La Malédiction de Lily Evans & Severus Rogue
CHAPITRE IX
La Chambre des Secrets
« Pourquoi m'as-tu emmenée ici, Malefoy ? » avait fini par demander Granger, un soupçon d'inquiétude dans la voix.
« Pourquoi pas ? Cette salle n'est plus un secret pour personne, dorénavant. » Dit-il. « Le plafond est assez haut dans cette partie, et les boyaux sinueux pourraient nous permettre plus de possibilités pour t'apprendre à voler. »
La sorcière fit courir à nouveau son regard sur les parois visqueuses et luisantes, tendit l'oreille aux bruits diverses : égouttement d'eau, grattement de pattes de rats, et un silence bruyant : une ambiance lourde, le genre à donner des sueurs froides.
« Je ne pense pas que ce soit une bonne idée » finit-elle par marmotter en entendant un léger souffle dans les tuyauteries.
« Je ne vois pas ce que tu fais à Gryffondor. Pas une once de courage. Par contre, tu ferais une bonne Serdaigle. Comme cette nana tarée - Luna Lovegood. » grinça-t-il. Il se permit même quelque chose qui ressemblait à un rire.
Hermione, assez proche de sa Némésis, lui fila une bourrade qui n'avait rien d'amicale.
« Aie ! »
« Tu l'as cherchée. » répliqua-t-elle en évitant soigneusement le coup de Drago.
Il haussa les sourcils. « Alors, on t'entraîne, oui ou non? »
La Rouge et Or hésita encore quelques minutes et finit par hocher la tête.
Tandis que le Serpentard resta sur la terre ferme, Hermione volait au dessus de lui, décrivant des courbes. Sa vitesse était très moyenne, pour ne pas dire lente, mais c'était déjà mieux que rien. Après une heure, Malefoy finit par reprendre possession du balais, lui montrant ses talents. Il reproduit alors le même genre de mouvements qu'elle, bien plus précisément, et dix fois plus vite. Il resta dix minutes dans les airs, s'échappant parfois d'un tuyaux pour ressortir d'un autre, la surprenant un peu – elle était en fait surprise qu'il connaissent la tuyauterie, autrement dit qu'il est su retenir quelque chose.
Bientôt, alors qu'elle commençait à s'impatienter, lui rappelant, en criant après lui, qu'elle avait faim, il revint se positionner près d'elle, à une demi-douzaine de mètre du sol.
« Oui, il est presque huit heures, le repas sera bientôt servi... J'ai faim aussi, » avoua-t-il, l'air penaud. « Bon je vais manger alors ! À plus tard, Granger. »
Les yeux écarquillés, elle le vit s'envoler puis disparaître dans les boyaux. Il la plantait là. Elle attendit, tapant du pied, persuadée qu'il reviendrait. Cinq minutes passèrent durant lesquelles sa rage la consuma. Hermione finit par se souvenir qu'elle avait une baguette.
« Accio Nimbus 2006 » souffla-t-elle. Le balais arrivait déjà. Elle l'enfourcha. Le soucis, c'est qu'elle ignorait comment sortir de ce guet-apens, elle ne connaissait pas les tuyaux elle ! Et s'il avait refermé la chambre? Était-elle bloquée ? « Malefoy ! » Hurla-t-elle. Pas de réponse. L'enflure... Il lui paierait cela. Elle s'élança alors parmi le tuyaux principal en passant par la porte protégée des deux serpents... Celle-ci se referma après son passage. Elle suivit l'étroit passage horizontal bordé de dépouille animale, elle dépassa la mue. Son cerveau tournai à plein régime, se souvenant de l'itinéraire. Suivant toujours le tunnel principal, sa baguette lui servant de phare, elle passa les endroits sinueux et étroits, une odeur désagréable de souffre dans les narine. Soudain, le passage s'élargit vers le haut et, montant de quelques mètres encore, elle put distinguer la lumière. Elle fonçait à la verticale et se tenait comme une acharnée pour ne pas glisser le long du manche à balais lorsqu'avec soulagement elle pénétra dans les toilettes des filles. Malefoy n'y était pas. Tant mieux, car elle l'aurait bien étripé sur le champs. Quand ses pieds se posèrent sur la surface plane du sol, La chambre se referma lentement. Un parchemin était accroché à l'un des miroirs.
Granger,
Ne fais pas cette tête. N'apprend-t-on pas mieux par soi-même ?
Au moins, tu connais le chemin désormais. Et personne ne nous a
aperçu à deux. N'est-ce pas magnifique ? Bon, je n'écris pas plus...
