Coucou tout le monde!
Mes merveilleux vœux à tous! Me revoilà avec la suite :p.
J'en profite pour remercier les personnes suivantes : Gabriel Smith pour avoir mis ma fic dans ses favoris; puis DinaChhaya TalaNokomis et Emiliegguay pour suivre mon histoire :3.
Concernant les reviews voici mes retours :).
haikki : Eh oui je n'abandonne pas même si je prends du temps pour poster la suite :). Pas de soucis pour le retard, je comprends parfaitement. Concernant tes impressions, ce qu'il faut savoir c'est que c'est mon premier bébé Romione, que dis-je de l'univers HP tout court donc je prends peu à peu mes marques sur tout ce qui entoure la magie, les mangemorts, etc d'où peut-être le strict minimum par moment. Après quand les lecteurs ont une vision large de mes différentes fics, ils savent que je suis très à cheval sur les détails. Je suis très pointilleuse. J'éclaircis chacune de mes histoires. Voilou... Et bien sûr qu'il y a une fin. Toutes bonnes choses ont une fin comme on le dit si bien lol. C'est comme ça :). Pour la suite, je vous prépare encore des FB inédits et de l'action. Je ne sais pas encore où ça va mener mais on verra bien. En fonction du contenu, la fin pourrait être sensiblement écartée de quelques chapitres. Je verrais sur le moment. Merci pour tes encouragements et à bientôt! ^^
DinaChhaya TalaNokomis : Merci beaucoup; ravie que la fic te plaise :3.
PS : Quelques extraits de la saga HP apparaissent dans ce chapitre pour illustrer mon histoire (but non commercial).
Bonne lecture à tous!
Chapitre 9 : Sortilèges
Dans un quartier de Londres - Un quart d'heure plus tôt…
Sur une table de chevet, dans une chambre, un téléphone portable vibra à plusieurs reprises. Une petite salle attenante à la pièce à coucher était légèrement entrouverte et illuminée. Le bruit assourdissant de l'eau se fit prononcer. Le téléphone cessa d'émettre. En tenue d'apprenti médicomage, Ginny apparut dans la chambre et alla récupérer ses effets personnels.
« -À ce soir, mon chéri ! s'écria la rouquine, fin prête.
-Bonne journée ! » répondit son époux de la salle d'eau alors qu'elle quitta les lieux et claqua la porte d'entrée.
Quelques minutes plus tard, Harry Potter sortit de la salle de bain habiller de façon décontracter tout en essuyant ses cheveux avec une serviette. Ensuite, il étendit sa serviette sur un crochet à la porte et passa un coup de peigne dans ses cheveux. Cette affaire réglée, il remit ses lunettes qu'il avait abandonnées sur la table de chevet de son côté du lit. C'est alors qu'il vit l'écran de son téléphone allumer, indiquant qu'il avait eu un appel…
Au Ministère de la magie – devant le bureau du 1er ministre
« -Entrez », annonça une voix grave.
C'est avec un réel stress que Ronald ouvrit la porte et se présenta.
« -Monsieur le 1er ministre c'est Ron…, commença-t-il à débiter.
-Oh…Bonjour Ron. Je t'en prie… entre », coupa Kingsley Shacklebolt en lui faisant un signe de la main, un sourire aimable aux lèvres.
L'homme en question était basané et portait son uniforme de 1er ministre avec une petite coiffe sur la tête. Ses yeux marron percèrent ceux bleus du roux, intrigué de sa visite si matinale. Ce dernier hocha la tête, entra et referma la porte derrière lui.
« -Que me vaut ta présence ? s'enquit son supérieur hiérarchique.
-Monsieur, excusez-moi de vous déranger à cette heure de la journée…mais je ne serais pas venu vous voir si cela ne paraissait pas important, informa l'auror avec sérieux.
-Très bien. De quoi est-il question ?
-Je viens vous voir par rapport à Hermione…
-Oh, j'ai appris qu'Hermione était souffrante. Tout va bien, j'espère ? questionna son chef, soucieux.
- C'est assez compliqué, monsieur. Je dois vous avouer que j'ai menti sur l'état d'Hermione et que j'ai prétendu qu'elle était malade pour rester à ses côtés, avoua-t-il, anxieux tout en guettant sa réaction.
-Et pourquoi donc, avez-vous fait cela Mr Weasley ? l'interrogea-t-il en plissant le front.
-Hermione a été victime d'un sort il y a bien 5 jours. Cela s'est produit chez nous. Elle est devenue amnésique et… a rajeuni. Elle a de nouveau 11 ans. Récemment elle fait d'atroces cauchemars... D'après Mc Gonagall, le sort est temporaire et cessera, mais cela semble être de plus en plus pénible pour Hermione. Elle en souffre. J'ai peur pour elle… Je me sens impuissant. Je n'ai jamais été aussi fort qu'elle pour les sorts de métamorphose. C'est pourquoi je fais appel à vous. Pouvez-vous m'aider à défaire ce sort ?
