Karma-sutra

Auteur : Angelscythe

Couple : Koro-senseiXKarma ! (j'assume tout !)

Genre : Romance essentiellement, humour j'espère mais je préviens qu'il y aura des sujets sensibles !

Disclaimers : Tous les personnages, hormis les clients et les employés du bar, appartiennent à Yūsei Matsui

Chapitre 10 : Séquence inquiétude

Shiver de The Gazette résonna d'un seul coup dans la chambre. Nagisa se réveilla en sursaut et se jeta sur l'appareil pour le couper. Si sa mère avait entendu… Il écarquilla les yeux et guetta un bruit.

- Nagisa !

Rien.

Il se tourna vers son téléphone où s'affichait la tête de Ritsu.

- Nagisa ! Il se passe quelque chose de grave. Koro-sensei est en colère ! Il cherche un homme… J'appelle tout le monde. Il est tard alors je ne sais pas si c'est normal qu'on ne me réponde pas. Expliqua-t-elle. J'utilise la fonction GPS de vos téléphones.

Le garçon se leva et attrapa un gilet qu'il jeta par-dessus son pyjama. Il s'équipa d'armes mais elles n'étaient qu'anti-professeur. Il n'espérait pas que ça puisse être utile.

- Terasaka et Sugino ont répondus.

- Où va Koro-sensei ? Questionna ce dernier.

- Je vous transmets sa position.

- Si le professeur a besoin de nous, nous devons l'assister. Dit Terasaka. Karma est avec lui ?

- Karma ? Répéta Ritsu.

Nagisa espéra que sa mère n'entendait pas les éclats de voix et il descendit dans la cuisine. S'il n'avait que des armes en plastique étrange, il avait appris à tout utiliser dans son environnement. Y compris les couteaux de cuisine et les fourchettes à viande.

- Je ne pense pas.

- Que dit son GPS ? Insista la petite frappe.

- Il est… dans un quartier perdu.

Lorsqu'elle donna sa position exacte, Terasaka grogna.

- Non.

- Les autres sont dans leurs maisons. Mais il est deux heures du matin. Dit Ritsu.

- Karma n'est pas là-bas…

- Comment le sais-tu, Terasaka ? Questionna Nagisa.

Il trottina vers l'entrée et enfila ses baskets. Il prit ses clés et sortit prudemment, refermant en silence.

- Je sais où travaille Karma.

- Tu savais ? S'étonna le petit bleu.

- Ouais. Grinça-t-il.

- Rejoignez rapidement Koro-sensei. Je vous envoie les autres si je peux. Soyez très prudent ! Je préviendrai Koro-sensei !

- Oui ! Répondit Nagisa.

Il courait en pleine ville, au cœur de la nuit, alors que n'importe qui pouvait surgir et leur faire du mal. Mais il restait un assassin, en herbe certes, mais un assassin. Il ne redoutait pas l'horreur qui les attendait…

µµµ

- Réveille-toi.

Soudainement trempé, Karma ouvrit les yeux en sursaut. Il sentit une douleur vriller son crâne, ses poignets et son postérieur exactement en même temps. Ses yeux ocre cherchèrent leurs repères. Une cave probablement. Elle était à peine éclairée par quelques flambeaux qui libéraient des odeurs puissantes. De l'encens ?

Oui.

On cherchait à tromper l'odorat de Koro-sensei…

Est-ce que finalement, il avait vendu son corps à quelqu'un de compétent ? Que ce soit le cas ou pas, cet idiot avait trouvé marrant de le kidnapper et il n'était pas prêt à pardonner ! D'autant plus qu'il sentait que ses mains étaient enferrées, tirant douloureusement sur ses bras.

- Regarde-moi.

Il mit un point d'honneur à inspecter les environs. Il ne lui ferait pas ce plaisir !

- Regarde-moi. Répéta la voix doucereuse.

- Va te faire foutre.

Il entendit le bruit d'une baffe et goûta son propre sang avant de percevoir la douleur. Il avala en ricanant.

- Ce n'est pas ça qui me fera t'obéir. On n'est plus au club, pauvre idiot. Tu devais te sentir particulièrement puissant lorsqu'on était là-bas et que je devais répondre à chacune de tes attendes.

- Silence !

Il sentit une main se perdre dans ses cheveux et on tira dessus, l'obligeant à regarder dans la direction imposée.

Les yeux de Karma s'écarquillèrent un instant avant qu'il ne retrouve son sourire suffisant.

- Alors ? On en veut à l'œil ?

- J'ai été également engagé pour tuer cette pieuvre. Nous pourrions faire équipe ensemble et décrocher les dix milliards ensemble. Qu'en dis-tu ?

- J'en dis que tu es un assassin exécrable. Je ne tiens pas à m'allier à quelqu'un comme toi.

D'un mouvement de jambes, il le faucha et tendit les chevilles, les enserrant autour de la gorge de l'homme.

Il entendit un cri paniqué proche du cri de porc puis une détonation. Il fut surpris, surtout lorsque sa joue brûla d'un seul coup puis se nappa d'un liquide chaud. Un pied lui écrasa les lèvres, le faisant cracher.

