La plupart des personnages sont inspirés de gens réels ou alors appartiennent à L. J. Smith. Cette fiction contiendra probablement des relations homosexuelles. Homophobes s'abstenir. La partie Vampire Diaries se déroule après l'épisode 8 de la deuxième saison, mais prend en compte certains personnages qui arriveront par la suite.

NB : Les "*" indiquent un changement de statut dans la narration.

Tout ce qui est en italique est en français dans le texte (n'oubliez pas que tout se passe aux USA).

PS : OH MON DIEU OH MON DIEU OH MON DIEU ! Je viens de me rendre compte que je n'ai pas posté depuis près de 6 MOIS ! Désolée, si vous saviez. J'ai été démotivée longtemps, j'ai pensé suspendre cette fiction, et puis avec l'inspiration sont revenus les examens et j'ai oublié... Mais me revoici ! Et cette fois ci, j'ai encore quelques chapitres qui attendent, tout chauds, tout écrits. J'espère retrouver certains d'entre vous, fidèles aux postes, et j'espère que ce chapitre vous plaira. Sinon, j'ai un Dramione en préparation, j'essaierai de le poster avant la fin de la semaine. Encore mille excuses.

Putain, pas de meilleur jour pour m'inviter à dîner. C'est clair que je vais vachement apprécier, la rencontre avec le Patron, woohoo. Avec ce con de Ian, en plus, génial. D'ailleurs, il se gare. Restau italien au programme, m'a-t-il dit. Je regarde la devanture de l'endroit. Charmant, en totale contradiction avec mon humeur. Mais tant pis.
"Si mademoiselle veut bien se donner la peine...
-Sommer, arrête ton char, tu vas baver sur mes chaussures à force de te mettre à mes pieds.
-Alice. Il vaut mieux faire front commun , devant Chris. Il est assez spécial. On fait une trêve ? Ca me fatigue toutes ces piques, et puis je vais finir par ne plus pouvoir en trouver de nouvelles.
-Amateur. C'est d'accord, dans ma grande magnanimité, j'accorde 24h de repos à ta pauvre imagination."
Exactement ce dont j'avais besoin. Enfin, la paix. Au moins un peu. Et ce sourire doux sur ses lèvres alors qu'il me tient la porte. Ca devrait être toujours comme ça.
"Bonsoir ! Tu es Alice, je suppose ?"
...C'est qui, ce malade qui me fait le baisemain? Ian, Iaaaaaan, au secours ! Merde mais c'est qui ce mec ?
"Euh, on se calme, je peux savoir qui vous êtes, Monsieur... ?
-Warner. Christopher Warner.
-Oups."
Je croise derrière moi le regard de June, mi morte de rire, mi consternée, et ses beaux yeux noirs me lancent des éclairs. Mais comment je peux deviner, moi, que ce grand blond beau à damner un saint et qui se pointe pour me léchouiller la main, alors que je ne l'ai jamais vu, est mon patron ? Ian éclate de rire derrière moi, et je me retourne furieusement. Je pense que si mes yeux pouvaient tuer à cet instant bien précis, il serait bon pour servir de chair à saucisse. Un léger raclement de gorge me force à me tourner vers mon supérieur hiérarchique, à qui j'adresse un grand sourire gêné. Ses sourcils sont froncés sur de superbes yeux turquoises, et l'espace d'une seconde je me perds sur les traits de ce visage au nez droit et aux machoires carrées. Wouaw. Et quand une étincelle malicieuse embrase son regard, je ne peux pas m'empêcher de sourire encore. D'ailleurs ses lèvres s'étirent elles aussi, oh la jolie bouche qu'il a celui là.
"Très bien, on reprend. Je suis Christopher Warner, tu dois être Alice Fisher, n'est ce pas ?
-Oui, je suis navrée de la tournure qu'a pris notre première rencontre, c'est un honneur pour moi de vous rencontrer, Monsieur.
-Oh non pas ça, j'ai l'impression d'être un quinqua ronchonnant et désagréable, sans vouloir te manquer de respect Matt."
Ledit ingénieur se rembrunit et maugréa je ne sais quoi dans sa barbe inexistante.
"Appelle moi Chris, je t'en prie. C'est également un plaisir de te rencontrer."
Avec un léger sourire qui creusa dans ses joues des fossettes enfantines, il me fit la bise. Je vis Dean lever les yeux au ciel en singeant le jeune homme, avant de m'adresser un clin d'oeil qui me fit sourire. Décidément, je n'arrêtais pas, la soirée serait peut être réussie finalement.
"Bon, asseyez vous, on va commander. Somerhalder, tu pourrais repasser au bureau comme je te l'avais demandé ?
-Pas de souci Warner, j'en ai pas pour longtemps."
Ils restèrent quelques instants à se fixer en chiens de faïence. Visiblement ces deux là ne s'aimaient pas beaucoup. Ian finit par détourner le regard, comme à contrecoeur, et tourna les talons.
"Bon, et si on mangeait ?
-Monsieur Warner! Hum, je veux dire, Chris… On ne l'attend pas ?
-il ne risque pas de mourir en cas de pénurie, tu sais, il peut bien sauter un repas. Ce qu'il a à faire est très important pour moi."

