NdA : De retour ( et c'était pas trop tôt vous me direz ! ) avec un nouveau chapitre. Je suis vraiment méchante, vous laissez comme ça pendant plus d'un mois, j'ai honte ! J'espère que vous trouverez un jour la force de me pardonner ( j'espère surtout être convaincante :D ). Bref que dois je dire ? MEEEERCIIII ! BEAUCOUP ! 19 REVIEWS POUR LE CHAPITRE PRECEDENT ! Je suis au bord de l'extase là, vraiment ! Bonne lecture et surtout un gros merci à : torllusque, Nutpapaye, Sunshiine, Dumby95 ( X2 ), lilyforever, Hermy, nefenti, harrytrotter, DarkProphet, Gin, Chocolatine, mia, drago-hermione, loudee, Ilove GW, Adeluska, nanou, alviss.

Chapitre X : Peut-on réellement changer ?

Ginny entra dans la boutique et jeta un regard circulaire à l'intérieur. Elle vit son frère et Potter discuter plus loin mais un gloussement sonore la guida vers la direction opposée. En effet, près d'un étalage de lingerie en tout genre, Parvati Patil et sa grande amie Lavande Brown bavardaient avec entrain. Ginny fit semblant de regarder les modèles l'air de rien en essayant d'intercepter quelques bribes de la conversation des deux jeunes filles.

- Alors avec Harry, ça avance ? demanda Lavande avec un petit sourire que Ginny trouva horriblement niais.

- Oh Lav, je ne sais pas...J'ai pourtant tout essayé tu sais, se plaignit la brune.

- Vraiment ?

- Oui j'ai fais ce que tu m'avais dit tu vois, lui sourire tout le temps, lui faire des compliments sur son jeu, tu te rends compte Lavande, du Quidditch !

Lavande acquiesça d'un air compatissant.

- Rien à faire, il n'a pas l'air d'être intéressé...continua la jeune fille avec dépit.

- Tu sais les garçons deviennent parfois idiots lorsqu'il s'agit de séduction Patty ! renchérit la blonde.

- Tu as sans doute raison...

Elles se turent quelques instants, apparemment plongées dans leurs pensées.

- Mais, reprit Patil. Même au déjeuner, j'ai essayé de le draguer, j'ai subtilement posé ma main sur sa cuisse et ...

A cette révélation, Ginny manqua de s'étouffer. Elle parvint tout de même à rendre sa quinte de toux plus discrète mais Patil ne continua pas sa phrase et jeta un regard autour d'elle, visiblement alarmée.

- Quelque chose ne va pas ? Demanda Brown en fronçant les sourcils.

- J'avais cru entendre...enfin bref, si cette grognasse de Ginny Weasley ne s'était pas pointée j'aurais...

Ce fut ce moment que choisit Ginny « Grognasse » Weasley pour s'approcher d'elles et Parvati fut bien obligée de se taire. Elle jeta un regard apeuré à sa meilleure amie et d'un commun accord, elles retournèrent à leur shopping.

- Oh regarde ça ! S'exclama soudain Parvati avec un grand sourire en montrant un ensemble de sous vêtements en dentelle rouge à son amie.

Cependant elle baissa le ton, mais pas assez que Ginny ne puisse pas l'entendre, pour ajouter :

- Tu crois que si je mets ça, j'arriverais à conclure avec Harry ?

Elles partirent dans une crise de gloussements interminable.

- Patil ne me dis pas qu'une planche à pain doublée d'une sainte nitouche telle que toi oserait porter ça ? lança Ginny d'un ton des plus méprisants en jetant un regard vers l'ensemble.

Les deux Gryffondor se retournèrent d'un geste identique et Patil, en reposant sa trouvaille d'un geste rageur, répliqua d'un ton furieux :

- Oui, c'est vrai que ce genre de truc c'est plutôt pour les roulures comme toi !

- Comme moi ? Ce n'est sûrement pas moi qui chauffe les mecs à table, lança Ginny avec un sourire déplaisant.

Parvati ouvrit grand la bouche et commença à bafouiller des explications incompréhensibles, le feu aux joues.

- J'ai trouvé le point sensible on dirait ?

La jeune fille prenait visiblement un malin plaisir à tourmenter la Gryffondor. On ne prenait pas ce qui était à elle. Potter en l'occurrence. Et Patil allait tout de suite en avoir le cœur net. OK. Potter n'était pas à elle. Ils avaient juste passé la nuit dernière ensemble, mais c'était suffisant pour agir comme elle le faisait non ? Elle n'était pas, mais alors pas du tout jalouse. Après tout, il n'aimait pas les filles comme Patil, alors elle l'aidait juste en se débarrassant d'elle. Et après qu'on ne vienne pas lui dire qu'elle n'était pas aimable et qu'elle ne se préoccupait pas des autres...

