Un grand merci à yoann, Psyjedelikworld, Srithanio, Kokoroyume, luffynette, Mini-Yuya, titmo, stormtrooper2, grispoils, 666Naku, Rubie blakie, Leniewolf, Violine, Demenciaie, zaika, Molly59,FANDJIO, Koamisha, QuidamSnape, Basmoka et Sahada qui ont laissé une review pour le précédent chapitre. Cela me fait toujours plaisir de lire vos commentaires.
Je tiens à m'excuser pour ma lenteur à publier ce chapitre. Je sais que je suis impardonnable mais que voulez vous j'ai été dernièrement débordée de travail.
jharad17 a terminé sa fanfiction. Celle-ci a cinquante-et-un chapitres et ne concerne que la première année d'Harry à Poudlard.
Bon maintenant place à ce neuvième chapitre tant attendu.
Je vous souhaite une bonne lecture.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
Auteur : jharad17. J'ai son autorisation pour traduire son histoire.
Titre en anglais : Better Be Slytherin !
Titre en français : C'est mieux d'être Serpentard !
Traducteur : DiagonAlleyParis
Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling
Beta Reader : Molly59 qui me relit et corrige mes imperfections.
Sujet : En première année, Harry Potter est réparti à Serpentard au lieu de Gryffondor. Personne n'est plus étonné que son nouveau chef de maison. Severus Rogue mentor d'Harry Potter.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
C'est mieux d'être Serpentard !
Chapitre 9 :
Précédemment :
Le lendemain, la réponse au problème de l'attrapeur des Serpentards était donnée, celle-ci lui était presque tombée dessus.
Harry dormit mal, tout comme il avait su qu'il le ferait. Stupides professeurs indiscrets ainsi que leur toute aussi indiscrète infirmière. Une bonne chose était néanmoins sortie de cette épreuve. Au moins, il n'avait plus besoin de se cacher pour prendre une douche car dès le lendemain matin, la plupart de ses bleus avaient disparu. Zabini fut pénible comme à son habitude, il fit des remarques sur le comportement très timide d'Harry mais celui-ci l'ignora. Il était plus facile de faire cela car il ne savait pas quel était le problème de l'autre garçon mais il avait rencontré à Little Whinging beaucoup de petites brutes, aussi le concept ne lui était-il pas inconnu.
Au petit-déjeuner, Millicent s'assit étonnamment à côté de lui tandis que Teddy faisait de même de l'autre côté. Elle lui donna un sourire timide et il le lui retourna mais ni l'un ni l'autre ne se parlèrent.
« Nous avons notre cours de vol cet après-midi », dit Teddy après avoir avalé une bouchée d'œufs. « Tu n'as jamais été sur un balai auparavant ? »
Harry secoua la tête. « Elevé chez les moldus, souviens-toi ». Il essayait lui-même d'oublier cela. Mais la nuit dernière avait gâché cette possibilité. « Et toi ? »
Teddy lui donna un de ses demi-sourires. « Ouais, mais ne t'inquiète pas. La moitié des Gryffondorks non plus. »
Harry rit sous cape en entendant ce surnom. C'était assez gentil par rapport à certaines choses qu'il avait entendues dans la salle commune des Serpentards. « Nous aurons cours avec eux ? »
Teddy acquiesça par un signe de tête car sa bouche était pleine de bacon. Puis il désigna une fiole intacte dont le contenu était bleu et qui était posée à côté de l'assiette d'Harry. Celle-ci était apparue peu après qu'ils se soient assis et qu'ils eurent commencé à manger. « Qui t'as envoyé cette potion ? »
« Madame Pomfresh », reconnut Harry avec un haussement d'épaules, trouvant que mentir ne servirait à rien et que s'il pouvait agir avec désinvolture, cela serait parfait. Teddy ne vit pas combien tout cela le contrariait. « Elle pense que j'ai besoin d'un complément nutritionnel ou quelque chose comme ça. Je devais aller la voir l'autre jour, tu t'en souviens ? »
Teddy hocha de la tête. « Cela semble dégoûtant. »
« Ça l'est », confirma Harry d'un ton ferme. « J'essaie de découvrir si je ne pourrais pas la mélanger avec quelque chose afin d'améliorer le goût. »
« Pas avec des potions. Il ne faut pas faire l'imbécile avec ce genre de chose. Tu peux demander à notre chef de maison. Il est maître de potions, après tout. »
Harry n'allait pas lui demander quoi que ce soit. Jamais, s'il pouvait s'en passer. « C'est bon, je vais l'avaler. Cela me prendra seulement une minute. »
« Bonne chance », déclara Teddy avec un petit sourire.