***0***

Le diner se passa bien, même si je n'avais qu'une envie : savoir où et pourquoi Ian était parti. Pourtant, lorsqu'il passa la porte, une bonne heure plus tard, il me parut nerveux. Trop nerveux. Cela ne lui ressemblait pas, d'ailleurs. Ce sourire gêné, cette hésitation. Légèrement inquiète, je tentais de lui faire signe mais son visage se ferma en croisant mon regard et il détourna la tête. Je n'en revenais pas. Depuis quand cet entêté de Somer baissait il les yeux devant moi?
"Ian, est ce que ça va ?
-Oui, Fisher, ne t'inquiète donc p…
-Somer, trêve de bavardages inutiles. Fait donc entrer les invités, au lieu de rester là comme un abruti.
-Ta gueule, Warner.
-Hey, doucement, grand rebelle. Je sais que tu es une vraie tigresse dans l'intimité, mais reste poli avec ton patron, tu seras gentil."
En grommelant, Ian s'effaça pour laisser entrer deux silhouettes qui semblaient tout droit sorties de mon passé. Je reconnus aisément la tignasse brune et les grands yeux verts si semblables aux miens de mon frere, ainsi que yeux rougeâtres si caractéristiques de ma meilleure amie.
"Oh putain de bordel de merde…"
Ian, seul à comprendre les jurons français, ricana alors que je sentais la panique monter en moi et que je me levais d'un bond. Les deux êtres les plus chers à mon coeur se trouvaient juste devant moi alors que je les avais abandonnés en plein milieu de situations difficiles. Un peu perdue, je cherchais du soutient dans les regards qui étaient fixés sur moi. Et, si June et Dean semblaient compatir, Warner semblait très fier de cette surprise. C'est la main que Ian posa sur mon dos pour me pousser doucement vers mes proches qui me fit revenir sur Terre. Gabriel et Drewn se tenaient là, juste devant moi, penauds, tendus, immobiles. C'est mon amie qui craqua la première, se mettant à pleurer.
"Alice, je…
-Je te demande pardon, Drewn, je suis tellement désolée, si tu savais…
-Tais toi, espèce d'idiote. Tu sais bien que je n'ai jamais réussi à t'en vouloir pour quoi que ce soit."
Je sentis mes os craquer lorsqu'elle se jeta dans mes bras pour me serrer contre elle, et je lui rendis son étreinte malgré une forte envie de pleurer moi aussi.
"Allez, Drew, lâche la, tu vas l'étouffer avec ta crinière."
Ladite crinière s'éloigna de dessous mon nez, et je vis mon frère s'avancer vers moi avec un sourire timide.
"Hey, Lil' …"
Sans façon, je me blottis dans ses bras.
"Tu m'as tellement manqué Gaby…
-Tu m'as manqué aussi, tu sais.
-Tu as grandis, regarde toi ! Un vrai petit homme !
-Oui, et un homme pris, ma grande !
-Drewn ! Tu n'as quand même pas osé? Ma meilleure amie, une vieille, sort avec mon PETIT frère.. Tu n'as pas honte, espèce de cougar ?
-Quand tu es partie, il a bien fallu qu'un autre Fisher s'occupe de moi, qu'est-ce que tu crois? Et puis, il est entre de bonnes mains !
-Si tu le dis…C'est marrant, je suis pas convaincue."
Les retrouver semblait si … naturel, si facile, que j'avais l'impression de rêver. Mon frère et ma meilleure amie, ensemble, pour mon anniversaire, mes nouveaux amis… Mon ancienne et ma nouvelle vie, mêlée… Avoir 20 ans, c'est vraiment cool.
