Bonsoir-bonsoir ! ^^
Voici la suite, en espérant de tout cœur que ça vous plaise ! :)
CloudeGirofle
PS : aucuns des personnages de Twilight ne m'appartiennent, pas plus que le monde d'Harry Potter…
ECECECECECECEC
CHAPITRE 9
LE CHASSEUR DE CREATURES LEGENDAIRES
La nouvelle fut annoncée le lundi suivant, à l'heure du petit-déjeuner. Ce fut le directeur, Laurent, qui, d'une voix calme et grave, prévint les élèves du danger qui s'était réveillé dans les entrailles mêmes de Poudlard : la Chambre des Secrets avait été rouverte et le basilic rôdait. Une onde de frayeur avait parcouru la salle et nombreux furent les élèves qui n'osaient plus sortir dans les couloirs dans les jours qui suivirent. Puis, comme il n'y eut pas de nouvelle attaque et que la chambre des secrets appartenait pour les consciences collectives davantage au domaine des mythes qu'à celui de la réalité, le basilic fut peu à peu ignoré.
Néanmoins, pour répondre au scandale qui éclata dans les journaux après l'enquête du célèbre reporter J. Jenks (« Un monstre hante les couloirs de notre école. Déjà une victime. Mais qu'attend le directeur pour réagir ? Nos enfants frôlent-ils la mort chaque jour ? »), Laurent annonça une semaine plus tard qu'un chasseur de créatures magiques allait s'installer très prochainement dans l'école, pour traquer le monstre et assurer la sécurité des élèves.
Et son arrivée devint l'évènement le plus attendu de Poudlard : à quoi pouvait bien ressembler un chasseur de créatures magiques ? A vrai dire, personne ne le savait. Depuis la création du département des Aurores dans les années 1960, la plupart des vieux métiers comme traqueur de dragons, chasseurs de fantômes ou tueurs de vampires avaient disparu, engloutis dans la fonction d'Aurore, qui englobait tout ce qui avait rapport à la défense contre les forces du mal. Que cet homme ait le titre de « chasseur de créatures légendaires » était donc quelque chose de tout à fait prestigieux, qui intriguait la plupart des élèves.
Je me demande quelle tête aura cette énergumène, marmonna Emmett en tartinant son pain.
Je me demande surtout comment il va s'y prendre pour chasser le basilic, reprit Bella en fronçant les sourcils.
Ils étaient tous les trois assis à la table des Gryffondors, à prendre leur petit déjeuner. Comme les trois amis, tous les autres élèves de la Grande Salle se posaient la même question : à quoi ressemblerait-il ? Aurait-il une jambe de bois, ou bien un œil en verre ? Un collier en dents de dragons ou une armure en écailles ? Serait-il grand et fort ou bien petit et maigre, avec une paire de lunettes mais une baguette prête à dégainer ?
L'excitation était à son comble ce matin-là, on pouvait la sentir déferler sur les élèves comme les ondes du vent sur le lac. Car, c'était aujourd'hui qu'était censé arriver le fameux personnage et tout le monde n'attendait plus que ça.
Finalement, quand Laurent se leva de son fauteuil en frappant dans ses mains pour réclamer le silence, toute la Grande Salle s'immobilisa, les yeux rivés sur l'estrade. Avant que le directeur ne prenne la parole, on aurait pu entendre une mouche voler.
Rebonjour mes amis, commença-t-il d'une voix claire. Comme vous le savez, après le terrible accident que nous avons connu il y a deux semaines, j'ai demandé à un chasseur de créatures légendaires de venir dans l'école pour assurer notre sécurité. Arrivant tout juste de Roumanie, je vous demande d'applaudir bien fort Sam Uley !
Hystériques, tous les élèves se mirent à applaudir à tout rompre, tout en se dévissant la tête pour tenter d'apercevoir la silhouette qui avait fait irruption sur l'estrade.
Ce n'était décidément pas ce à quoi ils s'étaient attendus, et, peu à peu, l'excitation fit place à une certaine déception. Sam Uley était un grand homme brun, d'une trentaine d'années, à la peau mate et fatiguée. Ses yeux étaient entourés de cernes, ses cheveux noirs et mi longs étaient complètement ébouriffés, et ses vêtements étaient complètement éliminés. Il parcourut la salle d'un regard indifférent avant de prendre place à la table des professeurs, sans avoir prononcé un mot. Assis à côté du concierge Alistair, leur ressemblance vestimentaire était frappante.
