Un grand merci à tous ceux et celles qui lisent cette fic.

Aude77 :

J'apprécie toujours autant tes commentaires. Tu as toujours été ma plus fidèle lectrice, et je t'en remercie. Tout comme je te félicite pour ta fiction, « Si l'histoire était tout autre ». C'est toi qui m'a donné le courage de poursuivre de poster et c'est donc grâce à toi que cette fic n'est pas restée dans mon ordinateur.

Aulandra17 :

Je te remercie pour tes reviews. Cela me fait énormément plaisir. Et oui, comme tu l'as remarqué, j'ai parfois des répliques assez… spéciales. A dire vrai, ce sont des phrases que je sors à mes amis.

Pour tous les autres qui lisent :

J'aimerai beaucoup avoir le plaisir de lire vos commentaires. N'hésitez surtout pas, en bien ou mauvais. Je suis toujours preneuse de critiques

Sauf souci technique (tu sais de quoi je parle, Aude77 !), je pense poster toutes les 48 heures.

En espérant que cette fic continue de vous plaire.

Chapitre 4 : 2ème partie

- Tiens, prends ça.

Elle me tendait une sorte d'éponge et un flacon.

- Je suppose que tu sais te laver seule. Affirma Rosalie

- Bien sûr. Rétorquai-je.

- Parfait. Tu t'occupes de ton corps, et moi de tes cheveux. Déclara-t-elle

- Bon courage

- Tu ne crois pas si bien dire.

Elle se saisit de la douchette et mouilla ma chevelure. Pendant que je me frictionnais le corps, elle versa le shampoing sur mes cheveux et commença à les laver. Puis, elle les rinça et utilisa un second produit. Elle rinça encore, et mit un autre produit. A priori, elle savait ce qu'elle faisait. Pas une seule fois, elle ne me demanda mon avis. Elle se contentait de me rappeler de bien nettoyer mes ongles, ceux des mains comme des pieds. Comme si j'allais oublier quelque chose. Elle me faisait penser à une mère donnant un bain à un enfant de trois ans. Ma fierté en prit un coup, mais bon. Elle chantonnait en me rinçant encore une fois les cheveux.

- Si tu continues à rajouter autant d'eau, la baignoire va déborder. L'informais-je

- Ne t'inquiète pas pour cela. Fit calmement Rosalie

- Moi, ce que j'en dis…

- Tu as fini ? Demanda-t-elle

- Depuis belle lurette.

- Moi aussi. Je vais te chercher une serviette.

Heureusement qu'elle avait dit « une » serviette ! Elle en sortit trois du meuble. Après m'être enveloppée dans celle qu'elle me tendait (tout en ayant la délicatesse de fermer ses magnifiques yeux), je quittais la baignoire. Aussitôt, Rosalie la vida avant de frictionner ma chevelure. Je regardais avec appréhension autour de moi. Cela n'échappa guère à ma « nounou ».

- Un problème ? S'enquit-elle.

- Je ne vois pas mes habits.

- Parce que tu comptais les remettre ? Ils étaient sales et déchirés.

- Je n'ai qu'une autre tenue, en dehors de ce que je portais. L'informais-je

- Je m'en doute. J'ai dit que je m'occupais de toi, alors sois tranquille. Je gère.

- Je suppose que je n'ai plus le choix. Soupirai-je

- Tu as tout compris. Affirma-t-elle avec un sourire triomphant. Mets ta serviette dans le bac à linge, là et enroule-toi dans celle-ci. Je t'attends à côté. Continua-t-elle avant d'ouvrir la porte.

Me doutant que toute discussion était inutile, je suivis ses instructions. Je pénétrais alors dans un cabinet de toilette. Un fauteuil et une coiffeuse au milieu de la pièce. Des peignes et des brosses… un sèche-cheveux…des ciseaux… des élastiques…des bandeaux…des produits. Tout cela était disposé sur une vaste étagère.

La belle blonde se tenait derrière le fauteuil.

- Installe-toi. M'incita-t-elle.

- Je crois avoir deviné la suite des évènements. Marmonnai-je

- Tant mieux.

Je pris place dans le fauteuil. Rosalie se saisit d'une brosse et entreprit de démêler mes cheveux.

- Depuis combien de temps ne les as-tu pas coiffés ? Demanda-t-elle.

- Avec un peigne ? Un bout de temps. Avouai-je

- Tu as plein de nœuds. J'espère que tu es patiente.

- Pas vraiment. Mais je consens à faire un effort.

- Trop aimable.

Puis, elle se remit à fredonner tout en s'acquittant de sa tâche. Je fermais les yeux, décidée à profiter de ce moment de bien-être. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été pouponnée ainsi. A vrai dire, depuis que j'étais vampire.

