9 – Le Dernier Souffle

Part 2

Auteur : Veda Leen & FandeSérie

Résumé : Un attentat a eu lieu au cœur de Washington D.C. faisant plusieurs blessés quelques minutes avant l'heure d'ouverture des bureaux.

Note de l'auteur : Les personnages et les lieux sont la propriété de la PAX. Ce fanfic a pour but de divertir les fans de la série Sue Thomas, FBEye.

18h39, Ruines du bâtiment fédéral

La porte s'ouvrit légèrement. Le vent l'avait un peu refermé sur elle-même. Ce n'était pas un vent violent, juste une brise qui avait entrouvert la porte, enfermant l'agent Hudson, toujours couché sur le sol.

D'un certain côté, c'était assez rassurant. C'est qu'il devait avoir un accès non loin d'eux jusqu'à la surface. Un moyen de sortir d'ici.

Il était inconscient. Ce n'était pas bon signe, il l'avait quitté quelques minutes seulement et il était éveillé mais pendant ce laps de temps, les choses pouvaient aller vite, très vite.

Demetrius posa un genou sur le sol, au côté de son ami inanimé. Jack était toujours inconscient, sa tête penchée sur le côté. Demetrius prit le poignet de Jack afin de prendre son pouls. Il avait l'impression de tenir dans sa main, un corps inerte, sans vie.

Le visage de Demetrius s'aggrava. Il cherchait le pouls de son ami mais il ne le sentait pas. La peur put se lire sur son visage. Jack ! Non, pas lui. Il avait encore beaucoup de chose à faire, à vivre. Il ne pouvait pas être…

Demetrius allongea son ami. Il devait y avoir une raison qui l'empêchait de sentir le pouls de son ami. C'était sans doute la nervosité. Ca ne pouvait être que cela. Demetrius retenta sa chance. Après avoir chercher quelques minutes, il le sentit enfin. Le pouls était faible mais régulier. L'agent laissa s'échapper un soupire libérateur. Il était en vie.

Il n'arrivait pas à imaginer que son ami puisse partir de cette manière, il savait que ça serait difficile pour lui de voir un ami de longue date le quitter de cette façon mais surtout pour elle.

Il savait qu'il ne trouverait pas les mots pour la consoler, pour apaiser sa douleur. Aucun d'entre eux d'ailleurs ne le pourrait. Il savait que quelque chose de spécial se vivait entre Sue et Jack. Dès le premier jour où ils se rencontrèrent jusqu'au mariage de Lucy, ils avaient su rester discret mais ils voulaient vivre quelque chose et il les comprenait.

Demetrius reposa le bras de son ami sur le sol. Il ne devait pas le laisser dormir, c'était trop risqué s'il dormait plus longtemps. Il lui tapota la joue pour le faire revenir à lui.

Demetrius : Jack ? Jack ?...

Jack ouvrit difficilement les yeux. Sa tête lui faisait de plus en plus mal et puis ses côtes. Il se redressa avec l'aide de Demetrius avant de lui parler avec un sourire en coin.

Jack : Mon prince charmant est arrivé.

Demetrius : Désolé, il n'y avait que moi de disponible mais je sais que tu aurais préféré une jeune femme blonde.

Demetrius esquissa un sourire alors que le visage de Jack se ferma. Demetrius fronça les sourcils.

Demetrius : Qu'est-ce qu'il y a ?

Jack : Sue et moi…nous ne sommes plus ensemble… depuis quelques semaines.

Demetrius resta immobile, comme pétrifié par ce qu'il venait d'entendre de la bouche de son ami.

Demetrius : Quoi ? Mais pourquoi ?

Jack : C'est un peu compliqué.

Demetrius : Ne me dit pas que tu lui en veux pour le baiser qu'elle a donné à Tim. C'est un crétin et c'était uniquement pour la mission.

Jack : Il n'y a pas que ça…

Demetrius : Jack !

Demetrius défia Jack du regard.

Demetrius : Mon vieux, tu sais bien que Sue n'aime que toi alors pourquoi est-ce que vous vous êtes séparés ?

Jack soupira. Il ne voulait pas en parler. Il ne voulait pas s'en souvenir encore. Il ne voulait pas souffrir encore.

Jack : Laisse tomber !

Demetrius : Jack.

Le ton de Demetrius s'était adoucit. Il voyait de la peine, de la rancœur et aussi beaucoup d'amour sur le visage de son ami. Cette femme, Sue, était tout pour lui c'était évident.

Demetrius : Raconte-moi.

Jack releva la tête. S'il devait mourir dans cet endroit, quelqu'un devait savoir pour le raconter à Sue afin qu'elle puisse refaire sa vie.

Jack s'appuya contre le pan du mur afin de ne pas trop sentir la douleur.

Jack : Et bien voilà…

18h51, Ruines du bâtiment fédéral

La porte s'entrouvrit légèrement. Une odeur de sang et de poussière se soulevait dans les airs. C'était désagréable mais elle devait le faire. Si c'était lui, elle devait le voir une dernière fois pour lui dire qu'elle l'aimait même s'il ne pourrait jamais lui donner de réponse.

Elle avait la main posée sur la poignée de la porte, la respiration haletante et irrégulière. Si Flemming ne l'observait pas du bout du couloir, elle se serait sans doute évanouie tellement la pression qu'elle ressentait était forte.

Elle ne devait plus hésiter, si c'était lui elle serait fixée. Elle pleurerait et après n'avoir plus de larmes pour exprimer sa douleur, elle essayerait de faire illusion en vivant au jour le jour. Si ce n'était pas lui, elle remercierait le ciel de l'avoir épargner et prierait pour l'homme qui avait perdu la vie.

L'odeur devenait de plus en plus forte. Elle ferma les yeux pour se concentrer sur ce qu'elle allait faire. Elle s'avança dans la pièce, le corps immobile devant elle. Bobby et Lévy la suivaient de quelques pas.

Le corps inerte se trouvait là. Des larmes coulèrent le long de ses joues. Des larmes qui mélangeaient joie et tristesse. Une joie du fait que ça ne soit pas lui et une tristesse parce que cet homme, elle le connaissait.

Elle resta un moment immobile puis frotta ses yeux pour effacer les sillons que les larmes avaient dessiné sur ses joues. C'était Andy Porter. Un agent du bureau des affaires fiscales. Elle avait déjà travaillé avec lui, c'est Jack qui lui avait présenté.

Flash back

Jack marchait au côté de Jack. Il arpentait le couloir du FBI quand Jack posa sa main sur l'épaule de Sue pour lui montrer qu'il voulait lui parler.

Jack : C'est une affaire vite réglée.

Sue : Oui, c'est vrai. Mais il faut dire que Wallace est très efficace dans l'affectation des missions.

Jack : C'est vrai.

Jack leva les yeux au ciel. Il devait se lancer. Sue remarqua le geste de Jack et pressentait qu'il voulait lui demander quelque chose.

Sue : Qu'est-ce qu'il y a ?

Jack : (gêné) Rien !

Sue : (insistante) Jack !

Jack s'arrêta au milieu du couloir et regarda pour voir s'ils n'étaient pas épiés par Lucy ou Tara. Jack jouait nerveusement avec ses doigts et leva timidement la tête vers Sue.

Jack : Et bien, en fait…je voulais savoir si tu étais libre pour un dîner en tête à tête.

Sue rougit. Il lui demandait ça comme un petit garçon qui était intimidé par la personne qui se trouvait devant lui. Elle ne pouvait le trouver que mignon. Un sourire se dessina sur ses lèvres avant qu'elle ne reprenne la parole.

Sue : Ce serait avec plaisir.

Jack releva la tête. Elle avait dit oui. Il allait la serrer contre lui, tellement il était heureux qu'elle accepte quand il du se retenir après qu'on l'ait appelé à l'autre bout du couloir.

Homme : Jack ? Jack Hudson ?

C'était un homme d'une cinquantaine d'années, les cheveux grisonnants. Il marcha d'un pas rapide dans leur direction avant de donner une tape dans le dos de Jack.

Homme : Salut Jack !

Jack : (se massant l'épaule) Salut !

Homme : Ca fait un bail ! Comment tu vas ?

Jack : Ca allait jusqu'à ce que tu me déboîtes l'épaule, mais je survivrai.

Homme : Et qui est donc cette charmante jeune femme qui t'accompagne ?

Jack : Désolé, je n'ai pas fait les présentations. (Se tournant vers Sue) Andy, voici Melle Sue Thomas, Sue voici Andy Porter, un agent du bureau du fisc.

L'homme serra la main de Sue et échangèrent une poignée de main cordiale.

Andy : Il faudrait qu'on se fasse un resto un des ces quatre, comme au bon vieux temps.

Jack : Ca serait sympa.

L'homme abandonna le couple et fila en direction des ascenseurs.

Andy : A plus !

Sue lança un regard amusé en direction de Jack qui la regarda à son tour.

Jack : Andy était un de mes agents instructeurs à Quantico. Il m'a appris pas mal de chose sur les façons de reconnaître les fraudeurs.

Sue : Vraiment ?

Jack : C'est un gars spécial, mais très gentil.

Sue : Je n'en doute pas. Il à l'air aussi gentil que son ancien élève.

Fin du flash back

Elle était sous le choc. Elle l'avait rencontrée une seule fois mais la façon dont Jack en parlait. C'était comme si elle le connaissait depuis longtemps. Malheureusement, il venait de perdre la vie dans cet attentat. Sue s'agenouilla auprès de lui avant de poser sa main sur la sienne, déjà glacée par la vie qui l'avait quittée.

Elle se dressa et sentit le regard de Bobby posé sur le corps d'Andy. Lui aussi le connaissait bien. Sue s'approcha et posa sa main sur l'épaule de son ami qui avait les yeux légèrement embués par la découverte du corps.

Sue : Ca ira ?

Bobby : Oui…et toi ?

Sue : Oui.

Bobby : On devrait continuer les recherches.

Sue hocha la tête en signe affirmatif. Ce n'était pas Jack mais elle aurait souhaité que personne ne se trouve dans cette pièce. Cependant, le destin en avait décidé autrement.

19h23, Ruines du bâtiment fédéral

Jack cherchait les mots exacts pour exprimer ce qu'il ressentait. C'était difficile pour lui de se remémorer ce qu'il avait ressenti ce jour-là. Il avala sa salive. Mais c'était plus facile d'en parler à Demetrius qu'à Sue.

Jack : Il n'y a que Bobby qui était au courant de ce qui s'était passé avec Tim.

Demetrius : De quoi tu parles ?

Jack baissa la tête. Un sentiment de honte s'emparait de lui, comme à chaque fois qu'il se souvenait de ce qui s'était passé. Il avait mal. Toujours cette douleur. Rien de physique. C'était beaucoup plus émotionnel.

Jack : (ému) Lorsque j'étais à Quantico…

Les mots de Jack sortaient difficilement. La douleur de son aveu ne devenant que plus angoissante pour Demetrius. Il regardait son ami se livrer à lui comme si c'était ses derniers instants. Non il ne voulait pas penser à ça. Il allait s'en sortir. Ils allaient tous s'en sortir.

Jack : Tim a…il a couché avec ma fiancée.

Demetrius écarquilla les yeux. Mais il était à moitié étonné de ce que type avait fait.

Demetrius : Quoi ?

Jack : (ému) Elle et moi, on se connaissait depuis 2 ans et j'avais enfin pensé au mariage et à tout ce que ça impliquait. Je m'étais investit dans cette relation et…

Demetrius avait remarqué à quel point cela avait chamboulé Jack et à quel point il avait eu mal… et à quel point il avait toujours mal.

Jack : (ému) Je suis revenu de mission et elle…

Jack hocha la tête de gauche à droite, comme pour chercher à comprendre se qui s'était passé à cette époque. Mais depuis 7 ans, il n'avait pas trouvé de réponse.

Jack : (ému) Elle faisait sa valise. J'étais rentré plus tôt que prévu et elle faisait ses bagages.

Flash back

Appartement de Jack, il y a 7 ans

Il venait de rentrer d'une mission difficile. C'était Tim qui lui l'avait aidé à infiltrer la bande de revendeur de drogue qu'ils venaient de démanteler. Tim avait demandé que ce soit Jack qui soit infiltré, à la surprise générale mais Tim était le mieux renseigné et Jack, le mieux formé. Il soupira avant de lancer ses clés sur la petite table qu'il avait installé à l'entrée de son appartement qui allait bientôt devenir le leur.

Jack : Tania ? Je suis rentré !

Jack posa son sac de voyage au sol quand il remarqua deux valises au milieu du salon. Il s'avança et reconnu ceux de la jeune femme. Il lança un regard interrogatif à la jeune femme qui sortait de la salle de bain, une trousse de toilette dans les mains.

Jack : (étonné) Tania ? Qu'est ce qui se passe ?

Tania : (surprise) Jack ? Je croyais que tu devais rentrer dans deux jours seulement.

Jack : Ca s'est terminé plus tôt que prévu et j'ai l'impression d'avoir bien fait…mais qu'est ce que tu fabriques ?

Le visage de la jeune femme rougit. Une lettre était posée sur la table à côté des deux valises. Dessus il était écrit : Pour Jack.

Jack s'avança jusqu'à la lettre quand Tania s'interposa. Elle lui fit un petit sourire forcé avant de prendre la lettre et de la dissimuler derrière son dos.

Tania : C'est rien. Ne fait pas attention.

Jack : C'est pour moi et tu ne veux pas que je la lise ?

Tania n'arrivait pas à cacher son embarras. Jack s'avança jusqu'à la jeune femme qui rougissait de plus en plus. Il passa ses bras autour de la taille de Tania avant de récupérer la lettre.

Tania : Non, Jack, ce n'est rien. Rends-la moi !

Jack : Je vais la lire puisque tu me l'as adressée.

Jack fit un petit sourire à la jeune femme qui ne lui rendit pas. Jack remarqua l'embarras de Tania.

Jack : Tu es sûre que ça va ?

Tania déglutit difficilement avant de répondre.

Tania : De toute façon tu l'aurais lu un jour ou l'autre alors vas-y, lis-la.

Jack lança un regard étonné en direction de la jeune qui semblait excédée. Il reporta son attention sur l'enveloppe avant de l'ouvrir.

« Cher Jack,

Je t'écris ce mot parce que je ne peux plus te mentir davantage et surtout me mentir à moi-même.

Tu es un homme génial. Les moments passés avec toi étaient incroyables. Mais malheureusement, j'ai compris que l'on pouvait s'aimer mais que nous n'étions pas fait pour… vivre ensemble.

Je n'ai pas arrêté d'essayer de trouver une solution à tout cela mais je n'ai réussit qu'à en venir à une conclusion. Jack…. Tu es quelqu'un de bien mais nous sommes trop différents.

Pendant tes longues absences, j'ai rencontré quelqu'un avec qui m'a fait comprendre qui j'étais et j'ai besoin de lui dans ma vie. Les choses ont changés… j'ai changé.

Je t'aime mais pas comme tu le voudrais. Je suis désolée.

Adieu Tania. »

Jack leva la tête lentement en direction de la jeune femme. Il avait un regard perdu. Sa main tremblait légèrement, ce qui était visible avec les mouvements de la lettre qu'il avait encore dans la main.

Tania : Je suis désolée…je ne voulais pas que tu l'apprennes comme ça…

Jack regarda un instant la lettre puis releva les yeux vers la jeune femme. Il balança la lettre sur la table basse.

Jack : (énervé) Tu voulais filer en douce. Quand je serais rentré j'aurais trouvé un appart vide et ta lettre pitoyable sur la table, c'est ça ?

Tania s'avança en direction de Jack et essaya de poser sa main sur la sienne mais il la repoussa.

Jack : Tu…

Jack n'arriva pas à continuer. Tania eut un regard plus insensible que tout à l'heure.

Tania : J'ai rencontré quelqu'un et entre nous c'est sérieux.

Il n'arrivait pas à en croire ses oreilles. « Sérieux » !

Jack : (énervé) Parce que pour toi deux ans ensemble ça ne l'était pas ?

Tania : Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire !

Jack : Alors qu'est-ce que tu as voulu dire ??

Elle le fixa un instant.

Tania : On n'a pas arrêté de se voiler la face…

Jack : Parle pour toi !

Tania : J'en ai assez de faire semblant…

Jack crispait les mâchoires pour ne pas s'emporter. Il n'était pas un homme violent mais il avait une telle colère à cet instant.

Tania : Ca sera mieux pour tout les deux !

Il la regarda. Il n'arrivait pas à croire qu'elle lui faisait ça. Pas après tout ce qu'il avait vécu.

Jack : Qui est-ce ?

Tania : Tu n'as pas besoin de le savoir.

Jack prit un air menaçant tout en marchant en direction de la jeune femme. Il répéta sa question en l'attrapant par le bras avant qu'elle ne fuie vers la chambre.

Jack : Qui est-ce ?

Elle le défia du regard. Il ne la reconnaissait plus.

Tania : Un homme ! Un vrai ! Il m'a montré que j'étais précieuse à ses yeux et que je n'étais pas seulement faite à attendre que monsieur rentre de son travail…

La colère avait laissé la place à la douleur. Il la lâcha sans rien dire. Elle s'écarta. Une voiture venait de klaxonner dans la rue. Elle se pencha par la fenêtre avant de regarder Jack.

Tania : Je suis désolé… mais un jour tu comprendras.

Jack la laissa passer à ses côtés sans bouger. Il voulait faire quelque chose, la retenir mais il n'arrivait pas à y croire, c'était irréel. Bien sûr il pouvait comprendre qu'il y avait certaines choses qui n'étaient pas parfaites. Il avait du accepter pas mal de missions qui l'éloignait de Tania mais elle savait que son travail était ainsi. Mais de là, à ce qu'elle le quitte pour un autre. Non, c'était invraisemblable.

Que voulait-elle qu'il comprenne ? Elle le quittait pour un autre et c'est tout ! Tout ce qu'il y avait à comprendre.

Fin du flash back

Demetrius n'en revenait pas. Il posa sa main sur l'épaule de Jack.

Jack : (ému) Quand j'ai réalisé que Tania allait partir et que l'appartement était vide j'ai descendu les escaliers pour la rattraper. Je voulais me faire pardonner de ce que j'avais pu faire de mal.

La voix de Jack se fit plus fragile, plus hésitante. Il hésita à continuer. Il avait même peur d'entendre la suite.

Jack : (ému) J'ai dévalé les escaliers quatre à quatre pour être sûr d'arriver avant elle.

Demetrius : Et tu l'as rattrapée ?

Jack fit un sourire rempli de sens.

Jack : (ému) Je l'ai rejointe devant la porte de l'immeuble. Ses deux valises dans chaque main et ce sourire sur les lèvres. Elle retrouvait son nouveau « petit ami » qui descendait de voiture pour l'aider à transporter ses bagages.

Un silence s'installa. Jack resta immobile comme si ce type était de nouveau face à lui. Demetrius n'osa pas lui demander la suite vu l'état de son ami.

Jack : J'ai été stupide Dem… un crétin… et aveugle qui plus est !

Demetrius : Tu ne pouvais pas savoir…

Jack regarda son ami. Il devait continuer son histoire pour que son ami puisse comprendre.

Jack : (ému) Je suis resté immobile, sous le choc en bas de l'immeuble… Tim était là…

Demetrius eu du mal à croire ce qu'il entendait et pourtant cela ne l'étonnait qu'à moitié.

Demetrius : Quoi ?

Jack : (ému) Ils sont montés en voiture et sont partis ensemble.

Un nouveau silence s'installa. De temps en temps, Jack prenait une pause pour reprendre son souffle. Il avait de plus en plus de mal à parler et pourtant Demetrius savait qu'il en avait besoin.

Jack : C'était mon ami… enfin je le croyais. …je lui faisais confiance et il partait avec ma fiancée.

Demetrius resta silencieux.

Jack : Et là, j'ai pété les plombs !

Dem : Qu'est-ce que tu as fait ?

Jack : Je n'ai eu qu'une envie, lui casser la figure… me venger. Alors j'ai pris ma voiture et j'ai été jusqu'à son appartement…. Je ne sais pas pourquoi mais dans ma folie, j'ai eu la bonne idée d'appeler Bobby. Il m'a rejoint là-bas, il a essayé de m'en empêcher mais je ne l'ai pas écouter… (rire) comme si je n'avais pas déjà assez souffert !

Demetrius : …

Jack : Je suis monté…Bobby était derrière moi et j'ai entendu la voix de Tania. Elle riait aux éclats.

Le regard de Jack s'assombrit. Demetrius ne l'avait jamais vu ainsi.

Jack : (ému) Sans que je sache comment j'ai enfoncé sa porte. J'ai foncé jusqu'à l'endroit où les rires provenaient et là…

La voix de Jack devenait plus fragile. Il regardait un point invisible sur le sol comme pour se remémorer tous les sentiments qu'il avait ressentit à ce moment-là.

Jack : (ému) Tania et Tim étaient couchés ensemble. Ils n'avaient pas perdu de temps !

Demetrius pouvait imaginer ce que Jack avait pu ressentir à cet instant. Jack fixait toujours un point invisible devant lui.

Demetrius : Bobby aussi a vu ça ?

Jack leva les yeux vers lui. Il avait du mal à se tenir éveillé. Pourtant cela faisait resurgir de vieux sentiments. Demetrius regarda son ami. Il fallait qu'il continue à parler.

Demetrius : Jack ?!

Jack : (ému) Oui, il a même assisté à la scène de bagarre entre Tim et moi.

Jack posa sa tête contre le mur derrière lui. Il était fatigué. Il n'en pouvait plus.

Demetrius : Et qu'est-ce que ça a donné ?

Jack : Je lui ai collé une droite, je t'avoue que ça m'a fait du bien sur le moment.

Demetrius esquissa un sourire timide, il savait que ce n'était pas la meilleure des solutions mais parfois la violence n'arrangeait rien.

Demetrius : Il s'est défendu ?

Jack : Bobby m'a retenu pour ne pas que je me défoule sur lui mais je n'étais pas fier de moi.

Il ferma les yeux.

Demetrius : Tu n'étais pas responsable de tout ça.

Jack ouvrit légèrement les yeux. Il avait envie de dormir. Il en avait assez.

Demetrius : Cette fille n'était pas faite pour toi.

Jack : Mais le pire dans tout ça… c'est que… elle avait raison !

Demetrius se demandait si son ami n'était pas entrain de délirer.

Jack : On a fait semblant bien trop longtemps. Je m'accrochais à une relation qui n'était pas vrai…. Et je viens seulement de le comprendre.

Il rit et Demetrius s'inquiéta sérieusement pour lui. Une quinte de toux l'arrêta dans son élan et Dem l'aida à se calmer.

Demetrius : Doucement mon vieux.

Jack prit quelques minutes pour reprendre quelques forces.

Jack : (léger sourire) Je n'aurai jamais pu rencontrer Sue…

Jack leva la tête. Sue…elle était la victime de tout ce qu'il ressentait. Il n'avait pas voulu la faire souffrir mais ses sentiments…la douleur, la souffrance, la trahison, la peine…tous ces sentiments étaient revenus lorsqu'ils avaient vu Sue embrasser Tim devant la caméra et puis après leur dispute dans le bureau, ses sentiments s'étaient amplifiés.

Jack : (gêné) Je pensais que je pouvais oublier tout ça mais je n'ai pas pu et puis…

Demetrius : Il y a eu Sue.

Jack : Elle est différente.

Demetrius : Vous étiez heureux ensemble alors qu'est ce qui s'est passé ?

Jack : Oui…avec elle c'était intense. Je sentais quelque chose d'incontrôlable, je ne pensais à rien, sauf à elle. Mais je ne veux pas la faire souffrir ou lui faire du mal.

Demetrius : De quoi est-ce que tu parles ?

Jack : Elle mérite mieux que moi.

Demetrius : C'est à elle d'en juger, tu ne crois pas.

Jack leva la voix

Jack : (énervé) Je ne veux pas encore souffrir. Si jamais elle venait à partir alors…alors j'en mourrais, tu peux comprendre ça.

Jack se tordit de douleur. Demetrius essaya de l'aider mais il le repoussa. Jack n'allait pas tenir le coup. Ses blessures étaient trop importantes et les secours se faisaient de plus en plus attendre.

Demetrius : Et au lieu de tout faire pour la garder, tu as préféré la facilité en fuyant.

Il fallait qu'il garde son ami éveillé.

Jack : Je n'ai pas fui…j'ai…

Demetrius : Cherchez la facilité plus pour toi que pour elle.

Jack regarda son ami. Il était en colère. Pas contre son ami mais contre lui car il savait qu'il avait raison. Il se calma quelque peu.

Jack : (ému) Ca a été dur pour moi aussi. Je…

Demetrius : C'est étrange la façon dont tu l'aimes alors.

Jack : Sue ne mérite pas de souffrir à cause de moi.

Demetrius : Elle est assez grande pour prendre ce risque, tu ne crois pas ?

Jack et Demetrius se défièrent du regard.

Jack : Je l'aime trop pour qu'elle souffre Dem….

Il ferma les yeux.

Jack : Je ne sais plus où j'en suis Dem !

Dem : Jack… ça ne me regarde sûrement pas mais en tant qu'ami je dois te dire que… La meilleure façon dont tu puisses la protéger des souffrances du cœur, c'est de l'aimer.

Jack baissa la tête. Il l'aimait encore mais après ce qu'ils avaient vécu. Ces mots échangés, ces blessures, plus rien ne seraient comme avant.

Demetrius : Vous avez franchi un nouveau cap pour votre relation. Rien n'est perdu. Je suis certain que si tu lui dis que tu l'aimes, elle te laissera reprendre une place dans sa vie.

Jack esquissa un sourire de satisfaction. Il avait eut besoin d'en parler et un ami l'avait aidé dans sa souffrance. Maintenant qu'il savait ce qu'il voulait, c'est-à-dire parler au moins une dernier fois à Sue, il tiendrait jusque là.

Demetrius se souvint alors de ce qu'il était venu dire à Jack avant que la discussion ne dérive sur les problèmes de Jack.