Tout le monde s'en aperçut et le fameux chasseur de créatures légendaires n'apparut plus que comme un simple moldu, à qui on aurait été tenté de donner la pièce.
Eh ben, commenta Emmett, légèrement douché. Et c'est ça qui va assurer notre sécurité…autant fermer l'école !
Tais-toi un peu ! Le rabroua Bella. Il ne faut pas se fier simplement à son apparence, si Laurent l'a engagé, c'est qu'il doit être doué !
Comme pour obtenir son approbation, elle se tourna vers Edward qui se contenta d'hocher la tête parce que ses pensées étaient tout de même très semblables à celles d'Emmett.
En plus, j'ai entendu dire qu'on aura des cours avec lui, en plus de ceux de défense contre les forces du mal. J'ai hâte de voir ce qu'il va nous apprendre !
Aucun des deux garçons ne lui répondit. Bella avait beau dire, mais ils voyaient mal ce que cet épouvantail allait bien pouvoir leur apprendre.
Ouais bah en attendant on va arriver en retard si on ne se dépêche pas, alors on ferait mieux d'y aller ! S'exclama Edward en se levant de table. On se rejoint aux cachots ?
Ses deux amis acquiescèrent et il se hâta en direction du Hall et des escaliers qui descendaient dans les sous-sols de l'école. Le cours de potions ne commençait que dans un quart d'heure mais il avait bien envie de discuter un peu avec son professeur, Carlisle Cullen.
Depuis sa première année, Carlisle était, en dehors d'Emmett et Bella, la personne de Poudlard dont il se sentait le plus proche. Ils avaient lié amitié peu après un accident lors d'un match de Quidditch, qui lui avait donné l'envie de quitter l'équipe de l'école. Carlisle était venu le voir à l'infirmerie et lui avait longuement raconté comment James Masen et lui était devenu amis, une vingtaine d'années auparavant, et comment James avait lui aussi convaincu Carlisle de rester dans l'équipe après une chute de balai qui avait bien failli le tuer. Et, au fil du temps, de la même manière que James était devenu le grand frère de cœur de Carlisle, Carlisle devint le grand frère qu'Edward n'avait jamais eu.
Salut Carlisle ! S'exclama-t-il en entrant dans la classe vide. Comment ça va ?
Le professeur se retourna du tableau sur lequel il était en train d'écrire.
Ca va et toi ? J'ai entendu dire pour ton œil. Ca va mieux ?
Oui, oui, merci. C'était trois fois rien. Sinon, reprit-il en repensant à ce qu'avait dit Bella, t'en penses quoi de ce chasseur de créatures légendaires ?
Une drôle d'expression passa sur le visage de Carlisle. Il se détourna et écrivit quelques mots au tableau, en silence. Liste des ingrédients.
Pourquoi tu me demandes ça ? Répondit-il finalement.
Non, juste comme ça. Je me disais que peut-être tu en avais entendu parlé avant. En tous cas à Poudlard, tout le monde était obnubilé par lui…
Je me ferai une idée de lui quand il aura fait ses preuves.
Edward acquiesça silencieusement, songeur. Il sentait que son ami ne lui disait pas tout. Il n'aurait su comment l'expliquer, mais il était persuadé que Carlisle en savait plus long qu'il ne voulait en dire ce qui l'intriguait au plus haut point : si au départ il avait posé cette question de façon tout à fait anodine, l'affaire venait de prendre – par le plus grand des hasards – une toute autre tournure. Il se promit d'en parler à Emmett et Bella.
Sinon, comment se passe le Quidditch ? Demanda Carlisle en farfouillant dans ses étagères de bocaux. Je ne t'ai pas beaucoup vu aux entraînements. Faîtes attention à ne pas perdre le rythme !
C'est vrai que la semaine dernière on n'a fait qu'une seule séance. Mais je crois qu'Emmett veut en faire deux pour rattraper ce week-end. Après tout, le match contre les Serdaigles approche maintenant !
Carlisle lui envoya un clin d'œil complice et lui promit de venir les voir à l'entraînement pour leur donner quelques conseils.
Depuis les six années qu'Edward avait passé à Poudlard, Carlisle était devenu en quelque sorte le coach de l'équipe de Quidditch des Gryffondors. Ce n'était pas officiel, bien sûr, mais maintenant plus personne ne s'étonnait de le voir scruter le terrain de Quidditch avec attention dès que ses « poulains » s'y entrainaient.
La sonnerie mit fin à leur discussion, et Edward s'assit à une table tandis que le flot des élèves commençait à entrer dans la salle.