« Oui, merci. »
Teddy rit tranquillement et Harry se pinça le nez avant de prendre la fiole. Il ne voulait même pas sentir l'horrible odeur cette fois-ci. La potion fut tout aussi mauvaise que celle de la veille au soir et cette fois encore, Harry dut mettre toute sa volonté pour la garder. Après cela, il avala en hâte un autre verre plein de jus de citrouille afin de chasser le goût. Beurk.
Millicent lui adressa un regard plein d'inquiétude tandis qu'il reposait son verre sur la table.
« Ne va pas t'étrangler ou quelque chose comme ça », dit-elle. « Qui m'aidera alors dans le groupe d'étude ? »
« Ah, alors tu ne me veux pas uniquement pour mon charme », lâcha t-il taquin.
Elle rit. « Tu as gagné, cette fois-ci. »
De l'autre côté de la table, Drago avala de travers une gorgée de jus, ce qui fit rire le reste d'entre eux quand il s'essuya le visage. « Merci, je ne savais pas que vous vous souciez de moi », maugréa t-il.
A l'autre bout, plusieurs préfets les grondèrent et ils leur rappelèrent de surveiller leurs manières, ce qui poussa Harry et les autres à s'asseoir bien droit et à contrôler leurs rires et leurs expressions en quelque chose de moins bruyant. Harry risqua un coup d'œil vers la grande table et fut décontenancé de voir Rogue qui le regardait. A nouveau.
N'en avait-il pas déjà suffisamment fait ?
Il lui lança un regard furieux puis il pencha sa tête en direction de la fiole vide, ainsi l'indiscret connard pourrait constater qu'il avait déjà bu son magma répugnant, puis il reporta son attention vers ses toasts.
Le courrier arriva peu après et Harry fut heureux car pour une fois, aucun hibou ne fondit vers lui pour donner une retenue ou un rendez-vous médical. Cependant, Drago reçut un gros paquet de bonbons en provenance de chez lui. Après l'avoir cajolé pendant quelques minutes, Drago distribua certains d'entre eux aux premières années. Harry eut une dragée surprise de Bertie Crochue et heureusement pour lui, le goût caramel fit des merveilles pour chasser celui de la fiole qu'il avait encore dans la bouche.
Après avoir fini leur petit-déjeuner, Drago porta le reste de ses bonbons à son dortoir avec Crabbe et Goyle qui étaient comme toujours à ses côtés, le reste des premières années se dirigeant vers le cours de métamorphose.
Drago et ses deux gardes du corps avaient les joues toutes rouges quand ils arrivèrent juste avant la fermeture de la porte.
« Longue excursion ? », demanda Harry quand Drago se glissa sur la chaise à côté de lui.
« Quelque chose comme ça. Je te montrerai plus tard. » Il sourit et prit sa plume car McGonagall commençait son cours.
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A 15h30, les Serpentards se traînèrent hors du château et se dirigèrent vers une vaste étendue de pelouse à l'opposé de la forêt interdite, c'était là qu'ils allaient avoir leur première leçon de vol.
Harry regarda les balais avec inquiétude. Aucun Gryffondor n'était encore arrivé mais Madame Bibine, leur professeur, disposait en ligne les balais selon un plan précis, chaque balai étant séparé du suivant par une distance d'un mètre. Teddy qui était à côté de lui, les regarda également puis en secouant la tête, il se rapprocha d'eux pour les observer plus attentivement.