Demetrius : J'étais venu te dire qu'on a entendu les sauveteurs.

Jack : Vraiment ?

Demetrius : Randy était aux anges, crois-moi !

Jack sourit avant d'écouter son ami lui expliquer les nouveaux éléments.

19h31, Ruines du bâtiment fédéral

Ils avaient quitté la pièce où se trouvait encore le corps d'Andy Porter. Flemming avait été formel à se sujet, s'occuper avant tout des survivants. Bobby et Sue avaient donc suivi ses ordres et poursuivirent l'exploration des lieux.

Bobby : (à Sue) Ca ira ?

Sue : Oui.

Sue remarqua que Flemming était un peu pâle. Il avait eu les dernières paroles d'un homme qui venait de mourir. Même pour un homme habitué à ce genre de catastrophe, qu'elles soient naturelles ou non, il était toujours difficile de voir un être humain partir.

Sue esquissa un petit sourire à Bobby qui comprit qu'elle allait le laisser quelques instants. Elle arriva au niveau de Flemming qui ouvrait la porte d'un bureau à la recherche de survivant.

Sue : Ca va aller ?

Flemming se tourna en direction de la jeune femme.

Flemming : C'est plutôt à moi de vous poser la question, non ?

Sue : Je sais mais comme vous êtes le dernier à avoir parler avec…

Flemming : Ce n'est pas la première fois et malheureusement la dernière que ça arrive. Mais merci de me poser la question.

Flemming et Sue échangèrent un petit sourire avant qu'il ne reprenne la parole.

Flemming : On va retrouver votre ami, ne vous en faites pas.

Alors que Sue allait lui rendre son sourire, Flemming décrocha son talkie-walkie de sa ceinture. Bobby s'approcha alors des deux personnes qui l'accompagnaient.

Flemming : (à la radio) Vous avez trouvé une poche de survie à votre niveau ?

Sauveteur : (à la radio) Oui, environ une quinzaine de personne.

Flemming : (à la radio) On finit cet étage et on vous rejoint.

Sauveteur : (à la radio) Ils nous ont dit qu'il y avait une personne coincé dans l'ascenseur qui hurlait depuis près de deux heures.

Flemming : (à la radio) On va voir ça une fois. Chaque chose en son temps.

Sue regarda Bobby pour savoir ce qui se passait mais ce qu'elle y voyait la soulageait.

Bobby : (à Sue) Une des équipes a retrouvé des rescapés.

Le visage de Sue s'illumina.

Sue : Jack ? Est-ce que Jack en fait partit ?

Le regard de Bobby et Sue se fixa sur Flemming qui tenait toujours sa radio à la main. Il savait ce que les deux agents étaient aussi venus pour retrouver les deux agents qui leur manquaient.

Flemming : (à la radio) Est-ce qu'il y a un agent Hudson ou Gans avec vous ?

Sauveteur : (à la radio) D'après les témoins, il se pourrait qu'il se trouve à l'étage au dessus du notre.

Flemming : Ca fait trois étages par rapport à nous.

Bobby hocha la tête en signe affirmatif. Jack n'était plus très loin. Elle pourrait bientôt le revoir. Elle sourit à son animal canin qui se trouvait à ses côtés. Elle sentait un poids se lever de ses épaules.

19h48, Rue de Washington D.C.

L'équipe qui était restée à attendre les nouvelles des sauveteurs essayait tant bien que mal de faire passer le temps. L'attente était pourtant insupportable pour le reste de l'équipe. Lucy, Tara, Abby, Wallace et Myles ne pouvaient rien faire de plus que ce qu'ils faisaient déjà.

Myles faisaient les cents pas alors que Wallace discutait avec les chefs des différents services sur les lieux. Tara, Lucy et Abby se chargeaient de contacter les hôpitaux pour réunir les familles de blessés.

La nuit commençait à tomber alors que les ruines fumaient encore un peu et que les visages se crispaient un peu plus à chaque minute qui passait.

Soudain, un officier de police arriva près de Wallace accompagné par une femme. Elle était très anxieuse et serrait contre elle son sac à main. C'était Donna, la femme de Demetrius. Wallace fit signe au policier de les laisser. Donna s'avança jusqu'à Wallace, le visage montrant son inquiétude.

Wallace fit signe à Donna de s'asseoir sur une chaise pour pouvoir discuter. Elle savait que ce moment devait arriver. C'était un moment que chaque chef d'équipe redoutait mais auquel on ne pouvait pas y déroger. Elle devait lui dire ce qui se passait et ce qui allait arriver par la suite.

Wallace : Madame Gans, je suis Karen Wallace.

Donna : Oui, je me souviens de vous lors de la fête d'anniversaire de Dem, mais appelez-moi Donna.

Wallace baissa la tête. Elle n'arrivait pas à comprendre pourquoi le sort semblait s'acharner sur les membres de son équipe, les gens qu'elle appréciait, les gens en qui elle avait toute confiance. Non, elle ne méritait pas cela. Elle avait déjà assez souffert. Son fils, Gavin puis son équipier Kyle, son mariage, sa fille avec qui elle s'était fâchée et maintenant les membres de sa nouvelle équipe, les choses étaient vraiment injustes.

Elle releva la tête. Sa douleur ne serait pas comparable à celle de Donna et de ses enfants. Elle ne devait pas perdre espoir, c'était ce qui la faisait tenir encore debout après tous ces malheurs.

Elle prit la main de Donna dans la sienne. Elle devait lui montrer qu'elle n'était pas seule à traverser cette épreuve et qu'elle trouverait du soutien si elle en avait besoin.

Wallace : Donna…lorsque la bombe a explosé certains membres de l'équipe se trouvait à l'intérieur.

Le visage de Donna se décomposa. C'était sûrement un cauchemar. Elle savait qu'il pouvait être blessé en mission mais là. Donna hocha la tête de manière frénétique pour se convaincre que tout ce qu'elle était en train de vivre n'était qu'un mauvais rêve.

Donna : Non…non, ce n'est pas possible.

Wallace : Nous ne savons pas où il se trouve mais une équipe de recherche est partie les retrouver.

Donna essaya de reprendre l'aplomb.

Donna : Vous avez dit « les retrouver » ? Qui manque-t-il encore ?

Wallace : L'agent Hudson. D'après ce que nous pensons, ils devraient être ensemble.

Donna : Alors je suis un peu plus rassurée. Je connais bien Jack. Ils s'aideront mutuellement.

Un sourire forcé se dessina sur le visage des deux femmes assises l'une en face de l'autre. Donna resserra l'étreinte qu'elle avait de la main de Wallace.

Donna : Tout se terminera bien.

Wallace : Oui.

Sous les yeux du reste de l'équipe, la scène était touchante. Cependant, l'attente devenait de plus en plus longue et semblait interminable quand un sauveteur qui servait de relais avec l'équipe de Flemming s'approcha du petit groupe.

Sauveteur : Le chef des recherches me fait savoir qu'ils ont retrouvé des personnes dans une petite poche de survie.

Wallace regarda Donna avant de reporter son attention sur le sauveteur.

Wallace : Et qu'est ce qui l'a dit ?

Sauveteur : Il y a une douzaine de personne à l'intérieur qui vont bientôt être évacuées.

Tara, qui s'était approchée comme Lucy et Myles, ne put s'empêcher de poser la question fatidique.

Tara : Ils ont retrouvé Dem et Jack ?

Sauveteur : D'après les infos que j'ai, un homme serait coincé dans l'ascenseur et deux autres personnes au niveau 8.

Myles : Le niveau 8, c'est la salle d'archives.

Donna : Alors Dem est…

Les mots n'osaient sortir. Il ne fallait pas crier victoire trop tôt. Les deux agents n'étaient pas encore sortis d'affaire. Mais les savoirs vivants étaient déjà d'un grand réconfort.

20h04, Ruine du bâtiment

Il avait pris la décision de bouger Jack. Dans l'état dans lequel il était, il lui fallait absolument des soins de toute urgence. Alors si les secours ne venaient pas jusqu'à eux, ils iraient vers les secours.

Demetrius soutenait Jack à travers le couloir encombré de câbles et de morceaux de béton qui avaient cédé sous la force de l'explosion. Jack avait été réticent à l'idée de quitter la salle où il se trouvait et la douleur l'avait fait hésiter un long moment avant qu'il n'accepte.

Ils essayaient tant bien que mal de rejoindre la cage d'ascenseur où Randy se trouvait. Jack avançait très lentement et avec beaucoup de mal et Demetrius avait de plus en plus de mal à la soulever. Ils faisaient de nombreuses pauses.

Jack : Tu irais plus vite sans moi.

Demetrius : Tu dis ça parce que tu voudrais que ça soit une jolie blonde qui te tienne dans ses bras.

Jack et Demetrius se sourirent. Parler avec Dem lui avait fait du bien. Il avait douté de ses sentiments et de la confiance qu'il avait en Sue. Demetrius lui avait rouvert les yeux. La vie de couple était faite de concession et surtout de confiance. Une confiance en l'autre mais aussi en soi, et c'est ce qu'il avait oublié.

Il avait projeté ses peurs et ses craintes sur Sue en se souvenant du passé. Il n'avait pas eu le courage de lui parler de ce qui l'avait fait souffrir pendant si longtemps qu'il avait cru que tout ce qui s'était passé avait disparu…mais c'était faux.

C'était là et ça attendait sournoisement de ressortir au moment où il serait le plus heureux. Cette peur qui l'avait en lui et qui avait refait surface. Mais maintenant, il savait qu'il avait eu tort de ne rien lui dire et d'avoir cru qu'il ne la méritait pas.

Il sourit à cette idée. Sue…c'était elle et aucune autre, il en était sûr maintenant. Il fut sortit de son songe par une difficulté à respirer. Demetrius s'arrêta pour que Jack reprenne son souffle alors que ce dernier n'arrêtait pas de tousser.

Demetrius : Jack ? Ca ira ?

Jack : (d'une voix faible) Oui, oui ! Ne t'inquiète pas.

Demetrius continua à avancer, épaulant toujours Jack qui souffrait toujours de la cheville. Après quelques mètres de plus dans le couloir, une nouvelle quinte de toux pris Jack. Cette fois-ci, il n'arrivait plus à respirer comme il ne devait.

Le visage de Demetrius prit un air plus grave. Demetrius aida Jack à s'asseoir sur un bloc de béton pour qu'il puisse reprendre sa respiration.

Il fixa son ami essayant tant bien que mal de stopper sa quinte mais elles devenaient de plus en plus violentes et Jack crachait énormément de sang. L'hémorragie continuait de plus belle.

Demetrius : Jack… je vais aller voir Randy… il faut qu'une équipe médicale soit prête à notre sortie pour t'accueillir… Est-ce que ça va aller ?

Jack hocha la tête en signe affirmatif. Demetrius posa sa main sur l'épaule de son ami afin de lui montrer son soutien.

20H13, Ruines du bâtiment, poche de survie

Flemming, Sue, Bobby et Lévy arrivèrent au niveau de la poche de survie. Une douzaine de personne sans compter les sauveteurs, se trouvaient là. Sue dévisageait chacune d'elle dans l'espoir de voir le visage de Jack ou Demetrius.

Sue chercha du regard le visage de l'un de ces deux amis mais elle ne les voyait pas. Elle se tourna vers Bobby pour voir sa réaction mais il avait le regard en direction de Flemming et d'un sauveteur, celui qui tenait la radio.

Sue s'approcha pour lire sur les lèvres deux hommes alors que des lampes de poche avaient été sorties pour éclairer l'intérieur du bâtiment. La nuit était déjà tombée dehors et une majeure partie des secouristes était fatiguée par l'effort fourni par le début des recherches.

Flemming : Et celui qui est dans l'ascenseur ?

Sauveteur : Quelques écorchures, rien de très grave.

Flemming hocha la tête alors que le sauveteur continuait le topo.

Sauveteur : Pour les deux hommes qui sont au niveau 8, on ne sait pas encore comment on va les faire sortir. La partie métallique du bâtiment a été durement touchée.

Flemming : Vous avez fait une estimation de la solidité du bâtiment ?

Sauveteur : Je dirais maximum 5 heures s'il n'y a pas de tremblement des piliers porteurs.

Flemming : Trouvez un moyen pour faire sortir ces trois personnes de là. Evacuez les personnes qui sont ici et envoyez une équipe de renfort avec de la nourriture.

Sauveteur : D'accord.

Bobby et Sue s'approchèrent de Flemming

Bobby : Qui est la personne dans l'ascenseur ?

Flemming : Un certain Monsieur Pitts.

Sue : C'est Randy, l'intendant en chef.

Flemming : D'accord.

Flemming cocha sur la liste qu'il tenait les noms des personnes qui étaient encore manquantes.

Sue : Et en ce qui concerne Jack et Demetrius ?

Flemming : L'homme dans l'ascenseur, Randy, nous a dit qu'ils se trouvaient à deux étages au dessus de lui.

Sue : Deux étages. Ce qui veut dire que Randy est coincé au niveau 6 et que nous sommes au niveau 3.

Flemming : On sait où ils se trouvent et c'est une bonne chose.

Bobby : Et qu'est ce qui vous compter faire ?

Flemming regarda sa montre avant de répondre, en laissant un soupire s'échapper.

Flemming : Ce sont les trois derniers coincés dans le bâtiment.

Sue : C'est une bonne nouvelle, non ?

Flemming : Bien sûr, seulement pour les faire sortir ça prendra plus de temps.

Bobby : Et pourquoi ça ?

Alors que les rescapés de la poche de survie étaient en train d'évacuer les lieux, Flemming exposa les problèmes que son équipe et lui devraient surmonter.

Flemming : Nous savons où ils se trouvent seulement nous ne savons pas comment les faire sortir d'ici sans causer un éboulement et…

Bobby : Et… ?

Flemming : D'après ce que nous a dit Randy, l'un de vos deux amis serait très grièvement blessé alors nous ne pouvons pas nous permettre de…

Sue : Qui est grièvement blessé ?

Sue lui avait coupé la parole. L'angoisse se lisait dans son regard. Flemming baissa la tête. Il était visiblement gêné mais il savait que Bobby comme Sue avaient le droit de savoir.

Flemming : Il semblerait que ce soit Jack Hudson.

Sue sentit un courant d'air froid lui passer dans le dos. Elle regarda alors Bobby. Elle cherchait du soutien et Bobby comme Lévy l'avait remarqué.

Bobby : (posant sa main sur l'épaule de Sue) On trouvera bien un moyen de les déloger rapidement ces deux-là. Ils ont toujours aimé être les derniers à sortir du bureau.

Flemming : D'après les plans du bâtiment et l'estimation de mes hommes, on pourrait faire sortir Randy par la cabine d'ascenseur.

Bobby : Et pour Dem et Jack ?

Flemming : Avant de tenter quoique ce soit je dois envoyer un médecin examiner votre ami. Pour celui qui n'est pas blessé, on devrait faire une passerelle entre les étages via la cage d'escalier.

Sue : Et pour Jack ?

Flemming : Je ne peux pas me prononcer sans savoir quelles sont ses blessures. Nous agirons en conséquence pour son évacuation.

Le poing de Sue se serra. Elle était à quelques mètres de lui et elle ne pouvait qu'attendre…encore. Elle voulait l'aider, le soutenir, faire que tout ceci se termine, que tout redevienne comme avant.

Flash back

Parc

Elle était assise sur un banc, le vent jouant avec ses cheveux. Elle aimait ces moments de calme, sans le stress du boulot ou les petits tracas de la journée comme les embouteillages, la foule et tout ce qui faisait de Washington D.C. une grande ville.

Elle sourit en voyant Lévy courir sur l'herbe, il avait, lui aussi, besoin de se ressourcer un peu. Depuis qu'elle était à Washington, elle n'avait pas eut le temps de rentrer voir ses parents et se relaxer loin de toute cette agitation. Elle soupira longuement quand elle sentit ses doigts s'entrelacer dans ceux de Jack qui était assis à ses côtés.

C'était aussi à cause de lui si elle n'était pas rentrer voir ses parents depuis tout ce temps. Le peu de jours de congés qu'elle avait eu, elle les avait passé avec lui. Dans son appartement à lui ou dans le sien. Ils échangèrent un sourire complice avant qu'elle ne vienne poser sa tête sur son épaule.

Elle avait juste besoin qu'il soit auprès d'elle pour que tout aille bien. Sa fatigue s'envolait, ses inquiétudes sur ce qui pouvait arriver, les soucis du boulot…tout s'évaporait dès qu'elle sentait sa présence. Elle ferma les yeux. Elle était heureuse et cette odeur qu'il dégageait, ce parfum si unique qu'il avait.

Elle sentit la tête de Jack se poser sur la sienne, l'étreinte se faisant plus forte. Elle aurait pu s'endormir à ce moment. Elle se sentait tellement bien, en totale confiance qu'elle aurait pu oublier l'endroit où elle se trouvait rien qu'en le sachant près d'elle.

Alors qu'elle se laissait bercer par ce sentiment de bien-être, elle sentit une petite pression sur sa cuisse. Elle ouvrit légèrement les yeux et baissa la tête en direction de sa jambe. C'était Lévy qui voulait jouer avec elle. Elle esquissa un petit sourire en direction de son ami canin avant de lui caresser la tête.

Elle releva la tête et vit Jack, le regard perdu dans le vague.

Jack : J'espère qu'un jour nous vivrons ça aussi tous les deux.

Elle chercha à voir ce que Jack pouvait bien regarder quand l'émotion la saisie. Jack regardait l'air de jeu des enfants. Un couple avec une petite fille jouait à la balançoire. La petite fille riait à gorge déployée, la joie se lisant sur son visage et des deux personnes qui étaient incontestablement ses parents.

C'était la première fois qu'ils en parlaient tous les deux. Avoir des enfants…c'était fondée une famille, un foyer. Une nouvelle étape dans leur vie. Est-ce qu'elle était prête ? Elle n'en savait rien mais ce dont elle était sûre c'est qu'elle aussi elle voulait vivre un moment comme celui de la petite fille à la balançoire.

Fin du flash back

Est-ce qu'elle avait tort de penser aux projets qu'ils avaient imaginé ensemble, aux moments qu'ils avaient partagé ? Non, c'était ce qui la faisait tenir et croire que tout ne faisait que commencer entre eux et que rien ne s'arrêtait maintenant. Elle serait plus forte… même plus forte que lui… pour lui.

Sue : Et en quoi puis-je être utile ?

Flemming et Bobby regardèrent la jeune femme en face d'eux. Elle était déterminée à aider et faire de son mieux. Les choses ne devaient pas rester inachevées, leur histoire ne faisait que commencer et ça, elle y croyait encore et toujours.

20h32, Ruines du bâtiment

Demetrius : (à Randy) Les secours sont là ?

Randy : Oui ! Ils veulent savoir comment on va ?

Demetrius : A part le fait d'être coincés ?

Randy : Ils veulent des précisions sur les blessures de l'agent Hudson. Ils ont une idée pour nous faire sortir mais ça dépendra de son état de santé.

Demetrius : D'accord.

Demetrius se releva et jeta un regard en direction de l'endroit où il avait laissé Jack avant de reporter son attention sur l'intendant de service administratif.

Demetrius : Et c'est quoi leur idée pour nous sortir de là ?

Randy : Ils veulent vous faire passer par la cabine d'ascenseur parce que les escaliers ne sont pas accessibles.

Demetrius : Et pour Jack ?

Randy : Ils viendraient le chercher à part, une fois que vous et moi, nous serions sortis de là.

Demetrius eut un geste de recul. Abandonner Jack ? Jamais ! C'était inconcevable. Il ne pourrait jamais faire une chose pareille. C'était comme abandonner l'un des leur en arrière, ce n'était pas faisable.

Demetrius : Dites leur que je ne laisserais pas Jack tout seul.

Voix faible : Ne t'en fait pas pour moi, je suis assez grand pour tenir encore un peu.

Demetrius tourna légèrement la tête en direction de la voix qui venait de prendre la parole. C'était Jack qui s'était approché de quelques mètres de la cabine et de Demetrius.

Dem alla le rejoindre et l'aida à se rasseoir.

Demetrius : Je t'avais dis de ne pas bouger…

Jack : Tu ne m'a rien dis du tout !

Demetrius : Je pensais que tu serais assez intelligent pour le comprendre tout seul mais apparemment j'ai eu tord !

Jack ferma un instant les yeux une fois assit. Il se tenait les côtes. Il les ouvrit et regarda son ami.

Jack : Vas-y ! Je suis sûr que Donna se fait un sang d'encre !

Demetrius : Je ne peux pas faire ça…on est une équipe et…

Jack : Et si tu n'y va pas je pourrais te botter les fesses.

Demetrius : Je suis toujours ton supérieur malgré ça.

Jack lança un regard en direction de son ami. Un regard qui voulait en dire long sur ce qu'il pensait et aussi toutes les bonnes raisons qui faisait que Demetrius devaient se faire évacuer le plus vite possible.

Alors que Demetrius se pencha pour écouter les indications des sauveteurs par l'intermédiaire de Randy, Jack reporta son attention sur le reste de mur qui se tenait devant lui avant de laisser son esprit vagabonder.

La fatigue et la douleur prenaient le dessus mais il ne devait pas le montrer à Dem sinon il n'y avait aucune chance qu'il le laisse. Dem avait une famille.

Flash back

Appartement de Sue et Abby

Il était venu la chercher pour aller au travail à la plus grande joie d'Abby qui avait droit à des beignets et des croissants tous les matins pour son petit déjeuner avant de filer pour la fac. Et comme bien souvent depuis quelques temps, le seul problème qu'ils avaient avant de rejoindre les autres au bureau était qu'ils avaient tendance à s'éterniser dans l'appartement avant de partir.

Sue : On va être en retard si ça continue.

Jack : On dira qu'il y avait de la circulation.

Jack avait laissé s'échapper ces derniers mots avant de déposer un baiser dans le cou de Sue qui ne pouvait lutter contre une attaque si bien placé. Elle posa ses mains sur le torse de Jack alors qu'il avait relevé la tête et déposé un long et tendre baiser.

Sue : On va vraiment être en retard agent Hudson !

Elle lui avait dit cela sans grande conviction, elle ne voulait pas que ceci cesse, du moins pas tout de suite, alors qu'ils se blottissaient davantage, l'un contre l'autre. Jack continuait d'infliger de doux baisers dans le cou de Sue qui essayait, en vain de résister. Ils se détachèrent légèrement et restèrent un moment les yeux dans les yeux avant de se sourire.

La première pensée qui lui venait était qu'il ne voulait jamais que ce sourire et ces moments disparaissent. Il la contemplait, son cœur battait la chamade à chaque qu'elle franchissait le pas d'une porte ou qu'elle lui faisait un petit sourire.

Jack : Je vous aime mademoiselle Suzanne Thomas.

Sue resta immobile. Elle était sous le coup de l'émotion. Elle savait qu'ils s'aimaient et Jack lui avait déjà dit mais jamais avec une telle intensité dans le regard, non jamais encore de cette manière.

Il se détacha légèrement d'elle et signa un « JE T'AIME ».

Elle sourit. Elle était heureuse de lire ces mots de l'homme qu'elle aimait. Elle ne pouvait pas douter de ce qu'il venait de dire tellement son regard était tendre et à la fois direct et sincère. Elle lança un regard rempli de tendresse avant de poser sa main sur la joue de Jack et de lui répondre.

Sue : Je vous aime aussi Jackson Samuel Hudson.

Ils échangèrent un autre baiser alors que l'étreinte de celui-ci était bien plus forte que le premier. Cela aurait pu continuer si Lévy n'avait pas posé sa patte sur la jambe de sa maîtresse pour lui signaler un bruit de clé dans la serrure.

Jack et Sue se regardèrent avant que Jack l'attire l'attention de Sue.

Jack : (en signant) Tes parents ?

Sue fit une petite moue avant qu'ils n'aillent voir ce qui se passe.

C'était Abby qui rentrait dans l'appartement, son sac en bandoulière sur l'épaule.

Abby : (surprise) Oh ! Je suis désolée, je croyais que vous étiez déjà partis tous les deux.

Sue : On était sur le point de partir. Mais qu'est ce que tu fais là ?

Jack : Tu n'as pas cours ?

Abby : J'ai oublié un dossier que je dois rendre tout à l'heure.

Sue et Jack se regardèrent alors qu'Abby pénétrait dans sa chambre à la recherche du dossier en question.

Sue : On ferait bien d'y aller maintenant.

Jack : On est vraiment obligé ?

Sue fit un petit sourire en direction de Jack alors que Lévy se tenait près de la porte.

Sue : Ni toi, ni moi, ni même Lévy ne voulons sortir seulement…

Jack se blotti contre Sue qui passa ses bras autour de son cou.

Jack : Seulement ?

Sue : Je ne crois pas que Wallace apprécie beaucoup.

Jack desserra son étreinte en prenant un air inquiet.

Jack : Je crois même qu'on passerait un mauvais quart d'heure.

Sue : Exact.

Jack : Mais je tenterais bien ma chance si je peux rester un peu plus longtemps avec toi.

Alors que Sue et Jack s'échangeaient un regard rempli de tendresse, Abby sortit de sa chambre comme une flèche.

Abby : En attendant les tourtereaux, vous allez être très en retard.

Abby ne laissa même pas Jack ou Sue répondre qu'elle avait déjà refermé la porte derrière elle. Abby était le portrait de sa mère qui risquait de leur donner beaucoup de travailler à faire s'ils ne partaient pas tout de suite en direction du bureau.

Fin du flash back

Pourquoi pensait-il sans cesse à elle ? Quand il était chez lui à se faire réchauffer un plat au micro ondes, il se demandait ce qu'elle allait manger, lorsqu'il prenait sa douche, il se demandait si elle utilisait encore ce gel douche qui lui parfumait la peau de manière si particulière, lorsqu'il se couchait, il se demandait si elle allait s'endormir sur le côté.

Il était comme incapable de penser à autre chose. Il l'aimait plus que tout…et pourtant. Ils avaient décidé de mettre un terme à cette relation enfin surtout lui, par peur de souffrir.