OK Ginny, tu te mens, finit-elle par se dire. Elle était VRAIMENT jalouse et elle avait envie d'étriper Parvati Patil à mains nues ici, dans cette boutique de prêt-à-porter. Mais en bonne Serpentard qu'elle était, elle allait utiliser la manière fourbe, elle allait l'atteindre moralement.

- Je ne vois pas de quoi tu parles Weasley, cracha Patil avec fureur.

Mais sa colère stimulait Ginny. La rousse lui fit un petit sourire goguenard.

- Arrête de me sourire comme ça ! hurla la brune.

Ses joues devinrent encore plus rouges, mais cette fois si, c'était sous l'effet de la haine.

- Qu'est ce qu'il y a ? Ce n'est pas vrai que tu cours après lui ? Honnêtement je ne sais pas ce qu'il pourrait trouver à une merdeuse dans ton genre mais après tout il y a de tous les goûts dans la na...

Elle ne put pas finir sa phrase car Parvati avait levé sa baguette et avait hurlé un sort en sa direction. Un rayon violet passa juste à côté de Ginny qui dut se baisser pour l'éviter. Elle sortit elle même sa baguette. Au diable la manière fourbe, cette idiote voulait jouer à ce jeu là ? Ginny allait lui montrer qu'elle n'avait pas décroché un Optimal à ses Buses de DFCM pour rien !

La jeune rousse se leva et elles se défièrent du regard. Brown les regardait, paniquée, ne sachant apparemment pas quoi faire. Elle eut au moins le bons sens de se jeter sur le côté quand Ginny lança un « Stupéfix » qui rata de peu Patil.

- Arrêtez ! Hurla-t-elle d'un ton désespérée.

Ginny évitait les sorts que Patil lançait sans interruption avec difficulté. Elle attendait le bon moment. D'ailleurs elle s'apprêtait à lever sa baguette quand Patil lâcha la sienne et se jeta sur elle avec un cri de rage. Elle essaya de lui saisir les cheveux mais Ginny lui assena un coup de genoux particulièrement violent dans le ventre et elle s'effondra sur le côté en suffoquant de douleur. Ginny parvint à saisir sa baguette la pointa vers la Gryffondor quand quelqu'un hurla :

- LAPCIUS !

Ginny se fit propulser contre la vitrine du magasin qui explosa en faisant passer la jeune rousse à travers et atterrir sur le sol dur du village. Elle se releva avec difficulté et constata que c'était Brown qui, visiblement sortie de sa crise de gémissements compulsifs, avait jeté le maléfice.

- Deux contre une ? Je vous croyais plus réglos, sérieusement vous me décevez les filles, lança la rouquine avec un sourire narquois en se redressant sur ses coudes pour reprendre son souffle.

Elle avait horriblement mal au dos. Fichues Gryffondor, se dit-t-elle en se relevant avec difficulté. Elle vit son frère et Potter arriver en courant. Ils regardèrent les deux filles au sol, la façade détruite et Ginny de l'autre côté qui tentait péniblement de se relever.

- Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ici ? s'exclama Ron, choqué devant l'absurdité de la scène.

- Et bien tes bouffonnes de copines ont essayé de me mettre K.O, répondit Ginny.

- Bouffonne toi-même ! cria Lavande de son horrible voix aigüe.

- Pathétique, commenta la rousse.

Ron se précipita vers sa petite amie pour la relever. Et Potter...Ginny aurait éclaté devant la tête qu'il affichait dans d'autres circonstances. On aurait dit qu'il était en proie à un véritable débat intérieur. Il reprit néanmoins ses esprits quand Ron attrapa Parvati par le bras car elle voulait à nouveau se jeter sur Ginny. La rousse dut avouer qu'elle était coriace.

- C'est bien Patil, tu n'es pas à Gryffondor pour rien finalement, ricana la Serpentard en levant sa propre baguette. Bon maintenant, trêve de plaisanterie. Je vais te montrer ce que les Serpentard savent faire !

- Arrête ! hurla Potter en se précipitant sur la rouquine pour l'empêcher de se lever et en saisissant son poignet pour qu'elle ne puisse pas faire de mouvement avec sa baguette.

