Chapitre 10


Il était allongé à observer le plafond, entendant la voix de Jeffrey plus loin, dans une autre salle, il ne voulait pas. Il ferma les yeux, et rejoint ziva, encore, sur sa plage assise. Pourquoi est tu parti ? Elle lui sourit, pour ça, elle lui montra la mer, le ciel, le sable…. Et moi. Elle soupira et regarda au loin. Regarde où tu te trouve, je ne voulais plus de ça. Il regretta sa question, et attrapa son visage. Hey! Il l'embrassa doucement, tout d'un vrai baiser, l'un de ceux qu'ils avaient échangé là-bas, dans son orangerai, ceux qu'il connaissaient encore par cœur, et qu'il n'avait pas pu oublier.
« Et si je restais. » Elle sourit et posa une main sur sa joue « Je resterais à tes cotés… »

Un coup violent, un son terrible, le fit sursauter, et ses yeux rouges s'emplirent de larmes, pas de peine, pas de douleur, mais d'abandon, elles ne coulaient pas, attendaient de savoir ce qui allait encore arriver, son attention braqué sur la porte alors que sa tête tombait lourdement sur le coté.. Un coup de feu, un coup violent, un autre coup de feu, des bruits lourds, des cris en arabe… Il venaient pour le prendre, prendre sa vie...
Un autre coup de feu, il ne devait en rester aucun…

Il observa le plafond, Hassan devenait-il fou ? Peut être était-il mort ? Il vit Angelina sourire, son beau sourire, ses beaux yeux bleus, ses cheveux sombres. Tu es bien là en haut, ne revient pas ici…
Une larme tomba, tant pis…
La porte explosa, dans la poussière, dans un coup violent, il tressaillit, sentit, brûlure violente, plaies sanguinolentes, il voulut reculer, mais son corps entier protesta. il tremblait, beaucoup trop, ses nerf ne le suivaient plus. Un homme entra, boitant, le souffle court, difficile. « « Tony ? »


Il ne pouvait alors y croire, il ne bougea pas, et referma les yeux, devenait-il fou? Un main se posa sur son épaule, trop douce pour être Hassan. « TONY! » Il ouvrit les yeux pour rencontrer le bleu inquiet en face de lui. Gibbs, était là, en sueur, pale, mais là. Il était à bout de force, plié en deux, mais il était la. « Patron ? »Sa voix était brisé, faible...
« Qui veux-tu que ce soi ? »
Tony voulu sourire, pleurer, mais il ne fit rien, paralysé… Gibbs se laissa tomber, assis à ses cotés. « Il faut que je souffle. » Il observa le jeune agent de bas en haut, il était dans un mauvais état, mais il était en vie. Gibbs resta assis, retenant son sourire, son soulagement, de toute façon ils ne pourraient pas aller très loin, les acolytes d'Hassan seraient bientôt prévenus, et ils seraient pris… mais au moins il était là, avec lui.

« Tony… » Il s'approcha pour observer les dégats. Sa joue était bleu, violette, ses yeux rougis d'épuisement, gonflés de trop de coups, ses lèvres pleines de sang séché, gonflé par endroit, son front plein d'égratignures, son poignet trop enflé, les plaies sur son torse trop profondes, les brûlures sur ses pieds, il savait exactement à quoi elles correspondaient…

Il soupira reposant sa main sur l'épaule du jeune homme. « Tu pourra te lever ? »
Il le regarda désespéré, ils n'avaient pas le choix, ils ne se laisseraient pas avoir sans se battre. Gibbs l'aida, mais pas sans cri, il faillit s'évanouir et il n'était qu'assis. "gibbsss!" Il hurla, les dents serrées. « Stop! » Il était à bout de souffle. Gibbs n'était pas bien non plus et Tony l'observa quelques secondes. « Je savait... que tu pouvais revenir d'entre les morts… ». Gibbs sourit, de l'humour, ou bien autre chose... son agent n'avait pas l'air très lucide.

Ils entendirent du bruit dehors et Tony tressaillit. Gibbs serra sa poigne sur son épaule, légèrement pour le rassuré. Il saisit sont fusil et alla à l'entrée, planqué derrière le mur. « La cavalerie arrive! » Il hurla de l'autre bout du couloir pour que Dinozzo l'entende alors que les coups avait déjà commencé à fuser..
Ce dernier voulut s'effondrer, mais Gibbs était en vie, et il ne pouvait pas le laisser seul maintenant, non, il n'abandonnerai pas, il n'y avait plus que sa vie qui était en jeu. Et tant pis s'ils mourraient maintenant, il serait à ses coté. Ça le rassurait, aussi...