Demetrius lui avait bien dit que Sue était différente. Que la douleur qu'il avait ressentie et cachée n'avait pas été causée par Sue mais par une autre femme qui ne tenait pas a lui contrairement à Sue.

Jack laissa un soupir s'échapper avant reporter son attention sur Demetrius toujours penché pour parler à Randy. Peut-être était-ce un signe pour qu'il comprenne que les choses ne se déroulaient pas comme il le fallait, qu'un grain de sable avait enrayé la machine de la destinée et qu'il avait commis une erreur.

Ruine du bâtiment, poche de survie

Sue était en train d'aider des membres de l'équipe de secours à s'installer afin de mettre sur pied un plan de secours, quand Flemming et Bobby s'approchèrent d'elle.

Sue : (inquiète) Il y a un problème ?

Flemming : Non, je voulais juste vous dire que nous allions commencer la sortie des trois personnes encore coincées et que si vous vouliez attendre dehors, je n'y suis pas opposé donc…

Sue : Je veux rester.

Sue n'avait même pas laissé Flemming finir sa phrase qu'elle lui montrait sa détermination.

Bobby : (à Flemming) Je vous l'avais bien dit.

Flemming : Très bien.

Un petit groupe de personne se mirent autour d'une table de fortune afin de savoir comment faire sortir les trois hommes coincés.

Après quelques minutes de débat houleux entre chaque chef de groupe pour trouver la meilleure solution possible, une idée fut trouvée. L'ascenseur se trouvait à presque un étage et demi du leur, puisqu'il était bloqué entre le 7ième et le 6ième étage. Jack et Demetrius se trouvant au 8ième, ils solidifieraient les parois pour combler le vide qu'il y avait sous la cabine avant de percer au chalumeau un trou assez grand pour faire sortir Randy. En ce qui concernait Demetrius et Jack, l'état de ce dernier ne permettait pas de le déplacer sans avis d'un médecin urgentiste.

Flemming avait donc donné l'idée de faire monter un agent médical par le conduit de l'ascenseur jusqu'au niveau des deux hommes et après avoir fait descendre Demetrius en rappel, il ferait sortir Jack sur une civière qu'il ferait passer par le conduit d'ascenseur.

Sue n'était pas trop d'accord sur le fait de laisser Jack seul quelques minutes mais elle ne pouvait pas faire autrement. Le bâtiment était en trop mauvais état pour tenter quoique ce soit d'autre.

Sue et Bobby aidaient les membres de l'équipe de sauvetage dans l'évacuation des blessés tandis que Flemming et le reste de l'équipe commençaient à percer la paroi de la cabine d'ascenseur.

21h 08, Rue de Washington D.C.

La nuit était tombée sur la ville de Washington D.C. La lumière des lampadaires ayant pris le pas sur les rayons du soleil. Cela faisait depuis plus de douze heures que l'explosion avait eu lieu. Une grande partie des blesser avec pu être acheminer dans les hôpitaux les plus proches. Les secours n'avaient pas arrêter le va et vient dans les recoins de la ville. De grands projecteurs avaient été installés afin de procurer un peu de lumière supplémentaire dans cet amoncellement de pierre.

Wallace, Abby, Lucy, Tara, Donna et Myles attendaient toujours des nouvelles du groupe de recherche emmené par Flemming. Wallace regarda sa montre. Elle commençait à perdre patience. Un des sauveteurs qui se trouvait à l'intérieur du bâtiment s'arrêta devant la petite tente qui servait de Q.G. temporaire.

Sauveteur : J'ai des nouvelles au sujet de votre équipe madame.

Wallace : Alors ?

Chacun s'approcha du jeune homme qui esquissa un petit sourire.

Sauveteur : Le chef Flemming m'a dit que je devais vous prévenir.

Myles : Alors continuez !

Sauveteur : Et bien, nous avons localisé Monsieur Pitts, l'intendant en chef.

Myles : Et pour Gans et Hudson ?

Sauveteur : Eux aussi. Ils se trouvent cinq étages plus haut que l'équipe de secours.

Donna : Comment vont-ils les faire sortir ?

Sauveteur : Et bien, ils vont se servir de la cabine d'ascenseur. Elle est coincée entre les étages.

Abby : Quels étages ?

Sauveteur : Entre le 7ième et le 6ième. Ils vont les faire sortir de là. L'agent Gans devrait être le premier à sortir avec l'intendant.

Tous se regardèrent inquiets.

Tara : Et pour Jack…enfin je veux dire l'agent Hudson ?

Sauveteur : Un médecin devrait d'abord l'examiner. Ses blessures sont sérieuses d'après l'agent Gans mais rien de bien grave.

Le jeune sauveteur hocha la tête pour disposer alors que Wallace le gratifia d'un petit sourire en guise de remerciement.

Lucy regarda le bâtiment en ruine avec tristesse. Elle avait vécu tellement de bon moment dans ces lieux, surtout depuis l'arrivée de Sue. Elles étaient devenues amies, elle avait vu la relation de Sue et Jack grandir et même si aujourd'hui les choses ne se passaient pas comme elle l'avait imaginé, elle savait au fond d'elle que ces deux là étaient fait l'un pour l'autre.

Flash back

Immeuble du FBI

Elle avait du partir plus tôt afin de finir de taper un rapport à rendre à Randy. Elle savait que si jamais elle ne lui rendait pas dans la matinée, le service risquait d'être en pénurie de post-it et de crayons.

Randy était un véritable casse pied pour ce qui concernait les formulaires administratifs, il fallait que tous soit en triple exemplaire et que sur chaque feuille apparaissent le nom de l'agent chargé du dossier avec une pastille de couleur correspondant. Elle aurait pu devenir folle mais heureusement que le reste de l'équipe l'aidait en remplissant certains dossiers, lui faisant gagner du temps.

Alors qu'elle s'apprêtait à rentrer dans le bureau, elle entendit un rire qui tentait maladroitement d'être dissimulé. C'était le rire de Sue, elle en était sûre mais pourquoi, ça elle devait encore le savoir.

Elle avança lentement pour voir se qui se passait dans le bureau. Un grand sourire se dessina sur ses lèvres. C'était bien Sue mais elle n'était pas seule, elle était avec Jack. Elle comprenait mieux maintenant pourquoi elle l'avait entendu rire.

Sa curiosité était à son maximum. Elle essaya de se rapprocher discrètement pendant que le couple discutait. Elle s'avança jusqu'à l'embrassure de la porte et tendit davantage l'oreille.

Sue : (riant) Non, je n'arrive pas à te croire !

Jack : Et pourtant c'est vrai, j'ai essayé de prévenir Kate mais elle est tellement bornée.

Sue : Et alors ? Comment on réagit vos parents ?

Jack : Ma mère nous a puni pendant trois semaines.

Sue éclata de rire.

Jack : Mais je t'assure, on voulait lui faire une surprise en préparant la lessive dans la machine mais on avait du mettre trop de produit et tout à déborder.

Sue : (sourire) C'était partit d'une bonne intention.

Jack s'avança un peu plus de Sue et posa sa main sur la hanche.

Jack : Je suis toujours plein de bonnes intentions.

Sue esquissa un sourire. Elle passa ses mains autour du cou de Jack qui avait resserré son étreinte. Ils restèrent un moment, les yeux dans les yeux avant d'échanger un rapide sourire dont ils avaient le secret.

Lucy observait toute la scène du coin de l'œil. Elle était heureuse pour ses deux amis qu'ils aient enfin décidé de vivre leur relation pleinement. Elle avait remarqué dès le premier jour, qu'un lien s'était tissé entre eux. Elle était heureuse de savoir son amie comblée après tout ce qu'elle avait vécu.

Sue lui avait dit, qu'elle avait peur de tomber amoureuse car elle ne voulait pas qu'on ait pitié d'elle ou qu'on la traite différemment parce qu'elle était sourde, et cela, Jack l'avait bien comprit. Il savait montrer à Sue qu'elle était importante à ses yeux tout en la protégeant mais en la laissant prendre ses décisions.

Elle repassa sa tête pour voir où les deux tourtereaux en étaient. Elle ne voulait pas rentrer dans le bureau au risque d'interrompre une possible demande en mariage.

Jack avait sa main posée sur la joue de Sue alors que le regard qu'ils s'échangeaient devenait de plus en plus tendre et rempli de sens. C'était un regard qui ne laissait place à aucun doute. C'était ce genre de regard qu'elle voyait dans les couples qui s'aimaient, comme Dylan et elle pouvaient en échanger.

Sue enleva la main de Jack sur sa joue pour la saisir dans la sienne et d'avancer lentement son visage de celui de Jack. Elle le cherchait du regard pour trouver son accord pour ce qu'elle allait faire. Ils étaient tous les deux seuls dans le bureau et tous les autres ne devaient pas revenir avant un petit moment, ils avaient le champ libre.

Jack fit la moitié du chemin qui manquait avant que ses lèvres et celles de Sue ne se rencontrent. Jack posa sa main sur la hanche de la jeune femme qui passait ses doigts dans les cheveux de son amant.

Le baiser devenait de plus en plus intense quand le téléphone sur le bureau de Jack retentit, faisant Lévy, couché près du bureau de Sue, se lever pour prévenir sa maîtresse qu'un téléphone sonnait. Jack défit légèrement son étreinte pour prévenir Sue tandis que Lévy avait déjà posé sa patte sur la jambe de Sue.

Sue : Qu'est ce qui se passe ?

Jack : (en signant) Téléphone.

Le couple se sépara à regret alors que leur main s'éternisait à se séparait. Ils se lancèrent un dernier regard tendre pendant qu'ils étaient encore seuls à pouvoir savourer ce moment d'intimité sans le reste de l'équipe.

Fin du flash back

Elle savait que les choses ne pouvaient pas s'arrêter de cette façon pour eux. Elle regarda autour d'elle, les choses ne devaient pas rester inachevées de la sorte, ils s'en sortiraient.

Elle devait garder espoir, ils le devaient tous. C'était la seule chose à laquelle ils pouvaient se rattacher sur le moment. S'ils baissaient les bras, alors tout espoir de revoir leur ami vivant n'aurait été qu'un beau rêve.

21h29, Ruines du bâtiment, poche de survie

Elle était impatiente que tout cela se termine. Douze longues heures sans nouvelles de lui, elle n'espérait qu'une seule chose, que tout se termine bien. La fatigue se faisait sentir sur les membres de l'équipe de sauvetage mais aussi sur ses gestes, moins rapides ou ceux de Bobby.

Il fallait voir les choses en face, le déblayement des pièces pour rendre accessible les lieux fatiguait énormément les sauveteurs qui devaient monter le matériel nécessaire pour ouvrir la cabine de l'ascenseur.

Sue venait de fouiller l'étage où ils se trouvaient à la recherche d'éventuelles victimes. Lévy l'accompagnant à l'intérieur cherchant un signe de vie. Après avoir arpenté l'étage de long en large, elle revint dans le couloir où se trouvait l'équipe prête à désincarcérer Randy de l'ascenseur. Elle s'approcha de Bobby qui finissait d'aider les secouristes à monter une bombonne de gaz.

Sue : Ils n'ont pas commencé à faire sortir Randy ?

Bobby : C'était plus long que prévu. L'explosion à souffler plusieurs bâtiment au alentour et c'était difficile de faire venir le matériel.

Sue acquiesça de la tête avant de regarder en direction de l'ascenseur. Une planche métallique avait été posée pour permettre au soudeur de démonter le socle de la cabine.

Sue regarda l'état des lieux. Ce n'était pas si lointain pourtant, les moments où ce bâtiment était la fierté de Washington D.C. Elle se remémora un moment qui la fit sourire.

Flash back

Couloir du FBI

Elle attendait l'ascenseur depuis 2 minutes déjà, la flèche indiquait qu'il n'allait pas tarder mais elle commençait à perdre patience. Elle regarda sa montre. Elle devait déposée un dossier sur le bureau de Wallace avant que cette dernière ne s'en aille. Encore de la paperasse dont elle se serait bien passée.

Elle regarda sa montre pour la énième fois. Si dans trente secondes l'ascenseur n'arrivait pas elle prendrait l'escalier.

Sue : (à Lévy) Si l'ascenseur tarde encore, on prendra l'escalier.

A ces mots, Lévy se coucha au sol, faisant les yeux doux à sa maîtresse qui fit une petite moue.

Sue : Je crois que ça te ferait du bien après tous les beignets que tu manges.

Sue ne put s'empêcher de rire à la réaction de son chien. Il était pire qu'un enfant. Elle ne savait pas comment elle aurait pu s'en sortir sans lui depuis ces quatre dernières années. Il avait été une véritable bénédiction pour elle. Depuis qu'elle l'avait eu, ils avaient vécu des aventures incroyables tous les deux. Elle était heureuse d'avoir choisit ce chien et pas un autre.

Alors qu'elle regardait sa montre pour savoir si elle allait prendre l'ascenseur, Sue sentit une présence qui s'approchait d'elle. Inquiète, elle se retourna violemment quand elle tomba nez à nez avec Jack.

Sue :(étonnée) Jack ? Mais qu'est ce que tu fais là ?

Jack : Et bien je t'attendais mais comme tu ne revenais pas…

Elle avait reconnu cette eau de toilette mais sur le coup, elle n'avait eu trop peur pour la remarquer tout de suite. C'était elle qui lui avait offert pour le remercier des moments qu'il lui avait fait vivre. Sue esquissa un petit sourire timide avant de gratifier Jack d'un petit bisou sur la joue.

Sue : L'ascenseur ne venait pas.

Jack : Je peux l'attendre avec toi, si tu veux.

Sue sourit de plus belle.

Jack : C'est toujours agréable d'être en bonne compagnie.

Sue : C'est vrai que Lévy est toujours de bonne compagnie.

Jack prit un air faussement choqué avant de serrer Sue contre lui.

Jack : Alors je devrais peut-être me montrer plus utile pour que tu apprécies ma compagnie.

Sue était prisonnière des bras de Jack. Elle tenait le rapport d'une main et l'autre était posée sur le torse de Jack. Elle jouait avec le nœud de sa cravate alors qu'ils ne se quittaient pas des yeux.

Sue : Et comment vas-tu t'y prendre ?

Le regard de Jack devint plus intense, l'étreinte fit Sue se blottir un peu plus contre lui. Sue passa sa main de libre derrière la nuque de son partenaire. Les regards échangés étaient remplis de tendresse. Alors que Sue esquissa un petit sourire, le visage de Jack s'approchait lentement de celui de Sue.

Jack : (murmurant) Je vais bien trouver.

Jack avait dit cela en s'avançant son visage un peu plus de celui de Sue. Ils ne se quittaient pas des yeux. Sue commença à fermer lentement ses yeux, attendant de sentir les lèvres de Jack sur siennes. Quand elle sentit le souffle de Jack lui caresser le visage, elle sourit et ferma complètement les yeux.

Jack déposa doucement ses lèvres sur celles de Sue. Il voulait savourer ce moment. Jack ferma à son tour ses yeux. Ce moment était le leur. Jack comme Sue ne faisaient plus attention à ce qui les entourait. Devant ce spectacle, Lévy cacha ses yeux avec ses pattes.

Un long baiser s'échangeait. Il était à la fois tendre et passionné, comme cette relation qu'ils avaient prit le temps de faire grandir avec le temps. Ils aimaient tous les deux sentir la présence de l'autre. Sentir la peau de l'autre au contact de leur main, leur souffle devenant plus rapide.

Alors que le baiser s'éternisait et que les mains des deux amants se faisaient un peu plus baladeuses, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent laissant apparaître Wallace. Elle cherchait les clés de sa voiture quand elle releva la tête.

Elle regarda les deux personnes en face d'elle qui semblait terriblement gênées. Elle leur sourit avant de sortir de la cabine.

Wallace : Il y a un problème ?

Sue : Non, aucun.

Wallace regarda tour à tour Sue puis Jack qui essuyait ses lèvres pour dissimuler la marque de rouge à lèvres. Les deux amants se lancèrent un regard sous entendu avant de monter dans l'ascenseur sous le regard amusé de Wallace.

Ils agissaient comme au début de leur relation, le sentiment grisant de devoir se cacher pour que personne ne soit au courant pour eux les amusait même si les choses étaient officielles maintenant, gardé une part de mystère pimentait un peu le jeu.

Fin du flash back

Sue fut tirée de son moment de joie avec Jack par le passage de deux sauveteurs devant elle. Le soudeur avait fini de démonter la trappe de l'ascenseur. Les deux sauveteurs aidaient le soudeur a enlevé la plaque alors qu'on pouvait déjà entendre Randy râler à travers la cloison.

Un léger sourire s'afficha sur les lèvres de Bobby. Sue le regarda en plissant légèrement les yeux. Quand Bobby remarqua que Sue s'inquiétait, il lui expliqua se qui se passait afin de la rassurer.

Bobby : Je souris parce que j'entends d'ici Randy qui se plaint.

Sue : (sourit) Alors c'est bon signe.

Bobby : Exactement.

21h49, Rue de Washington D.C.

Cela fait des heures qu'ils n'avaient pas de nouvelles de ce qui se passait à l'intérieur du bâtiment. La tension était palpable sous chaque tente des différents services qui avait prit place un peu plus loin.

Myles regardait un moniteur qui servait de relais avec la presse. Une journaliste faisait le point sur les derniers événements qui venait de se produire.

Journaliste : Je me trouve toujours devant le siège du FBI de Washington D.C. qui a subit ce matin, vers 9h00 un attentat à la bombe. Nous ne sommes pas encore tenu informé des circonstances exactes de l'explosion mais d'après les premiers indices que nous on fait parvenir les pompiers et la police, l'explosion aurait eu lieu à l'intérieur du bâtiment.

La caméra montra les ruines encore fumantes de la matinée avec l'arrivée de nouveaux pompiers sur les lieux. Un autre plan montra des ambulances repartant très vite, des blessés à l'intérieur.

Journaliste : Les secours sont encore à la recherche de survivants même si les chances sont très minimes. J'apprends également qu'aucun groupe terroriste n'a encore revendiqué cette action qui a fait pour le moment plusieurs morts et des centaines de blessés.

Myles éteignit la télévision. Il savait que les chances de faire sortir Jack et Demetrius étaient minces mais rien ne laissait penser qu'il devait baisser les bras. Cependant, entendre que les chances se réduisait à chaque minute qui passait, le ramenait un peu plus à la réalité.

Alors qu'il se tenait en face de l'écran de télévision, une main se posa sur son épaule le faisant presque sursauté. Myles se tourna et se retrouva nez à nez avec Tara et Lucy.

Myles : Qu'est ce qu'il y a ?

Lucy : C'est plutôt à nous de te poser la question, tu fais une de ces têtes.

Myles reprit un air supérieur qui ressemblait à son personnage et qui faisait de Myles Leland, Myles Leland.

Myles : J'éteignais la télé, ils ne donnent rien d'intéressant.

Myles prit la main de Lucy dans la sienne avant d'y mettre la télécommande et de faire volte face.

Il ne devait pas baisser les bras, il connaissait bien ses amis, surtout Dem et Jack, c'étaient des battants et ils ne se laisseraient pas faire en cas de problème.

Flash back

Myles était assis à son bureau et comme depuis des semaines que Sue et Jack étaient ensemble, ils rentraient dans le bureau côte à côte, s'échangeant un regard et des sourires complices.

Myles : Qu'est ce qui arrive encore à notre couple modèle ?

Jack lança un regard lourd de sens en direction de Myles qui s'avançait vers la machine à café.

Sue : Je demandais à Jack s'il voulait aller à un vernissage.

Myles tiqua lorsqu'il entendit le mot de vernissage.

Myles : Un vernissage ? Et de quel peintre ?

Sue : Un ami de Dylan et Lucy qui voulait savoir si je voulais y aller.

Bobby entra à son tour suivi de Lucy et Tara.

Myles : Et je suppose que tu as mieux à faire que t'enrichir ta culture.

Jack : Ce soir il y a un match de basket très important pour la ligue de la NBA avec les deux meilleures équipes du moment.

Bobby : LE match à ne pas rater.

Lucy, Tara et Sue se rassemblèrent toutes dans un coin du bureau regardant Jack et Bobby faire semblant de jouer au basket et de marquer un panier.

Lucy : J'ai déjà dit à Dylan que vous viendriez.

Jack s'arrêta dans son élan.

Jack : Quoi ?

Tara : Tu n'auras qu'à l'enregistrer.

Bobby donna une tape dans le dos de son ami.

Bobby : (à Jack) Je te raconterai plus tard.

Lucy : Toi aussi Bobby tu es déjà inscrit sur la liste.

Bobby lança un regard interrogatif en direction de Lucy alors que Jack tentait de dissimuler son éclat de rire.

Bobby : Et pourquoi ?

Lucy : Tara m'a dit que tu viendrais sûrement puisqu'elle venait et qu'elle n'avait pas de cavalier et pour Myles aussi j'ai déjà réservé ainsi que pour Dem et Donna.

Demetrius qui venait de raccrocher son téléphone sur son bureau s'approcha de l'assemblée.

Demetrius : J'ai une réunion pour l'école de mon fils alors…

Lucy : J'ai déjà demandé à Donna et elle a dit que ça irait.

Myles hocha la tête en signe de remerciement. Il s'assit de nouveau à son bureau, sa tasse de café chaud à la main et observait les autres discuter de cette histoire de vernissage.

Une grande famille, c'est ce qui lui venait à l'esprit lorsqu'il voyait les membres de cette équipe, une grande et belle famille plus soudée qu'aucune autre. C'était ce qui faisait leur force. Ils se connaissaient tous et acceptaient les différences des autres. Sue et Jack les avaient soudés plus qu'auparavant.

Lorsqu'ils avaient enfin révélé au grand jour que leur relation n'était plus un frein pour leur carrière réciproque, ils avaient montré une autre face au groupe.

Fin du flash back

Alors que Myles sortait de son songe, une voiture officielle venait de s'arrêter au niveau des policiers. Un homme en descendit, c'était l'un des grands patrons du FBI sur la côte Est. Sa venue n'annonçait rien de bon. Des personnes allaient avoir des problèmes.

L'homme serra quelques mains quand il remarqua Wallace qui parlait avec Abby et Lucy. L'homme s'excusa et se dirigea vers le trio de jeunes femmes.

Homme : Karen ?

Wallace : Monsieur le directeur.

Directeur : Je me disais bien que vous ne devriez pas être très loin. Comment allez-vous ?

Wallace : J'ai encore des hommes dans le bâtiment.

Le directeur regarda en direction du bâtiment défiguré. Il n'avait plus la prestance qu'il avait avant cet attentat. Il reporta son attention sur les jeunes femmes qui se tenaient devant lui.

Directeur : Vous pouvez m'en dire plus sur ce qui s'est passé ?

Wallace : D'après les premières informations un dispositif explosif aurait été placé dans le bâtiment. Les experts n'ont pas encore put accéder au lieu du souffle.

Directeur : Très bien. Je vais faire le tour des autres chefs de service pour savoir ce qu'ils savent. Cependant, une enquête interne sera ouverte.

Wallace : Je comprends.

Le directeur hocha la tête avant de quitter Wallace et de rejoindre un autre chef de service.

Même si tous étaient inquiets pour savoir comment allaient les agents coincés, la question restait en suspens. Comment une bombe avait pu exploser au sein du FBI alors que tous les dispositifs de sécurité devaient empêcher cela ?

22h09, Ruines du bâtiment

Il avait de plus en plus de mal à respirer mais c'était normal. La blessure qu'il avait aux côtes n'arrangeait rien à son état. Il tourna légèrement la tête pour voir où se trouvait Demetrius. Il était toujours près de la cabine d'ascenseur, parlant avec Randy et les secouristes.

Dem lui avait dit qu'ils étaient entrain de dégager Randy. Bonne nouvelle. Mais il se sentait de plus en plus mal et il essayait tant bien que mal de le cacher. Il devait tenir le coup. Pour elle…

Les événements de ces derniers jours avaient changé sa vie. L'arrivée de Tim, la dispute avec Sue, leur séparation et maintenant l'explosion. Tout cela venait de lui faire prendre conscience d'une chose. Il s'était menti et voilé la face. Menti en pensant qu'il ne voulait pas souffrir comme l'avait fait souffrir Tania et voilé la face parce qu'au plus profond de lui, il savait qu'il aimait Sue et qu'il lui avait fait beaucoup de mal.

Elle apparut devant lui. Sûrement une hallucination du à son hémorragie mais il s'en fichait. Il était heureux de la voir à nouveau. Elle lui souriait. Pourquoi était-elle si souriante malgré ce qu'il lui avait fait enduré. Ce sourire…elle était si belle, si unique. Comment avait-il pu la faire souffrir à ce point. Il posa sa main sur son visage. Il aurait bien voulu dormir, ne serait-ce que s'assoupir quelques heures. Encore le visage de Sue et toujours ce sourire. Mais pourquoi était-elle si heureuse ?

Flash back

Elle ne pouvait pas s'empêcher de rire. Elle essayait de se retenir mais à chaque fois c'était plus fort qu'elle. Jack se tenait au dessus d'elle ne voulant pas la lâcher.

Sue : (riant) Jack ! Je t'en supplie laisse moi partir !

Jack : C'est hors de question ! Tu es ma prisonnière.

Jack chatouillait habilement Sue qui ne pouvait que se contorsionner dans tous les sens pour que son assaillant lâche son emprise mais malheureusement cela restait une tentative vaine.

Sue : (rire) Jack ! Pitié ! Je me rends.

Jack s'arrêta dans sa séance de torture avant de plisser des yeux.

Jack : Alors ?

Sue : Je retire ce que j'ai dit. Le repas que tu as fait n'était pas bizarre…

Jack prit un air fier de lui alors que Sue se redressait. Elle avait courut dans tout l'appartement de Jack pour qu'il renonce à son idée de supplice mais elle n'avait pas réussi à le faire changer d'avis. Elle avait essayé de lui échapper en se tenant loin de lui, mais il avait été le plus rapide et lorsqu'il l'avait attrapée, il l'avait déposée sur le canapé et avait commencé la séance de chatouilles.