Humm...La poigne de Potter sur elle. Elle fixa son poignet et leva les yeux vers le brun. Il avait des yeux magnifiques. Verts Intenses. La jeune avait presque l'impression qu'ils pouvaient la sonder entièrement, la mettre à nue. Et dans son regard, elle eut la certitude que lui non plus n'avait pas oublié la nuit qu'ils avaient passé ensemble. Elle se mordit la lèvre inférieure et baissa les yeux, troublée.

- Si les autres n'étaient pas là, j'aurais presque envie de te sauter dessus, Harry, avoua-t-elle d'une voix tellement basse qu'elle se demanda si il avait entendu.

Et la couleur que prirent les joues du Survivant lui prouvèrent que c'était le cas. Elle releva les yeux vers lui et plongea à nouveau son regard dans le sien. Elle avait une furieuse envie de l'embrasser passionnément, là maintenant. Il était tellement beau. C'était la première fois qu'elle lui parlait en l'appelant par son prénom. Mais avant qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit, une nouvelle exclamation se fit entendre :

- Ventus !

Un vent tourbillonnant se dirigea vers Ginny et l'éjecta encore plus loin, de plein fouet. Elle essaya de se redresser et tâta autour d'elle à la recherche de sa baguette magique. Dès qu'elle toucha le bout du bois elle s'en saisit et hurla :

- OPPUGNO !

Une demi-douzaine d'oiseau sortirent de sa baguette et foncèrent en direction de Parvati et l'attaquèrent sauvagement à coup de becs. Ginny eut un faible sourire tandis qu'elle essayait de se relever. Mais ses jambes vacillèrent, et elle tituba quelques secondes avant de s'écrouler dans les bras de Potter qui était venu l'aider en constatant sa confusion. Il était absolument adorable.

- Ce n'est pas la peine d'essayer de te relever, dit-il. Tu n'es pas en état de marcher...

Elle voulut répliquer mais il ne l'écoutait pas, occupé à regarder autour d'eux. Elle tourna à son tour légèrement la tête et constata la présence de plusieurs élèves qui s'étaient rapprochés et qui avaient visiblement, assisté à la fin du duel. Ses amis y compris.

D'ailleurs Hermione s'approcha d'elle et regarda Potter avec méprise.

- Que s'est-il passé ? demanda-t-elle, sèchement.

- Elles se sont battues, répondit simplement le préfet-en-chef.

- Aussi étrange que cela puisse te paraître Potter, j'en m'en étais rendue compte. Mais pourquoi se sont-elles battues ? fit-elle avec froideur.

- J'en sais rien, c'est ta copine après tout, répliqua le brun sur le même ton.

Elle le toisa quelques secondes avant de lancer :

- Oui et d'ailleurs on va s'occuper d'elle maintenant.

Elle se tourna vers les autres Serpentard.

- Nott, prends-là, on retourne au château, ordonna-t-elle d'une voix autoritaire.

Celui-ci se précipita vers Ginny, la dégagea des bras du Survivant pour la prendre dans les siens. Hermione tourna les talons pour remonter le village, son groupe sur ses talons.

Ginny lança un dernier regard à Harry qui tourna la tête car la gérante du magasin accourait en hurlant de tous les côtés. Il y avait de quoi. Sa boutique était dans un sale état : Étalages détruits, vêtements consumés pathétiquement éparpillés sur le sol, la poussière recouvrant le tout et la vitrine...ou plutôt l'absence de vitrine. Elles avaient fait un vrai massacre. Harry avait quand même une petite idée sur la raison du conflit. Parvati lui faisait du charme et la plus jeune des Weasley n'avait pas du apprécier...

- BM -

Ginny avait d'atroces maux de tête. Tout d'abord parce qu'elle avait reçu les foudres du Professeur McGonagall ( elle eut droit à une nouvelle série de retenues ) et que Hermione l'avait fermement réprimandé et avait qualifié son comportement d'inintelligent. En fait, Ginny savait très bien que ce n'était pas le fait qu'elle se soit battue avec Patil qui avait dérangé Hermione mais de lui avoir menti sur les raisons de l'affrontement. Oui car Ginny savait très bien que Hermione ne la croyait pas. Elle connaissait trop bien Ginny pour tomber dans le panneau après une excuse bidon du genre « Elle avait pris un ensemble que je voulais. »

Même si la plupart des Serpentard l'avaient chaudement félicité pour l'état dans lequel elle avait mit Patil ( la pauvre fille s'était retrouvée à boiter piteusement et son visage était maintenant masqué par les griffures et les morsures des oiseaux ce qui la rendait moins jolie qu'avant. ) C'était cela qui faisait toujours ricaner Ginny. Patil payait amèrement et cela lui suffisait. Le problème était Potter. Depuis la sortie, il l'avait royalement ignorée et quand leurs regards se croisaient, il lui décrochait des regards mauvais. Sympathique, vraiment. Ce type était définitivement un modèle d'amabilité.