Il tenta de se lever, mais ne pouvait pas, son corps ne répondait plus, il était trop faible, trop affamé. Il s'accrocha au mur et força la nature. Des coups de feu avaient commencé à retentir plus proches, et il avait vu son patron disparaître dans la poussière au bout de cet interminable couloir. « Dinozzo! » Son cri était désespéré. Il avança doucement, appuyé sur les murs, retenant les larmes de douleur, la panique qui envahissait son esprit déjà trop trouble. Les coup de feu se multiplièrent. Il essayait d'approcher au plus vite, mais rien n'y faisait, sa tête tournait, trainée contre le mur de carrelage frais, ses jambes se croisaient maladroitement devant lui alors que ses bras s'accrochait désespérément au mur lisse. « Gibbs! » il ne répondait plus. Bon sang, il ne pourrait pas recommencer, plus maintenant.
« Gibbs! » Son ton était désespéré.

Une balle siffla à coté de son oreille et il fut jeté à terre par un poids. Il aurait voulu fermer les yeux, disparaître, mais Gibbs était sur lui et se retirait déjà lentement. « Il faut se mettre à couvert! »

Les tirs continuèrent, mais dehors, il ne comprenait plus rien. Il laissa sa tête tomber sur le sol, profitant de la présence de Gibbs à coté de lui, il ferma les yeux sa respiration anarchique, emplie de panique. Non il ne voulait pas recommencer... « On va s'en sortir Tony... »

Evidemment…
La tuerie dura encore de longues minutes et aucun d'eux ne bougea. Tony tourna juste la tête vers la porte d'à coté , Hassan gisait la, les yeux ouverts, vide.. «Gibbs?» L'homme savait de quoi il parlait. « Il est mort Tony, sois en sure cette fois. ». Il reposa sa tête, et ferma les yeux. Gibbs l'avait eu, il avait vengé ses deux anciens agents... « C'est qui dehors? »
Il sentit Gibbs sourire, Tony parlait encore logiquement... Il se retourna vers lui surpris. « Gibbs? »
L'homme se retourna vers lui et planta son regard sur le bijou que Tony avait autour de son coup. « La cavalerie est arrivée. »

Tony n'était pas sur de comprendre, il avait peur de mal comprendre, il ne voulait pas en demander plus. « Ton timing est toujours parfait patron. ». Gibbs sourit, observant l'air soulagé de Tony, attendant la libération.

Les tirent s'arrêtèrent mais ils ne bougèrent toujours pas, il n'était même pas sur de le pouvoir, et même quand les pas s'approchèrent, dans le couloir étroit ou ils étaient tous les deux allongés, ils restèrent là. Des voix, des murmures, puis des bruits à ses cotés. Il ouvrit les yeux. McGee était au dessus d'eux, inquiet, alors il lui sourit. « Tony ? »
« On prend des vacances Le bleu ? » McGee sourit de soulagement, alors qu'il aidait Gibbs à s'asseoir. « Je ne prendrais plus jamais de vacances ici, sois en sure. »

Tony voulu s'asseoir, bouger, à son tour mais une main l'en empêcha. « Ne bouge pas Tony. » Il releva la tête sans un mot, vers la personne derrière lui. Ziva… Elle était là, pleine de poussière, une petite plaie sur la joue, toujours aussi magnifique. Elle était là, devant lui, jouant avec des paquets de premiers soins, le fixant elle aussi avec un sourire timide, réconfortant. Il n'entendait plus les autres, il n'entendait plus les pas, les jeeps du Mossad qui s'approchaient pour les chercher. Il n'y avait plus qu'elle, toujours la même, il lui sourit, bêtement , il lui sourit. Elle lâcha alors ce qu'elle avait en main pour toucher sa joue, doucement. Aucun mot n'était nécessaire, il se sentait alors, serein, léger…Il ferma les yeux pour profiter de tout ça. Il pouvait dormir maintenant. Il n'entendit plus la voix douce de l'ange l'appeler, un sommeil profond l'appelait…


A suivre...