Alors qu'il se releva et tendit la main à Sue pour qu'elle se remette sur ses pieds, Sue ne put se retenir de lui dire toute la vérité.

Sue : En fait je suis certaine que même Lévy n'en voudrait pas.

Sue se mit en boule afin de ne pas laisser les points sensibles des chatouilles accessibles. Jack se tourna au ralenti pour fixer Sue avec un regard rempli de sens. Elle n'allait pas s'en échapper si facilement.

Alors que Sue tendait ses mains devant elle pour dissuader Jack de représailles, Jack avançait inexorablement vers Sue. Au moment elle sentit ses mains rentrées en contact avec le tee-shirt de Jack, elle savait que rien ne pourrait l'arrêter.

Elle leva la tête pour essayer de le faire changer d'avis. Il lui prit le poignet et la tira doucement contre lui. Il prit la main de Sue qu'il avait dans la main et la posa sur son épaule. Il enlaça la jeune femme qui se laissa faire devant la tendresse des gestes de son partenaire.

Jack : Il va falloir vous rattraper mademoiselle Thomas.

Sue fit une petite moue avant de se passer son autre bras autour du cou de Jack. Ils restèrent un long moment ainsi à se regarder dans les yeux. Ce sentiment de bien-être, il le sentait à cet instant. Elle resta immobile avant de se pencher, lentement comme pour chercher son approbation, avant de déposer un baiser sur ses lèvres auquel il répondit immédiatement.

L'étreinte se fit de plus en plus intense alors que leurs respirations s'accéléraient. Jack laissa glisser ses mains le long de la taille jusqu'aux hanches de Sue qui caressait la joue de Jack avec la paume de sa main.

Rien n'y personne ne pourrait les séparer à cet instant. Le monde ne comptait plus, ils n'y avaient qu'eux, ils s'étaient là l'un pour l'autre et c'est tout ce qui comptait.

Fin du flash back

Jack soupira. Il toussa légèrement alors qu'un sourire de satisfaction se lisait sur son visage. Jack regarda Demetrius s'accroupir à ses côtés.

Demetrius : Qu'est ce qui t'arrive ?

Jack : Je venais juste de me rappeler un moment que j'ai passé avec Sue.

Demetrius : Tu sais qu'elle t'attend en bas.

Jack regarda Demetrius avec étonnement.

Jack : De quoi tu parles ?

Demetrius : Elle et Bobby sont avec l'équipe de secours pour nous aider à rentrer chez nous.

Jack ne savait pas quoi dire. Il était ému. Il avait été si odieux avec elle, il lui avait montré un manque de confiance et elle, elle risquait sa vie pour qu'il sorte. Il avait le regard perdu. Non, Demetrius devait se tromper, Wallace n'aurait jamais accepté qu'elle rentre dans le bâtiment.

Mais il la connaissait mieux que personne. Elle savait être persuasive, même avec Wallace. Lorsqu'elle avait une idée en tête, on ne pouvait pas la faire changer d'avis.

Demetrius : Elle t'attend. Alors tiens le coup mon vieux !

Jack regarda Demetrius avec les yeux humides. Il était sincère, elle était bien là. Jack esquissa un sourire avant de regarder en face de lui pour ne pas que son ami voit qu'il était troublé.

Jack : Tu devrais voir où en sont les secours.

Demetrius hocha la tête avant de retourner auprès des portes de l'ascenseur. Il savait que Jack était troublé par ce qu'il venait d'apprendre. Sue ne l'avait pas quitté, elle avait toujours une pensée pour lui.

22h25, Ruines du bâtiment fédéral, poche de survie

Deux secouristes venaient de passer, des harnais autour de leurs tailles afin de pouvoir atteindre la cabine d'ascenseur où l'on pouvait entendre Randy râler à chaque minute qui passait.

L'ascenseur s'était bloqué entre le 7ième et le 6ième étage alors que l'équipe de secours se trouvait au 3ième. Mais malgré cette distance qui séparait des niveaux, les protestations de Randy allaient bon train.

Après plusieurs minutes, le premier secours disparu sous les yeux de Sue, Bobby et l'équipe de Flemming à l'intérieur de la cage d'ascenseur. Le second sauveteur fit un signe positif de la tête à Flemming qui prit sa radio.

Flemming : (à la radio) Central à équipe 1.

Central : (à la radio) Central, on vous écoute.

Flemming : (à la radio) Préparez une équipe de soin dans environ 10 minutes avec l'un des premiers rescapés.

Central : (à la radio) Central tout est déjà prêt, on attend plus que vous.

Flemming : Parfait, fin de transmission.

Sue lança un petit regard en direction de Bobby qui lui sourit. Cette journée n'avait pas été de tous repos mais elle allait enfin prendre une tournure positive malgré les événements de la matinée.

Sue et Bobby reportèrent leur attention sur l'endroit où se trouvaient les secouristes alors que le second venait à son tour de disparaître pour rejoindre Randy dans la cabine métallique.

Sue regarda nerveusement sa montre avant de voir des pieds réapparaître dans l'embrassure de la porte de l'ascenseur. Après quelques secondes et une légère agitation autour des deux hommes qui descendaient en rappel, Sue put reconnaître le visage de Randy qui avait défait sa cravate. L'intendant fut emmené à quelques mètres de la cabine alors que le second sauveteur reprit son poste.

Sue s'avança jusqu'à Randy et lui tendit un verre d'eau qu'elle avait prit au passage. Flemming regarda Sue se diriger dans la direction du nouvel arrivant avec une pointe d'inquiétude. Il reporta son attention sur le second sauvetage qui allait se préparer.

Sue : (à Randy) Tenez un peu d'eau.

Randy prit le verre et remercia Sue d'un signe de tête rapide. Randy avait défait sa cravate, les cheveux en bataille et sa chemise froissée. On était loin de l'accoutrement habituel de l'intendant en chef qui avait pour habitude d'être tirer aux quatre épingles.

Randy : J'ai cru que je n'allais jamais sortir de là.

Sue : Mais tout va bien maintenant.

Randy : Les agents Hudson et Gans sont toujours en haut.

Sue déglutit. Jack…elle ne cessait de penser à lui. Elle ne pouvait pas s'en empêcher, c'était plus fort qu'elle. Elle avait beau se dire que Flemming et son équipe étaient compétents, elle voulait qu'il se trouve près d'elle, que tout cela ne soit qu'un horrible cauchemar.

Sue s'assit aux côtés de Randy. Elle devait lui poser la question même si elle savait qu'il risquait de ne pas tous lui dire afin qu'elle ne s'inquiète pas plus.

Sue : Et comment vont Dem et Jack ?

Randy : Je n'ai parlé qu'avec l'agent Gans. Il m'a dit que ça allait mais que l'agent Hudson avait quelques côtes de fêlées à cause d'un choc.

Sue serra ses poings. Jack…elle sentit son cœur battre la chamade, il fallait qu'elle lui parle pour qu'il sache qu'elle l'aimait encore et qu'elle voulait que les choses redeviennent comme avant, qu'elle n'avait pas comprit qu'il souffrait et qu'il devait lui pardonner.

Alors qu'elle essayait de se concentrer sur ce qu'elle allait lui dire, elle sentit une patte se poser sur sa jambe. C'était son chien Lévy qui venait consoler sa maîtresse, comme toujours, il était là quand elle avait besoin de lui, même si c'était plutôt Jack qu'elle aurait voulu voir.

Flash back

Sue se tenait près de la fenêtre. Elle avait besoin de respirer un peu après cette dure journée de travail au bureau. Classer des vieux dossiers et répertorier des indices n'étaient pas vraiment intéressant comme travail et tous avaient trouvé un moyen d'éviter cette corvée.

Elle s'était donc retrouvée seule, dans la salle des archives à ranger les derniers cartons. Même Lucy l'avait lâchée sur ce coup et elle ne pouvait pas l'en vouloir, rester des heures dans ce lieu silencieux et humide faisait peur à une bonne partie des agents. Cependant le silence ne la gênait pas, elle vivait avec et avait appris à l'apprivoiser.

Alors qu'elle rangeait un énième dossier, Lévy qui avait eu le courage de la suivre, après qu'elle lui promette un bol de croquette, la prévint que quelqu'un approchait. Elle regarda d'abord son chien qui lui indiqua la direction du bruit par le regard.

Elle leva lentement la tête et reconnue cet homme, celui qui lui avait permis de vivre cette aventure au FBI, celui qui avait cru en elle dès le départ. Ils échangèrent un sourire complice comme il en avait l'habitude avant qu'elle ne prenne la parole.

Sue : Tu as perdu à la courte paille pour venir jusqu'ici ?

Il esquissa un timide sourire avant de lui signer un « oui » en guise de réponse.

Sue : Je savais que tu n'étais pas assez téméraire pour venir.

Il lui signa qu'il s'inquiétait du fait qu'elle puisse être attaqué par un vieux dossier récalcitrant.

Elle éclata de rire. Il savait la faire rire et faire du pire moment de sa journée le meilleur. Il signa pour savoir si comment elle s'en sortait.

Sue : Je suis une grande fille, tu devrais le savoir.

Il s'avança lentement vers elle, alors qu'elle ne le quittait pas des yeux. Ils se sourirent longuement avant qu'il n'efface les quelques mètres qui les séparaient pour l'enlacer

Elle se blottit contre lui et posa sa tête contre son torse. Elle écouta les battements de son cœur. C'était si étrange, elle sentait les pulsations que faisait son cœur à chaque seconde. Elle aimait ce bruit, le sentir près d'elle comme ces derniers jours. Alors qu'elle se blottissait un peu plus contre lui pour savourer cette étreinte, il la détacha de ses bras pour qu'elle puisse lire sur ses lèvres.

Jack : J'ai fait exprès de perdre de toute manière !

Sue : (souriante) Bien sûr !

Jack : (faussement outré) Tu ne me crois pas !

Sue : Pas le moins du monde.

Ils se défièrent du regard quelques instants avant qu'il n'éclate de rire à son tour.

Jack : Tu as raison. J'avais trop envie de te voir.

Sue passa le dos de sa main sur la joue de Jack qui la captura au passage avant d'avancer ses lèvres jusqu'à celles de Sue.

Jack : Tu m'as manqué.

Dans un dernier souffle, Sue ferma les yeux, laissant les quelques centimètres qui les séparaient disparaître dans un long et tendre baiser.

Jack défit l'étreinte qu'il avait sur la main de Sue pour placer ses mains sur les hanches de la jeune femme. Alors qu'ils se blottissaient l'un contre l'autre, Sue passa ses doigts dans les cheveux de Jack, leur respiration devenant plus rapide.

Ils échangeaient des baisers à la fois tendre et fougueux. Leurs mains parcouraient le corps de l'autre dans un ballet incessant de caresses. Ils se détachèrent quelques instants avant de rester front contre front.

Jack : On devrait rentrer.

Sue : Mais je n'ai pas encore tout fini.

Jack : Je t'aiderai…demain.

Jack sourit avant de tirer Sue par la main. Lévy les regarda quitter la pièce comme deux amoureux s'enfuyant pour vivre leur idylle. Après qu'elle eut prit son manteau et son sac sur la table, Sue et Jack quittèrent la salle laissant le chien tout seul au milieu de la pièce.

Le pauvre chien prit une mine abattue, posant sa tête sur le sol. Au bout de quelques secondes, la porte se rouvrit laissant apparaître la tête de Sue et Jack.

Sue : Alors Lévy tu viens ?

Jack : Tu ne comptes pas dormir ici mon vieux, dépêche toi !

Lévy releva la tête et bondit jusqu'à la sortie suivant Sue et Jack.

Fin de flash back

23h12, Rue de Washington D.C.

Wallace tenait la radio d'un des subordonnés de Flemming en main. Tous la regardait avec inquiétude, c'est elle qui était chargé d'annoncer à l'équipe les nouvelles de ce qui se passait à l'intérieur du bâtiment.

Elle s'avança près des agents et de Donna qui tenait une tasse de café offerte par Tara pour se remonter le moral.

Wallace : Je viens d'avoir des nouvelles.

Lucy : Alors ?

Wallace : L'intendant Randy Pitts vient d'être libéré de la cage d'ascenseur.

Un premier ouf de soulagement se fit entendre autour de la chef de l'unité de surveillance avant qu'une autre question fit lancer par Abby.

Abby : Et pour Jack et Dem ?

Wallace : L'accès n'est pas très évident car des barres de bétons ont bloqué le couloir de l'ascenseur mais ils devraient être libres, eux aussi, dans quelques minutes.

Donna se laissa tomber sur la chaise qui était derrière elle. Abby serra sa mère dans ses bras, les choses allaient s'arranger.

Myles : Dans combien de temps ils seront libres ?

Wallace : D'ici une heure environ. D'après Dem, Jack ne serait pas dans un état où il est facilement déplaçable.

Le visage de tous s'aggrava quelque peu quand Wallace reprit la parole.

Wallace : Mais rien de grave, juste quelques côtes de fêlées tout au plus. C'est un agent solide.

Myles : C'est vrai, il est têtu n'oubliez pas ça.

Tous esquissèrent un petit sourire. Tara regarda les ruines du bâtiment. Elle s'inquiétait pour Demetrius et Jack mais aussi pour Sue et Bobby qui avaient voulu faire parti de l'équipe de secours.

Flash back

Bureau du FBI

Lucy, Sue et Tara étaient assise devant l'écran d'ordinateur de cette dernière quand Myles, Bobby et Jack pénétrèrent dans le bureau après avoir interrogé un témoin.

Lucy : Je dirais la réponse D.

Tara : La D ?

Tara et Sue se regardèrent avant de rire un bon coup devant la réponse sincère de leur amie.

Jack : Qu'est ce qui vous arrivent ?

Lucy : Tara a trouvé un questionnaire sur le net.

Bobby : Un questionnaire ? Quel genre ?

Alors que le trio masculin enlevait leur veste, Myles interrompit Lucy avant qu'elle ne prenne la parole.

Myles : Encore un de ces questionnaire sans intérêt qui pullule sur Internet.

Jack : Certains questionnaires sont très intéressants, celui-là est sur quoi ?

Les trois jeunes femmes se regardèrent avant de répondre.

Tara : La question est : L'homme qui partage votre vie est-il un prince charmant ?

Myles : Qu'est ce que je disais, un questionnaire sans intérêt.

Lucy : Pourtant ton profil à un bon score.

Myles qui venait de s'asseoir se releva et s'approcha du bureau de Tara.

Myles : C'est vrai ? (Regardant l'écran) C'était évident.

Lucy : Ce qui est évident c'est que les femmes qui ont fait ce test ne devaient pas savoir ce qu'elle faisait en mettant ton profil.

Myles gratifia Lucy d'une grimace alors que Jack et Bobby s'avancèrent à leur tour.

Jack : (avec un grand sourire) Et moi, je suis bien placé ?

Sue : Pour le moment…

Lucy : Tu as le score le plus faible mon cher Jack.

Jack : QUOI ?

Jack s'approcha de l'écran et pu constater que c'était bien le cas.

Jack : Ce n'est pas croyable.

Bobby : Et moi ?

Tara : Tu bats Jack de deux points seulement.

Bobby et Jack se regardèrent avant de regarder Myles qui jubilait.

Sue : (à Jack) Désolée.

Jack : C'est rien. Ce qui compte c'est ce que tu penses, pas le résultat d'un test.

Sue rougit légèrement. Les deux amants échangèrent un regard complice qui ne laissait pas de doute sur leurs sentiments. Ils étaient si adorables tous les deux. Cela faisait un moment qu'ils cherchaient un moyen à vivre leur histoire, maintenant c'était chose faite.

Tara : Je vais regarder les commentaires des scores.

Myles rajusta sa cravate, fier de son score tendit que Bobby s'assit sur un coin du bureau de Tara et que Sue et Jack vit de même sur le bureau de Jack.

Tara : Alors, les résultats de 125 à 200 points. C'est pour toi Myles.

Tara parcourut les premières lignes avant d'éclater de rire sous le regard étonné de ses amis. Curieuse du pourquoi, Lucy s'approcha de l'écran et dans un étouffement de rire, lut le commentaire.

Lucy : Mesdames fuyez ! Ce genre d'hommes n'est pas bon, ni pour votre cœur, ni votre porte monnaie. Egocentrique et trop sûr de lui cet individu est loin d'être un prince charmant, il vous fera devenir folle avant la fin de la journée, évitez ce genre d'individu.

Tous éclatèrent de rire au dépend de ce pauvre Myles.

Bobby : Et pour l'enflammé et moi, ça dit quoi ?

Sue s'approcha de l'écran pour lire ce qui y était marqué.

Sue : Pour Jack il est écrit : « Ce partenaire n'est pas le prince charmant mais le véritable chevalier sur son destrier blanc qui saura vous séduire et faire battre votre cœur. Ce genre d'homme est rare alors ne le laissez pas filer. »

Sue avait dit ces derniers mots en regardant Jack.

Jack : Un homme rare ?

Sue : Il semblerait.

Sue s'approcha de Jack avant de prendre place à ses côtés, un sourire aux lèvres.

Sue : Il va falloir que je te surveille.

Lucy : Et pour Bobby ?

Tara regarda le score de Bobby avant de lire ce qui était inscrit sur l'écran.

Tara : « Un prince c'est sûr, charmant cela aussi s'est fort probable. Il n'existe pas cent hommes comme lui alors n'hésitez pas à vous jeter à l'eau pour son amour et pour le conserver. Il vous aimera autant en retour, foncez. »

Bobby : Un vrai prince charmant. Je suis une perle rare moi aussi.

Tara rougit en entendant ses mots.

Lucy remarqua que Tara et Bobby échangeaient un regard complice. Son instinct d'entremetteuse refaisait surface, il était vrai que depuis son mariage, son sixième sens s'était mis en pause mais le regard qu'elle voyait entre ces deux-là avait réveillé cet intuition.

Lucy : C'est Tara qu'il faut que tu remercies pour avoir fait un portrait de toi si flatteur.

Bobby : Dans ce cas, pour vous remercier je vais vous inviter pour le déjeuner.

Bobby fit un clin d'œil en direction de Tara qui lui rendit en lui faisait son plus beau sourire.

Fin du flash back

Comment aurait-elle pu oublier ce moment. Ils étaient tous heureux et ne pensaient pas à ce qui risquait de se passer. Mais maintenant, les choses avaient changés, elles avaient changés en une fraction de seconde. La vie était courte, leur métier à risques et ils devaient vivre l'instant présent.

Elle reporta son attention sur Donna qui fixait le bâtiment, ou du moins ce qu'il en restait. Elle l'envia, tout comme Lucy qui avait Dylan ou Sue qui avait Jack. Et elle, elle était seule. Elle avait rompu avec Stanley et ses sentiments pour Bobby…

Non, elle ne devait pas penser qu'elle avait des sentiments pour lui, ils étaient collègues de travail, comme Sue et Jack. Et pourtant…est-ce qu'elle pourrait sacrifier sa carrière pour un homme qu'elle aimait ? Elle ne s'était jamais vraiment posé la question mais peut-être qu'elle devrait y réfléchir.

00h00, Ruine du bâtiment

Demetrius attendait près de Jack que le secouriste arrive. L'attente avait été longue mais c'était presque fini. Ils allaient être libre. Jack était faible et la douleur se lisait sur son visage, ce qui inquiétait Demetrius. Après quelques minutes d'attente, le secouriste, qui avait remonté le conduit de l'ascenseur arriva au niveau des deux hommes.

Demetrius tendit sa main au secouriste pour qu'il puisse sortir plus rapidement du conduit.

Demetrius : Vous voulez un coup de main ?

Secouriste : Ca ira, mais vous et votre collègue ?

Demetrius : Je sais qu'il me dit qu'il va bien seulement…

Sauveteur : (à Demetrius) Je vais m'en charger.

Le sauveteur prit sa trousse de secours avant de s'approcher de Jack, toujours adossé contre un mur.

Sauveteur : Je vais vous ausculter.

Jack : D'accord.

Après quelques minutes, le soigneur fit son diagnostic.

Sauveteur : On va devoir trouver un moyen de faire passer une sangle pour que vous puissiez descendre, j'ai peur qu'un effort physique trop grand ne vous perfore plus les poumons.

Demetrius regarda son ami d'un air inquiet.

Demetrius : Ca ira ?

Sauveteur : S'il ne fait pas trop d'effort ça devrait aller jusqu'à l'hôpital… mais on doit faire vite… l'hémorragie est déjà bien entamée.

Demetrius s'attendait à cette réponse.

Sauveteur : (à Demetrius) En attendant, je vais vous faire descendre.

Demetrius : Vous allez le laissez tout seul ?

Jack : Je ne risque pas d'aller bien loin. Et puis j'ai quelque chose à faire quand je sortirai d'ici alors ne t'inquiète pas je vais rester sagement là.

Demetrius : Mais… ?

Jack : Il n'y a pas de mais qui tienne. Je suis certain que Donna doit être folle d'inquiétude à ton sujet.

Demetrius esquissa un petit sourire. C'est vrai qu'elle devait s'inquiéter depuis le temps qu'ils étaient enfermés là, tous les deux. Demetrius se laissa mettre le harnais tout en regardant Jack du coin de l'œil.

Une fois la sangle harnachée, le sauveteur prit sa radio pour que l'équipe coordonne la descente.

00h15, Ruine du bâtiment

Demetrius venait de passer la tête qui le libérait enfin de l'ascenseur. Il avait enfin réussit à quitter le piège qu'avait créé l'effondrement. Au moment où il toucha le sol, il vit le visage familier de Sue tandis que Bobby venait de rentrer dans la pièce. Il leur lança un grand sourire de soulagement avant que Sue et lui ne se fassent une accolade.

Demetrius : Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis content de vous voir.

Sue : Ca nous fait aussi plaisir crois-moi.

Bobby donna une tape sur l'épaule de son ami qui lui envoya un sourire en guise de remerciement. Mais l'attention de Sue n'était plus vraiment sur leur ami fraîchement libéré. Elle regardait en direction de la cage d'ascenseur.

Le sauveteur qui devait aider Jack à descendre était revenu seul. Elle regarda pour voir s'il n'arrivait pas mais il était revenu sans Jack.

Flemming : Il y a encore un homme là-haut.

Sauveteur : Je sais monsieur.

Flemming regarda l'attitude de son subordonné.

Flemming : Il est… ?

Sauveteur : Non, seulement d'après son état je déconseille le harnais aux épaules.

Flemming : Et vous pensez à quoi ?

Sauveteur : La nacelle serait plus indiquée. Il a un perforation du poumon droit… et un très sérieux choc à la tête. Si jamais on utilise le harnais il ne pourrait pas survivre jusqu'à la sortie du bâtiment.

Flemming et le sauveteur en face de lui hochèrent la tête en signe de compréhension. Jack devrait rester quelques minutes de plus seul mais c'était plus sûr pour sa sortie.

Flemming : Nous avons une nacelle pliante, elle fera l'affaire, on ne peut pas se permettre d'aller chercher la vraie nacelle. (Au groupe de sauveteur) Nous allons devoir le faire sortir avec la nacelle pliante, préparez le matos.

Chacun se mit en action. La nacelle fut prête en quelques secondes. La pression sur les épaules de Sue se faisait de plus en plus grande alors qu'un second médecin examinait Demetrius.

Au moment où le sauveteur allait pénétrer dans la cage d'ascenseur et être attaché par ses collègues, une sensation de glissement se fit sentir. Le bâtiment perdait de sa solidité, il fallait évacuer sans perdre de temps.

Flemming : On se replie !

A peine Flemming eut-il le temps de finir sa phrase que l'un des pans du mur où se trouvait l'un des piliers du bâtiment céda, semant une grande panique.

00h19, Rue de Washington D.C.

Le petit groupe de Wallace qui était sur le bord du trottoir venait de sentir un léger tremblement. Tous savaient que le bâtiment était dangereux mais cette pensée devint réalité quand un nouvel éboulement eut lieu.

Les personnes qui se trouvaient là protégèrent leur visage du vent de fumée qui venait de se lever. Un long moment de silence fit place à un moment d'effroi. Demetrius, Jack et maintenant Sue, Bobby et l'équipe de Flemming se trouvait à l'intérieur.

Wallace resta silencieux et immobile. Elle ne savait pas ce qu'elle devait faire dans l'immédiat. Un suppléant de Flemming passa à ses côtés avec plusieurs pompiers pour commencer à déblayer les roches qui venaient de tomber.

Un des sauveteurs à la radio entendit un appel émis par la radio de Flemming. Le personnel qui se trouvait à l'intérieur avait réussi à se rapprocher de la sortie et commençait à déblayer de leur côté, de peur que la fragilité du bâtiment ne fasse d'autres victimes.

Après quelques secondes à attendre, Wallace comme le reste de l'équipe virent sortir des secouristes et le groupe de Flemming du bâtiment. Tous les regards se posaient sur le visage des personnes qui sortaient des décombres.

Donna poussa alors un cri. Demetrius venait d'apparaître, sortant en courrant des débris du bâtiment aidant un sauveteur blessé à l'épaule. C'était un moment de soulagement pour elle de voir son mari en vie et visiblement en bonne santé.

Derrière Demetrius se trouvait Lévy suivi de Sue qui était presque portée par Bobby. Elle avait le regard rivé sur le bâtiment. Après avoir parcouru quelques mètres, les rescapés du second éboulement, rejoignirent le reste du dispositif médical et du campement de Wallace.

Sue : (énervée) On doit y retourner !

Flemming : Pas maintenant Mademoiselle Thomas.

Sue : (énervée) Mais il reste encore…

Flemming : Je ne risquerais pas la vie de mes hommes pour un seul homme.

Flemming lui avait coupé la parole et avait un ton très direct. Sue eut un geste de recul. Avait-elle bien comprit ? Il allait l'abandonner là, il ne tenterait plus rien ? Elle regarda Flemming avec dégoût. Si personne ne voulait y aller alors elle irait seule, elle n'avait besoin de personne pour retrouver Jack.