Elle n'eut pas le temps de lui accorder plus de temps car ses devoirs lui prenaient un temps fou et que Draco Malfoy entraînait l'équipe au maximum, bien décidé à remporter le match contre les Gryffondor, qui d'ailleurs approchait rapidement. Ginny avait eu quelques séquelles après son conflit avec Patil et son dos lui provoquait parfois quelques douleurs et ça ne s'arrangeait vraiment pas avec les entraînements. Il fallait aussi dire que cela provoquait une certaine inquiétude parmi les joueurs de Serpentard qui comptait sur leur poursuiveuse vedette pour inscrire des buts durant le prochain match. Le capitaine était devenu particulièrement agaçant car il forçait Ginny à avoir une alimentation équilibrée et soudoyait des élèves pour empêcher Ginny de faire trop d'effort en cours de DFCM. L'irritation était arrivée à son paroxysme quand Draco était venu vers elle un soir dans la salle commune en compagnie de Vladimir ( qui étonnement, avait l'air particulièrement l'air ravi ) et lui avait proposé que le sixième année lui fasse des massages pour qu'elle n'ait plus de douleurs. Rouge de colère, Ginny avait répliqué qu'il pouvait tout de suite se foutre ses massages là où elle pensait ( Vladimir avait immédiatement perdu son sourire joyeux ) et que s'il continuait comme ça, elle n'irait pas joué alors soit il arrêtait ses agissements, soit il se trouvait un nouveau poursuiveur. Cet argument calma immédiatement le petit-ami d'Hermione qui cessa soudainement de la harceler.

Hermione. Ses rapports avec elle étaient devenus différents. En apparence, tout était comme avant, elles discutaient toujours ensemble, prenaient leur repas ensemble mais c'était juste à la surface. Elles étaient devenues, d'une certaine manière, distantes l'une vis à vis de l'autre. Elles se méfiaient l'une de l'autre et parfois un malaise palpable s'établissait entre elles. Hermione n'avait pas encore eu la preuve que Ginny voyait Potter derrière leur dos et la rousse ne prenait même pas la peine de démentir ce qui agaçait profondément la préfète-en-chef. Hermione voulait tellement que tout redevienne comme avant entre elles, à l'époque où elles se racontaient absolument tout et qu'elles se considéraient comme des soeurs. Elle le voulait tellement qu'elle finit par proposer un projet à Draco. Mais à ce moment là, elle n'aurait pas pu savoir que par la suite, tout se retournerait vers elle et qu'elle paierait aigrement sa méchanceté.

Ginny avait finalement décidé d'aller voir Potter. Dans la semaine précédant le match, elle se présenta à sa porte un peu anxieuse, un comble pour elle ! Qu'allait-elle bien pouvoir lui dire ? Elle avait perdu le contrôle d'elle-même après les révélations de Patil mais elle n'aurait jamais pu lui avouer une chose pareille, question de fierté. Avec un long soupir, elle frappa doucement à la porte. Quelques secondes plus tard, il vint ouvrir, et quand il vit que c'était elle, s'effaça pour la laisser entrer, sans dire un mot. Il ne lui avait pas fermé la porte au nez, c'était déjà ça. Après qu'elle soit entrée et qu'elle ait pris son temps pour fermer la porte, voulant retarder le moment où ils auraient à parler, elle se retourna à nouveau vers lui et vit qu'il la fixait, sans ciller, attendant qu'elle soit la première à parler.

- Je...commença-t-elle d'une voix étrangement rauque.

Il fallait dire que son air dur ne l'aidait pas vraiment. Elle finit par baisser les yeux et continua :

- Je suis venu te voir parce que...enfin...parce que tu m'ignorais alors j'aurais voulu savoir pourquoi, acheva-t-elle très vite en rougissant un peu.

Elle se trouvait vraiment idiote surtout à courir après un garçon qui l'ignorait impitoyablement.

- Pourquoi ? demanda-t-il avec un rire sans joie. Pourquoi ? C'est tout ce que tu trouves à me dire après avoir presque défiguré une élève de ma classe ?

Elle releva la tête étonnée, et planta son regard dans le sien.

- Tu crois vraiment qu'elle n'a rien fait ? Pourquoi est-ce que tout le monde la considère comme une parfaite petite fille innocente ! C'est la fée et moi je suis l'horrible méchante sorcière c'est ça ? Répliqua la rousse avec colère.

- Je n'ai pas dis ça ! dit-il en haussant lui aussi le ton.