Kingsley le scruta avec de gros yeux suite à cet aveu.
« -Hermione est-elle venue avec toi ici ? questionna-t-il en regardant derrière le roux, surpris.
-Oui, elle attend dans le couloir... Mais avant de l'appeler, je voulais aussi vous faire part d'autre chose…il y a quelques mois, lors de ma dernière mission, celle où… où j'ai été kidnappé, un mangemort m'a fait la promesse de s'en prendre à ma famille et à elle. Il fait parti de ceux qui se sont échappés à l'assaut quand Harry et les autres sont venus me récupérer. Je pense qu'avec ce sort, Hermione court en grand danger, confia-t-il.
-Je vois... Demande-lui de nous rejoindre. Nous allons prendre des mesures pour défaire ce sort, je ferais appel à un spécialiste et nous enquêterons sur l'origine du sort si tu souhaites être rassuré.
-Merci, monsieur. »
Ron se détourna de lui et ouvrit à nouveau la porte. Il en sortit et chercha du regard sa protégée. Malheureusement, Hermione ne se trouvait plus dans le couloir. C'est avec déconfiture et frayeur que l'auror réalisa qu'elle avait disparu. DISPARU. Impossible. Elle lui avait promis qu'elle l'attendrait dans le couloir. L'auror sortit dans celui-ci et se dirigea à toute vitesse vers l'ascenseur. Celui-ci était fermé. Il regarda autour de lui avec une certaine appréhension. Quelque chose clochait.
« -HERMIONE », cria-t-il.
Son appel interpella tout le monde. Les agents administratifs quittèrent leurs bureaux, y compris le 1er ministre qui regarda l'auror avec inquiétude. Ce dernier craqua et frappa du poing le bouton de l'ascenseur.
« -Ronald ! appela Kinsgley d'une grosse voix en venant à lui.
- Ces enfoirés l'ont attrapé ! Ils sont venus ici en contournant la sécurité, et ce, sans transplaner puisque ce déplacement est impossible en ces lieux. Par merlin, je n'aurais jamais dû la laisser seule. Quel abruti! » s'énerva-t-il contre lui-même avant que les portes ne s'ouvrent et ne dévoilent l'agent de service inerte au sol.
Il était sans vie. Il eut des cris de stupéfaction derrière lui. À cette vue, le 1er ministre interpella les agents de déclencher l'alerte et de faire appel à la brigade de police magique. Le ou les meurtriers devaient être encore dans les lieux. Le sort impardonnable semblait avoir été fait il y a peu de temps après inspection de la baguette de Shacklebolt. Ainsi, ensemble, ils prirent l'ascenseur et descendirent au rez-de-chaussée en utilisant le levier à leur disposition.
À l'accueil du Ministère de la magie vers 6 h 30
De nombreux agents du ministère commencèrent peu à peu à arriver par cheminée. C'était le début de l'effervescence dans cet établissement magique. Des rapports, des réunions, des audiences et des procès étaient prévus au quotidien pour ces employés, pour le plaisir et le malheur de certains. Quelques visiteurs parurent par cabine téléphonique dans le but de solliciter des renseignements ou pour venir à un rendez-vous. Bientôt une petite foule se déplaça de l'accueil jusqu'à cette incroyable fontaine et se divisa sur différentes intersections indiquées par des panneaux. Au sortir d'une cheminée, un groupe d'individu apparut dont un homme grand et brun en tenue de travail, un nœud pape au cou et une mallette dans une main. Sur son chemin, à l'apparition de nouveaux arrivants d'une cheminée, il reconnut son collègue et partenaire en mission. Se sentant observer, ce dernier chercha du regard la source et l'aperçut. En le reconnaissant, il s'avança vers lui et se gratta nerveusement d'une main le sommet du crâne.
« -Salut, Neville… commença-t-il à dire, en faisant une mine contrite.
-Bonjour, Seamus.
-Écoute, vieux… Je suis désolé pour hier. De t'avoir mis dans une situation compromettante en sachant que j'ai menti au chef de notre département. Je…
-C'est bon, Seamus. C'est réglé. J'ai été voir Harry hier. Il m'a finalement mis dans la confidence, rassura-t-il.
-Ok… mais je m'en veux quand même. T'es un super pote. Comment me faire pardonner ? demanda son ami.
-Tu sauras te rattraper, va », répondit Neville d'un air bienveillant nullement rancunier, tout en tapotant l'épaule de son camarade.
Suite à cette réponse, Seamus secoua la tête à droite et à gauche en lâchant un petit rire.