"Qui est le génie qui a eu cette idée merveilleuse ?"
Je me tournais vers Ian, qui s'apprêtait à ouvrir la bouche et arborait un sourire soulagé, mais Chris le devança et, malgré leur échange de regards meurtriers, Somer ne le contredit pas.
"C'est moi. On a pas 20 ans tous les jours."
Dubitative, je le remerciait en riant. J'appris au cours de la soirée tout ce que j'avais manqué. Gabriel avait obtenu son bac et s'était dirigé vers le journalisme. Quant à Drewn, elle avait peiné à se remettre de sa maladie mais avait finalement guéri, et entrait en faculté de médecine à la rentrée suivante. Après mon départ, se retrouvant seuls, et étant attirés l'un par l'autre de longue date, ils avaient fini par se caser et avaient emménagé ensemble lorsque Drewn avait pu quitter l'hôpital. Si j'avais failli m'étouffer avec le contenu de mon verre à l'annonce de la nouvelle, j'étais sincèrement heureuse de voir le bonheur sur leurs visages et l'amour dans les regards qu'ils échangeaient.
Gabriel m'avait ensuite raconté comment Ian l'avait contacté, comment il leur avait offert le voyage et les avait obligés à accepter. Fous de joie à l'idée d'avoir de mes nouvelles et de me revoir, ils avaient sauté bien volontiers dans l'avion et étaient ici pour une semaine.
"Tu sais que tu m'as manquée, ma poupée d'amour ? D'ailleurs, ton Ian a un très charmant sourire, des yeux magnifiques et un joli petit cul. Ils sont tous aussi sexy, ici ?"
Du coin de l'oeil, je vis Ian s'étouffer à son tour et rougir furieusement, ce qui m'amusa beaucoup.
"Tu sais, Drewn, en un an, j'ai eu le temps de faire une partie de son éducation.
-Oh, mais je n'en doute pas, ma coquine, d'ailleurs tu vas tout me raconter !
-Mais non, pas cette éducation LA. Je veux dire qu'il parle suffisamment bien notre langue pour comprendre que tu fantasmes sur son physique d'apollon.
-J'ai jamais osé toucher à tes copains, aucune raison que je m'y mette maintenant. Surtout que j'ai trouvé le SEUL sur lequel je suis sure que tu n'auras jamais de vues.
-C'est pas faux. Mais Ian et moi on est pas ensemble.
-Hé bien je me demande ce que tu attends, sweetheart ! Il est aussi beau que Timothée, et il a l'air beaucoup moins con. Y a vraiment que toi pour ne pas sauter sur un corps pareil.
-Drewn!
-Moi je suis d'accord avec elle, Lili."
Je fis les gros yeux à l'indiscret qui me servait de frère, surprise.
"Non, pas pour le corps sexy je sais pas quoi, mais sur Timo. Vu comment ce connard t'a traitée, si y en a un qui veut retenter le coup, il aura affaire à moi.
-Gabriel! Non mais vous êtes impossibles tous les deux, vous vous êtes vraiment bien trouvés hein !
-Hey, tu connais pas le dicton ? Tout le monde sait qu'on ne change pas une équipe qui gagne!"
Le clin d'oeil de mon jeune frère fut le signal de départ pour un fou rire absolument stupide qui nous causa des regards inquiets de la part des autres personnes attablées a nos côtés.