J'ai une de ces faims ! Au fait, Mercredi prochain, la même chose,
On se retrouve ici, à la même heure qu'aujourd'hui. Si tu le veux,
Je suis aussi disponible Samedi dans la matinée. Confirme-moi ça
par hiboux ( comme tu n'en as pas, utilise le mien, le grand-duc,
se sera moins suspect que la célèbre peluche blanche de Potter).
Drago Malefoy.
La Gryffondor fulminait littéralement en s'installant à sa table dans la Grande Salle – dont tous les élèves étaient déjà présents. Elle jeta un regard courroucé à la table des Vert et Argent et surpris Malefoy entrain de l'observer. Elle avait envie de lui faire un doigt d'honneur, de lui tirer la langue ou, souvenir de troisième année, de lui en coller une ! Elle se composa plutôt un visage inexpressif, bien que ses yeux restaient mauvais. Elle s'assit.
« Qui est-ce que tu regardes aussi méchamment, Hermione? » S'étonna Ginny en se retournant.
« Malefoy » Grinça la sorcière aux boucles brunes. « il m'a... Il me dégoute. »
Elle avait manqué de dire ''abandonné'' ce qui lui aurait sans doute valut questions et problèmes.
« Qu'est-ce qu'il a encore fait? » Rugit alors Ronald, à côté de sa sœur, en se redressant soudainement. Sa peau vira au rouge vif. « Cette sale fouine pourrie gâtée si un jour je la vois... »
« Tu feras quoi? » ironisa Hermione.
« Je lui tordrais le cou ! » Grogna-t-il.
Hermione aurait rêvé à cela -Ron se battant pour elle, si Harry, assit près d'elle, se s'était pas mis à rire, sortant la tête de son assiette. Il fila un coup de coude à sa voisine. « Si tu vois la fouine tu lui tords le cou, hein Ron? Eh bien retourne-toi, elle regarde vers nous en plus ! J'ai hâte de te voir à l'œuvre. »
Ronald haussa les épaules, faisant la sourde oreille. Hermione en revanche avait sursauté et planté son regard dans les morceaux d'acier brut de Malefoy.
« Qu'est-ce qu'il a fait, encore? » questionna Harry après s'être moqué un peu plus de Ron.
« Je... » Qu'allait-elle bien pouvoir inventer... « J'ai passé la journée à me promener. Puis j'ai fini par le croiser et puis tu sais... Sang-de-Bourbe par ci... Sang-de-Bourbe par là... » expliqua-t-elle vivement, mettant ce qu'il faut de colère dans son ton en se rappelant l'abandon qu'elle avait subit dans la fosse aux serpents.
« Quel crétin. » maugréa Harry.
« Je ne te le fais pas dire. Je ne sais pas si c'est parce que cela fait déjà trois ans... Mais mon poing me démange de le frapper à nouveau. » fit Hermione sans quitter le Serpentard des yeux.
Harry, Ron et Ginny ricanèrent. Hermione plongea le nez dans son assiette, sans toutefois avaler quelque chose. Le plus dur à admettre dans l'histoire s'était quand même que sa rage venait du sentiment d'abandon qu'elle avait ressenti plus que de la peur qu'elle avait eu. En vérité, la sortie avait été assez simple à trouver.
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La fin de semaine s'écoula lentement. Les devoirs recommençaient à s'amonceler, Hermione était d'une humeur massacrante. Jeudi matin, elle avait confirmé sa présence dans les toilettes des filles à dix heures tapantes le Samedi à l'aide du hibou grand-duc de son propriétaire. Elle devait avoir une discussion avec le blond, mettre les choses aux claires - lui sortirent ses quatre vérités de petit prétentieux, arrogant et égocentrique Malefoy. Vendredi soir, Ron lui proposa d'aller faire un tour avec Harry le lendemain matin, elle refusa sous un faux prétexte. Le Samedi, furibonde, elle pénétra dans les toilettes et se retrouva nez à nez avec le Serpentard. Il savait très bien que ça allait exploser et il s'excusa... ou du moins essaya : « Pour Mercredi, je... n'aurais sans doute pas dû te laisser revenir de ton plein grès. Je ne le ferais plus. » Avait-il assurer vivement en voyant les yeux accusateurs de la Gryffondor. Elle s'était calmée et avait décidé de fixer des règles entre eux. Lorsqu'ils étaient ensemble, aucun coups bas. Ce fut la première règle – qui fit d'ailleurs grimacer le Vert et Argent, mais il finit par acquiescer avec un sourire. Ensuite, Aucune question. Hermione s'engagea à ne rien demander à Malefoy concernant les activités des Mangemort et de Vous-Savez-Qui, et Malefoy en fit de même pour Harry Potter, et l'Ordre du Phœnix. Une close fut bientôt rajoutée : ils pouvaient en parler à condition que le (la) concerné(e) en prenne l'initiative. La troisième règle était encore plus évidente : puisque personne ne pouvait savoir, ne faire aucune allusion publique sur l'autre. Drago ne voulait pas voir son enfance exposée, et elle son amour d'adolescente pour Ron. Quelques autres règles obsolètes vinrent se rajouter dans leur pacte oral. Entre autre, l'heure et les jours des rencontres, les protocoles à suivre s'ils se faisaient repérer, les mensonges à déballer. Leur honneur était en jeu – tout devait être réglé comme une horloge.