- Aie. Se moqua-t-il.

Le client s'était enfui de sa prise et se tenait maintenant à distance.

- Tu es doué… Décidément, je me suis intéressé à la bonne personne.

- Ne me dites pas des choses aussi écœurantes. Je vais vomir.

- Nous pourrions faire équipe ! Cracha l'homme. Mais tu l'as pris comme ça… Tu m'aideras. Que tu le veuilles ou non… En attendant.

Il enfila un masque chirurgical et jeta une fiole au sol. Les vapeurs attaquèrent directement les narines de Karma qui secoua la tête, projetant des gouttelettes carmines partout. Son corps commençait déjà à s'engourdir et sa tête à tourner.

Des doigts glissèrent sur sa joue meurtrie, lui tirant un gémissement contre son gré.

- Quel plaisir… Chuchota-t-il. Tu es si désirable, si magnifique. Et tu es rien que pour moi maintenant, Kyouki. Non…

Il sourit de toutes ses dents en enfonçant ses doigts dans la plaie.

- Karma !

Rassemblant les forces qui commençaient à disparaître, le garçon lui cracha au visage. Mais son bourreau éclata de rire et fit glisser sa main.

µµµ

La fenêtre vola en éclats qui se rependirent un peu partout. La lumière était éteinte dans toutes les pièces mais Koro-sensei n'avait pas besoin de ça. D'ici, il sentait que l'homme avait encore l'odeur de Karma sur lui.

Il la suivit à travers les escaliers, faisant vibrer les cadres d'une famille trop parfaite sur son sillage. Il fracassa la porte et surgit au-dessus du lit d'Hideki Hikaru. Son corps noir se fondait dans les ténèbres de la pièce.

- Où est-il. Gronda-t-il.

Il entendit un hurlement.

- Qu'est-ce que ! Qu'est-ce que vous êtes ?!

- Où est Karma ?!

Ses tentacules s'enroulèrent autour du cou et serrèrent.

- Où l'as-tu mis.

Son odeur était trop faible. Juste des restes. L'avait-il enfermé dans un autre endroit ?

- Je… Je connais pas de… de Karma…

La main de l'homme tâtonnait, cherchant son téléphone. Koro-sensei l'attrapa et le détruisit.

- Où est-il ? Réponds vite.

La menace était tangible. Effroyable. Et l'homme sous lui pleurait comme un bébé en suppliant.

Koro-sensei suivit des yeux le parfum dont s'aspergeait son élève pour travailler. Il vit des balles anti-lui. Celles de Karma ? Ce pourquoi elles portaient ainsi ce cocktail suave ?

- Je vous en prie… J'ai… J'ai de l'argent…

- Professeur !

Le poulpe resserra sa prise. Il sentit une main connue sur son tentacule et tourna son regard fou vers Nagisa, haletant.

- Professeur… Ritsu nous a prévenus, nous sommes là…

La lumière s'alluma.

Le client hurla encore plus fort.

- Un… un… un !

- Qu'est-ce qui vous prend ? Vous avez dans l'idée de tuer ceux qui le touchent, vous aussi ? Je pensais que vous étiez plus conscient que ça. Commenta une voix.

Le professeur tourna la tête.

Terasaka.

- Que se passe-t-il, professeur ? Ce n'est pas dans vos habitudes de faire des choses pareilles… Surenchérit Sugino, l'air inquiet.

- Professeur…

- Plus de réponses. Toujours aucune de Karma. Son téléphone ne bouge pas. Annonça Ritsu. J'augmente le niveau du son de son téléphone et j'essaie de le faire réagir.

- Professeur, dit Terasaka, c'est à propos de Karma. N'est-ce pas ?

- Il a été kidnappé par un assassin. Et lui.

- Je ne suis pas un assassin. Gémit l'homme. Je ne sais même pas qui est Karma. Couina-t-il.

- Ce type pathétique ne ment probablement pas. Fit la petite frappe.

Il s'avança tout de même et attrapa le client par le col de sa chemise.

- Kyouki ! Quand l'as-tu vu la dernière fois ?!

- On… On a couché ensemble et puis je suis parti. Il était fatigué il voulait… rentrer avec vous ! Dit-il en pointant son doigt vers Koro-sensei. Je vous reconnais !

Terasaka dévisagea son professeur mais secoua la tête.

- Vous êtes parti avant lui ? S'assura le poulpe.

- Peu avant. J'ai pris l'autre sortie…

Koro-sensei se redressa et s'éloigna. Il ne perdit pas pour autant une teinte cramoisie.

- Vous êtes sûr que c'était le seul possible ? S'assura Nagisa, inquiet.

- Non. Nous avions pensé à trois autres personnes… Akio Tsubame, Seiji Hirato et Fujitaka Riku.

- Je les cherche ! S'écria Ritsu.

- Akio n'aurait pas touché à Kyouki. Il ne supporte pas les homosexuels !

- Il aurait pu lui faire du mal. Avança Sugino.