« - Merci, déclara Seamus simplement.
-Allez, dépêchons-nous. Nous avons un rapport à finir avant de connaître la destination de notre prochaine mission, alerta son acolyte.
-S'il vous plaît, faites que ce soit l'Amérique, pria son voisin d'un signe des deux mains.
-L'espoir fait vivre ! » lâcha Neville en souriant d'un air amusé.
Sur ces mots, ils marchèrent d'un pas plus pressé tout en prenant soin de ne pas rentrer dans les passants venant de différentes directions. Non loin d'eux, trois personnes quittèrent un ascenseur où aucun public ne se rendait. L'un d'entre eux tira rapidement sur le levier avant que qui que ce soit ne voie le corps à terre et sortit son bras à temps, au moment où les portes de l'appareil se referment à nouveau. La jeune adolescente avait la capuche de son manteau sur sa tête, celle-ci rivée vers le sol. Les deux autres accompagnants marmonnèrent quelque chose entre eux, baguette à la main avant de la pousser à avancer en leur compagnie. Ils pressèrent le pas face à cette affluence qui s'étendait, menaçant de détruire tout leur plan. Sans y faire attention, le pseudo sorcier bouscula Seamus qui manqua de tomber si Neville ne l'avait pas rattrapé juste à temps par le bras.
« -Hey ! Vous pourriez faire attention ! » s'écria l'auror à son intention en se redressant, énervé.
L'homme qui l'avait bousculé l'ignora superbement et continua son chemin. Neville Londubat observa le snobinard en fronçant des sourcils face à son incivilité quand il scruta ceux qui semblaient le suivre. De dos, il vit un gobelin et un enfant. Ce dernier était caché par une capuche. Pourquoi était-il couvert en ces lieux? Que cachait-il ? Mû par un pressentiment, il lâcha sa mallette et courut après eux. Médusé, Seamus l'interpella puis décida de le suivre. Neville réduisit la distance, tendit la main et tira sur la capuche. Il aperçut alors de longs cheveux bruns broussailleux si familiers. Le sorcier et le gobelin se retournèrent alertés et lui firent face, baguette pointée vers lui. Lors de ce bref instant, l'enfant se tourna à son tour et Neville écarquilla les yeux en reconnaissant sa jeune amie. C'était elle. Hermione. Elle avait les yeux blancs vitreux. Il reconnut alors le sortilège impardonnable dont elle était actuellement victime. Le gobelin lança un sectumsempra qui fut vite balayé par le protego de Seamus pour sauver son partenaire. Face à cette attaque, quelques agents arrivèrent avec leurs baguettes pour prêter secours à leurs collègues alors que d'autres établissaient un périmètre de sécurité pour les visiteurs. Remis de ses émotions, ce dernier dégaina la baguette et contrecarra en lançant un stupéfix qui fut bloqué par un sort envoyé par le faux sorcier. Celui-ci cria un relashio et une gerbe d'étincelles entraîna un recul chez leurs opposants. Ensuite, le dirigeant des mangemorts prit la jeune fille dans ses bras et s'en servit comme bouclier.
« -Encore un pas et je la tue ! » prévint-il en pointant sa baguette contre le cou de Mini-Hermione, totalement éteinte, pour les y dissuader.
Harry tenta d'appeler Ron avant de prendre de la poudre de cheminette et se rendre au ministère, mais n'eut aucune réponse. Il décida alors de le rappeler dès qu'il serait sur place et s'en attendre, il jeta la poudre et lança « Ministère de la magie ». En quelques secondes, il s'y trouva et c'est alors qu'il entendit de l'agitation à son arrivée. Des aurors servaient de bouclier pour les civils tout en regardant dans une direction. Ses yeux se dirigèrent alors vers la source du bruit. De loin, il aperçut de front la tête reconnaissable de Neville face à trois silhouettes. Sans perdre de temps, il sortit sa baguette et s'élança vers eux, inquiet de la tournure des évènements. Non loin derrière lui, le 1er ministre et le rouquin se frayèrent un chemin difficile face au blocus créé près de la fontaine par quelques aurors et la brigade de police magique pour protéger le public.
« -Par Merlin ! Écartez-vous ! Laissez-moi passer ! ragea Ron, habitué par une peur sans nom en entendant une attaque non loin d'eux.
-Faites ce qu'il dit! » clama une voix forte.
En reconnaissant la personne à l'origine, les visiteurs s'écartèrent légèrement animés par de l'appréhension et les agents firent signe aux deux arrivants d'avancer. Ils s'extirpèrent de la foule et sans plus attendre, Ron courut vers l'assaut qui se déclarait un peu plus loin devant lui. Kingsley Shacklebolt demanda à ses agents de continuer à sécuriser cet attroupement puis armée de sa baguette, il suivit de près le jeune Weasley.