Puis, ils finirent par descendre dans la chambre et continuer leur entraînement.
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Une semaine passa. Le Samedi suivant, 18 janvier, Malefoy était assez énervé en arrivant dans les toilettes où Hermione l'attendait depuis un quart d'heure.
« Tu es en retard » fit-elle remarquer.
« J'ai été... retenu. »
« OK. Allons-y. »
Elle se positionna sur son balais, attendant qu'il ouvre la Chambre. Il prononça la formule, chevauchant son propre balais (« Chacun un balais. Plus de souci! » Avait déclaré Hermione le Samedi précédent.) Cette dernière plongea dans le tunnel noir, prenant à peine peur lorsque son estomac finit dans ses chaussettes. Elle avait de moins en moins peur en balais.
Une fois dans la chambre, Hermione se posa à terre, déballa ses affaires dans son sac : un coussin qu'elle métamorphosa en sofa et un livre. Ils avaient décidé de n'entraîner Hermione que le Mercredi, vu la vitesse à laquelle elle avançait, et de s'occuper d'autre chose.
Malefoy s'était posé et fit la même chose qu'elle avec un coussin et prit plusieurs livres devant lui. « Qu'est-ce que tu lis? » lui demanda-t-elle, curieuse, après quelques minutes.
« Des livres pour les Défenses Contre Les Forces du Mal. Le machin-là, le Patronus. Je n'arrive pas à en produire un. » gronda-t-il.
En effet, le cours du Mardi avait été dur à avaler pour les Serpentard et leur cher professeur. Hermione, malgré le calvaire d'être à ses côtés en publique, s'était bien amusée. Rogue avait annoncé qu'il accorderait cinq points à ceux qui arriveraient à produire un Patronus. Et dix, s'il s'agissait d'un corporel. Il avait exclus Harry, évidemment. N'ayant donné aucune explication au préalable excepté la formule « Expecto Patronum », il s'attendait à un échec lamentable de tous. Quelle ne fut pas sa surprise, lorsque tour à tour, à chaque table où il se présentait, le Gryffondor faisait apparaître un Patronus corporel du premier coup ! Même Neville ! Les anciens membres de l'AD se réjouirent tandis que le professeur marmonnait dans sa barbe et accordait à regret septante points aux Gryffondor et dix seulement au Serpentard – Théodore Nott avait réussi son Patronus Corporel avec Brio, faisant apparaître une Taupe.
Hermione ne put s'empêcher de rire devant Drago – Rogue, furieux de devoir accorder des points aux Gryffondor, avait juré que tous devaient être capables de le faire pour la semaine suivante. « S'ils peuvent le faire, vous le pouvez aussi » avait-il dit, dégoûté.
« Cela te fait rire, Granger? » grogna le Serpent.
« Assez, oui. Le Grand Drago Malefoy demanderait-il de l'aide à une Sang-de-Bourbe? » plaisanta-t-elle.
« Un Malefoy ne demande pas de l'aide, pas plus qu'il n'en donne. » marmonna Drago en tendant sa baguette dans le vide. « Expecto Patronum ! »
Rien ne se produisit. « Tu m'as aidé à voler. Et, dois-je te le rappeler, tu m'as sauvé la vie. Je peux bien t'enseigner un sort en échange. » fit-elle, déterminée en se levant.
Il se résigna, sachant pertinemment que c'est ce qu'il souhaitait mais n'osait pas demander. C'était humiliant. Surtout par elle.
« Fais le d'abord. » Quémanda-t-il.