Elle regarda Lévy qui avait de la poussière sur le dos. Elle caressa son chien pour lui enlever la poussière qu'il n'avait pas enlevé en se secouant et regarda de nouveau le bâtiment.

Sue : Si personne n'y va, alors j'irais seule.

Elle prit la laisse de son chien dans sa poche avant de l'attacher au collier. Elle lança un regard en direction de son animal canin, qui ne la laisserait pas affronter cette épreuve seule, avant d'avancer en direction du bâtiment meurtri.

Alors que ses pas étaient déterminés en direction du seul accès du bâtiment, un bras la tira en arrière. Elle se retourna violemment pour savoir qui voulait la faire changer d'avis. C'était Lucy.

Lucy : Où vas-tu ?

Sue : (énervée) Je vais chercher Jack.

Lucy : C'est de la folie. Tu risques de…

Sue : Je dois y aller. Il est là, j'étais à quelques mètres de lui et…

La voix de Sue vacilla pour se perdre dans un sanglot. Elle ne pouvait pas rester les bras croisés et encore moins mettre un terme aux recherches. C'était impossible. Elle l'avait une fois de plus abandonné au moment où il avait besoin d'elle.

Les larmes de Sue augmentèrent de plus en plus. Elle se sentait impuissante face à ce nouvel événement qui les avait séparé. Elle ne put que pleurer dans les bras de Lucy pour calmer un peu sa douleur et apaiser ses craintes.

00h35, Ruine du bâtiment fédéral

La panique et les hurlements s'étaient un peu calmés. Un silence planait maintenant près du bâtiment alors que Sue avait les yeux rougis par les larmes versées. Ce n'était pas possible, elle ne pouvait pas rester à rien faire, elle savait que si c'était Jack il ferait quelque chose.

Elle s'était promise de tout faire pour qu'ils soient de nouveau ensemble, lui dire qu'elle souffrait et qu'elle regrettait de ne pas avoir comprit sa souffrance au moment où il avait besoin d'elle. Mais elle ne pouvait pas rester là, à ne rien faire et attendre. C'était au dessus de ces forces.

Flash back

Elle était dans la cuisine. Depuis le temps qu'elle y venait, elle commençait à connaître les endroits où il rangeait ses courses par cœur. Elle avait déjà donné à Lévy sa gamelle, il ne manquait plus qu'elle ne mange avec lui.

Elle l'avait convaincu de la laisser faire le repas. Un petit repas rien que pour eux, rien d'extraordinaire mais elle voulait le faire elle-même et y mettre tout son cœur. Sa mère lui avait appris qu'un repas fait avec son cœur était le meilleur du monde.

Ils avaient fait les courses avant de rentrer à l'appartement. Elle voulait lui mitonner un petit plat pour le remercier de la journée qu'ils avaient passé, il y a quelques jours. Ils étaient partis en balade tous les deux, un moment très romantique où ils n'avaient pensé qu'à eux et ça lui avait fait décompressé après toutes les missions qu'ils avaient mené à bien.

Elle arriva dans le salon, deux assiettes à la main et un grand sourire sur les lèvres. Elle avança jusqu'à la table où elle y déposa les deux plats encore chauds. Elle espérait qu'il allait aimer ce qu'elle avait préparé.

Sue : Jack, le repas est prêt !

Elle attendit quelques instants mais en ne le voyant pas arriver elle se dit qu'il devait être absorber par la télévision. Il était incorrigible. Il devait sûrement regarder les résultats des sports. Il avait parié avec Bobby un repas au restaurant sur le résultat d'un match de hockey. Ces deux-là étaient de grands gamins. C'était aussi l'un des charmes de Jack, il avait su garder son âme d'enfant.

Alors qu'elle pénétrait dans le salon, elle remarqua le bout du pied de Jack qui dépassait du canapé. Elle s'avança lentement et remarqua que la télé était bien allumée.

Elle allait le surprendre alors qu'elle l'avait appelé pour dîner. Au moment où elle allait lui faire peur, elle remarqua que Jack était étrangement calme alors qu'un point venait d'être marqué.

Elle plissa les yeux et découvrit Jack, paisiblement endormi sur le divan. Il avait un visage calme et totalement apaisé. Elle s'étonna à le contempler de cette manière. Pas qu'elle ne l'avait jamais regardé dormir lorsqu'ils étaient ensemble mais cette douceur sur son visage, elle ne l'avait jamais remarqué auparavant.

Elle sourit. Il était si mignon et semblait si fragile à cet instant. Elle avança jusqu'au niveau de son visage où elle s'agenouilla pour être à sa hauteur. Il était profondément endormi. Sue resta un long moment à le regarder sans bouger.

Elle aurait pu rester des heures si elle avait pu. Le voir ainsi, près d'elle, lui faisait oublié tout le reste. Elle tira le plaid pour le recouvrir de manière assez douce pour ne pas le réveiller mais elle sentit une main se passer dans son dos. Elle regarda Jack qui malgré ses yeux mi clos lui faisait un grand sourire.

Sue : Tu t'es endormi.

Jack : Oui mais je ne dormais pas si bien que ça.

Sue lui lança un regard interrogatif. Jack blotti Sue contre lui, elle se retrouva dans les bras de Jack, à moitié allongé sur le canapé.

Jack : Tu n'étais pas près de moi.

Sue rougit. Ce genre d'attention, de mots et de regards qu'ils échangeaient, elle aurait donné n'importe quoi pour qu'ils ne finissent jamais. Après avoir répondu au sourire attendri de Jack, Sue passa ses bras autour du coup de son amant avant qu'ils n'échangent un long et tendre baiser.

Fin du flash back

Elle aurait voulu que ce moment ne vienne pas la troubler maintenant, pas au moment où elle était la plus fragile, la plus vulnérable. A chaque fois qu'elle essayait de se concentrer pour ne pas laisser l'émotion l'envahir, elle repensait à lui et aux moments qu'ils avaient partagés. L'éboulement qui venait de se produire il y avait quelques minutes lui faisait prendre conscience qu'un rien pouvait la séparer de lui.

Elle voulait y retourner mais elle ne pouvait pas, aucune équipe n'y retournait sans l'accord de Flemming. Ce dernier avait formellement interdit toute tentative tant que les lieux n'étaient pas sécurisés. Cela semblait une éternité pour Sue qui ne pouvait se consoler qu'avec la présence de ses amis dont Lévy qui avait posé sa tête sur les jambes de sa maîtresse.

Sue était assise près de ses trois amies qui n'arrivaient pas à la faire espérer. Les larmes redoublaient à chaque minute qui passait. Alors que Tara apportait un gobelet de café à Lucy et un de thé à Abby, une voix s'éleva dans la foule.

Voix : Laissez-moi passer !

Policier : Reculez monsieur, les recherches sont en cours !

Voix : Laissez-moi, ma femme se trouve là !

Policier : Monsieur si vous ne vous calmez pas, je vais devoir vous faire évacuer.

Lucy sursauta. Elle connaissait cette voix. Alors que Tara et Abby sortirent la tête de la tente pour savoir qui s'exclamait de la sorte, Lucy tendit son café à Tara et quitta la tente. Lucy s'avança en direction de la foule quand elle le reconnut. Elle accouru au milieu de la foule.

Lucy : Dylan ? Dylan ?

Le jeune homme était agenouillé devant le policier qui l'empêchait de passer. Lorsqu'il entendit la voix de son épouse l'appeler dans la foule, il ne put s'empêcher de soulever Lucy du sol et la serrer dans ses bras lorsqu'ils se retrouvèrent.

Sue qui avait suivit, elle aussi la sortie rapide de son amie, observa la scène du coin de l'œil. Voir ce moment de bonheur la rendait jalouse. Elle aurait voulu que ça soit Jack et elle. Elle aurait voulu qu'il l'enlace et l'embrasse avec la même fougue. Elle sentit de la colère monter en elle avant qu'elle ne s'en rende compte.

00h36, Ruines du bâtiment

Il avait ressenti l'éboulement et avait vu le mur qui menait à l'ascenseur s'effondrer. Il passa sa main devant son visage pour dissiper un peu le flot de poussière et toussait en même temps. Alors que la visibilité commençait à revenir, elle réapparut devant lui. Il avait le cœur qui battait la chamade et sans savoir pourquoi, des larmes coulèrent le long de ses joues.

La mort risquait de l'emporter d'un instant à l'autre, l'incertitude de ce que lui réservait l'avenir, tout cela lui faisait peur. Est-ce qu'il sortirait vivant de ce lieu en ruine, il n'en savait rien. Mais elle, elle était là. Elle était toujours là pour lui et elle l'avait changé.

Elle lui avait montré ce qu'était l'amour vrai, celui qui lui faisait perdre la tête, l'amour qui faisait vibrer son cœur. Elle avait réussi à lui redonner confiance dans cet élément qu'il avait cru avoir perdu depuis bien longtemps.

Il n'était pas le genre d'homme à ce vanter de ses conquêtes et même si les membres du bureau le considérait comme un tombeur, il avait une souffrance que seule Sue avait su apaiser.

Elle se tenait devant lui, un sourire sur les lèvres. Elle souriait sans doute parce qu'il était encore en vie. Le mur contre lequel il était appuyé l'avait protégé de l'éboulement et malgré la fumée qui virevoltait dans la pièce il put reconnaître sa silhouette.

Il avait enfin connu ce dont sa sœur lui avait parlé, de cet être qui lui ferait battre le cœur, cette personne pour qu'il voudrait se battre et ne jamais la faire souffrir mais ses peurs l'avaient prendre une décision qui l'avait bouleversé et pas lui uniquement.

Il tenta d'essuyer ses larmes avec sa manche et releva la tête. Elle le regardait toujours fixement, un petit sourire sur les lèvres. Il tenta de se redresser un peu pour mieux la voir et aussi protéger les bandages qu'avait fait le secouriste avant d'aider Demetrius à sortir par le conduit de l'ascenseur.

Jack : Tu es toujours là ?

Jack sourit. Il l'a dévisageait totalement. Elle était vêtue d'une longue robe blanche, qui laissait ses bras découvert, un peu comme si elle était une déesse qui venait sur terre. Il était subjugué par la beauté de cette femme.

Jack : Tu es toujours là. Quoiqu'il arrive tu restes avec moi, tu m'épaules, tu es un peu comme mon phare en pleine tempête. Qu'est ce que je pourrais faire sans toi ?

Silence.

Le sourire de Sue s'accentua alors que Jack baissa la tête avant de la relever pour continuer sa phrase.

Jack : Je voulais te dire que…j'ai mal agis. J'aurais du te dire toute la vérité quand j'en ai eu l'occasion seulement…je ne voulais pas ressasser le passé, j'avais peur de souffrir à nouveau.

La silhouette s'avança jusqu'au niveau de Jack avant de s'asseoir à côté de lui. Il n'avait pas besoin qu'elle parle pour savoir ce qu'elle pensait et encore moins ce qu'elle ressentait.

Jack : Je voudrais m'excuser de ce qui s'est passé entre nous…J'ai agi sans réfléchir à ce que tu pouvais ressentir. J'ai oublié la promesse que je t'avais faite de ne jamais te faire souffrir et pour cela je m'excuse.

Jack avala sa salive afin de trouver les mots juste avant de continuer. Il savait déjà qu'elle avait souffert, Lucy lui avait bien fait passé le message. Sue avait été la victime de cette colère qu'il avait en lui. Il ne voulait pas qu'elle souffre et pourtant c'était ce qui était arrivé.

Il n'aurait jamais cru qu'il aurait eu peur de perdre quelqu'un autrefois, mais Sue, c'était différent. Il avait envie de se battre pour que le sourire qu'il voyait sur ce visage dure pour l'éternité.

A défaut qu'elle lui pardonne, il devait lui dire ce qui s'était passé à l'époque. Qu'il raconte sa version des choses, pas celle de Tim, mais la sienne. Ce qu'il avait vécu, ce qu'il avait ressenti, ce qu'il avait failli faire et surtout, ce que Sue lui avait apporté depuis qu'elle était entrée dans sa vie.

01h00, Rue de Washington D.C.

Elle était partie dans un coin pour que personne ne puisse la voir en pleurs. Ca avait été assez difficile d'abandonner Jack dans le bâtiment alors ce qu'elle avait éprouvé quelques minutes plus tôt l'avait chamboulée. Elle avait été jalouse d'être témoin des retrouvailles entre Lucy et Dylan alors qu'elle était son amie.

Elle avait honte de se qu'elle avait pensé et de cette jalousie qui s'était emparée d'elle. Elle avait rêvé que se soient Jack et elle. Qu'elle se jette à son cou et qu'ils échangent un long et tendre baiser de retrouvailles. Elle tentait de ses larmes quand elle repensa aux quelques mètres qui les séparaient tout à l'heure.

Sur le moment, elle en avait voulu à Flemming de faire sortir tout le monde alors qu'il allait évacuer Jack. Après avoir réalisé que c'était la chose la plus censé à faire, elle en avait voulu à Demetrius de ne pas avoir laisser Jack descendre le conduit avant lui.

Cette colère, ces idées lui étaient venues à l'esprit. Après plusieurs minutes, elle avait réalisé que Jack n'aurait jamais voulu qu'un de ces amis, ou un des sauveteurs ne meurent dans ces conditions. Et si les circonstances avaient été inversées, elle n'aurait jamais voulu que quelqu'un ne perde la vie pour lui venir en aide.

Demetrius avait eut lui aussi de la chance dans cette histoire, il aurait pu mourir. Alors qu'elle essayait de calmer ses sanglots, Lévy qui l'avait accompagnée, lui indiqua que quelqu'un venait dans sa direction.

Elle essuya rapidement ses joues avant de se retourner. C'était Demetrius. Elle lui fit un petit sourire même si le cœur n'y était pas. Elle ne devait pas lui en vouloir, les choses s'étaient précipitées.

Sue : Dem, qu'est ce que tu fais là ?

Demetrius : Je voulais te parler pour savoir comment tu allais.

Sue : Ca va, je tiens le coup.

Demetrius s'avança un peu plus vers Sue.

Demetrius : Il pense à toi tu sais.

Sue regarda son ami avec des yeux qui menaçaient de laisser couler des larmes. Elle ne voulait pas qu'il lui dise ça pour qu'elle se sente mieux mais elle crut ce qu'il venait de lui dire parce que dans son regard, tout indiquait qu'il était sincère.

Sue essaya de se retenir pour ne pas pleurer. Elle hocha la tête de droite à gauche en signe négatif avant de reprendre la parole.

Sue : Je dois être le cadet de ses soucis.

Demetrius : Et pourtant il parle beaucoup de toi pour ne pas dire uniquement de toi.

Sue regarda Demetrius un peu surprise. Elle ne pouvait pas croire qu'il pensait à elle. Elle n'arrivait pas à savoir pourquoi il pouvait pensé à elle dans un moment pareil. Demetrius lui fit un petit signe de la main pour attirer son attention.

Demetrius : (gêné) Il m'a dit que vous vous étiez séparés depuis un moment.

Sue déglutit difficilement. Alors c'était officiel maintenant. Jack et elle n'étaient plus un couple, enfin Jack ne l'envisageait plus. Qu'il puisse y avoir quelque chose entre eux maintenant relevait de l'impossible, c'était de l'histoire ancienne. Elle avait l'impression qu'un nouveau couteau venait de se planter dans son cœur.

Elle essayait tant bien que mal de ne pas perdre la face. Wallace l'avait prévenue qu'une petite amourette aurait pu mettre leur carrière en péril mais elle avait cru en l'amour que Jack et elle partageaient. Elle avait cru discerner quelque chose de différent entre eux, un lien fort et indestructible…mais elle avait eu tort.

Demetrius s'avança jusqu'à Sue et posa sa main sur son épaule avec un petit sourire sur les lèvres. Il connaissait Sue maintenant. Quatre ans à travailler ensemble n'était pas rien. Il la considérait comme une amie, la sienne et celle de sa famille mais aussi celle de sa seconde famille qu'étaient les membres du FBI. Il savait que les mots qu'avait dit Jack, lorsqu'ils étaient dans l'immeuble, auraient redonné de l'espoir à Sue. Pas seulement pour son moral mais aussi pour qu'elle garde espoir au sujet de son histoire avec Jack.

Demetrius : Il m'a dit aussi que c'est la plus grosse erreur qu'il n'ait jamais fait de sa vie.

Sue n'arrivait pas à croire ce que son ami lui disait. Elle avait sans doute mal lu ce qu'il venait de dire. Elle lança un regard interrogatif en direction de Demetrius qui affirma ses propos. Il savait que ce n'était pas facile de parler de sentiments lorsque les deux intéressés n'étaient face à face. Mais il devait jouer les relais jusqu'à ce que Jack puisse lui parler.

Demetrius : Il m'a dit qu'il n'avait pas eu le courage de t'en parler et qu'il regrettait que tout cela te retombe dessus.

Sue : Me parler de quoi ?

Demetrius savait que c'était à Jack de tout expliquer seulement…si les choses venaient à s'aggraver, si jamais il venait à mourir avant de faire sa confession, c'était à lui que Jack avait demandé de prendre soin de Sue.

Demetrius : Il y a quelques années un peu avant que Jack n'intègre le bureau…il y a eu une histoire avec Tim et la petite amie de Jack.

Sue regardait Demetrius avec intérêt. Elle cherchait à savoir si cela avait un lien avec ce que lui avait dit Tim lorsqu'il était devant son appartement.

Flash back

Les larmes se dessinèrent sur le contour des yeux de Sue.

Tim : Ne t'inquiète pas ! Il s'en remettra comme la dernière fois.

Sue ne comprenait pas bien.

Sue : La dernière fois ?

Tim prit un sourire, fier de lui que Sue n'appréciait pas trop. Elle appréhendait ce qu'il allait lui raconter mais cela allait peut-être expliquer l'attitude de Jack.

Tim : Avec Tania, ça a été la même chose. Il l'a mal pris sur le coup… mais il a survécu ! Et puis… c'est un grand garçon !

Il essaya de reprendre Sue dans ses bras mais elle l'en empêcha.

Sue : Que s'est-il passé avec Tania ?

Tim : Quoi ? Il ne te l'a pas dit ??... (Sourire) Tania était sa petite amie quand nous étions à Quantico… et elle s'est simplement rendu compte que j'avais beaucoup plus de charme que ce cher Jack !

Ca y est ! Elle comprenait tout. Jack revivait ce qu'il avait vécu il y a de ça plusieurs années et qui avait du énormément le marquer.

Tim : C'est vrai que sur le coup, il ne l'a pas très bien pris… et le fait de nous retrouver dans le même lit ne lui a pas laissé de bons souvenirs… et je dois dire que je me souviens encore de sa droite qu'il m'a envoyée.

Fin du flash back

C'était donc ça la vraie raison de leur séparation. Elle ne connaissait pas vraiment les détails et n'avait pas encore eut le temps d'en parler à Jack mais elle soupçonnait que la venue de Tim y avait été pour beaucoup et pas uniquement à cause du baiser.

Tim lui avait donné une version mais elle voulait savoir ce que Jack avait pu raconter à Demetrius. Peut-être qu'elle en apprendrait plus et qu'elle pourrait l'aider. Une fois qu'il serait sortie de là, ils pourraient parlé et…

Soudain Sue eut une incertitude. Et s'il ne s'en sortait pas ? Non, c'était impossible, Jack était quelqu'un de fort et elle le connaissait mieux que personne, ça, ça n'avait pas changé. Elle se concentra sur les lèvres de Demetrius qui continuait la confession que Jack avait entreprise un peu plus tôt.

01h10, Rue de Washington D.C.

Dylan n'avait pas lâché Lucy depuis leurs retrouvailles. Il se trouvait en Pennsylvanie lorsqu'il avait eu un message sur ce qui s'était passé. Il avait eu si peur de la perdre qu'il avait pris le premier avion en partance de Washington D.C. dès qu'il avait pu. Lucy était heureuse de pouvoir retrouver son mari. Elle avait eu si peur de ne jamais le revoir, qu'elle ne put empêcher ses larmes de couler quand elle avait vu le bâtiment s'effondrer la seconde fois. Elle avait imaginé ce qui aurait pu se passer si elle s'était trouvée à l'intérieur.

Elle serrait contre elle l'homme avec qui elle partageait sa vie. Le sentir contre elle lui redonnait de la force. C'était un signe, elle ne devait pas perdre espoir. Elle se desserra de l'étreinte de Dylan et ils échangèrent un regard rempli de tendresse alors qu'ils se dirigeaient vers un banc.

Dylan : Quand j'ai appris…

Lucy posa son index sur les lèvres de Dylan.

Lucy : Je vais bien. Rassure-toi.

Dylan : Si je t'avais perdu je ne sais pas comment j'aurais pu vivre.

Les yeux de Lucy s'embuèrent légèrement.

Lucy : Je vais bien.

Lucy et Dylan s'assirent pendant que Tara passa auprès d'eux une tasse de café à la main. Tara prenait la direction de Bobby une tasse fumante dans les mains.

Tara : (à Bobby) Tiens !

Bobby releva la tête légèrement et en laissant un petit sourire apparaître sur ses lèvres prit la tasse des mains de la femme en face de lui.

Bobby : Merci.

Tara voyait bien que Bobby était contrarié. L'éboulement, Jack et la réaction de Sue. Tout cela le travaillait, seulement les recherches ne pouvaient pas reprendre sans l'approbation de Flemming et il avait du mal à accepter que son ami doive attendre.

Tara : On va le retrouver.

Bobby regarda Tara dans les yeux alors qu'elle s'assit à ses côtés. Cette femme était incroyable, elle arrivait à lire en lui comme dans un livre ouvert. C'était si rare qu'il s'entende aussi bien avec une personne du sexe opposée.

Il se força à rire un peu plus que tout à l'heure. Ils avaient été si proches de Jack…et maintenant ? Il ne pouvait pas se résigner a abandonné son ami. Jack ne l'aurait jamais laissé tomber.

Bobby : (à Tara) Tu as raison.

Tara : J'ai entendu dire que Flemming attendait de stabiliser quelques points de passage pour aller chercher Jack.

Bobby se redressa vivement.

Bobby : C'est vrai ?

Tara : Une équipe va repartir pour le ramener, ils ne vont pas l'abandonner. Tu connais Jack, il ne mourra pas aussi facilement.

Bobby resta un moment immobile avant de regarder Tara dans les yeux avec plus d'intensité que précédemment. Il avait eu besoin que quelqu'un lui dise ces mots pour le convaincre que tout n'était pas perdu.

Il connaissait Jack depuis longtemps et leur amitié avait surmonté les années. Il savait que Jack était encore en vie, il devait y croire encore et toujours. C'était son ami et il ne pouvait pas abandonner aussi facilement. Jack l'avait toujours soutenu, c'était à son tour de l'épauler.

Bobby : C'est vrai, c'est un battant.

Bobby avait dit cela avec un sourire plus sincère. Il regarda devant lui alors que la main de Tara s'aventura dans la sienne et sans qu'aucun mot ne soit prononcé, il resserra sa main pour capturer celle de Tara.

Bobby : Merci.

Tara frissonna. Ce n'était pas dans les habitudes de Bobby qu'il se montre aussi fragile. Tous le voyaient comme un grand gaillard qui aimait son travail et ses amis. Mais ce que Tara vit cet instant lui donna des frissons. C'était un homme qui avait des craintes et des espoirs.

Tara esquissa un rapide sourire auquel Bobby répondit en lui lançant un regard rempli de tendresse. Elle ne savait pas pourquoi mais elle savait qu'elle aussi aurait peut-être un choix à faire sur ce qu'elle voulait pour son futur.

01h25, Ruines du bâtiment

Jack cherchait les mots qu'il pouvait utiliser pour que Sue puisse comprendre la réaction qu'il avait eu et si possible, ne pas trop lui en vouloir.

Jack : (ému) Il m'a dit que je trouverai une femme qui m'aimerait réellement…même si sur le coup, c'était avec Tania que je voulais parler. Je voulais comprendre ce que j'avais raté…si c'était moi qui n'avait pas été capable de l'aimer ou…

Jack soupira longuement. Il se remettait encore en question.

Jack : (ému) Ou si c'était parce que j'étais incapable d'aimer quelqu'un.

La voix de Jack venait de vaciller. Peut-être qu'en fait, il n'avait jamais appris. Tania l'avait quitter parce qu'il était égoïste et c'était pour la même raison qu'il venait de faire souffrir Sue parce qu'il avait pensé uniquement à lui.

Jack sentit le regard de Sue, posé sur lui, devenir plus tendre et plus triste aussi. Il savait qu'en avouant cela, il ne remettait pas en cause uniquement sa relation avec Sue mais aussi les sentiments qu'il pouvait éprouver pour elle.

Il ne s'était jamais autant dévoilé à personne. C'était si difficile pour lui de se livrer avec autant de sincérité qu'il ne savait pas s'il arriverait à finir. Il ne voulait pas la perdre mais il ne voulait surtout pas qu'elle souffre. Elle ne méritait pas cela. Il continua cependant ce qu'il voulait lui dire. Il se l'était promis avant que quelque chose n'arrive. Elle devait savoir…tout savoir.

Jack : (ému) Tu connais Bobby, il est encore plus têtu que moi et quand il a une idée en tête…enfin c'est notre bon vieux Bobby.

Sue esquissa un petit sourire avant de se relever. Jack la regarda avec étonnement avant qu'elle ne lui tende la main. Elle voulait qu'il la suive et qu'il continue de lui expliquer ce qui s'était passé.

Jack ne se laissa pas prier, à défaut de ne jamais sortir d'ici, il voulait qu'elle sache la vérité et aussi rester auprès d'elle jusqu'à la fin.

1h32, Rue de Washington D.C.

Elle attendait que les recherches reprennent. Elle voyait au loin Flemming et plusieurs autres sauveteurs parler entre eux sur la reprise des recherches. Sue était bouleversée par ce qu'avait pu lui apprendre Demetrius.

Elle n'arrivait pas à croire qu'une femme avait pu jouer avec les sentiments de Jack au point qu'il en soit traumatisé de la sorte. Mais si ça avait été elle…elle aurait sûrement agit de la même manière.