- Et puis pourquoi je dois me justifier, merde ! C'est cette sale garce qui s'est jetée sur moi comme une femme des cavernes ! Tu croyais que j'allais attendre de me prendre une raclée avant de faire quelque chose ? C'est très mal me connaître !

- Alors pourquoi tu n'arrêtes pas de crier à qui veut l'entendre que vous vous êtes battues pour une stupide histoire de dentelle que vous vouliez toutes les deux, tu mens et tu le sais !

- Ah ! Et à ton avis Potter, pourquoi nous nous sommes-nous battues ? demanda Ginny avec une exclamation dédaigneuse.

- Parce que tu étais jalouse ! Déclara le brun sur le même ton.

Elle resta quelques instants la bouche ouverte, les yeux écarquillés.

- Ja...jalouse ? Répéta-t-elle d'une voix presque éteinte.

- Tu as très compris ! Mais comment voulais-tu qu'elle sache que tu me plaisais ? Demanda-t-il.

Il sembla s'être rendu compte de ce qu'il venait de dire et il se mordit la lèvre. Ginny le trouva particulièrement mignon à cet instant, mais ce n'était vraiment pas le moment de penser à ce genre chose. Elle secoua la tête :

- Ce n'était...je veux dire...enfin...elle m'a insulté !

Il secoua lui aussi la tête.

- Qu'est-ce que tu cherches Potter ?

Il haussa un sourcil, ne comprenant pas le sens de la question de la rouquine. Elle continua :

- Tu ne vas pas me dire que tu préfères une petite idiote qui vient à peine d'avoir son BUSE option missionnaire dans son genre ?

- Tu crois vraiment que je me base sur ça ? Interrogea-t-il sèchement

- D'accord Potter, j'ai déconné ! J'avoue, j'étais jalouse ! S'exclama-t-elle enfin rageusement.

Il sembla surpris de l'aveu et pour détendre l'atmosphère, la rousse en profita pour lancer :

- Je te plais vraiment Potter ?

Il passa machinalement une main dans sa chevelure chaotique et répondit :

- Tu sais très bien que oui. Et moi, je te plais ?

- Ouais, un peu trop même...murmura-t-elle avec un petit sourire contrit.

Devant son regard, elle ajouta, non sans difficulté :

- Je veux dire, humm...Et bien je suis bien avec toi, et...et je n'avais jamais ressenti ça pour un garçon...je veux dire avant, c'est...étrange.

Ils se regardèrent pendant quelques secondes et ils se sourirent maladroitement.

- Alors, on continue ? Demanda Ginny.

- Ouais...répondit-il avec un petit air rougissant que Ginny trouva charmant.

Elle s'approcha de lui et posa l'une de ses mains sur son bras avec un petit sourire. Il la trouvait encore plus charmante quand elle ne jouait pas le rôle de Ginny Weasley la séductrice. Il constata que sans s'en rendre compte, elle changeait peu à peu son caractère et ressemblait davantage à ses frères.

Il la serra dans ses bras longuement, sans rien dire, juste pour apprécier la chaleur de son corps, tout contre lui et quand il lui proposa de rester pour la nuit, elle acquiesça silencieusement.

- BM -

- Hermione, tu crois que c'est une bonne idée ? demanda Draco avec hésitation devant une Hermione qui semblait plus déterminée que jamais.

- Draco, chéri, ça fait presque sept ans que nous nous connaissons n'est-ce pas ? dit la brune avec un sourire forcé.

Il hocha la tête, ne voyant pas trop où elle voulait en venir.

- Très bien. Et ça fait un certain moment que nous sortons ensemble hein ?

- Oui mais...

- Est-ce j'ai déjà eu une mauvaise idée ? Coupa-t-elle en s'adressant au blond comme on s'adressait à un enfant pour lui apprendre que 2 et 2 faisait 4.

- Non...mais...

- Voilà qui est mieux. Tu sais que j'aime Ginny et que je fais tout ça pour elle, un jour elle me remerciera, continua Hermione avec confiance.

- Je n'en suis pas si sûr, murmura-t-il à voix basse.

Mais de toute façon Hermione était trop plongée dans ses pensées pour pouvoir entendre quoi que ce soit. Il attendit patiemment son retour sur terre. Quelques secondes plus tard, Hermione déclara :

- Soit. Maintenant que tout est arrangé, contente toi de t'occuper de Patil, ça ne devrait pas être trop dur, moi je me chargerais du reste.

- Hermione tu es préfète-en-chef, essaya Draco pour la dissuader.