Elle fronça les sourcils. Il l'avait déjà vu faire en cours. « Expecto Patronum » pensa-t-elle en agitant sa baguette. Une loutre lumineuse sortit de celle-ci et se mit à tourbillonner autour de sa propriétaire.
« Je ne pige pas ! » s'énerva alors Malefoy. « comment tu fais ? »
Elle s'approcha de lui. « Ferme tes yeux. »
« Quoi? » il recula d'un pas, méfiant, dédaigneux.
« Obéis ou débrouille toi. » menaça la Gryffondor, implacable. Il obéit non sans marmonner. « Tais-toi, Malefoy. Maintenant explore tes souvenirs et trouve en un heureux. Le plus heureux de tous » souffla-t-elle en tournant autour de lui.
« Avec toi à côté, Ça va pas être simple, Granger. » Un sourire apparut toutefois sur ses lèvres – il plaisantait. Enfin sourire, on se comprend. Le genre de frétillement des lèvres qui les recourbe de quelques millimètres vers le haut.
« Tu l'as? » demanda-t-elle après quelques minutes.
Le masque était tombé. Elle était impressionnée du nombres de sentiments qui pouvaient animer ses traits. Surprise de voir que, grimage hideuse disparue, il paraissait sans défense, beau et gentil. Elle n'avait jamais supporté cette grimace – un froncement de nez comme s'il respirait constamment une mauvaise odeur.
« Je crois que oui » finit par murmurer Drago d'une petite voix.
« Laisse-le t'envahir. Sens les souvenirs, les émotions parcourir tes membres, suivant le flot de ton sang, rythmé à la manière de ton cœur. Vit-il en toi? »
« oui. »
« Laisse tes yeux clos. Tends ta baguette et prononce la formule. »
« Expecto Patronum » souffla-t-il, incapable de briser son souvenir dans sa tête en parlant trop fort.
Les trois premières secondes, rien ne se produisit; si bien qu'Hermione pensait sincèrement lui dire de recommencer. Puis, des paillettes de lumière se mirent à sortir de la baguette, telles un geyser. La main de Drago trembla sous la pression et il ouvrit les yeux, s'émerveillant de la forme que prenait lentement son Patronus. Se forma alors un animal qui, selon Hermione, était en totale contradiction avec son auteur. Majestueuse, le dos arqué et la tête haute, une licorne de lumière attendait patiemment entre Malefoy et Hermione. Bouche bée, la Gryffondor inspecta longuement l'animal avant que celui-ci s'évanouisse en fumée.
« Je dois dire que cela est étonnant... » murmura Hermione.
« Je ne vois pas pourquoi. La licorne est un animal pure, digne et rare. À l'image des Malefoy. » répliqua Drago de sa voix trainante. « En revanche, ta loutre laisse à désirer, Granger. »
Le rouge monta aux joues de la sorcière. « La loutre est un symbole d'amour pure, de féminité, de savoir et d'indépendance. Je n'ai rien t'envier, Malefoy. Mais je suis surprise, je m'attendais à autre chose. » lâcha-t-elle.
« La loutre, appelée aussi chien d'eau. J'imagine que tu vois là un nouveau point commun avec Weasley ! » ricana le Serpentard.
Hermione sentit ses yeux s'embuer. Il avait marqué un point. Le Patronus de Ron était un chien. Hermione avait toujours pensé que puisqu'il faisait parti de son meilleur souvenir, cela avait été déterminant. « Tu n'es qu'une sale fouine, Malefoy. »
Elle se détourna, enfourcha son balais et quitta la Chambre à toute vitesse.
Drago resta seul, ne prenant même pas la peine de la suivre. Elle reviendrait pour au moins une raison. La curiosité.
Trop content de lui, il tendit à nouveau sa baguette et en fit sortir son Patronus. Il était émerveillé. Heureux qu'il réussisse à en produire. Non par fierté; simplement, un Patronus était une force extrêmement positive, en plus d'avoir un niveau élevé, cela signifiait qu'il n'était pas pourri jusqu'à la racine. Un être totalement mauvais était incapable d'en faire apparaître un. En outre, le symbole de la licorne le grisait. Aucun animal n'était plus pur. Tout comme aucun sorcier n'était plus pur qu'un Malefoy. Seulement, en était-ce vraiment la raison? Lorsqu'il avait appris que le Seigneur des Ténèbres en personne était un Sang-Mélé, il avait commencé à douter de la véracité de la Valeur du Sang. Bien sûr, la pureté de son Sang n'était pas sa seule raison de pouvoir prétendre à sa supériorité. Il était riche, intelligent et beau. Il était objectif concernant sa beauté : les Malefoy en plus de ne choisir que des Sang-Purs comme épouses, les choisissaient blondes et belles afin d'assurer la beauté et la pureté à leur descendance.