Sue vint s'asseoir en face du lieu de réunion de Flemming et du reste de l'équipe. Elle ne devait pas oublier que les minutes passaient, et chacune écourtant la durée de vie de l'homme qu'elle aimait.

Elle regarda autour d'elle et vit Bobby et Tara discuter. Elle regarda un banc non loin du bâtiment touché. C'était là où elle était souvent venue prendre son déjeuner avec Jack lorsque le temps le permettait. Elle se souvenait de ces moments qu'ils passaient ensemble avant d'être ensemble et après et continua d'analyser les révélations qu'avait pu lui faire Demetrius au sujet de Jack.

Il n'arrivait pas à comprendre comment Tim avait pu s'amuser à ce stupide jeu. Lorsqu'ils avaient commencé c'était au centre de Quantico mais c'était des gamins et ils n'allaient pas plus loin qu'un petit dîner.

Sue suivait toujours la réunion de Flemming du regard quand elle put enfin lire sur les lèvres d'un des chefs de sauvetage. Elle ne put contenir sa colère et s'approcha du groupe qui fut étonné de la voir.

Sue : (en colère) Vous comptez l'abandonner alors !

Flemming s'était tourné en direction de Sue pour qu'il puisse s'expliquer.

Flemming : Melle Thomas je sais que vous voulez revoir votre ami seulement je ne peux pas garantir qu'une équipe sortirait sans encombres de ce bâtiment.

Sue : (en colère) Mais si vous ne faites rien…Jack…il est encore là et il attend les secours !

Flemming : Je ne peux pas me porter garant de la sécurité de mes hommes. La vie d'un homme contre celle d'une dizaine d'autre. Mon choix est déjà fait.

Sue n'arrivait pas à le croire. Ils allaient renoncer aux recherches. Elle allait rétorquer auprès du groupement de secouristes qui avait prit cette décision quand elle sentit une main posée sur son épaule. Elle se retourna et vit alors Wallace se tenir à ses côtés.

Wallace : L'un de mes hommes se trouve encore dans le bâtiment messieurs.

Flemming : Ecoutez agent Wallace…

Wallace ne laissa pas le chef des secours prendre la parole.

Wallace : Non, c'est vous qui allez m'écouter. J'ai un homme là-dessous qui attend les secours. C'est l'un des meilleurs agents que je connaisse et je sais qu'il mérite qu'on tente encore quelque chose pour le sortir de là.

Flemming : (d'un ton sec) Et qui vous dit qu'il est encore en vie ?

Flemming remarqua ses paroles et tenta de s'excuser mais Sue l'interrompit.

Sue : Il est encore en vie. J'en suis certaine.

Sauveteur : C'est un peu léger.

Sue : Je suis sûre qu'il est en vie. Je…je ne sais pas comment je le sais mais quelque chose me dit qu'il est en vie.

Le regard de Sue devint sincère. Elle ne savait ni le pourquoi, ni le comment mais elle était convaincue que Jack l'attendait, elle devait aller le chercher pour qu'ils puissent parler tous les deux.

2h00, Bâtiment de Washington D.C.

Jack marchait difficilement dans les débris du bâtiment, suivant toujours cette image de Sue qui semblait le guider vers un endroit plus sûr. Il avait mal aux côtes mais il n'allait pas s'arrêter aussi facilement. Elle était avec lui et il se l'était promis, il ne la ferait plus jamais souffrir. Elle devait tout savoir, tout comprendre pour peut-être le haïr mais au moins refaire sa vie sans penser à lui et à sa bêtise.

Le regard de Jack s'assombrit quelques secondes. La fatigue le faisait ralentir mais il releva la tête et la vit. Elle lui tendait la main pour qu'il continue d'avancer.

Jack esquissa un petit sourire avant de tendre la main pour prendre celle de Sue. Bien évidemment il tendait la main mais n'arrivait pas à rattraper celle de la jeune femme qui se tenait devant lui, mais peu importe. Elle lui faisait signe de la suivre et qu'elle ne le laissera pas seul quoiqu'il arrive.

Jack : (ému) Une fois dans l'appartement j'ai cherché d'où venaient les rires que j'avais entendus. J'ai ouvert une porte. C'était celle de la chambre et là…là j'ai trouvé Tim et Tania ensemble.

Jack s'était arrêté. Pas parce qu'il ne pouvait plus marché mais parce que l'émotion le paralysait de douleur. Se souvenir de ce moment, de cette souffrance qu'il n'avait partagé avec personne depuis si longtemps, il n'avait jamais cru que ça lui arriverait. Jack essuya les quelques larmes qui s'étaient annoncées et continua son récit.

Jack : (en colère) J'étais hors de moi. Ce fumier m'envoyait en mission pour draguer ma fiancée. Je l'ai prit par le col et je l'ai fait sortir de la chambre. J'étais tellement en colère, que je l'ai frappé, une droite. Je t'avoue que sur le coup ça m'a fait du bien mais que quelque part c'était surtout moi qui méritait cette droite.

Jack éclata de rire avant qu'un petit rictus de douleur n'apparaisse. Il continua d'avancer, guidé par Sue. Elle le regardait toujours, les yeux remplis de tendresse et d'amour, comme précédemment.

Jack pénétra dans une salle. C'était celle qui servait de dépôt pour le matériel d'intervention. Jack se laissa guider par Sue qui lui désignait une corde et un grappin d'escalade avec une lampe frontale et des gants.

Jack mit tout cela dans un petit sac à dos et continua à suivre Sue qui le devançait. Sans qu'elle ne dise rien, il savait ce qu'elle voulait qu'il fasse. Il quitta la petite salle et ouvrit la porte de la cage d'escalier tout en poursuivant ses révélations.

Jack : Il voulait que je le remercie de coucher avec ma petite amie. J'étais encore plus en colère. J'ai sauté sur lui et je lui en ai recollé une.

Jack avait dit cela en lançant un regard en direction de Sue. Il espérait qu'elle ne serait pas trop fâchée de savoir qu'il s'était battu, il savait qu'elle n'aimait pas ça mais Sue lui sourit ce qui le rassura.

Jack avait suivi Sue, ou du moins son image jusqu'au niveau en dessous le 7ième. Il n'aurait pas pu aller plus loin car les marches de l'escalier s'étaient effondrées lors de l'explosion.

Jack : Après les avoir regardé tous les deux pendant que Bobby essayait de me retenir j'ai vu une chose qui me paraissait évidente. Je n'avais pensé qu'à moi et même si je croyais que je faisais des sacrifices pour une vie de couple…en fait, j'ai joué les égoïstes.

Jack sourit alors que le regard de Sue devint plus tendre et plus inquiet à la fois.

Jack : Demetrius me l'a dit tout à l'heure. J'ai fuis en cherchant la facilité et même si quelque part il n'a pas tort, j'ai toujours ce sentiment de peur.

La voix de Jack s'était finit dans un tremblement. Il était terriblement ému par ce qu'il s'avouait enfin à lui-même depuis tant d'années. Il avait toujours essayé de paraître fort et les autres le voyaient comme un vrai tombeur sans savoir qu'il avait souffert, tous sauf Bobby, savait que remuer le passé ne servait à rien de bon.

Jack avait essayé d'enfouir cette douleur au plus profond de lui mais c'était en vain. L'arrivée de Tim, le baiser avec Sue et ensuite leur dispute…tout cela avait ravivé cette douleur et cette colère qu'il avait gardées en lui pendant ces si longues années.

Pourquoi avait-il fallut que tous ces sentiments conflictuels se retournent contre Sue ? Pourquoi ? Est-ce qu'il avait peur de souffrir encore ? Non, il ne voulait pas souffrir c'était évident mais cette crainte était plus importante que toutes celles qu'il avait pu ressentir auparavant.

Il avait fuit, c'était évident, il avait eu peur de la réaction de Sue, il avait aussi peur que tout cela recommence. Qu'elle parte, qu'elle aille vers un autre…il ne l'aurait pas supporter. Il voulait le bonheur de Sue mais si c'était pour la perdre alors soit, il souffrirait pour qu'elle puisse être heureuse. Elle était trop formidable pour qu'elle perde son temps avec un homme comme lui.

Il avait accepté leur rupture pour la seule et unique raison de la savoir heureuse mais Demetrius avait raison, il avait choisit la facilité en mettant Sue devant le fait accomplit.

Alors qu'il pénétrait dans le couloir qui le mènerait près de la cabine d'ascenseur qui n'avait pas été touché par la secousse, il s'arrêta, regardant devant lui celle qui le guidait et tentait de le sortir de là.

Il ne savait pas pourquoi, sans doute à cause du choc à la tête, mais elle était encore là, comme toujours, à ses côtés pour l'aider à surmonter toutes ces épreuves. Elle était formidable de rester auprès de lui après ce qu'il lui avait fait subir.

2h11, Rue de Washington D.C., sous la tente de secours

On l'avait gentiment demandé de rester en dehors de la conversation sur les moyens que les secours allaient prendre pour sortir Jack de là. Elle n'avait pas apprécié mais elle ne devait pas s'entêter si elle voulait qu'ils se remettent au travaillent rapidement. Depuis, Wallace lui avait dit qu'elle ferait de son mieux. Venant de la part de cette femme, elle savait qu'elle n'abandonnerait pas aussi facilement l'un de ses hommes.

Elle s'était rassise sur le banc où elle se trouvait tout à l'heure avant de repenser à ce que Demetrius lui avait appris.

Flash back

Sue : Jack a frappé Tim, je le savais déjà mais…

Demetrius : Jack n'était pas très fier de lui. Mais elle venait de le faire souffrir deux fois de suite en à peine deux heures.

Sue : …

Demetrius : C'était un jeu stupide que Tim avait instauré entre eux, piquer la petite amie de l'autre. Ce qui m'a bouleversé c'est que Jack croyait qu'il avait rencontré la personne avec qui il passerait sa vie.

Sue : Alors pourquoi est-ce que c'est notre relation qui en a fait les frais ? Pourquoi il ne m'en a jamais parlé comme il l'a fait avec toi ?

Demetrius : Il sait que la façon dont il a agit avec toi était injuste et même stupide mais seulement…

Sue : Seulement quoi ?

Demetrius : Seulement, au moment où il pensait pouvoir oublier tout est revenu. Ses peurs, ses craintes…

Sue ne savait pas comment réagir. Elle voulait comprendre ce qui se passait dans la tête de Jack même si elle pouvait très bien imaginé la souffrance et la douleur qu'il avait pu ressentir. Tous ces sentiments étaient revenus lorsqu'il avait vu Sue et Tim s'embrasser devant la caméra. La dispute qui avait suivit dans le bureau avait amplifié ce sentiment de trahison qu'il avait eu à l'époque.

Demetrius : Jack m'a dit qu'il pensait pouvoir oublier…avec le temps… mais il n'avait pas pu jusqu'à…

Sue lisait sur les lèvres de Demetrius avec beaucoup d'intérêt.

Demetrius : Jusqu'au jour où tu es venue dans sa vie.

Sue sentit un léger poids se lever de ses épaules, comme rassuré de savoir qu'elle avait été quelqu'un d'important dans la vie de Jack.

Demetrius : Il m'a dit qu'il était heureux avec toi, qu'il sentait quelque chose de différent mais il ne voulait pas que tu souffres

Sue : Que je souffre ! Mais pourquoi c'est ce que je vis en ce moment et ce depuis notre séparation.

Demetrius : Je lui ai dit que c'était stupide et que ce n'est pas en te quittant qu'il allait régler son problème.

Sue : Il pense que je ne l'aime pas ?

Demetrius : Il pense que tu mérites mieux que lui.

Demetrius posa sa main sur l'épaule de Sue avant de poursuivre.

Demetrius : Il veut ce qu'il y a de mieux pour toi. Il tient beaucoup à toi.

Sue : Et il ne crois pas que c'est à moi d'en juger ? Que peut-être c'est moi qui ne le mérite pas ?

Demetrius : Vous êtes faits l'un pour l'autre, c'est aussi bête que ça…et c'est ce que je lui ai dit.

Sue esquissa un petit sourire.

Sue : (avec un petit sourire) Il a toujours été têtu.

Demetrius et Sue se regardèrent avant de se dire que les choses allaient devoir changer une fois que Jack serait sorti du bâtiment.

Fin du flash back

Elle n'avait pas oublié les mots que Demetrius lui avait dit, qu'ils étaient faits l'un pour l'autre. Elle aimait se l'entendre dire même si, pour le moment, ils ne s'étaient pas encore parlés.

Elle remarqua une certaine agitation entre Wallace, Flemming et le reste du groupe de sauveteur. Elle décida d'aller voir. Ils avaient peut-être décidé de reprendre les recherches.

2h15, Rue de Washington D.C.

Chef sauveteur : C'est du suicide !

Wallace : Je ne vous demande pas la permission.

Chef sauveteur : Mais vous vous rendez compte que…

Wallace : J'ai passé l'âge de demander la permission. Je ferais partie de la prochaine équipe de sauvetage.

Flemming n'avait pas dit un mot. Il savait que même s'il trouvait tous les arguments possibles et réalistes pour ne pas qu'un autre agent ne vienne, elle s'en moquerait complètement.

Flemming : Vous êtes certaine de vous agent Wallace.

Wallace : Allez me chercher un équipement au lieu de perdre du temps.

Sue s'avança jusqu'à Wallace, cherchant à comprendre se qui se passait. Elle n'avait pas suivit toute la conversation, perdue dans ses pensées mais d'après ce qu'elle venait de lire sur les lèvres des trois personnes en face d'elle, une nouvelle tentative de sauvetage allait se faire.

Sue : Qu'est ce qui se passe ?

Le regard de Flemming en disait long sur ce qu'il pensait. Il savait que si une équipe était envoyée pour les recherches, Sue voudrait aussi en faire partie. Wallace s'interposa.

Wallace : Une nouvelle équipe de recherche va partir à la chercher de Jack.

Le cœur de Sue battu la chamade. Elle n'arrivait pas à y croire. Ils allaient enfin continuer les explorations. Elle lança un rapide regard en direction de Lévy qui l'accompagnait.

Sue : Et quand part l'équipe ? Je voudrais…

Wallace coupa Sue dans son élan.

Wallace : Vous restez ici Melle Thomas.

Le regard de Sue se rempli d'incompréhension.

Sue : Quoi ? Mais…mais pourquoi ?

Wallace : Parce qu'en tant que supérieur je vous l'ordonne.

Sue : Mais c'est injuste, j'ai fait parti de la première équipe et…

Wallace : Et vous avez besoin de repos. Par ailleurs…c'est un ordre direct.

Sue défiait Wallace du regard. Elle ne voulait pas qu'ils y aillent sans elle. Elle devait faire partie du groupe de recherche. Elle était déterminée à retrouver Jack par tous les moyens.

Sue : Je vous le demande Karen je veux faire partie du groupe.

Wallace fut un peu surprise d'entendre Sue l'appeler par son prénom. Mais cela montrait bien l'instant critique de la situation. Wallace posa sa main sur l'épaule de la jeune femme en face d'elle.

Wallace : Je suis désolée, je ne peux pas. Mais j'irai si ça peut vous rassurer.

Sue esquissa un petit sourire, rassurer de savoir qu'elle pourrait au moins faire confiance à Wallace pour les investigations. Cela ne l'empêchait pas de vouloir y aller mais elle savait que Wallace ne changerait pas d'avis. Sue rompit le silence qui planait.

Sue : Vous ne voulez pas que j'y aille pour cette raison, n'est ce pas ?

Wallace reste silencieuse un long moment avant de répondre à la question de Sue.

Wallace : C'est exact.

Sue hocha la tête en signe de compréhension avant de retourner sous la tente mais avant, Sue dit un dernier mot à sa supérieure.

Sue : Je vous remercie de cet égard mais…je suis certaine qu'il est encore en vie.

Wallace regarda Sue rejoindre la tente avec un peu plus de confiance que tout à l'heure. Elle ne savait pas pourquoi mais les paroles de Sue lui avait redonner espoir. Elle n'était pas défaitiste mais la réalité lui avait déjà fait perdre espoir il y a bien longtemps.

2h37, Immeuble en ruine du FBI

Il continuait de parler alors qu'il se préparait à descendre en rappel via le conduit de l'ascenseur. Il avait fait passé la corde dans la poulie qu'avaient installé les secouristes pour faire sortir Demetrius avant que la secousse ne se produise mais il ne cessait de parler.

Ce que Jack tentait était risqué avec ses blessures aux côtes mais il n'avait pas vraiment le choix. Il suivait la silhouette de Sue à travers le conduit, guidé plus par son cœur que par sa raison. Elle lui indiquait le chemin à prendre, un chemin vers la sortie et surtout un chemin vers elle.

Jack : Tu comprends, lorsque je t'ai vu avec Tim…j'ai eu l'impression de revenir en arrière, de me retrouver seul à nouveau…D'être abandonner par la personne la plus importante de ma vie.

Jack continuait de descendre en rappel dans le nœud de l'attache se desserra violemment, projetant Jack contre une paroi.

Sous le choc, Jack perdu connaissance. Il était suspendu dans le vide avec une seule corde pour le maintenir attaché alors qu'une grande partie du bâtiment pendait en haut de sa tête.

Flash back

Il était assis à son bureau, regardant le dossier qu'il avait dans la main. C'était un matin plutôt calme. C'était assez rare depuis ces derniers temps avec toutes les affaires qui s'étaient accumulées.

Wallace leur avait pourtant donné une matinée de tranquillité comme elle disait, pour mettre toute la paperasse à jour. C'était le moment dont il profiterait pour ranger ses vieux dossiers.

Tous les autres membres de l'équipe avaient été envoyés un peu partout dans le bâtiment pour régler des affaires de bureaucratie. Wallace avait été très claire à ce sujet.

« Wallace : Je veux qu'à la fin de la journée toute cette paperasse soit classée, rangée et étiquetée.

Un silence plana dans le bureau quand Myles décida à ses risques et périls de poser la question qu'ils avaient tous en tête.

Myles : Sinon quoi ?

Wallace : Sinon agent Leland vous aurez le droit à un mois de stage dans le service de l'intendance avec ce cher Randy ! »

Jack sourit en se remémorant la tête qu'avait fait Myles en entendant cela. Il n'avait pas attendu que Wallace soit sorti du bureau pour foncer chercher les formulaires qu'il devait remplir. Alors que Jack vidait ses tiroirs à la recherche de vieux dossiers, il tomba sur une photo qui avait glissé d'un dossier.

C'est une photo montage de Sue et Jack. La photo de mariage qui avait servi dans l'affaire Vander Vilhen où ils avaient joué les couples mariés venant tout juste d'emménager.

Jack sourit en repensant à ces moments qu'ils avaient partagés ensemble. Le reste de l'équipe les avait taquiné sur certains détails mais maintenant qu'ils étaient ensemble, la vie de couple lui paraissait devenir de plus en plus réalisable.

C'était étrange qu'il pense à cela alors qu'ils ne se fréquentaient que depuis quelques mois, seulement quelques choses lui laisser penser qu'avec Sue…tout était possible.

Alors qu'il rêvassait devant la photo qui pourrait devenir réalité, il fut sortit de ses pensées par l'arrivée de Lévy qui posa sa tête sur son genou, l'air tout triste.

Jack : (caressant la tête de Lévy) Qu'est-ce qui t'arrive mon vieux ?

Voix : Ne cherche pas à te cacher auprès de Jack, j'ai dit non Lévy.

Jack leva la tête alors que Sue venait d'entrée dans le bureau, une boite de beignet à la main.

Jack : Ah d'accord, je comprends mieux. (À Lévy) Désolé mais c'est la patronne qui décide.

Lévy fila se coucher près du bureau de Sue alors qu'elle avançait en direction de Jack.

Sue : Il n'arrêtait pas poser ses pattes sur moi dans l'ascenseur pour que je lui en donne un.

Jack : C'est vrai que ce n'est pas tout à fait recommandé pour un golden retriever de manger des beignets.

Alors que Jack allait plonger sa main dans la boîte, Sue la retira avant que ce dernier puisse se servir.

Sue : Ca vaut aussi pour toi !

Jack : (d'un air étonné) Pourquoi ?

Sue : C'est pour le bureau de Wallace, elle attend quelqu'un et elle m'a demandé d'aller lui acheter des beignets.

Jack prit alors un petit air boudeur tout en s'avançant en direction de Sue.

Jack : Alors j'aurais droit à quelque chose en compensation ?

Sue esquissa un petit sourire avant de poser ses mains sur le torse de Jack tout en le regardant avec un regard complice.

Sue : Peut-être, si tu fais bien son travail.

Fin du flash back

Une goutte d'eau vint tomber sur la joue de Jack, ce qui le réveilla. La souffrance était bien plus intense que précédemment. L'anti-douleur que lui avait donné le soigneur ne faisait malheureusement plus effet et ses blessures avaient dues s'aggraver depuis tout à l'heure. Alors inutile de traîner.

Jack fit une grimace de douleur avant de se redresser pour récupérer la partie de la corde qui le ferait descendre sans trop de dégâts. Alors qu'il continuait de descendre le conduit, il reprit la conversation qu'il avait eut avec Sue.

Jack : Tu sais j'ai repensé à la fois ou tu as porté mon nom…pour l'affaire de surveillance, tu te souviens ?

Sue regardait Jack sachant de quoi il voulait parler. C'était une mission qu'ils n'auraient sans doute jamais oublié l'un et l'autre. La première fois qu'ils vivaient sous le même toit, qu'ils passaient autant de temps ensemble. Il en était certain, il aimait cette femme.

Jack : Je ne veux pas souffrir…

Ces mots résonnaient dans le conduit comme pour que Jack puisse entendre ses propres paroles. Souffrir, il ne le voulait plus, il ne le supporterait pas si jamais ça lui arrivait. Elle comptait beaucoup trop pour lui pour qu'il puisse vivre sans elle.

Jack : Je ne veux pas souffrir parce que si je venais à te perdre alors…alors j'en mourrais.

Toute la peur et la crainte qu'il pouvait ressentir venait de s'amplifier avec l'écho de l'étroitesse de la cabine.

Jack : (ému) J'ai préféré fuir plutôt que de souffrir encore. Je sais que c'est lâche mais je ne veux pas que tu me brises le cœur. Tu seras mille fois mieux sans moi qui n'aie jamais su aimer quelqu'un.

Jack avait dit ces derniers mots en touchant le toit de la cabine d'ascenseur.

Jack : J'ai peut-être choisi la facilité mais c'était pour ne pas que dans quelques semaines tu décides de partir avec un autre en me laissant.

Jack se souvient alors des mots prononcés par Demetrius avant que le sauveteur n'arrive.

Flash back

Jack : Je l'aime trop pour qu'elle souffre Dem.

Demetrius : La meilleure façon dont tu puisses la protéger des souffrances du cœur, c'est de l'aimer.

Jack baissa la tête. Il l'aimait encore mais après ce qu'ils avaient vécu. Ces mots échangés, ces blessures, plus rien ne seraient comme avant.

Demetrius : Vous avez franchi un nouveau cap pour votre relation. Rien n'est perdu. Je suis certain que si tu lui dis que tu l'aimes, elle te laissera reprendre une place dans sa vie.

Jack esquissa un sourire de satisfaction. Il avait eut besoin d'en parler et un ami l'avait aidé dans sa souffrance. Maintenant qu'il savait ce qu'il voulait, c'est-à-dire parler au moins une dernier fois à Sue, il tiendrait jusque là.

Fin du flash back

Il devait au moins tenir cette promesse, lui parler au moins encore une fois, qu'elle sache la vérité avant qu'il ne soit trop tard. Qu'elle sache qu'il l'aimait plus que tout et ce, au péril de sa vie. S'il venait à mourir par la suite ou si elle le détesterait, alors il comprendrait qu'elle décide de refaire sa vie avec un autre homme. Il ne voulait que le meilleur pour elle, et rien d'autre.

2h45, Rue de Washington D.C.

Wallace s'était déjà changé entre temps pour arborer des vêtements plus aptes à la recherche de victimes. Elle passa devant Abby qui ne pouvait pas cacher son inquiétude. Elle remarqua l'appréhension dans les yeux de sa fille et alla à sa rencontre avant de rejoindre l'équipe de Flemming.

Wallace : (Au reste de l'équipe) Demetrius a été emmené à l'hôpital et Donna l'accompagne, nous allons rechercher Jack et nous revenons.

Abby : Y a intérêt !

Wallace sourit. Elle savait qu'Abby n'avait pas sa langue dans sa poche.

Wallace : Je me dépêcherai Abbygail.

Abby : Et si jamais tu as du retard je demande une avance sur mon argent de poche.

Abby enlaça sa mère aussi fort qu'elle put. Elle savait que c'était une mission périlleuse mais qu'elle devait le faire. Elles se détachèrent l'une de l'autre, un petit sourire sur les lèvres avant que Flemming n'apparaisse.

Flemming : Agent Wallace, l'équipe est prête.

Wallace : Très bien.

Flemming : Faite le nécessaire pour qu'une ambulance soit prête à partir lorsque nous serons sur le point de sortir.

Un ambulancier hocha la tête en signe affirmatif avant que Flemming et Wallace, suivit par le reste de l'équipe ne se dirigèrent vers l'entrée de l'édifice. Sue observait au loin l'équipe vérifier l'équipement qu'il devait prendre avant d'aller dans le bâtiment.

Elle aurait tant voulu les accompagner. Elle savait que Wallace l'avait obligé à rester en dehors du groupe de recherche pour ne pas qu'elle découvre le corps sans vie de Jack, seulement elle avait ce pressentiment. Il était encore en vie.

Elle ne voulait pas perdre du temps en discutant avec Wallace sur sa venue et privée Jack de quelques minutes de liberté en plus, seulement elle avait peur qu'il néglige un endroit où il aurait pu se trouver.

Elle retourna s'asseoir près de la tente où elle était précédemment alors que Tara, Lucy, Dylan, Bobby et Myles la rejoignirent.

Bobby : Ils vont le ramener.