Il était un peu plus de vingt heures quand Edward retrouva Hale dans le grand hall. Elle avait un air songeur et ne prit pas même la peine de le saluer par une de ces mesquineries habituelles. Cela le surprit quelque peu. Il haussa les épaules avant de se mettre en marche, les yeux rivés aux semelles sombres de sa condisciple qui avançait à quelques pas devant lui, battant le sol de sa démarche souples et volontaire. Un, deux. Un, deux. Un, deux. Le vide s'était peu à peu fait dans l'esprit d'Edward. Comme dans un nuage de brume, il percevait la réalité extérieure à travers un voile cotonneux, comme lorsque, les paupières lourdes, il s'apprêtait à s'endormir.
Tuer…bientôt…
Edward sursauta, les yeux écarquillés et tout à coup bien réveillé. La voix venait de réapparaître.
Oui…leurs restes à jamais…dans la chambre…
Il se figea au milieu du couloir.
…des secrets…
Hale aussi s'était figée. Immobile, elle fixait le mur en serrant les lèvres si fort qu'elles en devinrent exsangues.
Tu as entendu, n'est-ce pas ? Chuchota-t-il en l'attrapant par le bras. Tu as entendu, n'est-ce pas ?
La voix s'était tue, comme aspirée dans les profondeurs des murs de pierres. Edward colla son oreille contre ces dernières, n'osant respirer pour mieux entendre. Plus rien. Il frappa le mur du plat de sa main, jurant violement. Il ne comprenait absolument pas ce qui était en train de se passer, et voir Hale rester de marbre alors que lui-même était pris de panique l'excédait. Il aurait voulu la voir réagir, crier, parler, pleurer même. Mais non, elle restée plantée là au-milieu du couloir, ses jolis yeux mauves écarquillés comme deux œufs de dragons et les lèvres blanches.
Mais qu'est-ce que c'était que ça ? Tonna Edward en se rapprochant d'elle. Dis quelque chose au lieu de rester là à rien faire !
Elle ne lui jeta pas même un regard, et il craignit un instant qu'elle soit hébétée par le choc. Puis, finalement, elle finit par desserrer les lèvres et murmurer :
Je ne comprends pas…
Moi non plus, rétorqua sèchement Edward. Mais c'est pas pour autant qu'on ne va rien faire… On va aller voir le nouveau chasseur de créatures machin-chose… Allez, viens !
D'autorité, il la prit par la main. Ca avait été une impulsion, un geste qu'il ne put réfréner. Et il ne put s'empêcher de sursauter au contact de la peau. Elle était douce, tiède. Il ne savait pas pourquoi mais découvrir sous ses doigts quelque chose de si doux, presque tendre, l'étonna. Peut-être s'était-il attendu à quelque chose de froid et visqueux, comme les écailles d'un serpent… Elle finit par se dégager mais le suivit néanmoins jusqu'au bureau de Sam Uley, à côté de la bibliothèque. C'était le directeur qui avait informé les préfets de sa location au cours de la journée, en prévision des cours du lendemain.
Je ne crois pas que ce soit très utile, persiffla-t-elle alors qu'ils montaient quatre à quatre les escaliers. Je ne vois pas en quoi lui dire que tu entends des voix va l'intéresser… Si tu veux mon avis, vas directement à Sainte Mangouste !
Je me contrefous de ton avis Hale ! Et ne dis pas que j'entends des voix. Tu l'as entendue toit aussi, je le sais.
Elle ne répondit pas, et cela sonna pour Edward comme un aveu. Peut-être avait-elle raison après tout, peut-être étaient-ils tous les deux fous. Une fois arrivés devant la porte, ils toquèrent plusieurs fois avant d'essayer d'enter. Mais seul le silence leur répondit et la porte resta verrouillée. De frustration, Edward donna un violent coup de pieds dans le battant en bois avant de soupirer.
Et merde ! C'est pas vrai ! Pourquoi n'est-il pas là ? Bravo pour la défense de l'école, hein ! Railla-t-il amèrement. C'est vrai qu'en étant pas là, il va pouvoir nous sauver !
Il se tourna vers Hale. Silencieuse et songeuse, elle regardait par la fenêtre, en direction des bois qui semblaient scintiller sous la pleine lune.
Ce n'est pas la peine d'insister Masen. Allons-nous coucher, je crois que la ronde est finie pour ce soir…
ECECECECECECEC
Dîtes-moi ce que vous en avez pensé svp, et à bientôt j'espère ! :)