Un bruit attira son attention. C'était Granger. Elle revenait à toute vitesse, les joues rougies. Avant de s'être posée sur le sol, elle dégaina sa baguette et lança quelques coups dans le vide. Aussitôt, le divan face à Drago reprit la forme du coussin qui, accompagné du livre qu'elle lisait plutôt, se mirent à léviter jusqu'à Hermione. Elle les attrapa et les fourra dans son sac et, fusillant Malefoy du regard, repartit sans plus un mot.
Amusé par l'attitude susceptible de la Lionne, il envoya son Patronus à ses trousses d'un coup de baguette.
La licorne se redressa et fila à toute allure, ses pattes quittèrent bientôt le sol et l'animal ne mit à courir dans les airs. Hermione repéra une lumière blanche extrême derrière elle alors qu'elle arborait déjà la montée finale. Avec regret elle vit le Patronus du Serpentard la rattraper et l'animal mythique lui parla, délivrant le message de Malefoy avec la voix désagréable et trainante de celui-ci. « Tu es vraiment insupportable à te froisser si vite, Granger. Mais ne dis-t-on pas que la vérité blesse plus que les mensonges? » Ces deux courtes phrases furent suivies d'un rire diabolique qui finit en hennissement, alors que, lentement, la licorne de dématérialisa en poudre argentée.
Si elle n'avait pas eu tellement envie de sortir prendre l'air, si elle avait été mauvaise, elle aurait fait demi-tour et aurait réglé son compte à cet arrogant.
Cependant, lorsqu'elle s'échappa du boyaux obscure, débouchant dans les toilettes des filles, elle se trouva face à un spectacle qu'elle n'avait pas prévu.
Légèrement translucide et les yeux largement écarquillés de peur, Mimi Geignarde observait l'ouverture de la Chambre à travers de ses lunettes rondes. Quand elle vit Hermione Granger en sortir, elle se précipita sur elle, affolée.
« Tu vas bien? » Cria-t-elle de sa voix aiguë et nasillarde, faisant trembler les vitres.
« Bien sûr que oui ! » marmonna Hermione, renvoyant son balais d'un coup de baguette magique. « Pourquoi cela n'irait pas, enfin? »
« Mais... Tu... J'ai vu... » bégaya le fantôme en survolant la pièce, hystérique. Puis elle se figea, comme si elle avait finit par se heurter durement à un mur invisible. « Oh mon dieu... Toi? Comment...? »
Hermione allait lui demander de quoi elle parlait lorsque la jeune fille prit un air horrifié et apeuré à la fois. La Gryffondor fronça les sourcils. Le fantôme s'éclipsa brusquement, l'air affolé. Hermione ne mit malheureusement pas longtemps à comprendre pourquoi.
« AU SECOURS ! À L'AIDE !» Résonnait la voix de Mimi Geignarde entre les murs du deuxième étage complet. « LA CHAMBRE DES SECRETS A ÉTÉ OUVERTE À NOUVEAU ! »
Le temps que la nouvelle vienne jusqu'à l'esprit de la Rouge et Or, un mouvement attira son attention : Malefoy venait de s'extraire du boyau. La chambre se referma derrière lui. Il semblait étonné de la trouver là.
« Qu'est ce que tu fais encore là Granger? » lâcha-t-il avec humeur.
Elle allait répondre lorsque la voix de Mimi se mit à répéter en beuglant, que la Chambre des Secrets avait été ouverte. Malefoy grogna et secoua la tête en jetant un mauvais regard à la Gryffondor. Puis, sans plus attendre, il s'élança dehors et la laissa là.
Hermione reprit lentement ses esprit et bientôt fila à sa suite, rejoignant son dortoir. Elle remarqua la chance incroyable qu'elle venait d'avoir : en effet, à peine parvenait-elle aux escaliers, que McGonagall, réticente, suivait Mimi Geignarde. Le cœur battant la chamade, elle aperçut même une dizaine d'élèves attroupés derrière elles. Soulagée d'avoir raté la foule de peu, les yeux brûlant de rage, elle monta quatre à quatre les étages la séparant de son dortoir.
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Fin Du Chapitre Neuf.
Alors quel est votre avis? Bon ou non?
Une Review par personne est la bienvenue, que je puisse connaître vos avis sur mes écrits.
Ce n'est pas trop demandé si?
Bises,
LG.