Sue : Oui.

Myles : Il devra nous payer un repas au restaurant pour l'attente.

Lucy : Avec un supplément !

Sue esquissa un petit sourire forcé. Elle savait qu'ils essayaient toutes et tous de lui remonter le moral. Mais elle ne voulait qu'une chose pour le moment, c'était qu'il soit près d'elle, qu'elle le serre dans ses bras jusqu'au lendemain.

Flash back

Elle ne dormait pas. C'était plutôt rare qu'elle ne dorme pas dans un moment pareil. Elle avait sa tête posée sur l'oreiller alors que Jack dormait blotti contre elle. Il la tenait par la taille, profondément endormi.

Il était adorable, légèrement recroquevillé sur lui, comme un enfant qui dormirait dans un endroit où il se sentirait en sécurité. Il avait sa tête posée sur le ventre de Sue alors qu'elle avait sa main dans ses cheveux.

Elle n'osait pas bouger de peur de le réveiller. Ils avaient travaillé très dur sur leur dernière affaire. Jack n'avait pas vraiment eut le temps de dormir et même s'il avait forcé le reste de l'équipe à se reposer, lui n'avait pas fermé l'œil.

Elle le sentit soupirer, son souffle caressant délicatement sa peau. Elle était heureuse. Elle passa ses doigts dans les cheveux de son amant. Elle ne pouvait pas se résoudre à le réveiller. Elle n'avait pas envie que ce moment ne s'achève.

Elle releva lentement la tête pour voir quelle heure il pouvait être. Il était encore trop tôt pour qu'elle s'inquiète d'arriver en retard au bureau. De tout manière, Jack avait besoin de dormir.

Elle sentit l'étreinte de Jack se faire un plus importante autour de sa taille, ce qui la fit frissonner. Elle baissa lentement la tête en direction de Jack pour voir son visage paisiblement endormi. Il avait un petit sourire sur les lèvres. Elle était ne pouvait pas être plus heureuse.

Elle l'encercla de ses bras alors qu'il ne s'était toujours pas réveillé. Elle reposa sa tête sur l'oreiller. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle était en train de vivre une histoire amour aussi sérieuse avec un homme.

Elle avait réussi à combattre ses peurs en le sachant à ses côtés. Elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle vivait. C'était comme un rêve où elle ne voudrait jamais se réveiller. Un rêve qu'elle vivait auprès d'un homme qui l'aimait et dont l'amour qu'elle pouvait ressentir était réciproque. Pour rien au monde elle n'aurait voulu que ça prenne fin.

Fin du flash back

Dès sa première rencontre avec Jack, elle avait sentit que quelque chose de d'incompréhensible les unissait. Elle ne savait pas comment ni pourquoi mais elle avait l'impression d'avoir rencontré la personne qui était son âme sœur ou quelque chose qui y ressemblait.

Elle ne savait pas comment faire pour que les sauveteurs puissent croire encore au fait que Jack puisse être en vie mais elle, elle en était plus que certaine malgré toutes les choses que pouvait penser les secouristes. Jack était encore en vie, elle le sentait en elle.

2h56, Rue de Washington D.C.

Jack venait de s'écrouler de douleur dans la cabine d'ascenseur. La souffrance devenait insupportable. Il sentait ses poumons se brûler de l'intérieur. Il était paralysé sur place. Il se tordait de douleur ne souhaitant qu'une chose : que tout cela ne s'arrête.

Il ouvrit péniblement les yeux. Devant lui, Sue le regardait, impuissante devant la souffrance qu'il endurait. Elle lui fit un petit sourire pour l'encourager à continuer à avancer pour aller jusqu'à la sortie.

Le regard qu'elle lui lançait était rempli de tendresse et le soutenait pleinement. Il ne devait pas abandonner. Sue valait le coup, il fallait qu'il s'accroche et ce, coûte que coûte. Wallace lui avait même fait la réflexion, aucun membre de son équipe ne devait baisser les bras. C'était ce qu'il ne devait pas faire.

Il avait déjà fuit une fois et en avait par la même occasion fait souffrir Sue, il devait réparer cette erreur avant que tout cela ne soit trop tard. C'était la première chose qu'il devrait faire, un fois sortie de ce lieu.

Flash back

Voix : HUDSON !

Jack s'arrêta dans son élan. Il avait tout de suite reconnu cette voix. Il se retourna face à cette personne. Il vit arriver d'un pas déterminé, Wallace vers lui. Elle s'arrêta face à lui et avait le regarda planté dans le sien.

Voix : J'espère que vous plaisantez !

Jack ne comprenait pas vraiment de quoi elle voulait parler.

Wallace : Je pensais pourtant avoir été assez claire tout à l'heure !

Ca y est ! Là, il comprenait de quoi elle voulait parler.

Wallace : Aucun membre de mon équipe ne fuit de cette manière devant une « situation de crise ».

Jack : Je ne fuis pas… j'ai juste besoin de temps !

Silence. Wallace fixa Jack. Le temps pouvait être un ami mais aussi un ennemi redoutable.

Wallace : Je crois que vous vous cachez derrière cette excuse !

Le ton de Wallace était légèrement monté.

Wallace : Vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous ne voulez pas la perdre…

Jack commençait à en avoir assez de devoir tout faire. Pour avoir une relation, il faut être deux et que chacun y mette du sien. Et ce n'est pas lui qui avait embrassé une autre femme… mais elle qui avait craqué pour Timothy.

Jack : J'en ai assez de devoir tout faire… quoi que dans cette affaire, je n'ai rien fait justement…

Jack avait monté le ton et semblait assez énervé.

Jack : J'en ai assez qu'on me dise ce que je dois faire ou penser !

Jack fixait toujours Wallace et la défiait quelque peu du regard.

Jack : C'est elle qui a tout gâchée en allant avec ce… type !!

Wallace ne disait rien et se contentait de le regarder.

Jack : Alors vous pouvez penser ce que vous voulez ! Me dire que ma conduite n'est pas professionnelle, je m'en fous ! J'ai été blessé… et tout ce que je lui demande, c'est du temps. Si elle n'arrive pas à comprendre ça… alors c'est qu'on s'était trompé !

Jack n'attendit pas de réponse et s'en allant en direction des voitures. Wallace le regarda s'éloigner. Elle savait que cela ne servirait à rien de discuter plus avec lui. Il avait raison. Il était blessé. Et bien plus qu'il ne le pensait.

Fin de flash back

Il retint sa respiration avant de s'aider de ses genoux et de ses mains pour se redresser. Il devait encore passer par la trappe qui se trouvait à ses côtés dans la cabine d'ascenseur pour ensuite s'harnacher à la seconde poulie pour descendre les trois étages qui le séparait du couloir où se trouvait précédemment l'équipe de secours.

Il devait foncer et ne penser qu'à une seule chose : revoir une dernière fois Sue pour qu'elle sache ce qu'il avait sur le cœur. Il se l'était promis, pas seulement pour lui mais aussi pour elle, afin qu'elle puisse refaire sa vie. Elle ne devait pas penser qu'elle était responsable de ce qui se passait. Elle n'avait été que la victime.

Elle devait le haïr à présent. Et si Demetrius avait raconté à Sue ce qu'il lui avait avoué un peu plus tôt alors elle devait le haïr mille fois plus mais tant pis, il savait qu'il valait mieux qu'il lui dise tout ce qu'il avait sur le cœur en face pour ne pas mourir avec des regrets.

Il appuya une de ces mains contre l'une des parois de la cabine pendant qu'avec l'autre, il se tenait les bandages qui commençaient à se desserrer. Il ne devait pas baisser les bras, il devait avancer pour elle.

3h00, Ruines du bâtiment, entrée

Flemming accompagné de Wallace et de l'équipe de secours venait de pénétrer dans ce qu'il restait de l'entrée du bâtiment. Wallace n'en croyait pas ses yeux. C'était une scène de désolation et de tristesse immense.

Elle n'avait pas passé beaucoup de temps dans ces locaux cependant, elle commençait à s'y habituer. Lorsqu'elle était venue pour prendre son poste elle avait été impressionnée par ce qu'elle avait vu. Tant de prestance se dégageait de ces lieux. Une aura de sécurité.

Ce qu'elle avait sous les yeux à cet instant était loin de ressembler à ses souvenirs. La bombe avait saccagé les lieux et le second éboulement avait rendu les lieux mornes et sinistres. Mais elle n'était pas là pour évaluer les dégâts, elle avait un agent à retrouver.

Flemming : Nous allons vérifier que personne n'est resté lors de la secousse de tout à l'heure. Deux équipes, une dans les endroits que nous n'avions pas vérifié, l'autre remontera pour aller chercher le blessé.

Le chef du second groupe hocha la tête en signe affirmatif avant de rassembler le reste de son équipe pour partir à la recherche de surveillance. Wallace partie, quant à elle, avec Flemming sur le lieu de précédent sauvetage. Jack ne devait pas être bien loin.

Flemming : Je vais vous demander de suivre mes recommandations agent Wallace. Je sais que vous ne suivrez pas mes ordres mais j'espère que vous comprenez que je ne veux pas de victimes supplémentaires.

Wallace : Rassurez-vous Chef Flemming. J'ai déjà fait des missions de sauvetages avant celle là.

Wallace partie devant laissant Flemming un peu étonné de ces révélations. Il avait appris par certain de ces collègues que Karen Wallace avait fait parti d'un groupe de secours au Japon et en Amérique du sud il y a quelques années. Il ne pensait pas que c'était la même personne mais après avoir entendu cela, il douta quelque peu.

3h23, Rue de Washington D.C.

L'équipe s'était réunie auprès du poste radio pour savoir comment avançaient les secouristes dans les décombres. La tension était perceptible. Personne ne voulait parler de peur faire partir l'espoir qu'ils nourrissaient de retrouver Jack vivant.

Alors que les pompiers s'affairaient un peu plus loin, le portable de Bobby se mit à sonner, faisant sursauter Tara qui se trouvait à ses côtés. Bobby décrocha le téléphone de sa ceinture avant de le déplier et de le coller contre son oreille.

Bobby : (au téléphone) Manning ?

Voix : (au téléphone) Bobby, c'est Dem.

Bobby : (au téléphone) Dem ? Comment tu te sens ?

Demetrius : (au téléphone) Ca va, les médecins m'ont dit que j'avais seulement quelques égratignures, rien de méchant.

Bobby : Tant mieux.

Demetrius : (au téléphone) Et de votre côté ?

Bobby : (au téléphone) Une équipe est partie chercher Jack. Wallace fait partie du groupe de recherche.

Demetrius : (au téléphone) D'accord. Et comment vont les autres ?

Bobby : (au téléphone) On est confiant. Jack est un mec solide.

Demetrius : (au téléphone) C'est vrai…

Demetrius hésita quelques secondes avant de poser la question mais il devait savoir. Il avait du partir un peu précipitamment lorsqu'il parlait avec Sue et il n'avait pas eu le temps de lui dire ce que Jack lui avait confier en totalité.

Demetrius : (au téléphone) Et comment va Sue ?

Bobby : (au téléphone) C'est la plus solide de nous tous.

Demetrius sourit. Il savait qu'elle était une femme forte, elle l'avait montré à plusieurs reprises déjà et maintenant comme jamais elle était une valeur sûre.

Demetrius : (au téléphone) D'accord. Tu pourras lui dire que lorsque j'étais avec Jack…il m'a dit de lui dire qu'il aimait plus que sa vie.

Bobby : (au téléphone) (un peu gêné) D'accord…

Demetrius : (au téléphone) Je te rappelle tout à l'heure pour savoir où en sont les recherches.

Bobby : (au téléphone) Ok !

Bobby referma le clapet de son téléphone tout en regardant Sue. Elle avait les yeux rivés sur le bâtiment et caressait nerveusement la tête de Lévy pendant de son autre main, elle tenait la main de Lucy, assise à ses côtés. Bobby remit son téléphone à sa ceinture pendant que Tara, Abby et Myles le regardèrent pour savoir ce qui se passait.

Il comprenait que la venue de Tim avait encore du faire des ravages. Tim prenait un malin plaisir à faire souffrir toutes les personnes auxquelles Jack tenait. Il savait que la dernière fois Jack en avait souffert.

Flash back

Appartement de Jack

Bobby avait reconduit Jack à l'appartement. Ils n'avaient pas dit un mot dans la voiture et pourtant ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Mais lorsqu'il avait croisé le regard de Jack, il avait vu quelque chose d'incroyable.

Jack était en état de choc. Comme s'il avait été témoin d'un événement traumatisant et qu'il essayait de comprendre. C'était pourtant bien le cas. Mais la violence du choc l'avait abasourdi. Il était très pâle, comme malade.

Bobby réussit à faire montrer Jack jusqu'à son appartement. Une fois à l'intérieur, Jack s'était laissé tomber sur une chaise où Bobby trouva une place juste en face.

Bobby : Jack ?...Jack ?

Jack restait inerte, immobile devant son ami qui s'inquiétait de sa réaction. Bobby ne savait pas quoi faire. Jack avait déjà eu des peines de cœur, il s'était déjà fait séparé d'une femme et inversement mais là, c'était différent, quelque chose de différent.

Bobby emmena sa chaise jusqu'au niveau de Jack pour ensuite poser sa main sur l'épaule de son ami.

Bobby : Jack ?...Je sais que la question va te paraître stupide mais…est-ce que ça va ?

Jack fit un petit sourire en coin avant de répondre à son ami.

Jack : Tu as raison c'est une question stupide.

Bobby : Est-ce que tu veux quelque chose ?

Jack : Qu'on m'enlève ce cœur qui vient de se briser en mille morceaux.

Bobby : Elle n'était pas faites pour toi, elle ne te méritait pas. Je te connais, tu es un mec bien. Tu mérites une femme mieux que ça.

Jack éclata de rire à la plus grande surprise de Bobby.

Jack : (riant) Tu sais que j'étais prêt à tout pour elle.

Bobby fixa Jack.

Jack : Elle m'avait demandé de poser ma candidature pour m'inscrire au barreau de Washington.

Bobby : (étonné) Tu voulais quitter le FBI pour devenir avocat ?

Jack : Je t'avoue que j'y ai songé. Elle me disait que travailler au FBI ne m'apporterait rien. Que je devais penser à mon avenir et tout ça.

Bobby resta silencieux. Il connaît Jack depuis un bon moment maintenant et quitter le FBI, il n'aurait jamais cru qu'il y penserait pour une femme. Même lui, n'y avait jamais pensé et pourtant il avait eu des moments difficiles au service des démineurs.

Jack : Tania me disait qu'elle préfèrerait que je travaille dans un cabinet, que je rentre le soir…que j'ai mes week-ends de libre sans être totalement paranoïaque.

Bobby et Jack se sourirent. Ils savaient qu'en faisant ce travail ils allaient devenir différents, risquer sa vie tous les jours pour protéger une ville et ses habitants, combattre des criminels et des terroristes sans scrupules, tel étaient leurs missions depuis bien longtemps.

Bobby : On savait ce qu'on risquait lorsqu'on a signé.

Jack : Oui, mais de là à devoir sacrifier nos vies privées…

Bobby : Tu savais ce que tu voulais faire lorsque tu es entré au FBI. Tu as quitté l'équipe des tireurs d'élite et tu as rejoint le bureau, ne me dis pas que tu regrettes ?

Jack : Non, seulement…

Bobby donna une tape sur l'épaule de son ami avant de se lever pour aller chercher une bière.

Bobby : Tu sauras quand tu auras trouvé la bonne, je m'inquiète pas pour toi l'enflammé.

Jack fit un petit sourire timide avant de réceptionner la bière que son ami venait de lui lancer.

Fin du flash back

Bobby : C'était Dem.

Tara : Comment va-t-il ?

Bobby : Son état n'est pas inquiétant. Il voulait savoir comment évoluaient les choses ici.

Silence.

Tous espéraient que la situation allait trouver une issue rapide mais heureuse. Cela faisait presque vingt heures qu'ils n'avaient pas vu Jack. Les dernières nouvelles sur sa santé n'étaient pas très bonnes et même s'ils gardaient espoir et faisait face devant Sue, ils devaient avouer que les minutes qui passaient leur faisaient craindre le pire.

Bobby s'avança jusqu'au niveau de Sue et s'assit à ses côtés alors que tous essayait de chasser l'ennui.

Bobby : (à Sue) On va le retrouver.

Sue : Oui.

Bobby : Tu sais…Jack…je n'ai jamais vu Jack plus heureux qu'avec toi.

Sue fut émue par les paroles de son ami. Elle espérait qu'il dise vrai et que les bouleversements de ces derniers jours lui permettent d'avoir une discussion avec Jack. Elle ne pouvait pas se résoudre à rester fâchée ou à lui en vouloir.

Après sa discussion avec Demetrius, elle avait comprit qu'elle n'avait pas été présente pour Jack comme elle aurait dû. Il comptait sur elle malgré cela elle n'avait pensé qu'à elle en oubliant les sentiments de Jack.

Sue reporta son attention sur les lèvres de Bobby qui cherchait visiblement ses mots.

Bobby : Dem m'a dit de te dire aussi que…Jack voulait que tu saches qu'il t'aime.

Sue esquissa à nouveau un petit sourire. Elle savait que tous voulaient qu'elle se tranquillise malgré cela, l'angoisse était toujours présente quoi qu'elle fasse. Toutes ses pensées se tournaient vers lui, coincé dans ce bâtiment où elle devait attendre qu'il sorte.

De plus, elle aurait voulu lire ses mots sur les lèvres de Jack, directement. Non pas, qu'elle mettait la parole de ces amis en doute, mais elle ne voulait pas qu'ils disent ce genre de chose pour la réconforter. Elle ne voulait qu'une seule chose, qu'une seule personne à cet instant : Jack.

3h49, Ruines du bâtiment

Il s'était harnaché à la poulie qui se trouvait sous la cabine d'ascenseur. Cela lui avait demandé un gros effort physique mais c'était le seul moyen de sortir de là. Il avait déjà appelé à l'aide plusieurs fois mais n'entendant pas de réponse, il avait décidé de ne compter que sur lui et l'appui de Sue pour se sortir de là.

Il avait la tête qui commençait à tourner avec tous les efforts qu'il faisait. Le secouriste avait soigné sa blessure au front de façon superficielle mais le choc avait encore des répercussions sur ses gestes.

Jack était entrain de passer la sangle autour de sa taille quand il s'appuya contre la cabine. Il avait du mal à respirer. Le soigneur lui avait conseillé de ne pas trop forcer tout à l'heure à cause des blessures aux côtes, qu'il avait également mais il ne pouvait pas faire autrement.

Il avait pas mal forcé pour la descente en rappel, ce qui n'était pas du tout conseillé dans son état. Il avait du serrer fermement la corde contre ses côtes pour ne pas descendre trop vite et maintenant, la douleur se faisait ressentir. Jack plissa les yeux tellement la douleur s'amplifiait à chaque respiration.

Cependant, le visage de Sue lui permettait de tenir encore. Il était déterminer à tenir cette promesse, quoi qu'il en coûte. Il lui devait bien cela. Il posa sa main contre la paroi du conduit de l'ascenseur pour éviter de trop se balancer de gauche à droite. Il se concentra de nouveau pour terminer la descente qu'il avait entreprit depuis déjà un bon quart d'heure.

Il descendit en rappel quand il sentit un engourdissement dans ses doigts. La fatigue commençait à se faire sentir. Il devait faire vite avant que les douleurs ne le reprennent et soient plus brutales cette fois-ci.

Il descendit rapidement jusqu'à l'ouverture qui se trouvait trois étages plus bas et, une fois son pied touchant enfin le sol, il lassa s'échapper un soupir de soulagement.

Il avait fait le plus dur ou du moins, la partie qui lui demanderait le plus d'effort physique venait de s'achever. Il avait réussit à descendre les six étages sans trop de difficultés. Il s'arrêta pour souffler un peu.

Il se laissa tomber sur une chaise qui se trouvait là, comme l'attendant. Il devait se reposer un peu avant de continuer son expédition. Il se trouvait au troisième étage et donc, non loin de la sortie.

Il chercha la position la plus confortable pour s'asseoir et reprendre un peu de force. Il avait de plus en plus de mal à respirer et la douleur devenait de plus en plus importante mais le visage de Sue l'apaisait quelque peu.

Il ferma les yeux et pencha sa tête en arrière pour oublier la douleur et se rappeler de moments heureux qui le ferait tenir encore un peu…rien que pour elle.

Flash back

Ils étaient allongés côte à côte, se regardant amoureusement dans les yeux. C'était un moment qu'ils aimaient partager tous les deux. Ce n'était pas tous les jours que Wallace leur donnait leur matinée de repos.

Sue passa sa main sur la joue de Jack, comme pour se persuader que ce qu'elle vivait n'était pas un rêve. Jack en profita pour capturer la main de Sue au moment où elle allait l'enlevée de son visage. Jack l'approcha de ses lèvres avant d'y déposer un tendre baiser qui fit sourire Sue, devant tant de tendresse.

Jack : Je me demandais une chose.

Sue : Laquelle ?

Jack : Quand tu as fait tes études, tu pensais rentrer au FBI et protéger le pays ?

Sue : (sourire) En fait je pensais être enseignante. J'ai toujours voulu aider les autres autour de moi et puis…être enseignante c'est aussi être proche des enfants.

Sue se mit à rougir. Elle venait de réaliser ce qu'elle venait de dire alors que le regard de Jack n'avait pas changé. Il était toujours aussi tendre et aimant. Jack passa sa main sur la joue de Sue pour capter à nouveau son attention.

Jack : Tu adores les enfants, ça se voit.

Sue : Toi, aussi.

Sue fit un petit regard complice en direction de Jack qui lui rendit aussitôt.

Jack : C'est vrai. Je devais souvent faire du baby-sitting quand j'étais jeune et avec l'arrivée de MacKenzie j'ai appris à jouer les tontons.

Sue : Elle est vraiment adorable comme petite.

Sue afficha un grand sourire sur son visage. Jack en eut presque le souffle coupé. Jack avait apprécié que sa sœur lui confie son enfant. Mais ce qu'il avait aimé par-dessus tout, c'était de voir Sue tenant un nourrisson dans les bras.

Sue : Et toi ? Tu serais devenu un grand avocat si tu n'avais pas choisi le FBI.

Jack sourit sous le regard de Sue.

Jack : Je n'ai pas voulu devenir avocat à cause de la routine.

Sue : Je sais, tu me l'avais déjà dis seulement, je suis certaine que tu aurais fait un excellent avocat.

Jack : Peut-être…mais je suis content d'être entré au FBI. J'ai pu rencontrer des gens différents comme Howie, ou les membres de l'équipe et puis surtout toi.

Sue : C'est vrai. Ca aurait été dommage.

Jack avança son visage un peu plus de celui de Sue. Juste assez pour qu'elle puisse lire sur ses lèvres même si elle savait déjà ce qu'il allait lui répondre.

Jack : Je n'aurais pas rencontré une femme aussi séduisante que toi sinon.

Jack dit ces derniers mots avant de déposer un baiser sur les lèvres de Sue qui lui répondit avec tout autant de passion et l'enlaça. Ils se détachèrent lentement, l'un de l'autre et restèrent front contre front.

Sue se blotti un peu plus contre Jack qui humait le parfum de Sue. Ce parfum si enivrant qu'elle dégageait. Il déposa un autre baiser sur le front de cette dernière avant de reposer sa tête à côté de la sienne, savourant ce moment.

Fin du flash back

Il sortit de son songe par une douleur qui venait de se réveiller. Il ne devait pas s'éterniser. Il savait que chaque minute qu'il passait pouvait présager le pire pour sa santé et rallongeait son éloignement de Sue.

Il tenta de se redresser mais son corps le faisait souffrir. Ce n'était pas une douleur qu'il avait déjà ressenti mais comme si son corps lui disait de se ménager, de faire attention. Il ne devait pas l'écouter, et passer outre son état de santé pour qu'elle sache enfin la vérité. C'était ce qu'il s'était promit.

Il posa ses mains sur les rebords de la chaise avant de se donner du courage afin de se remettre debout. Dans un grand geste en avant, il réussit à se mettre debout essayant de garder sa stabilité.

Il ouvrit lentement les yeux. Sa vision était trouble et il avait l'impression que tout tournait autour de lui. Il vit alors le visage de Sue, en face de lui. Il tendit la main dans sa direction pour qu'elle l'attende. Mais tout à coup, la lumière s'atténua, comme si un voile venait de poser devant ses yeux.

Il n'arrivait pas à rester debout, ses jambes ne lui répondant plus. Il se sentit tomber comme une pierre, son corps ne le soutenant plus. Ses genoux touchèrent le sol en premier. Son corps bascula en avant, par un geste instinctif, il mit ses mains en protection alors que ses yeux se fermaient de plus en plus.

Il se sentit partir, comme dans un rêve. Il ne sentait plus la douleur ou la crainte. Il était dans un état second lui faisant oublier le fait qu'il n'avait pas encore dit à Sue ce qu'il ressentait.

Jack était allongé sur le sol, inconscient. Il s'était évanoui sous la douleur après avoir réussi l'une des parties les plus difficiles, atteindre le niveau des secours, maintenant, il ne lui restait plus qu'à parler à Sue, la partie la plus délicate.

Mais pour le moment, il devait surtout se réveiller pour quitter le bâtiment dont les fondations commençaient à s'affaiblir. La première explosion et l'affaissement des structures métalliques rendaient le bâtiment instables et très dangereux à chaque minute qui passait.

4h07, Ruines du bâtiment, premier étage

La seconde escouade de recherche venait de pénétrer dans le bureau à la recherche du matériel qui n'avait pas été trop endommagé après la secousse. Il restait encore quelques lampes torches et des filins de sécurité. Les secouristes avaient du laissé tout sur place afin de fuir l'éboulement d'une partie du bâtiment, laissant Jack par la même occasion.

Flemming avait bataillé ferme pour faire changer Wallace d'avis mais ce fut sans succès, elle n'avait pas hésité et les avaient suivi dans l'antre de l'immeuble à la rescousse de son agent.

