Bonjour chères lectrices. Voici le dernier chapitre avant l'épilogue (oui, c'est une mini fiction). Je tiens à vous remercier sincèrement pour toutes vos reviews et d'avoir suivi cette fiction quelque peu morcelée dans la publication.

Il y avait plusieurs fins possibles et j'ai hésité entre quelques unes pour finalement opter pour celle qui me paraissait être la meilleure. J'espère que cette fiction vous plaît toujours… Bonne lecture !


Binabi3 : Que dire, tu m'as laissé tellement de reviews ! Merci tout d'abord, c'est très sympathique de ta part d'avoir pris le temps de commenter chaque chapitre (même le premier, qui pourtant est très court !) J'espère que cette fiction te fait assez patienter par rapport à l'autre qui est en cours. C'est vrai que la relation entre Ron et Ginny est assez compliquée et douloureuse… Sans compter, effectivement, le fameux triangle amoureux avec Hermione :p. Je te laisse découvrir la suite…

Violettepoete : Merci pour ta review ! Je suis satisfaite que ça te plaise toujours :) !

jessica : Oui, c'est vrai que l'histoire de Molly est triste et qu'on a du mal à être fâché contre elle… Ça n'a pas du être facile (Je suis pas gentille avec elle, lol quelle idée de la faire souffrir quand même !). Je pense que ça fait très plaisir à Ginny, en effet… A voir si elle arrive à rattraper Ron :p.

Xklm : Un peu d'avancement en effet dans ce chapitre :p comme tu vas pouvoir le lire dans quelques instants.


Stay with me


« Ron ! »

Mon cri me paru étrangement loin. Un peu comme s'il ne m'appartenait pas, qu'il était celui d'une autre fille désespérée pour le garçon qu'elle aimait. Je n'avais pas non plus reconnu ma voix qui était très rauque. Mais je savais au fond de moi qu'il s'agissait de ma peine, de ma douleur, qu'elle me prenait toute entière et me torturait sans cesse, me brûlait au plus profond de moi. La peur. La peur. L'amour.

Je ne voulais pas le perdre.

Je me suis redressée. J'ai sentit mon genou produire un craquement désagréable à l'oreille sous l'effort, mais je n'y ai pas prêté attention. J'ai simplement couru en ayant l'impression que les quelques mètres qui me séparaient de lui ne serraient jamais franchis, que je resterai sur place durant de longues heures et que je finirai pas le voir tomber. Lentement. Indéfiniment. Jusqu'à ce qu'il disparaisse de cette terre. Jusqu'à ce qu'un trou énorme prenne sa place dans ma poitrine et que je perde la raison.

Et alors je n'aurai plus qu'à mourir à mon tour.

.

En réalité, j'ai été extrêmement vite et il n'avait pas encore fait un deuxième pas que je me suis retrouvée à ses cotés. Je me devais de le retenir sans trop savoir comment faire.

Je n'ai pas eu le temps de vraiment réfléchir et je me suis jetée sur lui. J'ai l'ai serré dans mes bras. Je l'ai serré de toutes mes forces, pour qu'il ne saute pas, qu'il ne me laisse pas. Je savais que je lui faisais mal, j'entendais sa respiration sifflante et rauque à mon oreille. Je n'arrivais pas à desserrer ma prise. Je craignais qu'il en profite pour disparaître. Sa chaleur me faisait du bien. Je la sentais à travers le tissu de sa robe. J'ai posé ma tête sur son dos et j'ai respiré son odeur.

Je ne voulais plus jamais quitter mon imbécile de frère. Jamais.

« Ginny… » Sa voix avait été un simple murmure à mon oreille et je dû me pencher davantage sur lui pour en entendre un peu plus. Ce son m'avait terriblement manqué. Plus que je ne pouvais l'imaginer. Je ne voulais pas le laisser parler. C'était à moi de lui dire ce que je pensais, ce que je ressentais, ce que ma mère m'avait dit… Que je l'aimais mais qu'il n'avait pas à s'en faire, que je vivrai avec comme je l'avais toujours fait, je le laisserai avoir une vie normale, comme tout le monde, je n'interférerai pas dans sa vie amoureuse. Que nous n'étions pas frère et sœur et que ce n'était donc pas si sale que ça finalement, et qu'il pourrait peut-être vivre avec mes sentiments.