« Ce sont des balais qui appartiennent à l'école », déclara Teddy en soupirant et il désigna plusieurs balais à proximité. « Regarde comment certains d'entre eux sont tordus ou ont des pièces manquantes. Essaie d'éviter ceux-ci. Celui-la là-bas a été réparé mais les pièces ont été remises sur un mauvais angle. C'est léger mais cela suffit à te faire dévier sur la gauche. »
Harry contempla de nouveau les balais et vit ce que voulait dire Teddy. « D'accord, alors lequel est bon ? » Il désigna un balai qui se trouvait à trois mètres de l'endroit où ils se trouvaient. La partie de la brosse était de la même couleur, quelques pailles manquaient mais elles allaient toutes dans le même sens, rien d'autre ne semblait bizarre.
Teddy acquiesça avec un petit sourire.
« Bon coup d'œil, Harry. Pourquoi ne le prends-tu pas ? »
C'est ce que fit Harry et Teddy prit celui qui se trouvait deux mètres plus loin. Quand les Serpentards eurent fini de choisir leur balai. Pansy se retrouva à la gauche d'Harry et Millicent à sa droite. Puis les Gryfffondors arrivèrent.
C'était la première fois que Harry les voyait ainsi disposés. En botanique, ils étaient entassés tout autour des tables dans la serre chaude et humide et personne n'avait la possibilité de tisser des liens. Ce n'était pas ce qu'il voulait vraiment mais Harry se sentait encore blessé par le rejet de Ron car d'une certaine manière il avait espéré qu'ils pourraient être amis indépendamment de leur maison respective. La maman de Ron avait été très gentille avec lui, elle l'avait aidé à franchir la barrière de King's Cross et il pensait que les jumeaux pouvaient être également amusants à côtoyer.
Tandis qu'il les regardait, Harry réalisa que Ron était un des seuls Gryffondors qui n'avait pas l'air anxieux en attendant ce cours. Harry supposa que cela était logique par rapport à tous les propos concernant le Quidditch qu'il lui avait tenus dans le train.
Cependant, d'autres semblaient vraiment apeurés, mal à l'aise.
Madame Bibine, qui avait des cheveux gris coupés courts et des yeux jaunes comme un faucon, cria soudain en direction des Gryffondors. « Eh bien, qu'attendez-vous ? »
Tout le monde se mit à côté d'un balai. « Allez, dépêchez-vous ! »
Ils se bousculèrent pour obéir et Ron prit un balai presque directement en face d'Harry. Il arrangeait sa robe quand Madame Bibine commença à parler.
« Tendez votre main droite au-dessus de votre balai », commença t-elle en passant le long de la ligne et dites : « Debout ! »
« Debout ! », cria tout le monde.
Le balai d'Harry lui vint dans la main aussitôt et il en fut de même pour Teddy mais ils furent les seuls pour lesquels cela marcha du premier coup. Certains balais se retournèrent, c'était pitoyable et d'autres avaient quelques soubresauts mais d'autres ne décollaient pas, même légèrement. Après plusieurs essais, tout le monde eut un balai en main et Madame Bibine était en train de leur expliquer comment il fallait monter puis se lancer quand un des Gryffondors (Londubat ? Harry n'arrivait pas à se souvenir si c'était son nom), s'éleva brusquement dans les airs avant qu'elle siffle. Il avait l'air terrifié.
« Revenez, jeune homme ! », cria Madame Bibine mais il continua à monter comme une fusée puis il glissa sur le côté, tomba… et se fracassa au sol avec un bruit sourd, ce qui fit grimacer tout le monde.
« Poignet cassé », diagnostiqua l'instructrice quand elle se pencha au-dessus lui tandis qu'il gisait allongé sur l'herbe. « Venez, jeune homme… ça va aller. Relevez-vous. » Elle se retourna vers le reste des élèves et déclara : « Ne bougez pas d'un pouce le temps que j'emmène ce garçon à l'infirmerie. Laissez les balais là où ils sont ou vous serez expulsés de Poudlard avant que vous puissiez dire 'Quidditch'. Allez viens, mon chéri. »
A peine étaient-ils hors de portée de voix que Drago éclata de rire. « Avez-vous vu le visage du grand dadais ? »
Certain parmi les Serpentards se mirent à rire sous cape avec lui mais Harry les regarda d'un air mauvais. « La ferme, Drago. Il était blessé. Tu n'aurais pas été mieux avec un poignet cassé. »
« Pourquoi te soucies-tu de ce stupide Londubat ? », demanda Drago. « Défends-tu également maintenant les pleurnichards ? » Il dirigea sa raillerie vers Millicent et elle lui retourna un regard furieux.