Hermione était comme une poupée de chiffon dans ses bras. À cette vision, Neville en souffrit. Ron avait eu raison de craindre que l'on vienne s'en prendre à son entourage proche. Son bourreau et son acolyte s'éloignèrent à reculons. Quelque chose se produisit alors. Leurs corps commencèrent à changer et les aurors reconnurent les effets du fameux polynectar. En quelques secondes, ils découvrirent les identités des mangemorts. Les dénommé Kribbles Adam et Schief Vladimir. Ces derniers se regardèrent rapidement et surent que leur couverture était foutue.
« -J'espère pour vous qu'il n'y a aucune barrière magique nous empêchant de partir, sinon je ne donne pas cher de sa peau », avertit le chef, un homme grand et brun, tenant l'adolescente à sa merci.
Soudainement, Harry Potter débarqua et s'immobilisa aux côtés de Neville et de Seamus. Blême, il fit face à son pire souvenir. Le survivant reconnut Hermione dans ses bras et réalisa son état.
« -ESPÈCE D'ENFOIRÉ ! Tu as osé faire l'imperium sur elle ? Tu vas le payer ! s'exclama l'homme à la cicatrice en forme d'éclair.
-Mesure tes paroles, Harry Potter. Tu ne voudrais pas que cette chère Hermione en pâtisse », prévint le bras droit.
Les deux mangemorts se dirigèrent vers une cheminée dégagée. À ce moment-là, Ron Weasley apparut et vit son pire cauchemar se réaliser. Hermione était leur prisonnière, menacée de mort. Aucun auror ne prit le risque de répliquer avec la baguette du partisan de Voldemort sous la gorge de l'enfant. Bien qu'ils soient forts en nombre, ils réalisèrent que la jeune fille sous l'influence de l'imperium était Hermione Granger. Le roux était anéanti face au sort impardonnable que sa fiancée avait reçu.
« -Laisse-la. Prends-moi à sa place ! C'est moi que tu veux », lança Ron en laissant tomber sa baguette au sol et en levant les mains tout en s'approchant d'eux.
Tendus, Harry, Neville et Seamus furent sur le qui-vive face à la vulnérabilité de leur ami à présent. Le 1er ministre se présenta et analysa la situation, l'air grave.
« -Messieurs, nous pouvons trouver des solutions…, temporisa Kingsley en avançant aussi vers eux.
-N'approchez pas ! menaça Schief en pointant sa baguette sur le grand chef.
-Il n'y aura pas d'échange, Weasley. La perte de notre groupe mérite une vengeance bien plus terrible. Tu en es la cause. Une promesse est une promesse. Tu ne peux que t'en prendre à toi-même ! » lâcha Kribbles avec un dédain.
Sur ces mots, son bras droit prit la poudre de cheminette dans un récipient à disposition et le lança sans cri égard en disant « Chemin de traverse ». Ils disparurent dans des flammes vertes. À cet instant, le rouquin courut vers eux pour les intercepter, mais ce fut trop tard.
Détruit, celui-ci s'écroula au sol, recroquevillé sur lui-même et les mains dans ses cheveux. Le 1er ministre fusa l'ordre de les poursuivre au chemin de traverse et de les suivre. La mission était de trouver leur planque et de récupérer Hermione saine et sauve. Plusieurs aurors s'y lancèrent sans hésitation, accompagné du chef supérieur, désireux d'intervenir et d'aider dans cette mission de sauvetage. Harry, Neville et Seamus s'avancèrent rapidement vers leur ami. Tourmenté, ce dernier fut pris d'un immense chagrin. Des tremblements le secouèrent. Son meilleur ami et Neville l'attrapèrent chacun d'un bras et le poussèrent à se relever.
« -Ressaisis-toi, Ron ! Hermione a besoin de nous. Elle a besoin de toi ! Allons à sa recherche, sans plus attendre ! » s'écria son beau-frère pour lui faire entendre raison.
Le roux contint un sanglot et acquiesça faiblement. Debout, il se dirigea avec fébrilité vers la cheminée en tentant de reprendre le contrôle de ses émotions. Seamus qui avait ramassé sa baguette la lui rendit. Les 3 amis l'ayant suivi, Ron prit la poudre et la jeta d'un geste colérique en disant à son tour le lieu où ils l'avaient emmené.
Londres, l'hôpital Saint Mangouste – une demi-heure après le drame
Ginevra Potter faisait son service dans une des chambres. Elle la préparait pour un prochain patient quand elle entendit du bruit derrière elle. La rouquine se retourna et vit une silhouette familière, de dos, près de la porte d'entrée. Celle-ci se dirigeait dans un couloir précis.
« -Hermione ? » lança-t-elle surprise avant d'abandonner sa tâche et de la suivre pour la rattraper.