- Mais… De quoi parle-t-on ? Chuchota Nagisa. Que se passe-t-il ?

- Tu ne sais pas ? Se moqua Terasaka. Tu lui demanderas si on le retrouve. Dit-il en brandissant son doigt en sa direction.

- Oui…

- Ritsu ? Appela Koro-sensei.

- Je cherche ! Doit-on se séparer, professeur ?

- Non. Je ne peux pas vous laisser encourir des risques non plus. Vous devriez dormir à cette heure-ci.

- Mais nous voulons aider ! Certifia Sugino.

- Professeur…

- Ritsu, tu as les adresses ? Questionna le poulpe.

Hideki les fixait tous, effrayé. Ils parlaient à cette créature sans avoir peur. Et puis… Ce type était le barman. Cet être immonde attirait bien plus l'attention de Kyouki que lui !

µµµ

Karma se réveilla en sentant la douleur monter dans ses bras. Il se recroquevilla d'instinct. Il ne se souvenait de rien. Il avait sombré dans l'inconscient lorsque les mains s'étaient glissées entre ses jambes. Il ne savait plus ce qui était ou pas.

Il avait froid.

Il redressa la tête et se découvrit nu.

Un frisson le secoua. D'autant plus qu'il voyait des amas plus dur et carmins sur son corps. Du sang séché…

- Qu'as-tu fait sale lâche ?! Cracha-t-il. Approche si tu l'oses !

Il appuya sa tête contre son bras. Appelez comme ça l'homme alors qu'il était en position de faiblesse. Enfin… Il savait bouger ses jambes, il était probablement capable de s'en sortir. Mais il en doutait aussi.

La porte s'ouvrit et des pas retentirent dans les escaliers.

- Eh bien… Ça a fonctionné, on dirait. Je n'aime pas ça… Tu es si beau.

- Arrête de parler dans ta barbe et explique-toi. Tu crois que je pourrais comprendre un cerveau sous-développé comme le tien ? Nous sommes loin d'être sur la même longueur d'onde. Se moqua-t-il.

- Mon petit oiseau…

Il soupira en s'avançant.

- Est-ce que tu veux m'aider ?

- Va te faire foutre !

Le client se rapprocha et lui attrapa les jambes. Il les lia rapidement puis fit de même avec les poignets pour défaire les menottes. Karma se plia en deux, cherchant à le mordre tout en agitant les bras et les jambes. Ses pieds et ses poings restaient redoutables, ses coudes et ses genoux n'étaient pas en reste.

Mais l'assassin l'attrapa par les cheveux avant de le jeter sur son épaule. La vitesse scia le garçon mais il jeta ses orteils dans le ventre de son bourreau. Si ce dernier grogna, il le mena à l'étage puis dans une autre pièce.

- Ça ne devait pas servir comme ça…

Karma le mordit en lui donnant un coup de genou mais on le jeta dans un renfoncement. Il rebondit sur une surface gelée. L'odeur et la configuration de la pièce lui appris rapidement qu'il était dans une salle de bain.

- J'ai mis au point un petit piège.

Il fit un clin d'œil et colla le garçon au sol avant de se pencher sur lui. Il posa un baiser sur ses lèvres puis fit coulisser une plaque de verre épaisse. Elle n'avait qu'un trou. Karma fronça les sourcils et jeta ses pieds contre la surface mais il ne l'atteignit pas tant il était bas.

- Bordel ! Libère-moi sale pervers ! Comment voudrais-tu jouer avec moi sinon !

- Avec de la chance, tu survivras. Je ferai ce que je peux pour toi, mon petit oiseau.

Le garçon s'aida de ses coudes pour essayer de se propulser plus haut.

- Ne t'épuise pas. Tu auras besoin de toutes tes forces. Se moqua-t-il.

Il mit quelque chose dans le trou et actionna une arrivée. Un épais liquide rose en jaillit. Karma écarquilla les yeux et roula sur le flanc. Il trempa ses doigts dedans.

- C'est…

- J'ai fondu les munitions anti-poulpe. Elles vont remplir petit à petit cette cuve. S'il veut te sauver, il devra complétement s'y immerger. Et il mourra !

- Tu es stupide. Il ne va pas donner sa vie pour la mienne. Il n'est pas idiot, lui. Tu as dû utiliser vachement d'argent pour pouvoir acheter et fondre toutes ses balles. C'est un peu trop onéreux non, pour un type qui fréquente les clubs de charmes ? Ça devait être frustrant de s'empêcher un petit coup quand on le voulait !

- Tu m'as donné ce que je voulais et lorsque j'empocherais les dix milliards, tu me mangeras dans la main.

- Non. J'aurais pris soin de me suicider avec ce liquide. Plutôt mort qu'avec toi !

- Eh bien… On verra si tu vas mourir ou pas. Ce qui est sûr c'est que ce sera le cas de ce poulpe…

Karma lui offrit un sourire dément alors que le liquide épais qui s'insinuait dans ses blessures.

- C'est toi qui va crever. Je vais me faire une joie de te dépecer.