Le sang monta à la tête d'Harry. « C'est juste que je ne harcèle pas les gens qui ne le méritent pas. »
« Peut être aurais-tu dû aller à Gryffondork, Potter ? », se moqua Zabini. « Ainsi donc, tu aurais pu défendre tous les perdants que tu aurais voulu dans le petit confort de ta propre tour près du ciel. »
« La ferme, Zabini ! », gronda Harry. « Souviens-toi de la règle numéro un. »
Zabini prit un air renfrogné mais resta silencieux.
« Oh, hé, regardez », exulta Drago soudainement. « C'est cette stupide chose que la grand-mère de Londubat lui a envoyée. » Il ramassa quelque chose et la montra à tout le monde. C'était une boule de verre de la taille d'une grosse bille, elle semblait remplie de fumée blanche et scintillait au soleil.
« Hé, c'est le rappeltout de Neville ! », cria Ron.
Harry s'approcha de Drago. « Donne-moi ça. »
« Pourquoi ? Peut être devais-je le laisser quelque part pour que Londubat le retrouve. Pourquoi pas en haut d'un arbre ? »
« Rend-le moi. »
Drago sauta sur son balai et monta dans les airs. Il atteignit la cime des arbres en quelques secondes. « Eh bien ? Viens le chercher ! »
Sans même réfléchir, Harry attrapa son balai. Le sang battait dans ses oreilles et il donna un coup de pied sur le sol dur. Cela le fit monter en flèche, haut, très haut, et il sentit que le vent passait entre sa chevelure tandis qu'il continuait à prendre de l'altitude. C'était comme s'il était né pour être dans les airs, né pour voler. Il pouvait le faire et cela lui semblait facile. C'était merveilleux. Après avoir tiré sur son balai pour monter encore plus haut, il tourna brusquement, faisant face à Drago au milieu des airs. Il étendit sa main et déclara distinctement mais d'une voix basse : « Donne-moi cela. »
Drago secoua la tête, sa voix était également basse, d'un accord tacite, chacun d'entre eux voulait garder leur conservation confidentielle.
« Pas de pitié, te souviens-tu ? Abandonne, Harry. »
« Je ne peux pas. Le gamin a eu peur et il s'est fait mal. Il n'a rien fait contre toi ou l'un d'entre nous. Je ne te laisserai pas également casser le cadeau offert par sa grand-mère. »
« Fais comme tu veux », dit Drago. « Mais tu devras l'attraper ! »
Harry fronça les sourcils puis il réalisa ce que voulait dire Drago quand le blond jeta la boule en verre haut dans les airs puis que celle-ci redescendit en direction du sol avant qu'Harry ne puisse l'arrêter.
Comme au ralenti, la balle monta dans les airs puis commença à tomber. Harry se pencha en avant et dirigea le manche de son balai vers le bas. Il prit de la vitesse en plongeant, poursuivant la balle. Le vent sifflait dans ses oreilles, à cela se mélangeaient les cris poussés par les gens qui regardaient d'en bas. Il étendit la main, à quelques centimètres du sol et il attrapa l'objet, redressant juste à temps son balai, puis il se posa en douceur sur l'herbe, le rappeltout en sécurité dans son poing.
« MONSIEUR POTTER ! »
Son cœur flancha encore plus rapidement que quand il avait commencé à plonger. Le professeur Rogue dévalait vers lui, ses grandes robes noires flottant comme des ailes de chauve-souris. Ses yeux noirs avaient un air dangereux. Le professeur McGonagall se pressait pour le rattraper car son rythme de pas ne correspondait pas à celui de Rogue.
Harry se remit sur ses pieds, il tremblait.