- Et aussi la meilleure amie de Ginny. Fais juste ce que je t'ai demandé de faire, et après tu pourras me donner des leçons, répondit-elle sèchement avec un regard noir.

- Et si on se fait prendre ?

- Ça n'arrivera pas, je suis bien trop intelligente...

- BM -

Même si du côté du couple vedette chez les Serpentard ça n'allait plus très bien, Ginny elle, n'avait jamais été aussi heureuse. Elle était accroc à Potter, définitivement. Il était presque devenu une drogue pour elle. Ses lèvres, son odeur, ses mains sur son corps, elle ne pensait plus qu'à ça. Elle l'avait l'impression d'être quelqu'un d'autre avec lui. Oui pour une fois, on la considérait autrement que comme une « sale petite garce qui chauffait les mecs » d'après Parvati Patil, qui après cette réplique bien saignante s'était payée un sort de Mutisme de la part de la rousse.

Ginny avait même recommencé à écrire à ses proches, chose qu'elle n'avait plus faite depuis des années ( sauf durant les périodes de fin d'année où elle envoyait une lettre placide pour toute sa famille ) et ils avaient été ravis ! Surtout sa mère, qui lui avait répondu le lendemain en lui proposant de lui envoyer un catalogue de robe en vue du bal d'Halloween qui approchait à grand pas. Mais pour le moment, c'était le match qui était au centre de toutes les conversations. La veille, Ginny retrouva Harry devant sa chambre avec un grand sourire.

- Je suis navrée de t'annoncer que vous allez perdre le prochain match, dit-elle avec arrogance en s'asseyant sur ses genoux.

- Vraiment ? demanda le brun sur le même. Et bien tu vois, ça m'étonnerait beaucoup.

- Ah ?

- Ouais, ça fait six années consécutives qu'on vous massacre alors je ne vois pas en quoi ça serait différent cette fois, déclara le Gryffondor en serrant sa taille et en déposant des petits baisers dans le cou de la rouquine.

Elle le poussa, le forçant à s'allonger sur le lit, et elle se retrouva à califourchon sur lui.

- Je crois que tu pourrais être surpris, fit-elle, énigmatique.

- Nouvelle tactique de jeu ? questionna le jeune homme, visiblement intéressé.

- Et tu me crois assez idiote pour te le dire ? S'indigna la jeune rousse.

Il ne répondit pas tout de suite mais se mit à rire devant la mine offusquée de Ginny. Elle lui donna une tape dans l'épaule.

- Hey, ça fait mal ! Protesta-t-il, scandalisé.

Il l'attira vers lui et l'embrassa quand elle leva la main pour lui administrer un nouveau coup.

- J'aime bien ton côté violent, je dois dire, reprit-t-il.

Elle leva les yeux au ciel et l'embrassa à nouveau, mettant plus d'ardeur dans le baiser.

- Je préfère quand même ce côté là...

- J'imagine que je ne vais pas pouvoir rester ici cette nuit ? Fit Ginny en se redressant un peu.

- Ouais, je dois me ménager pour le match. On remettra ça après, pour me récompenser de ma future victoire ? Proposa-t-il avec un petit sourire moqueur.

- Ou la mienne ?

- Tu délires poupée, se moqua t-il avec un petit air insolent.

Elle le fixa quelques instants.

- C'est fou comme tu deviens arrogant, fit-elle remarquer.

- Tu as une mauvaise influence sur moi, tout ça c'est de ta faute.

Elle lui sourit, l'embrassa une dernière fois passionnément et sortit de la pièce en lui faisant un clin d'œil suggestif. Il la regarda partir et retomba sur le lit en soupirant. Qui aurait pu croire que Ginny Weasley aurait pu être aussi naturelle un jour ? Si quelqu'un lui avait dit ça, quelques semaines auparavant, il lui aurait sûrement rit au nez. Et pourtant...Il décida d'aller se coucher pour prendre suffisamment de force pour la rencontre du lendemain.

Le lendemain en question, assez sûr de lui, il entra dans la Grande Salle et fut applaudit par la majorité des élèves et hué par les Serpentard. Bref, rien de très nouveau. Il fit un signe de la main aux élèves et derrière lui, quelqu'un lui donna une tape sur la tête.

- Allez Potter, tu bloques le passage ! S'exclama Hermione avant de se diriger vers sa table.

