Aidez-moi à les séparer !
Mathieu, le Geek et le Hippie s'élancèrent vers la chambre du Panda, où les deux personnalités se battaient avec une violence étonnante.
-Faites la paix… Se risqua le Hippie.
-Ta gueule, le camé ! Lui cria le Patron en assénant un coup de poing au Panda.
Le Geek commença à pleurer. L'homme en noir se tourna vers lui avec rage, se leva et lui décolla une violente gifle qui le fit tomber par terre.
Eugénie accourût et essaya de tirer le Patron vers l'arrière, le retenant par le bras.
-Dégage, biatch ! Lui cria-t-il en la repoussant brutalement.
Elle fût blessée de son comportement, mais le fait de voir le Panda au sol, se faisant violemment tabasser par le criminel lui fendait le cœur.
Elle s'approcha donc et murmura à l'oreille du Patron :
-Lâche-le… Si tu arrêtes, je ferais tout ce que tu voudras…
Il semblait hésiter, mais le Panda décida de profiter de son inattention pour le frapper au visage. La personnalité obscure de Mathieu riposta en l'attrapant par le devant de son kigurumi d'une main, lui tenant la gorge de l'autre.
Eugénie voulût faire quelque chose, mais c'est ce moment que choisit Mathieu pour briser un verre contre l'arrière de la tête du Patron. Celui-ci s'évanouit, assommé.
Le Panda se dégagea rapidement et sortit de sa chambre en toussant ce fou a faillit l'étrangler !
Tout le monde sortit rapidement de la chambre. Tous, sauf Eugénie. Elle tenait délicatement la tête du blessé, et lui retira ses lunettes noires.
Il rouvrit un peu les yeux, sonné. Eugénie ne pût pas s'empêcher de rosir en pensant à quel point ils étaient beaux, ses grands yeux rouges.
Il se souvint de se qui s'était passé, et grogna à cause de la douleur qu'il éprouvait au niveau de l'arrière de la tête. Puis il vit Eugénie à quelques centimètres de son visage, et se surprit à rougir, la toute première fois de sa vie. Il comprit alors que la peluche avait raison… Il sentait son cœur battre à une allure plus rapide, sa tête tourner à la seule vue d'Eugénie et l'attirance qu'il éprouvait envers elle était plus que puissante.
Il avait découvert un nouveau sentiment… Il en était sûr, maintenant : il l'aimait. Lui, le Patron, la Luxure incarnée, le mal, le crime lui-même… Il aimait quelqu'un. Mais ce quelqu'un, ce n'était pas n'importe qui. C'était Eugénie. Il se releva alors un peu et l'embrassa. Celle-ci écarquilla les yeux et rougit, mais lui rendit son baiser, l'enlaçant. Il décolla un peu ses lèvres des siennes et lui murmura :
-Je… Je suis désolé pour tout c'que j'ai fais, pour mon comportement de merde… Mais… C'est parce que je t'aime…
-Moi aussi… Je… Je n'osais pas te l'avouer, toi qui…
Elle se mordit la lèvre et laissa sa phrase en suspens. Il lui caressa tendrement la joue avec une douceur étonnante venant de lui.
Elle contempla encore ses yeux, fascinée, puis l'embrassa de nouveau, et il la serra contre lui.
Comment ça, ça part en bisounours ?!
Attendez un peu et vous verrez, bande de crapules.
Cordialement, la Patronne tantôt bisounours tantôt sanglante.