« C'était la chose la plus stupide, bête, dénuée de sens à faire ! », grogna Rogue alors qu'il s'arrêtait pour surgir au-dessus d'Harry. Il lui arracha le rappeltout des mains et le donna à McGonagall sans lui jeter le moindre regard.
« Vous auriez pu vous casser le cou ! »
« Professeur, ce n'était pas de sa faute. »
« Pas maintenant, Mademoiselle Granger », dit McGonagall et Harry se retourna pour voir qui l'avait défendu et il remarqua pour la première fois cette fille avec des cheveux touffus, puis il se souvint d'elle dans le train. Hermione Granger. Mais avant qu'il ne puisse la remercier, une main lui prit le bras et le poussa vers l'école.
Il trébucha tandis que Rogue grondait : « Monsieur Malfoy, Monsieur Potter, suivez-moi » Il se releva au plus vite car Harry et Drago devaient presque courir pour suivre ses grandes enjambées.
Oh mon Dieu, pensa Harry, je vais être expulsé. Il le savait. Maintenant, alors que ses bleus et les autres choses commençaient juste à guérir, il allait devoir repartir chez les Dursley. Drago aussi avait l'air inquiet mais lui ne reviendrait que chez des gens qui lui envoyaient des énormes boites pleines de bonbons, cela ne serait pas si difficile, n'est-ce pas ?
Pourtant, il se sentait mal, s'il n'avait pas relevé le défi de Drago concernant le rappeltout, aucun d'entre eux ne se retrouverait menacé d'être expulsé de l'école. Tandis qu'ils suivaient Rogue, Harry se sentit malade et il avait du mal à respirer. Peut être que s'il se mettait à courir maintenant, il pourrait aller assez loin et qu'ils ne seraient pas en mesure de le rattraper pour le mettre dans le train… Peut être pourrait-il se cacher dans la forêt interdite.
Rogue traversa toute la pelouse, monta le grand escalier, passa la grande porte puis prit l'escalier en marbre en direction de la salle du cours de Défense contre les forces du mal au deuxième étage. Il ouvrit brusquement la porte, ce qui surprit les étudiants qui se trouvaient à l'intérieur. « Professeur Quirrell », commença t-il à l'adresse d'un homme avec un turban qui se tenait sur le devant de la salle, « Je voudrais dire un mot à Monsieur Flint. »
« O-o-oh bien sûr, P-p-professeur ! » La main de Quirrell désigna d'un petit signe une rangée et le Préfet Flint se leva, il affichait un air renfrogné mais son expression s'adoucit aussitôt qu'il atteignit le couloir et qu'il vit Drago et Harry.
Rogue prit d'une main Drago par le collet et de l'autre, il prit Harry. Il les retourna tous les deux et les poussa. « A mon bureau. Maintenant ! »
Tous deux se bousculèrent pour obéir, Harry ne prit pas la peine de regarder derrière lui tandis qu'ils dévalaient en direction des cachots mais il était sûr que Rogue les filait de très près de toute façon. Quand ils arrivèrent devant son bureau, Rogue n'était pas avec eux et ils durent attendre dans le couloir car la porte était verrouillée.
Se mordant la lèvre, Harry se tenait raide devant celle-ci et Drago était adossé contre le mur.
« Désolé », dit Harry après une minute car il ne pouvait plus supporter le silence.
« Pour quoi ? », demanda Drago. « Tu as attrapé cette foutue chose. Il y a même eu une sang-de- bourbe qui a pris ta défense. »
« Mais, nous allons être expulsés », siffla Harry.
« Toi ? Peut être. Mais un Malfoy ? Je ne le pense pas. »
Harry savait maintenant qu'il allait être malade.
Il s'écoula encore une ou deux minutes avant que Rogue n'apparaisse, il ressemblait pour tout le monde à un vampire dans un film d'horreur qui fondait sur sa proie. Harry recula contre le mur et resta ainsi hors de portée des mains avides du professeur, mais Rogue agita juste sa baguette sur la porte pour la déverrouiller. Puis sèchement, il leur fit signe d'entrer dans le bureau.