Les gestes de Rosalie firent resurgir des souvenirs que je croyais disparus. Ma mère… elle adorait me brosser la tête. Je me souvins que c'était elle qui me coiffait, le matin. C'était un moment de plaisir pour nous deux, des minutes de complicités. Elle choisissait également ma tenue de la journée, en fonction des gens que nous allions voir ou que nous allions recevoir. Ces souvenirs me firent un choc, et je ne pus m'empêcher de pleurer… silencieusement et sans larmes, comme tous les vampires.

- Quelque chose ne va pas ? S'inquiéta Rosalie

- Non, ce n'est rien. La rassurai-je.

- Ne me dis pas que je te fais mal, Rachel. Je ne te croirai pas. Insista-t-elle.

- Non, ce n'est pas ça. C'est juste que je viens de me souvenir que ma mère faisait la même chose que toi. Un instant de nostalgie, dirons-nous

- Je comprends. Voilà, j'ai tout démêlé. Tu as de magnifiques cheveux, finalement.

Je regardais dans le miroir. En effet, mes longs cheveux noirs avaient retrouvé un aspect soyeux. Leurs ondulations accrochaient la lumière.

- Merci, Rosalie. Dis-je en faisant mine de me lever.

- Pas si vite, papillon. Déclara-t-elle en me forçant à me rasseoir. Où crois-tu aller ? Je n'ai pas fini.

Elle se saisit d'un peigne et de quelques élastiques qu'elle passa autour de ses doigts. Puis, elle releva mes cheveux, tout en laissant libre quelques mèches.

- Voilà pour les cheveux. La suite, maintenant.

- La suite ? Relevai-je

- Tu as bien entendu.

Elle fit pivoter mon fauteuil, s'assit sur un tabouret que je n'avais pas remarqué et ouvrit un tiroir de la coiffeuse. Il était rempli de produits de maquillage ! Je haussais les sourcils en me demandant pourquoi j'avais écouté Emmett. Je n'étais pas sortie de l'auberge !!

- Ferme les yeux et reste tranquille. M'ordonna-t-elle

Aussitôt, je me figeais. Je sentis les pinceaux et le rouge à lèvres virevolter sur mon visage. J'avais la douloureuse impression d'être une simple poupée.

- C'est fini. Qu'en penses-tu ? Demanda Rosalie, en me tournant vers un miroir

- C'est parfait.

En vérité, j'avais un peu de mal à me reconnaître. Des cheveux brillants et bien coiffés… un maquillage discret, mais qui rehaussait ma beauté. J'avais presque oublié que j'étais belle, et Rosalie venait de me le rappeler.

- Contente que ça te plaise. Affirma-t-elle avec un sourire. La dernière étape, à présent.

- Rosalie, j'espère que c'est ce à quoi je pense, parce que je n'ai pas envie de passer le reste de la journée vêtue d'une serviette.

Elle se contenta de se lever et de sortir par la porte, avec un sourire. Décidément, elle avait l'air de beaucoup s'amuser !!! Je ne me pressai pas pour la rejoindre. Sitôt de retour dans la chambre, elle m'entraîna vers une porte. Elle l'ouvrit avec un geste théâtral. Je restai bouche bée pendant qu'elle s'engouffrait dans un immense dressing. Comment était-ce possible d'avoir autant d'habits ? Elle pouvait ouvrir un magasin ! Je restai sur le pas de la porte. Je sentais qu'il fallait que je me calme, sinon mon pouvoir allait se manifester. Je n'osais songer aux dégâts que cela causerait. Je respirai profondément et m'éloignai un peu. On ne savait jamais… La voix de Rosalie me parvint.

- Tu n'entres pas ?

- Je ne préfère pas. Choisis seule, s'il te plaît.

- C'est ce que je comptais faire. M'assura-t-elle.

Elle revint rapidement et me tendis des vêtements. Je les saisi avant de regagner la salle de bain pour me changer. En un tour de main, l'affaire était réglée. Je me regardais alors, afin de juger de mon apparence. Décidément, elle avait bon goût. Pour un peu, je passerai pour un rupin. Le jean bleu ciel m'allait à ravir. Et, chose inédite pour moi, il était neuf. Quant au bustier, c'était une petite merveille. Sobre, satiné, et ravissant à souhait. Je goûtais le plaisir de sentir ces étoffes caresser ma peau. Cela faisait du bien ! Tout était tellement doux, je sentais bon. J'avais l'impression d'avoir changé de peau ! Dire que tout était parti d'une histoire de voiture ! Je sortis de la pièce. Rosalie tourna autour de moi, un air critique sur le visage.

- Presque fini. M'informa-t-elle

- Comment ça « presque fini » ? C'est bon, là, j'ai tout.