Mais la concernée se mit alors à courir alors que son amie lui demandait de s'arrêter. Stupéfaite et inquiète de son comportement, Ginny s'élança pour réduire la distance et tout en le faisant, elle réalisa que cette dernière prit la sortie de secours arrière de l'établissement, utilisée qu'en cas d'urgence.
En quittant la bâtisse, elle la vit à 200 mètres d'elle dans le potager. La jeune fille brune se tourna et ce fut le choc pour Ginny. Mini-Hermione lui adressait un sourire narquois et sans crie égard, la dernière de la famille Weasley reçut un violent coup sur la tête. Elle s'écroula au sol, inconsciente. Vladimir Schief apparut de derrière elle. Le mangemort rebelle s'était caché dans un angle du bâtiment à son insu avant de la frapper avec une pierre se trouvant à sa portée, sa baguette dans l'autre main pour garder l'influence de l'imperium vers la jeune victime. Ensuite, il mit sur son épaule la femme de Potter et petite sœur chérie de Weasley puis s'avança vers Hermione.
« -Donne-moi ta main ! » ordonna-t-il, exigence qu'elle exécuta.
De l'agitation se fit distinguer dans l'hôpital. Ils avaient su retrouver sa trace. Il transplana alors quelques minutes avant que la porte de secours s'ouvre précipitamment par quelques aurors, baguettes brandies dont un Harry et un Ron, affolés.
« -Merlin, c'est pas vrai ! jura le rouquin, furieux, avant de frapper du pied la poubelle non loin de lui.
-Il a pris aussi Ginny. Ginny… » répondit le survivant d'une voix blanche.
Quelque part dans les égouts de New York
Adam Kribbles faisait les cent pas depuis déjà un quart d'heure quand un plop résonna à quelques mètres derrière lui. Son bras droit débarqua avec la jeune Hermione inexpressive et une forme humaine sur son épaule. Désirant libéré son acolyte, le chef lança un locomotor barda à la personne inconsciente. Cette dernière lévita et quitta l'épaule du mangemort. D'un signe de la baguette, il la déplaça jusqu'à une des geôles abandonnées de leur planque. Peu de temps après, Adam revint vers lui et lui demanda un rapport.
« - D'après nos récentes recherches, nous savions que la sœur de Weasley travailler à l'hôpital Saint Mangouste et qu'elle avait hérité de la même tignasse que sa fratrie. Il a suffi d'ordonner à la fillette de la trouver discrètement et de l'attirer à moi. Tout s'est déroulé parfaitement. Toutefois, ils sont arrivés peu de temps après moi. Je n'ai pas perdu de temps pour disparaître. Heureusement qu'ici nous sommes invisibles au monde d'en haut et protéger par un bouclier, informa le mangemort rebelle.
-En effet. Maintenant, nous allons pouvoir nous faire un malin plaisir de torturer ses deux charmantes demoiselles. À commencer par Hermione. Hermione Granger. Finit ! » déclara le chef de l'opération en désignant l'adolescente de sa baguette.
Le voile blanc disparut des yeux marron d'Hermione. En revenant à elle, la jeune fille réalisa par flash ce qui s'était produit contre sa volonté. Elle lâcha un sanglot, les mains contre sa poitrine et se recroquevilla, le cœur meurtri. L'agent de service. Neville. Harry. Ron. Ginny. Tout était de sa faute…
« -Qu'est-ce que cela vous fait donc d'être ainsi à notre merci, très chère ? » s'enquit Adam d'un sourire entendu.
Hermione sursauta en reconnaissant ces bourreaux et recula, craintive.
« -Vous m'avez fait ça…La marque sur ma main, ces cauchemars et l'imperium ? » balbutia-t-elle, secouée.
Ce dernier, elle en avait pris connaissance dans un livre de magie chez Ron.
« -Oui…mais je n'aurais jamais imaginé vous trouver ainsi. Cela va au-dessus de nos espérances ! D'ailleurs, vous semblez réagir d'une façon qui ne correspond pas aux échos que nous avons sur vous…Serait-il possible que vous ayez perdu la mémoire en plus de cette métamorphose ? Après tout, nous n'étions pas certains que cette lettre fonctionne vu vos compétences en magie et votre méfiance innée », annonça le grand homme brun dans sa tenue de mage.
L'adolescente le fusilla des yeux, sans rien dire. La peine commençait peu à peu à faire son chemin vers la colère.
« -La sang de bourbe a perdu sa langue apparemment…, provoqua l'homme chauve avec sa barbe en l'attrapant par les deux bras.
-Je vais faire en sorte de la délier et bien sûr, enlever cette arrogance que je lis dans ses yeux », décréta Kribbles avec un sourire sardonique.