C'était la pièce qui était devenue trop familière à Harry. Il n'eut même pas la possibilité de regarder tout autour de lui avant que la porte claque derrière eux et que Rogue se mette à rugir : « Par le nom de Salazar Serpentard, que pensiez-vous faire ? »
Drago haussa légèrement les épaules tandis que Harry déclarait : « Désolé, monsieur. »
Rogue ne sembla pas l'avoir entendu car il continua à crier : « Vous avez de la chance que j'aie été là pour arrêter votre petite démonstration ou McGonagall vous aurait déjà tous les deux remis dans le prochain train en partance de Pré-au-Lard. Oui, tous les deux, Monsieur Malfoy. Votre père a peu d'influence sur le chef de la maison Gryffondor. »
« C'était juste un petit vol, professeur », commença Drago. « Personne n'aurait… »
Rogue l'interrompit. « Les règles ne sont pas faites pour être transgressées, en dépit de ce que vous pouvez penser, Monsieur Malfoy. Et s'amuser avec des affaires qui appartiennent à un autre étudiant, en particulier devant deux douzaines de témoins, ne mérite guère de considération. Qu'est ce que votre père dirait de tout cela, je me le demande ? »
Drago pâlit encore plus par rapport à son habituel teint blanc laiteux et Harry ne put s'empêcher de prendre une petite inspiration quand les yeux noirs du professeur se tournèrent vers lui. « Et vous ! N'avez-vous pas passé assez d'heures à l'infirmerie pour réparer votre petit corps ingrat ? Est-ce ainsi que vous remerciez Madame Pomfresh pour son travail ? Risquer votre vie pour un morceau de verre sans valeur !»
Harry baissa les yeux, incapable de soutenir plus longtemps le regard de l'homme mais il ne prit pas la peine de réfuter les paroles de Rogue, car elles étaient justes, tout cela l'était. Peu importe si voler était pour lui une seconde nature, il aurait pu vraiment se tuer et risquait d'être expulsé pour un rappeltout.
« Je suis désolé, monsieur », répéta t-il de nouveau.
Il y eut un silence qui dura un long moment puis Rogue, beaucoup plus calme, déclara : « Vous serez tous les deux en retenue jusqu'à la semaine prochaine. Monsieur Malfoy, vous les passerez avec Rusard et Monsieur Potter, ce sera avec moi. Celles-ci commenceront ce soir à 19 heures précises. Ce sera tout, messieurs. »
Harry relâcha sa respiration et ressentit une sorte de vertige, d'étourdissement en raison du sursis. Il n'allait pas être expulsé !
« Monsieur Potter, restez un moment, s'il vous plait », dit Rogue et les entrailles d'Harry se contractèrent de nouveau.
Drago lui donna un regard plein de compassion tandis qu'il se précipitait hors du bureau de Rogue mais Harry pouvait difficilement supporter cette attente.
« Monsieur Potter. »
« Oui, monsieur ? » Il rencontra de nouveau le regard de son professeur.
« Je me suis arrangé pour que Monsieur Flint nous rejoigne dans quelques instants. Prenez place, s'il vous plait. »
Bouche bée au changement de ton et de proposition, Harry trébucha contre la chaise qu'il avait occupée quelques nuits auparavant avant de pouvoir s'asseoir dessus. Rogue le fixa, ses yeux noirs étaient insondables et Harry ne pouvait détourner son regard. Aucun d'eux ne parla.
Un coup sourd retentit à la porte quelques minutes plus tard et Harry sursauta.
« Entrez », lâcha Rogue et la porte s'ouvrit pour laisser passer Marcus Flint. Le grand cinquième année jeta un regard mauvais à Harry avant de hocher la tête en direction de son chef de maison.
Aucun d'entre eux ne s'attendait au demi-sourire qui s'afficha sur le visage de Rogue ou aux prochaines paroles qu'il allait prononcer. « Monsieur Flint », commença t-il sur un ton presque content. « Je crois que je vous ai trouvé un attrapeur. »
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Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. J'espère que l'histoire continue à vous plaire.
A bientôt.
Bisous.
DiagonAlleyParis