- Et tu comptes marcher pieds nus ? S'enquit-elle

- Ne me dis surtout pas que tu jeté mes chaussures. Grognai-je

- Si. Elles étaient en fin de course, de toute façon.

- Rosalie ! C'était la seule paire que j'avais !

- Ce n'est pas grave. Je t'en rachèterai une paire.

- Je peux entrer ? Demanda une voix masculine.

Il ne manquait plus que lui ! Rosalie s'empressa de lui ouvrir la porte. Emmett entra et me regarda avec un sourire amusé.

- Alors ? De retour dans la civilisation ? Me demanda-t-il.

- Je n'avais pas l'impression de l'avoir quittée. Je me sens plutôt déguisée, en fait.

- Et bien… ça te change… tu es magnifique, ainsi. Déclara-t-il

- Oui, je suis d'accord avec toi. J'ai fait du bon boulot. Confirma Rosalie. Il reste quelques détails, cependant.

- Voilà que ça la reprend. Maugréai-je.

- Les filles, puisque la salle de bain est libre, je vais me changer.

Emmett se rendit dans le dressing, en ressortit vivement et s'engouffra dans la salle de bain. Rosalie s'éclipsa dans l'immense armoire et en revint avec une paire de chaussures. Des talons hauts !

- Tu rêves Rosalie ! Je ne mettrai pas ça ! Je préfère rester pieds nus ! M'exclamai-je

- Allez ! Ce sera parfait.

- Hors de question. Et pas la peine d'insister, je ne cèderai pas là-dessus.

Le ton de ma voix était suffisamment catégorique pour l'arrêter.

- D'accord. Concéda-t-elle. Je reviens.

Un autre petit tour dans la penderie…

- Mets celles-là, alors.

- Là, je veux bien.

Je me saisis de la paire de sandales et les mis. C'est vrai, cela allait vraiment bien avec cette tenue. Mais, il était dit que Rosalie n'allait pas me lâcher comme ça.

- Et maintenant, un tour en voiture.

- Je ne crois pas, non. La détrompais-je

- Pourquoi ? Tes arguments ne tiennent plus. M'informa très gentiment son compagnon.

Il était de retour ! J'aurai préféré qu'il prenne son temps ! Comme si ce n'était déjà pas suffisamment difficile. Je sentais que je risquais de perdre le contrôle. Et, en aucun cas, je ne voulais que cela arrive. Pas après la façon dont ils m'avaient traitée !

- Je regrette. Vraiment. Dis-je doucement. Mais…

- Mais quoi ? M'interrompit Rosalie.

- Ecoute, j'apprécie ce que tu as fait pour moi. Mais comprends moi. Laisse moi un peu de temps. Tout est tellement étrange, ici.

- Je ne vois pas de quoi tu veux parler. Lança-t-elle d'une voix froide.

- Rosalie. S'il te plaît. Laisse-la s'expliquer. Lui murmura Emmett

- Merci Emmett. Ecoutez. Essayez de comprendre ce que je peux ressentir, en ce moment. D'abord, vous venez nous trouver pour demander notre appui. Puis, Edward nous parle de Renesmée. Ensuite, je découvre que vous avez des yeux fascinants. Je n'en avais jamais vu de pareils, je ne savais même pas que c'était possible. A ce propos, vous avez mangé, n'est-ce pas ?

- Oui. Quelques grizzlis, sur la route. Répondit Emmett avec un immense sourire.

A priori, il aimait ça.

- Comme si cela ne suffisait pas, il y a les loups-garous. Et me voilà, propre comme un sou neuf, coiffée, habillée. Et pour finir, il y a votre attitude. Vous êtes tous si gentils et accueillants. Je ne suis pas habituée. C'est…déstabilisant, même pour un vampire. Je ne dis pas non pour un tour en voiture, Rosalie. Laisse moi un peu de temps, histoire que mon cerveau ne grille pas à cause de tout ce que je découvre avec vous. J'ai besoin d'un peu de calme. Excusez-moi et encore merci.

Je n'attendis pas leur réponse. Je sortis précipitamment de la pièce, redescendis les escaliers et me dirigeais vers la forêt. Arrivée à la lisière de celle-ci, je vis des branches tombées à terre trembler. Non !!! Pas ça !!! Pas maintenant !!! Je devais absolument me ressaisir, me calmer. Je m'assis sur une souche et mis ma tête entre mes mains.

- Alors, on a un problème ? M'apostropha une voix, avec une nuance de sarcasme.

Je relevais vivement la tête. Décidément, ce n'était pas mon jour !! Après Emmett et Rosalie, il fallait qu'il vienne me parler. Comme si je n'étais pas suffisamment perturbée !!