Hermione savait que cela ne présageait rien de bon. Elle se débattit pour s'échapper de leur emprise, mais la poigne de l'autre troll lui arracha plus un gémissement de souffrance. De sa baguette, Adam désigna Hermione et lança ce terrible sort une première fois :
« -Endoloris ! »
Elle se courba et se mit à crier de douleur. La brute la lâcha brutalement et la jeune fille tomba à terre. En chien de fusil, elle reçut les effets de cette magie néfaste. Habité par cette douleur sans nom, un souvenir la frappa de plein fouet.
Un petit blond dénommé Drago Malefoy ricane avec ces acolytes et insulte Hermione de sang de bourbe. D'un air furieux, Ron tend sa baguette abîmée vers lui.
« -Sang de bourbe? Tu as osé dire ça! Alors, prends ça et mange ces limaces! Crache-limace ! » s'écria celui-ci.
Toutefois, le sort se retourne contre lui à cause de sa baguette cassée. En un haut-le-cœur, le rouquin commence à vomir des limaces et les élèves de Serpentard en rigolent.
Ron l'avait défendu. C'était un véritable ami. Sous les effets du sort impardonnable, sa pensée fut pour lui. Avec courage et force, elle puisa dans ses souvenirs heureux avec lui, Harry et leurs amis pour tenir le coup. Ainsi, ils défilèrent sous ses yeux comme si sa vie allait être sur le point de s'éteindre.
Leurs fous rires.
« -Ron, tu sais parfaitement bien que Harry et moi avons été élevés par des Moldus ! répliqua Hermione. Nous n'avons pas connu ce genre d'histoire quand nous étions petits. Nous, on nous racontait Blanche-Neige et les sept nains ou Cendrillon...
-Qu'est-ce que c'est que ça, une maladie ? » s'étonna Ron.
Ils rirent à sa remarque.
Leurs disputes.
« – J'espère que vous êtes contents de vous. On aurait pu se faire tuer, ou pire, être renvoyés », déclara Hermione à ses deux amis, furieuse.
« – Je ne peux pas venir avec vous, dit Hermione, qui rougissait à présent. J'y vais déjà avec quelqu'un d'autre.
– Tu parles ! s'exclama Ron. Tu as dit ça simplement pour te débarrasser de Neville.
– Oh, tu crois ça ? répliqua Hermione, avec un regard qui jetait des éclairs inquiétants. Ce n'est pas parce que tu as mis trois ans à t'en apercevoir que d'autres n'ont pas vu tout de suite que je suis une fille ! »
Elle partit telle une furie, ce qui surprit et renfrogna Ron en même temps.
« -Endoloris. » lança le chef une deuxième fois.
Leurs amitiés.
« – Je pense que nous devrions aussi nous donner un nom, dit-elle d'une voix claironnante, la main toujours en l'air. Ce serait une façon de créer une unité et un esprit d'équipe, vous ne croyez pas ? questionna Hermione.
– On n'a qu'à s'appeler la Ligue des champions anti-Ombrage, proposa Angelina, avec optimisme.
– Ou alors le Front de libération contre les crétins du ministère, suggéra Fred.
– Moi, je pensais plutôt à un nom qui ne dévoilerait pas tout de suite ce que nous faisons, reprit Hermione en regardant Fred les sourcils froncés. Comme ça, on pourrait en parler sans risque en dehors des réunions.
– L'Association de défense ? risqua Cho. En abrégé, ça donnerait A.D., personne ne saurait de quoi il s'agit.
– Oui, c'est pas mal l'A.D., approuva Ginny. Mais ce serait mieux si ça voulait dire l'Armée de Dumbledore, puisque c'est la pire crainte du ministère, non ? »
Neville était blême suite à la leçon de Maugrey sur les sortilèges impardonnables.
– Neville ? dit Hermione avec douceur.
Il se tourna vers eux.
– Ah, c'est vous, dit-il, la voix beaucoup plus aiguë que d'habitude. Intéressant comme cours, non ? Je me demande ce qu'il y a au dîner, ce soir, je… je meurs de faim, pas vous ?
– Neville, ça va ? s'inquiéta Hermione.
– Oh, oui, oui, tout va bien, répondit-il précipitamment de cette même voix étrangement aiguë. Très intéressant, ce dîner… je veux dire, ce cours… Qu'est-ce que qu'on mange ?
Le sentiment de jalousie.
« Hermione vit Lavande Brown embrasser Ron avec fougue. Ceci l'acheva et elle partit. »
Hermione tendit sa baguette vers la source de son chagrin, furieuse.
« -Oppugno ! » lança-t-elle vers Ron qui semblait afficher le parfait amour avec Lavande.
Quelques oiseaux apparurent et se lancèrent sur Ron.
La peur.