Flemming : On va monter pour rejoindre l'endroit où nous avions un accès jusqu'à l'agent Hudson.

Wallace : Dans combien de temps ?

Flemming : Cela va dépendre de l'accès ainsi que les dégâts que l'éboulement a causé.

Un sauveteur arriva près de Flemming et Wallace.

Sauveteur : L'accès par les escaliers est praticable mais il faudra faire attention.

Flemming : Quelqu'un est déjà allé voir si notre agent est en place ?

Sauveteur : On attendait votre signal.

Wallace et Flemming se regardèrent avant que ce dernier ne fasse un signe de la tête pour qu'un sauveteur n'aille vérifié si Jack était toujours à sa place au huitième étage de l'immeuble, près de la cabine d'ascenseur.

Deux hommes, dont un médecin urgentiste se dirigèrent alors en direction du dernier lieu où l'équipe avait établi un siège afin de voir où se trouvait Jack et comment il allait depuis.

Wallace : Pourquoi n'y allons-nous pas tous ?

Flemming : Je préfère vérifier la solidité du bâtiment avant que le reste de l'équipe y aille.

Wallace : Combien de temps cela va-t-il prendre ?

Flemming : Aussi longtemps qu'il le faudra. Je ne tiens pas à ce qu'il y ait davantage de blessés.

Wallace regarda sa montre. Les secondes défilaient sous ses yeux. Elle ne devait pas penser au pire. Elle avait eu confiance dans le jugement de Sue, ce n'était pas maintenant qu'elle devait baisser les bras. Alors qu'elle essayait de se motiver une seconde fois, la radio qui se trouvait à la ceinture du Flemming se mit à grésiller, présageant d'un appel.

Sauveteur : (à la radio) Ici équipe Alpha.

Flemming : (à la radio) Ici la base, allez-y.

Sauveteur : (à la radio) On a réussi à se faire un chemin jusqu'au niveau de l'escalier qui mène à la salle où nous étions.

Flemming : (à la radio) Et alors ?

Sauveteur : (à la radio) Il faudrait du matériel pour dégager les accès et…'c'est pas vrai !

La radio se brouilla. Flemming lança un regard inquiet en direction de Wallace.

Flemming : (à la radio) Equipe Alpha ? Equipe Alpha ?

Sauveteur : (à la radio) Equipe Alpha, désolée mais on est proche de la salle. On vient de trouver l'agent Hudson.

Flemming et Wallace se regardèrent avec étonnement comme le reste de l'équipe de recherche qui avait peur d'avoir mal compris.

Flemming : (à la radio) Répétez votre phrase.

Sauveteur : (à la radio) L'agent Hudson, il est là. Le médecin se dirige vers lui.

Flemming : (à la radio) Tenez-nous informés.

Sauveteur : (à la radio) Ok ! Alpha, fin de transmission.

Flemming regarda Wallace à nouveau avec beaucoup d'inquiétude. Même si Jack avait été retrouvé, rien ne garantissait qu'il fût encore vivant. Mais le regard de Wallace en disait long sur ce qu'elle pensait.

Wallace : Vous n'envoyez pas le reste des secouristes ?

Flemming : Je veux d'abord savoir comment on va faire sortir votre agent avant tout.

Wallace : Je peux aller voir comment s'en sorte vos deux sauveteurs là-haut ?

Flemming hésita un long moment avant de répondre. Ses deux subordonnés n'avaient pas donné plus de détails sur l'état de santé de l'agent et Flemming ne voulait pas que Wallace découvre le corps inanimé de son agent là-bas.

Il reprit la radio qu'il avait remise à sa ceinture et contacta les deux secouristes.

Flemming : Ici base, équipe Alpha à vous.

Secouriste : Equipe alpha, on vous écoute.

Flemming : Comment vous vous en sortez ?

Secouriste : Il faut évacuer le blessé le plus vite possible. Il est encore réactif lorsqu'on l'appelle donc il peut encore tenir quelques minutes mais son état s'empire.

Flemming : Très bien. L'agent Wallace veut vous rejoindre.

Secouriste : Vous pouvez la laisser venir. Elle sera utile pour le moral de l'agent.

Flemming : D'accord.

Flemming n'eut pas le temps de prévenir Wallace qu'elle devait faire attention, qu'elle était déjà partie retrouver Jack.

Elle ne voulait pas qu'il meure. Elle savait quelle douleur on pouvait ressentir lorsqu'on perdait un collègue et ami, ainsi que la douleur de la perte d'un fils. Elle ne voulait pas être celle qui dirait à Sue ainsi qu'aux parents de Jack que leur fils était mort.

Elle-même l'avait mal accepté. Elle n'avait pas pu oublier ce jour où on lui avait annoncé la nouvelle. Cet horrible événement qui avait changé sa vie mais aussi celle de sa famille.

Flash back

Elle n'était pas coutumière de rester à la maison pour faire des petits gâteaux ou des cookies. Elle savait pourtant que Gavin, lui les aimaient. C'est pour cela qu'elle avait prit sa matinée, pour lui faire des muffins, ses gâteaux préférés.

Elle avait une relation si différente avec ses trois enfants. Gavin, était l'aîné de ces trois enfants. Il s'était engagé sur les conseils de sa mère. Elle ne voulait qu'il traîne dans la rue et qu'il rentre dans un gang.

Elle enfourna les muffins quand elle songea à son second enfant, James. Le plus débrouillard de tous. Il avait six ans lorsqu'il avait construit sa première cabane dans un arbre. Il surprenait tous ces professeurs avec la facilité qu'il avait à comprendre. Il était bien plus malin que tous ses camarades.

Elle posa le torchon qu'elle tenait sur le crochet prévu à cet effet quand elle songea à Abbygail. Sa petite fille. Le dernier enfant qu'elle avait eu. Elle aimait ces trois enfants avec le même amour mais une petite fille. Elle avait espéré en avoir une pour qu'elle puisse lui apprendre les choses qu'une mère et une fille partage.

Cependant, Abby n'avait grandit trop vite et la rivalité entre les deux jeunes femmes s'accentuait jour après jour. Abby reprochait à sa mère de ne penser qu'à son travail et qu'elles n'étaient plus aussi complices qu'avant. Elle s'en voulait de penser à sa carrière mais elle avait travaillé si dur.

Au moment où elle allait vérifier la cuisson des gâteaux, on sonna à la porte. C'était sans doute Gavin qui avait oublié ses clés. Elle enleva son tablier et sortie de la cuisine pour pénétrer dans le salon. Elle pressa le pas, elle avait tellement hâte de revoir son fils, après tant de semaines de séparation.

Elle ouvrit la porte, un grand sourire sur les lèvres. Au fur et à mesure que la porte s'entrouvrir, elle remarqua que deux officiers se trouvaient sur là. Son sourire laissa place à un moment de panique. Où était son fils ? Où était Gavin ? Elle vit les deux militaires l'observer avec de la gêne dans le regard, mal à l'aise de devoir annoncer quelque chose de déplaisant.

Elle chercha au loin pour voir si son fils ne s'était pas cacher pour voir sa réaction, s'il n'était pas juste en retard. C'était sa hantise. Elle savait que cela aurait pu arrivé mais elle ne voulait pas le perdre si tôt. Elle recula lentement à l'intérieur de la maison. Elle ne voulait pas les entendre, elle refuserait de les croire, ils devaient se tromper de quartier, de maison, de famille.

A ce moment là, elle se heurta contre son mari, Simon qui la regardait sans comprendre ce qui se passait. Puis, lorsqu'il vit les deux militaires, il comprit que quelque chose de grave venaient d'arriver. Il leur fit signe d'entrer alors qu'elle ne voulait pas qu'ils viennent leur apporter de mauvaise nouvelle. Après plusieurs minutes, les deux officiers quittèrent la maison.

Elle était assise dans le fauteuil, son mari lui tenant la main. Elle ne comprenait pas se qui venait de se passer. Les deux militaires lui avaient dit que son fils avait été pris au piège lors d'une embuscade, qu'il n'avait pas eut le temps de sortir son arme et que plusieurs autres marines avaient succombés.


Elle ne disait pas un mot alors que Simon était toujours près d'elle. Elle cherchait à comprendre. C'était sûrement un mauvais rêve, une erreur. Elle ne pouvait pas croire qu'elle venait de perdre son fils aîné. Il avait encore toute la vie devant lui, il était si jeune.

Si elle avait pu changer sa place contre la sienne, les choses auraient été plus simples. Elle lui avait parlé au téléphone quelques jours auparavant. Il lui disait qu'il avait hâte de rentrer manger des muffins et de regarder un film avec sa famille.

Elle n'arrivait pas à réaliser ce qui se passait autour d'elle. Simon lui tenait la main, passait sa main sur la joue de sa femme mais elle ne réagissait pas, comme pétrifiée par la nouvelle. Il savait qu'elle n'était pas une femme démonstrative dans ses sentiments mais elle aimait ses enfants plus que tout au monde.

Fin du flash back

Elle ne se voyait pas faire ça. Aller jusqu'à la porte des parents de Jack et leur annoncer la nouvelle, que leur fils était mort. Elle savait quelle douleur elle avait ressentit et ce qu'elle ressentait encore.

Elle avança le plus vite possible jusqu'au lieu où se trouvait les deux secouristes et Jack. Pour plus de sûreté, Flemming lui avait demandé d'être accompagné par un autre secouriste qui lui montrerait le chemin. Elle suivait son guide, hâtant le pas.

Elle s'était promise en entrant dans ce bâtiment qu'elle le ferait sortir en vie. Elle ne voulait pas encore perdre quelqu'un qui lui était cher. Il y avait eut déjà trop de monde autour d'elle, elle ne supporterait pas de le perdre.

Jack comme le reste de l'équipe avait réussit à lui ôter cette carapace qu'elle avait forgé autour d'elle. Ils lui avaient montrés qu'ils la respectaient et qu'ils étaient fiers de travailler sous ses ordres. Elle n'avait pas ressenti cette ambiance de travailler depuis longtemps, cela lui faisait chaud au cœur. C'était pour ce genre d'équipe qu'elle voulait se battre.

4h22, Rue de Washington D.C.

Elle n'en pouvait plus d'attendre. C'était trop long. Pourquoi était-ce si long ? Elle regarda sa montre. Wallace et le reste de l'équipe de secouriste étaient rentrés à l'intérieur du bâtiment depuis un moment déjà. Elle essayait de ne pas paraître trop nerveuse mais c'était très difficile à dissimuler. Elle avait essayé de se changer les idées mais cela lui paraissait toujours aussi long., rien n'y faisait.

Lucy, Tara et Abby tentaient de rassurer Sue comme elles pouvaient alors que Myles, Bobby et Dylan attendaient des nouvelles par radio. Myles aurait voulu accompagné Wallace mais il était toujours en convalescence et il savait qu'elle refuserait, tout comme elle avait refusé qu'il y aille la première fois.

Tous commençaient à perdre espoir. Au fur et à mesure que les minutes passaient les petites lueurs d'espoir qu'ils avaient dans les yeux s'amoindrissaient. Ils ne voulaient pas perdre la loyauté qu'il avait envers leur ami seulement, l'évidence les rattrapait. La triste et dure réalité qui leur faisait prendre conscience que Jack Hudson était leur ami, certes, mais avant tout un être humain qui avait aussi ses faiblesses.

Ils ne voulaient pas blesser Sue mais la réalité était ainsi. Il avait dû se battre jusqu'à la dernière seconde mais il avait dû succomber. Il avait du mourir en héros, parce que Jack était ce genre d'homme. Aucun d'eux ne pouvait se résoudre à baisser les bras seulement les événements semblaient contre eux.

L'explosion, où seuls Demetrius et Jack restèrent coincés, puis le tremblement où Jack, seul, cette fois-ci et grièvement blessé, était encore dans l'immeuble et maintenant, le silence radio qui ne présageait rien de bon. Tous regardaient Sue sans vraiment savoir quoi dire. C'était trop injuste que l'un des leur soit coincé, surtout Jack. Ils méritaient d'être heureux après ce qu'ils avaient tous traversés lors des dernières enquêtes.

Sue n'en pouvait plus. Cette attente était au dessus de ces forces. Elle savait que le travail d'agent était basé aussi sur la patience mais là, c'en était trop. Elle en avait assez de devoir attendre et de voir les autres faire de leur mieux et rester les bras croisés.

Elle en avait assez de regarder ce lieu de désolation lui rendre l'homme qu'elle aimait. Elle voulait qu'il soit près d'elle, tout simplement. Elle resserra sa main dans celle de Lucy qui la regarda. Sue avait les yeux embués. L'inquiétude, le manque de sommeil et le stress s'accumulaient depuis bientôt plusieurs heures sans compter sa dispute avec Jack.

Lucy : Sue ? Ca va aller ?

Sue : Je vais devenir folle à attendre comme ça.

Abby : Ce n'est qu'une question de minutes, je suis certaine que…

Abby venait de porter son attention sur la radio que tenait Myles dans la main. Sue suivi le regard d'Abby qui se portait sur Myles et Bobby.

Sue : Quoi ?

Lucy : Il y a un appel radio de l'équipe de Flemming.

Le cœur de Sue se mit à battre la chamade. Elle avala sa salive et resserra sa main dans celle de ces deux amies qui se tenait près d'elle. Tara se leva alors pour entendre mieux se qui se disait.

Flemming : (à la radio) Base à campement ?

Myles : (à la radio) Campement, ici l'agent Leland.

Flemming : (à la radio) On va avoir besoin du matériel de désincarcération ainsi que du brancard pliable.

Myles : (à la radio) (inquiet) Du matériel de désincarcération ?

Flemming : (à la radio) La civière ne pourra pas passer sinon. Votre collègue est entier agent Leland et on voudrait qu'il le soit aussi quand il montera dans l'ambulance.

Un ouf de soulagement pu se lire sur tous les visages pendant que Lucy retransmettait les nouvelles à Sue. Sue esquissa un petit sourire. Elle savait qu'elle avait eut raison de garder espoir.

Sue : Et comment va-t-il ?

Myles : (à la radio) Et comment va Jack ?

Après un petit moment d'hésitation, une réponse s'échappa de la radio.

Flemming : (à la radio) Il est dans un mauvais état. On va essayer de faire vite.

Bobby : (à la radio) Il va s'en tirer ?

Flemming : (à la radio) Ma priorité est de le faire sortir. J'ai pas mal de choses à faire pour cela mais c'est un gars solide…il va tenir. Fin de transmission.

Tous se lancèrent un regard pour se soutenir mutuellement dans l'épreuve qu'ils traversaient. C'était un moment qui les rassemblait même si c'était difficile à supporter.

4h37, Ruines du bâtiment

Wallace avait retrouvé les deux secouristes qui étaient auprès de Jack. Ils prodiguaient les premiers soins à son agent, encore allongé sur le sol. Elle s'approcha des trois hommes et ne quitta pas Jack des yeux.

Wallace : (aux deux secouristes) Quel est son état ?

Secouriste1 : Il a une vilaine blessure à la tête et aussi quelques bleus et contusions.

Secouriste2 : Sans oublier les légères brûlures aux paumes de la main.

Wallace : Il a la totale.

Secouriste1 : Ce n'est pas le plus inquiétant. Tout à l'heure j'avais remarqué qu'il avait quelques côtes fêlées mais maintenant c'est beaucoup plus grave.

Wallace : Grave comment ?

Secouriste2 : Si on ne l'emmène pas rapidement à l'hôpital il pourrait mourir d'hémorragie interne.

Wallace leva la tête en direction des deux hommes qui tentait de soigner les blessures les plus apparentes tandis que Wallace reporta son attention sur Jack.

Wallace : (aux secouristes) Il peut m'entendre ?

Secouriste1 : Il est encore conscient. Je lui ai injecté de la morphine pour calmer la douleur.

Wallace se pencha alors au dessus de l'oreille de Jack.

Wallace : Tenez bon Jack. Vous avez encore toute la vie devant vous…et une fiancée qui vous attends.

Jack ouvrit péniblement les yeux alors que Wallace se pencha pour lui murmurer quelques mots à l'oreille. Des mots que seul Wallace et Jack entendirent mais qui firent dessiner un sourire sur le visage du blessé.

Après plusieurs minutes, Flemming arriva sur place avec le matériel dont il avait besoin pour faire sortir Jack. L'équipe avait pris plus de temps que prévu pour rejoindre Jack et Wallace. L'instabilité du lieu avait ralenti l'avancée du groupe de secours.

Flemming était assez nerveux ce qui intrigua Wallace qui était auprès de Jack.

Wallace : Il y a un problème ?

Flemming : Les piliers porteurs du bâtiment ne vont pas tenir très longtemps. J'ai déjà fait partir le personnel qui n'avait lui rien à faire ici.

Wallace : Combien de temps encore on a ?

Flemming : D'après mon expert, pas plus de dix minutes. Après ça serait trop dangereux.

Wallace acquiesça de la tête avant de regarder les deux secouristes installés Jack sur le brancard. Il avait tenu pendant tout le temps ou elle lui parlait. Elle savait que si c'était Sue qui lui parlait, cela aurait plus d'impact, qu'il aurait lutté avec plus de courage mais elle n'avait pas voulu que Sue le voir dans cet état. Il y avait beaucoup de sang sur Jack, rien de très impressionnant pour quelqu'un d'habituer mais si Sue l'avait vu ainsi, elle aurait sans doute paniqué.

Wallace avait fait de son mieux pour que Jack reste éveiller jusqu'à la sortie du bâtiment mais les sédatifs que lui avait fait prendre les secouristes commençaient à faire de l'effet et ses yeux luttaient pour rester ouverts. Il essaya de parler avant que le sédatif ne fasse trop d'effet et le mette K.O.

Jack : Est-ce que Dem s'en est sortit ?

Wallace : Oui, il a été transporté à l'hôpital mais il va bien.

Jack : Et le reste de l'équipe ? Bobby, Myles, Tara…

Wallace : Ils vont tous biens. Ils s'inquiètent pour vous…surtout Sue.

Silence.

Jack : Sue…elle va bien, elle n'a rien ?

Wallace : Elle vous attend, tout simplement.

Jack eut la gorge nouée. Le regard de Wallace ne mentait pas, elle était plus sincère que jamais. Il ne voulait pourtant pas que Sue s'inquiète à son sujet, elle ne méritait pas de souffrir à cause de lui. Jack regarda Wallace de nouveau avant de reprendre la parole.

Jack : Je ne voulais qu'elle souffre…je ne voulais pas que tout cela dégénère et…

Wallace : Je sais. Il faut parfois oublier son passé pour commencer à vivre.

Elle en savait quelque chose. Elle avait du refaire sa vie après les épreuves qu'elle avait vécue et elle connaissait aussi l'histoire qui s'était entre Tim et Jack. Mais surtout, elle connaissait bien ses agents, peut-être même plus qu'eux-mêmes.

Wallace : Ce n'est pas à moi qu'il faut le dire.

Jack : Je ne pourrais pas. Je lui ai fait trop de mal. Elle doit me détester à présent.

Wallace : Elle n'attend pas grand-chose de vous. Juste ces mots que vous avez au fond du cœur.

Jack resta silencieux quelques instants alors que les deux soigneurs soulevaient le brancard pour s'apprêter à descendre jusqu'aux niveaux inférieurs.

Tout se passait calmement pour le moment. Le brancard venait d'entrée dans la salle du niveau inférieur quand Wallace remarqua que Jack avait du mal à respirer. Ce n'était peut-être pas grand-chose, il fallait avouer que la poussière était très présente mais pour plus de sécurité, l'un des soigneurs mis le masque à oxygène sur le visage de Jack.

4h46, Rue de Washington D.C.

Flemming suivit de plusieurs hommes sortirent du bâtiment qui commençait à devenir menaçant. Sue comme le reste de l'équipe furent paralysés devant l'arrivée du groupe. Ils avaient tous le visage fermé, l'air grave.

Elle le vit arriver couché sur une civière. Elle n'en croyait pas ses yeux. Il était enfin là, enfin dehors. Elle n'avait qu'une envie à ce moment-là, pleurer. Pleurer pour évacuer ce stress qui la rongeait depuis le début. Elle sentit un poids se lever de ses épaules. Elle se leva et accouru en direction de la civière.

Chaque pas qu'elle faisait lui paraissait interminable. Elle avait l'impression que des minutes s'écoulaient jusqu'à ce qu'elle puisse voir son visage. Il avait les yeux fermés, un masque à oxygène sur le visage. Elle crut au début qu'il était mort, tellement il était pâle mais la buée sur le masque lui fit comprendre qu'il respirait encore.

Elle regarda le visage de Wallace qui semblait grave. Elle le voyait vivant, c'est tout ce qui comptait pour le moment. Il était prêt d'elle et vivant. Elle ne voulait pas que quelqu'un lui dise le contraire. Elle suivit alors la civière qui se dirigeait près de l'ambulance.

Il sentit un courant d'air frais lui caresser le visage. Il ouvrit les yeux, cherchant à comprendre pourquoi le paysage défilait alors qu'il sentait son corps immobile. Il regardait du coin de l'œil autour de lui. Est-ce qu'il rêvait ? Est-ce que c'était bien elle ? Elle se tenait là, à quelques centimètres de lui alors qu'il avait un masque à oxygène. Il regarda rapidement autour de lui. Il était sur une civière, on allait l'emmener à l'hôpital.

Il entendait des bribes de mots comme quoi son état était critique. Il s'en fichait, elle était là, juste à côté de lui et ça lui suffisait amplement. Alors qu'il la regardait, elle tourna sa tête vers lui.

Elle avait les yeux rougis, elle pleurait. Elle n'arrivait pas à arrêter ses larmes de couler. Elle risquait de le perdre s'ils ne l'emmenaient pas immédiatement à l'hôpital. Elle ne le quitta pas des yeux. Il était conscient, il était éveillé, peut-être assez longtemps pour qu'elle puisse lui dire qu'il devait s'accrocher.

Il était attaché sur la civière pour ne pas faire de geste inutile mais il devait faire celui-ci, quoi qu'il puisse lui arriver. Il essaya de bouger les doigts de sa main droite et sentit qu'elle était assez libre pour faire ce qu'il s'était promit.

Alors que les ambulanciers montaient la civière dans l'ambulance, Jack prit la main de Sue dans la sienne. Il ne tenait que quelques doigts mais assez pour ne pas la lâcher.

D'abord surprise, elle esquissa un timide sourire en direction du blessé.

Sue : Ca ira, on va t'emmener à l'hôpital.

Alors que la civière allait être placé dans la voiture de secours, Jack ne lâchait toujours pas la main de la jeune femme. Devant cette scène, un ambulancier fit comprendre à Sue de monter avec eux et de les accompagner jusqu'à l'hôpital. Jack ne quittait pas Sue des yeux. C'était elle qui lui avait permis de tenir depuis le début. Son image revenait sans cesse, un ange gardien qui veillerait sur lui.

4h52, Rue de Washington D.C., tente des secouristes

C'était incroyable. Ils avaient tous cru qu'ils l'avaient perdu lors du second éboulement. Seule Sue voulait y croire encore et elle avait eu raison. Alors que Dylan serrait Lucy dans ses bras, Bobby posa sa main sur celle de Tara.

Ils échangèrent un regard complice avant de se blottir l'un contre l'autre. Cette épreuve les avait aussi changés. Les rôles auraient pu être inversés et les choses auraient pu se terminer autrement, de manière bien plus catastrophique.

C'était un signe, ils ne devaient pas attendre que la vie risque de les séparer pour vivre quelque chose à deux. Des larmes coulèrent le longs des joues de Tara qui furent rapidement essuyer par le pouce de Bobby.

Wallace observait le départ de l'ambulance. Elle avait toujours eu une bonne intuition. Ces deux-là étaient très spéciaux et pas uniquement au sujet de leur travail. Elle se retourna et vit chaque couple enlacé. Lucy et Dylan, Bobby et Tara et enfin Abby qui s'était blottie dans les bras de Myles pour l'occasion.

Elle esquissa un léger sourire. Ils étaient tous sains et saufs. Jack était un grand gaillard qui, après une bonne rééducation, se remettrait vite sur pied. Elle laissa son regard se perdre dans la foule qui se tenait devant elle, un nouveau couple au sein du bureau ? Non, elle devait se tromper. Le bureau du FBI n'était pas une agence matrimoniale.

Ambulance

Ils se tenaient toujours la main. Il ne voulait pas qu'elle parte, pas encore. Il ne savait pas combien de temps il allait rester lucide pour lui avouer ce qu'il avait à lui dire. Jack serra un peu plus son emprise sur la main de Sue qui baissa la tête dans sa direction.

Sue : Tout ira bien Jack, on t'emmène à l'hôpital, ne t'en fais pas.

Jack devait lui parler mais avec ce masque sur le visage, elle ne pourrait pas lire sur ses lèvres. Il libéra son autre main et tenta d'enlever son masque à oxygène. L'ambulancier qui tentait d'atténuer les blessures de Jack n'eut pas le temps de voir ce que le jeune homme était entrain de faire.

Jack avait longuement cherché les mots qu'il aurait voulu lui dire pour qu'elle lui pardonne. Mais seul quelques mots, les plus vrais qu'il avait en tête lui vinrent à l'esprit et sortirent de sa bouche.

Jack : (voix faible) Sue…

Sue ne savait pas comment réagir. Jack semblait déterminer à vouloir lui parler malgré ses blessures.

Jack : (voix faible) Sue…je t'aime…

La voix de Jack venait de s'affaiblir laissant les larmes de Sue couler le long de ses joues. Jack avait laissé s'échapper les dernières paroles qu'il avait au fond de son cœur avant de fermer ses yeux et d'alléger la pression qu'il avait sur la main de Sue.

Il se l'était promit, c'était pour elle s'il avait tenu pendant autant de temps. Voir son visage, son sourire et se remémorer les moments qu'ils avaient partagés lui avait donné l'envie de se battre pour qu'elle sache qu'il l'aimait malgré tout ce qui s'était passé et tout ce qui se passerait par la suite.

TO BE CONTINUED… dans le prochain fic