Il se massa l'arrière de sa tête, douloureusement. Il se dirigea lui aussi vers sa table et s'installa à côté de Ron qui était descendu avec Lavande Brown et lui lança un vague bonjour. Le rouquin était comme à chaque matinée de match, stressé. Il avait le teint légèrement blême et n'accordait pas la moindre importance aux remarques de Lavande qui lui conseillait de bien manger avant le match. En se servant du café Harry jeta un coup d'oeil furtif à la table des Serpentard. Au même moment Ginny, qui discutait avec une élève de son année leva les yeux vers lui. Avec un demi-sourire, il lui fit un clin d'oeil et quand elle baissa la tête avec un petit sourire il remarqua qu'Hermione Granger le fixait, de ses yeux bruns perçants. Il détourna les yeux en espérant qu'elle ne l'avait pas vu même s'il était certain que c'était le cas.

Après son petit déjeuner bien rempli, Harry se leva et fit signe à son équipe de le rejoindre. Dans les vestiaires du stade il donna ses dernières recommandations à ses joueurs.

- ...et ne rentrez surtout pas dans leur jeu. Bref, faîtes de votre mieux et surtout, je veux de la bouillie de serpents à la fin de ce match, compris ? Acheva-t-il avec un sourire tandis qu'il entendait la voix du commentateur annoncer les joueurs de Serpentard.

Les joueurs acquiescèrent et éclatèrent de rire. Puis Harry poussa la porte des vestiaires qui furent immédiatement éclairées par le soleil et faisant par la même occasion découvrir les élèves déchaînés sur les gradins. Le capitaine leva les yeux et vit l'équipe adverse, déjà dans les airs, en ligne parfaite.

- Et voici, l'équipe de Gryffondor ! Cria la voix du commentateur qu'Harry reconnut comme appartenant à Zacharias Smith, de Poufsouffle.

Il annonça chacun des joueurs et Harry enfourcha son balai et monta dans les airs quand Smith hurla :

- Et leur attrapeur vedette, Haaaaaaarryyy Poooooootteeeerrrr !

- Les capitaines ! Hurla l'arbitre, le professeur Bibine.

Harry s'avança vers elle et fut rejoint par Draco Malfoy. Il tendit la main et Malfoy la serra brièvement.

- En place les joueurs ! S'écria Bibine en sortant la malle des balles.

Dès qu'elle l'ouvrit, deux cognards, l'air impitoyable,0 sortirent et commencèrent à attaquer les joueurs. Harry qui attendait le vif d'or fut complètement dépassé. Il avait songé à le suivre mais un autre événement le frappa. En fait dès que le souaffle avait été lâché, il ne l'avait aperçu qu'une demi-seconde puisqu'une tornade verte avait bondi dessus. Et quelques secondes plus tard, le capitaine fut totalement abasourdi quand Smith annonça :

- OUI ! Le premier tir est marqué ! Par Ginny Weasley ! Étonnant, vraiment ! 10 à 0 en faveur des Serpentard !

Mais qu'est ce qu'il racontait ? Ce n'était pas possible ! Comment avait-elle pu marquer aussi vite ? Il jeta un regard effaré à la rousse qui souriait devant les étreintes ravis de ses coéquipiers. Il n'avait jamais vu cela !

Il jeta un regard à ses joueurs et remarqua qu'ils étaient également aussi surpris que lui surtout Ron. Il avait encore la bouche ouverte : Le souaffle venait de lui passer à côté sans qu'il ne puisse faire un mouvement ! Le match repris et Harry et son équipe furent abasourdis par la technique des Serpentard. A l'inverse des années précédentes, ils avaient abandonné leur tactique de tricherie et de brutalité et les tirs successifs que Ginny Weasley marquait commençaient à inquiéter Harry. Quand le score fut de 50-0, il appela ses joueurs et leur cria :

- Ce n'est plus possible qu'ils nous mettent autant de tirs...commença-t-il.

- Mais Harry ils sont plus forts qu'avant ! S'enquit Demelza, effacée face aux prouesses de la rousse des Serpentard.

- Je sais, mais nous savons que nous sommes plus forts qu'eux ! Alors on va leur montrer ce que nous savons faire !

Il commença à donner ses instructions et le jeu reprit. Mais quand Ginny Weasley marqua une nouvelle fois, il hurla à l'attention de Ron :

- RON ! JE SAIS QU'ELLE EST FORTE MAIS NE RESTE PAS PLANTÉ LÀ PAR MERLIN !

Il n'entendit par la remarque de son meilleur ami et se mit à chercher le vif d'or activement. Par bonheur, son équipe commença à se réveiller et remonta le score à 90-60 en faveur des Serpentard. Il jeta un regard en biais à Malfoy qui était à l'autre bout du terrain. Il évita le cognard que lui avait envoyé Blaise Zabini et constata avec dépit que les Serpentard venait à nouveau d'inscrire un tir.