« Quand Hermione avait appris que son rouquin avait été empoisonné, elle avait couru avec Ginny jusqu'à l'infirmerie et elles avaient vu un Ron faible dans un lit. Son cœur s'était serré à la pensée qu'il aurait pu mourir. »
Des partisans de Voldemort avaient débarqué au mariage de Bill et de Fleur. Tous dégainèrent leurs baguettes, lancèrent des sorts ou les évitèrent. C'était le chaos. Les tables étaient renversées. Ça se bousculait de partout. La peur au ventre et perdue par cette anarchie, Hermione courait et bloquait des sorts qui lui étaient destinés. Où était Harry ? Où était Ron ?
« -On va s'arrêter là pour aujourd'hui… », murmura une voix comme un écho au creux de son oreille.
Au sol, la jeune fille était dans un état second refusant de faire face à cette dure réalité. Seuls ses larmes glissèrent d'elles-mêmes de ses yeux, trahissant du traumatisme vécu.
« -Un tel sort… Elle a réussi à accuser les effets. Qui pourrait penser qu'un si petit corps puisse puiser autant de force ? réalisa une autre voix.
-A peine… J'ai cessé car j'ai constaté que sa respiration se faisait de plus en plus courte. Le 3ème aurait été probablement fatal. Or, je veux faire durer le plaisir… Il y a encore tellement de tortures que je souhaiterais vous faire, chère Hermione Granger. Et le grand final, tu le sais bien…ce sera le dernier sortilège impardonnable auquel tu n'as pas goûté », informa Adam avec un sourire tranquille.
Ce dernier était accroupi et se délectait de la souffrance de la fiancée de Weasley, recroquevillée à terre. Il releva sa tête et fit un signe de celle-ci à son coéquipier. Ayant compris le message, ce dernier ramassa Hermione, vidée de toutes ces forces et l'emmena dans une geôle plus éloignée à celle de Ginny.
Quelques minutes plus tard Vladimir quitta une cellule, la referma d'un sort et partit rejoindre son acolyte. Etendue au sol, la jeune fille brune resta immobile, comme dépourvue d'émotion… comme quand…comme quand elle était sous l'emprise de l'imperium. A ce souvenir, les larmes reprirent de plus belle et la jeune sorcière contint difficilement ses sanglots de ses deux mains tremblantes. Soudain, un cri aigu se fit entendre. Ginny. Ils étaient en train de la torturer en ce moment même. Elle lâcha un gémissement douloureux face à cette plainte et pria comme une litanie que Ron, Harry et les autres aurors arrivent à temps pour les sauver. Car si elle était sûre d'une chose c'est que le temps était compté pour Ginny et elle…
Ministère de la magie, au département de la justice magique – une heure plus tard…
Le quatuor d'amis et quelques autres collègues épluchèrent les dossiers et informations que Ron avait pris le soin de trier, classer et d'étoffer ces derniers mois dans sa mission de retrouver les réchappés d'Irlande. Ceux-là même qui voulaient s'en prendre à sa bien-aimée et à sa famille. Seul le bruit des papiers et des plumes grattant des annotations régnait dans la salle de réunion.
Brusquement, Seamus frappa du poing sur la table.
« -Nous étions à ça de les avoir ! » s'exclama-t-il en montrant la distance entre son index et son pouce à ses collègues, avant de fourrager ses mains dans ses cheveux.
Sur cet acte de colère, tous s'arrêtèrent dans leur tâche. Pour éviter de trop penser, Ron s'était jeté automatiquement dans ses recherches de retour au ministère pour ne pas craquer mais face à la réaction de Seamus, il perdit de sa superbe. Il n'avait pas été en mesure de protéger sa fiancée et sa famille du danger… Quant à Harry, ces yeux reflétaient un profond tourment en songeant à sa femme et à sa meilleure amie dieu sait où. Le rouquin et le survivant serrèrent des poings, la rage au cœur.
« -Ils se sont divisés pour mieux nous embrouiller au chemin de traverse, pour fausser les pistes en réalisant différents transplanages. Nous aurions pu les avoir ensemble que séparément c'est comme chercher une baguette dans un champ. », grommela Neville, contrarié et anxieux de la tournure des évènements.
-Nous avons essayé de continuer la poursuite mais ils ont comme disparu. Ils se sont forcément rendus invisibles quelque part et par conséquent, ce sont protégés par un bouclier magique. Après tout, ils ne doivent pas se faire remarquer surtout avec deux prisonnières en plus sous les bras, intervint une auror blonde.
- Un protego totalum ou horribillis…, annonça le roux en réfléchissant à ces sorts qu'il a pour la première fois vu lors de leur recherche des horcruxes et de la bataille finale contre Voldemort.