***0***

Lorsque Ian et moi rentrèrent, il était près de 3h du matin.
"Oh, hum, Ian ? Merci …
-Pourquoi ?
-Pour cet anniversaire. Pour cette surprise absolument extraordinaire.
-Ne soit pas ridicule, tu aurais du remercier Chris, il t'a dit que c'était son idée.
-Ne fais pas cette tête là, l'idée était de toi, je le sais. Alors merci d'avoir été là et de m'avoir fait ce cadeau magnifique, merci de t'être déplacé et d'avoir tout organisé, et surtout merci d'avoir supporté cet imbécile toute la soirée."
Un léger sourire orna les lèvres de mon colocataire, qui enfouit une main dans sa poche.
"Rien n'est trop beau pour toi, princesse. Mais en fait, je ne t'ai pas encore donné ton cadeau…"
Lorsqu'il sortit de l'intérieur de sa veste un trousseau de clé, je mis quelques temps à comprendre. L'alcool que j'avais consommé ne facilitait pas la réflexion, mais le porte clé "Kawasaki" ne laissait aucun doute.
"Non ! Tu n'as pas…
-Elle est garée devant la maison, tu l'essaieras demain.
-Mais… Ian! C'est trop! Je ne peux pas…
-Te taire? Oui ça j'avais remarqué.
-Mais…
-Alice, tais toi. Ca me fait plaisir, et en tant que connard d'acteur de série pour adolescentes, je suis bourré de fric, c'est bien la moindre des choses.
-Tu es sur ?
-Absolument certain. Après, rien ne t'empêche de me remercier à ta façon. Approche…"
Indécise, je restais immobile. Ian combla la faible distance entre nous et vint poser sa bouche sur la mienne. Cette sensation, cette douce brulure qui courait dans mes veines, son gout, tout ça m'avait tellement manqué… Comme à chaque fois, le contact s'échauffa vite entre nous. Ian m'arracha presque ma chemise, ce qui me fit réaliser que nous n'étions plus en train de jouer la comédie, et que je m'apprêtais bel et bien à perdre ce jeu pervers qui nous avait fait commettre tant d'idioties.
"Attends, attends… Somer, à quoi tu joues au juste? Un coup tu m'embrasses, la seconde d'après tu me traites de gamine, je ne sais jamais vraiment où j'en suis avec toi… Est ce que c'est encore ton foutu jeu ? Foutre quelqu'un dans ton lit, n'importe qui, à tout prix, quitte à ce que ce soit moi ? Encore plus si c'est moi pour que ça fasse mal ? C'est bien ça le deal, non ?"
Je le vis hésiter à me répondre. Il se mordillait la lèvre, l'air de ne pas savoir quels mots sonneraient justes.
"Je ne sais pas, Alice. Avec toi je n'arrive à rien, je ne sais plus comment sortir de ce jeu malsain mais… Tu me rends complètement fou.
-Ce soir, Somer, en remerciement pour ce que tu as fait et parce que putain j'en crève d'envie, je vais jouer avec toi. Pour la première et la dernière fois je vais faire ce contre quoi je lutte depuis des mois. Et dès demain on oubliera cette nuit, compris?"
Tout en disant ça, j'avais tiré sur le ruban qui laçait mon corset, lequel s'entrouvrit. Ian me regardait, comme hypnotisé, les yeux rendus brillants par l'alcool, la bouche encore rouge des baisers que nous venions d'échanger.
"Compris."
Ian ne me laissa pas le temps d'ajouter quoi que ce soit. Me plaquant contre la cloison froide du couloir, il se colla à moi et se mit à dévorer ma gorge de baisers et de morsures. Pantelante, je m'agrippais à ses cheveux. Lorsque ses caresses m'arrachèrent un gémissement étouffé, il me souleva et je nouais mes jambes derrières son dos. Mi m'embrassant, mi me dénudant, il entreprit de m'amener jusqu'à sa chambre, où tant de filles avant moi étaient passées, et où je m'apprêtais à disputer la dernière manche de notre jeu...