« Ron ! J'ai des choses à te dire… Je…

Non, c'est à moi de te dire les choses Ginny. Écoute… Je ne pense pas que tu puisses comprendre, mais je vais t'expliquer. Voilà… Je… Je t'aime. Pas comme tu crois. Je suis… Je suis amoureux de toi. Je sais qu'on est frère et sœur et que je ne devrais pas… Mais je ne sais pas, c'est comme ça. Je t'aime tout simplement. Tu m'as rendu fou amoureux. J'ai tout fait pour t'oublier, tout. Je suis sorti avec Hermione. Et je me suis rendu compte que je t'ai fait souffrir. Je t'ai fait mal en t'embrassant. Je t'ai fait mal en te disant que tu étais responsable de ma séparation avec Hermione. Après ça tu t'es pris un cognard. Tu n'es pas… Ce n'était pas ta faute. C'est juste que je ne voie que toi et que j'ai trouvé ça injuste pour elle. Et…Maintenant je réalise que je t'aimerai toujours ainsi. Que je serai toujours amoureux de toi. Que je ne pourrais jamais construire ma vie sans toi. Et que tu es ma sœur. Ça ne sera jamais possible. Je ne peux pas vivre comme ça. Je ne peux plus. Laisse-moi partir. Ginny. »

A partir du moment où il m'avait dit qu'il m'aimait, les larmes avaient commencé à couler sur mes joues. Et je n'avais pas pu les arrêter. Elles avaient dévalé, silencieuses. Jamais je n'aurai pu croire que ce dont j'avais toujours rêvé pouvait se réaliser un jour. Jamais. Jamais je n'avais pu imaginer un seul instant que mes sentiments puissent être partagés. Perdue dans mes pensées, j'ai soudain sentit qu'il se débattait avec force.

« Attend Ron ! » Je criais à présent, sous l'effet de l'effort que je devais fournir pour le garder près de moi. J'étais essoufflée, il était beaucoup plus fort que moi.

Je ne savais pas quoi faire pour le retenir. Alors j'ai fait ce qui me semblait le plus censé. Je l'ai embrassé.

J'ai sentit un million de frissons me parcourir à l'instant où ses lèvres ont touché les miennes. Il n'avait plus le goût du fruit interdit. Il avait le goût de l'amour. Et j'aimais ça. Il aimait ça. C'était lui, c'était moi, c'était sa bouche qui ne cessait de caresser la mienne, et ses mains qui s'aventuraient dans mes cheveux. Puis ce furent ses larmes. Et lorsque je relevais la tête, je vis au fond de ses yeux une tristesse indéfinissable. Sa bouche se tordit en un rictus amer.

« Merci… Mais j'aurai préféré que tu en aies envie. »

A cet instant, sans trop savoir pourquoi, une intense énergie m'a envahi. Je l'ai giflé avec toute la force dont j'étais capable. Je ne maîtrisais plus aucune de mes paroles et j'ai déversé un flot incessant de mots devant son regard contrit et étonné. Choqué.

« Espèce d'imbécile ! Je t'aime moi aussi ! Et surtout, on ne partage pas le même sang ! »

Il m'a regardé, indécis. Il hésitait. Peut-être qu'il me croyait ? Je me suis dépêchée de lui raconter son adoption, essayant de n'oublier aucun détail. Je me sentais mise à nue devant lui, lui évoquant son histoire mais aussi la mienne. Je ne voulais plus que l'issue de notre vie soit différente de celle que j'imaginais dans mes rêves les plus fous depuis si longtemps maintenant. Le vent soufflait, s'engouffrait dans mes cheveux, sous ma cape. Et quand j'ai eu fini de lui raconter notre vie, ce furent ses mains, sa bouche. Lui.