-Exactement. Toutefois ils nous restent à trouver leur planque. D'après tout ça, je suis persuadé qu'on ne les y verra pas. Ils sont loin d'être bête. Ils ont trouvé la cachette idéale pour ne pas avoir été sous notre radar ces derniers mois », indiqua un autre auror en montrant les photos des anciens quartiers de la résistance des mangemorts qu'ils avaient trouvé.
Tous acquiescèrent à cette remarque.
Ronald cogita pour ne pas se laisser submerger par sa colère et sa peur. Il devait à tout prix faire partie de cette mission de sauvetage quand Harry se leva avec fracas de sa chaise.
« -C'est bien beau tout ça. Mais vous avez des idées ? Une piste, n'importe laquelle ? Au moment où nous parlons, elles sont sûrement torturées par ces enfoirés. Je ne peux le supporter ! » s'écria celui-ci, n'ayant plus son sang-froid.
A ces mots, Ron passa une main sur son visage et prit plusieurs inspirations pour garder son self-control. Ne panique pas, ne panique pas se disait-il comme un mantra. Pourtant il y a de quoi paniquer ! Mais s'il envisage le pire, il n'aura pas les idées claires pour mener à bien cette mission. Il doit se vider la tête. Voyant ses collègues médités et silencieux, Harry envoya valser des documents par terre. Ce dernier était en train de péter un câble.
« -Harry, on va trouver une solution, temporisa Neville, conscient du trouble évident de son ami.
-On n'a pas de temps à perdre ! s'exclama le concerné, en faisant les cents pas.
-Harry…si tu veux faire parti de la mission, j'aimerai que tu prennes sur toi. Tu ne nous aides pas en agissant ainsi. S'il y a bien une chose dont je n'ai pas besoin, c'est de mon meilleur ami n'arrivant pas à contrôler ses émotions. Je ne peux pas me concentrer sur eux et sur toi en même temps, répliqua Ron Weasley en dévisageant son partenaire, la mine sombre.
-Ron… Tu réalises ce qui est en train de se passer ?
-Oui… Il m'a suffi de t'entendre me dire de me ressaisir pour que j'ai les idées à nouveau claires. A moi à présent de te le rappeler », répondit son beau-frère avec sérieux.
Le premier ministre entra dans la salle à ce moment et constata une certaine tension dans celle-ci.
« -Tout va bien ? s'enquit celui-ci, inquiet.
-Oui, monsieur », déclara le rouquin avant de faire un signe de tête entendu aux autres aurors ainsi qu'à Harry.
Ce dernier acquiesça lentement la tête, inspira et vint se rasseoir.
« -Bien… J'ai contacté un spécialiste des métamorphoses ainsi que Mac Gonagall. Elle arrive dans quelques minutes. Puisqu'elle a utilisé sa baguette pour analyser les effets de cette magie, nous serons en mesure de retrouver la trace de la baguette qui a été utilisée sur Hermione pour la changer en jeune fille. Si vos hypothèses sont exactes, nous retrouverons Schief et Kribbles de cette façon, informa Kingsley Shacklebolt.
Rassuré, Ron hocha la tête. C'était une bonne nouvelle. Ils sauront bientôt où les localiser. Néanmoins, cette information inattendue fit pâlir Neville et Harry. Le compagnon de Luna se leva soudainement d'un air angoissé et les interpella, surprenant tout le monde au passage :
« -Ne faites pas ça ! s'écria-t-il d'un air hésitant avant de regarder Harry avec anxiété.
-Et pourquoi donc, Mr Londubat ? questionna le 1er ministre, en croisant ses bras et l'observant avec attention.
-Qu'est-ce qui se passe, Neville ? demanda Ronald, étonné.
-Le sort de métamorphose qu'a reçu Hermione ne vient pas... d'eux, intervint Harry d'un air assuré, sans rien ajouter d'autres.
-Pardon ?!
-Qui est-ce dans ce cas ? les interrogea Kingsley en contemplant Neville et Harry successivement.
-Je ne peux pas…, murmura Neville, craignant la réaction du roux.
-Par MERLIN, crache le morceau Neville ! » s'emporta Ron en prenant de fortes inspirations, sur les nerfs face à cette révélation.
Seamus scruta la scène d'un air halluciné. Que cachait donc Harry et son partenaire ? Quant aux autres aurors, ils étaient surpris et consternés de la nouvelle.
« -Ce sort avait de bonnes intentions, Ron. Je te le jure. Qui… qui aurait pu savoir la promesse que les mangemorts t'avaient faits? déglutit Neville en desserrant son nœud pape.
-C'est TOI qui lui a jeté ce sort ?! » beugla le concerné, d'un air ahuri.
En pensant à sa tendre moitié, Neville baissa honteusement la tête et ferma les yeux. Il ne pouvait pas lui dire…
A suivre…
J'attends vos impressions avec impatience :).