- Et bien, commenta Smith en ricanant. Je vois que Ginny Weasley a d'autres talents que le sport en chambre ...AHHH !

Le professeur McGonagall venait de lui assener une tape sur la tête, le regard menaçant.

- Désolée Professeur, mais c'était juste une blague en plus je la complimentais...Attendez, que se passe-t-il ? Les attrapeurs semblent avoir repérer le vif d'or !

En effet Harry avait aperçu la minuscule balle dorée et se précipitait déjà dessus, Malfoy à ses côtés. Ce dernier essaya de dévier la trajectoire du capitaine des Gryffondor avec son propre balai. Ils accélèrent au même moment et Harry, se réjouissant de ses réflexes naturels, baissa la tête à temps pour éviter un nouveau cognard envoyé dans sa direction. Malheureusement pour Malfoy, il n'eut pas cette chance là et le cognard lui frappa férocement l'épaule, lui faisant perdre de l'altitude et surtout, beaucoup de vitesse. S'empêchant d'éclater de rire, Harry continua sur sa lancée. Il n'était plus qu'à cinquante ridicules centimètres du vif. Il tendit la main pour l'attraper mais une rafale de longs cheveux roux se retrouva devant lui, le forçant à freiner et surtout lui faisant perdre de vue le vif d'or. Ecœuré, il constata que c'était Ginny qui s'était plantée devant lui et qui riait à présent.

- ESPÈCE DE SALE GARCE ! Hurla-t-il, furieux.

- POTTER ! MANQUE DE FAIRPLAY ! PENALITÉ ! S'exclama Bibine, derrière lui.

Il secoua la tête et impuissant, regarda Ginny se planter devant les trois buts et marquer avec une facilité déconcertante.

- Jolie manœuvre de Ginny Weasley contrer l'attrapeur, il faut l'avouer ! Le score est de 110 à 60 en faveur des Serpentard.

Le jeu continua pendant près d'une heure et les Gryffondor avait réussi à rattrapé leur retard ( il menait même de dix points ! ) quand il repéra à nouveau le vif. Il ne referait pas la même erreur. Jetant un regard bref vers Ginny qui, avec le souaffle dans les bras, se précipitait vers les buts de Ron et vers Malfoy qui était trop loin pour pouvoir le rattraper. Il s'élança à la poursuite de la balle et sans aucune difficulté s'en saisit avec un cri de victoire. La majorité des spectateurs se leva et hurla son nom tandis que Smith annonçait :

- Potter a attrapé le vif d'or ! Victoire de Gryffondor : 400 à 240 !

Tous les joueurs se précipitèrent vers leur capitaine pour l'étreindre, en poussant des cris de joie.

Ginny fixa la masse rouge et or s'éloigner en portant son capitaine, ivre de joie. Dépitée, elle retourna sur la terre ferme en compagnie des autres, en silence. Draco, encore plus dégoûté que les autres, lâcha son balai avec colère et marcha en direction des vestiaires. En soupirant, elle descendit de son balai et vit Hermione se diriger vers le vestiaire des joueurs sûrement pour aller voir Draco. Elle la suivit et après avoir ouvert les jets d'eau de la douche, ferma les yeux, savourant le contact de l'eau chaude sur son corps. Les autres prenaient le Quidditch trop à coeur. Pour elle, s'était simplement une distraction pas de quoi en faire toute une histoire. Elle se fichait royalement d'avoir perdu puisqu'elle savait qu'elle avait très bien joué, c'était le principal. Elle sortit des vestiaires du stade en saluant brièvement les autres et retourna se changer dans son dortoir. Elle prit soin de bien refermer sa robe de sorcière et sortit de la salle commune. Rapidement, elle atteint les appartements des préfets-en-chef et observa avec un froncement de sourcil que le tableau n'était pas fermé. En s'approchant doucement et sans entrer, elle jeta un regard à l'intérieur pour vérifier qu'Hermione n'était pas là. Et ce qu'elle vit la renversa. Potter et Patil enlacés sur un sofa en train de s'embrasser fougueusement. A cet instant précis une haine sans nom submergea Ginny Weasley et elle ne se contrôlait plus lorsqu'elle poussa totalement le tableau et qu'elle sortit sa baguette.

FIN DU CHAPITRE

Voilà, voilà. Que va-t-il se passer ? vous le verrez dans le prochain épisode de Baisers Mortels !

OK Parvati, dans le genre sangsue, hein...Et Hermione, de plus en plus peste. Enfin comme je l'ai déjà dit, faut bien un méchant !

Je veux des reviews ! Ginny est accroc à Harry et moi à vos reviews, c'est lamentable n'est-ce pas ?