Hello ! Je n'ai pas été trop longue ? J'ai respecté le rythme quoiqu'il en soit :) Avec ce chapitre, je vais peut-être en chagriner certaine, en révolter ou en surprendre… Ou peut-être serez-vous ravie ? Mais pour ne pas faire comme les autres et faire quelque chose de différent, en restant dans mon idée, il a fallu faire des choix. En voilà déjà un

Merci pour vos petits messages, c'est toujours agréable, et merci de continuer à me suivre.

Et voici la réponse à la question : Quelle est la nouvelle que reçoit Elizabeth ?


William Darcy avait eu l'occasion de voir sa femme dans différents états : euphorique, triste, incertaine, humiliée… Mais l'accablement qui la frappait lui était inconnu et surtout, insupportable. Elle donnait bien sur le change auprès des domestiques, l'air bien plus absente cependant, mais sa tenue noire avait bien sur donné les informations sur son comportement moins impliqué. Cela faisait 2 jours qu'ils avaient reçu ce télégramme. 2 jours qu'Elizabeth n'était plus que l'ombre d'elle-même.


Lorsqu'elle avait lu cette maudite lettre, Darcy n'avait même pas eu le temps de la soutenir avant qu'elle ne tombe au sol, pleurant à chaudes larmes, sa lettre toujours dans ses mains. Il avait été surpris, mais il s'était vite repris, comprenant que les choses devaient être graves. Sa femme n'était pas de celle à se mettre dans tous ses états pour des broutilles. Il l'avait alors relevée, tentant d'en savoir plus, mais elle ne faisait que bredouiller des choses incompréhensibles. Il l'avait soutenue pour aller dans sa chambre, et l'avait faite asseoir sur son lit. Il était redescendu à la hâte, se recomposant un visage serein, et avait demandé à Mrs Reynolds de les excuser auprès de Georgiana et son cousin. Il était ensuite remonté, trouvant Elizabeth recroquevillée dans son lit en position fœtale, la lettre toujours prisonnière de son poing droit serré. Il s'était agenouillé par terre au bord du lit et avait pris sa main libre.

- Elizabeth je t'en prie parle-moi…

- Je… elles… sanglota-t-elle

- Me permets-tu de lire ?

Elle avait opiné, mais n'avait pas relâché la missive. Darcy avait dû la lui retirer, et la déchiffonner pour la lire. L'encre avait commençer à baver à cause des larmes de sa femme. Il avait cru reconnaitre l'écriture de son ami et il avait eu la confirmation en baissant les yeux pour lire la signature : votre frère Charles.

Elizabeth,

Jane étant actuellement trop bouleversée, je me permets de vous informer d'une bien triste nouvelle pour notre famille. Pardonnez-moi d'avance, je ne sais comment vous annoncer cela en douceur, mais votre mère et votre sœur Mrs Wickham ont eu un terrible accident à Newcastle. Elles n'y ont pas survécu, et nous sommes plongés dans une profonde tristesse. Votre père est parti pendant la nuit pour régler leur rapatriement pour le cimetière de Meryton. Il devrait s'arrêter à Pemberley au retour. J'ai pris des dispositions pour tout organiser ici, et vos sœurs sont réunies à Netherfield. Je suis vraiment désolé de cette annonce si directe et si douloureuse.

Votre frère Charles

Il n'avait alors fait que la serrer contre lui pour tenter de l'apaiser. Il avait vécu cela, d'abord avec la perte de sa mère, puis à peine 5 ans plus tôt celle de son père. Il savait que rien ne pourrait atténuer la peine, qu'aucune parole ne serait utile, que seule sa présence pourrait aider. Aussi il n'avait fait que la serrer contre lui, murmurant simplement qu'il était là, tandis qu'elle pleurait. Lorsqu'elle s'était endormie, épuisée d'avoir beaucoup pleuré, il s'était levé pour aider autant qu'il le pouvait son beau-père à distance, tout en organisant leur départ proche Il avait parlé à Mrs Reynolds de la situation et de leur futur voyage. Il avait aussi expliqué la situation à Fitzwilliam et Georgiana, qu'ils avaient quittés la veille sans trop d'explications.

Il avait trouvé son cousin et sa sœur au petit déjeuner, dans le petit salon d'hiver. Ils s'étaient levés à son entrée, le visage grave.

- Que se passe-t-il William ? s'était inquiété Fitzwilliam.

- Elizabeth est souffrante ? avait demandé Georgiana

- En quelque sorte oui… Nous avons appris hier soir le décès de sa mère et sa jeune sœur, Lydia Wickham.

Les deux s'étaient raidit à l'évocation de ce nom, mais la peine pris le dessus.

- Pauvre Lizzy, avait dit Georgiana. Elle aime tellement ses sœurs.

- Elle est anéantie. Elle dort, elle était épuisée et la fatigue a eu raison de son chagrin.

- Mais que s'est-il passé ?

- Je ne connais pas les détails, Fitzwilliam. Charles a juste fait le minimum en nous prévenant. La lettre date d'avant-hier matin. Mr Bennet doit être en train de récupérer leurs dépouilles à Newcastle. Il devrait être ici demain.

- Je vais demander à ce qu'on prépare mes malles, avait dit Georgiana.

- Tu n'es pas obligée d'assister à tout cela, tu peux rester ici, ou chez Eleonor.

- Je peux différer mon départ si nécessaire, avait ajouté Fitzwilliam.

- Non, avait insisté la jeune fille. Je veux soutenir les Bennet, et surtout donner du réconfort à Elizabeth. Même si je ne serai peut-être pas d'une grande aide, je serai présente pour elle.

- Elizabeth t'en sera reconnaissante, même si elle ne te le montre pas.

- Je sais William.

Elle lui avait souri, posant sa main sur son bras, avant de quitter la pièce.

- Qu'y-a-t-il d'autre ? avait demandé Fitzwilliam

- Rien, je ne sais rien de plus. J'aimerai juste faire plus, aller à Newcastle…

- Mais Elizabeth a besoin de toi.

- Je sais. Et c'est bien ce qui me dérange le plus. Etre là, ne rien pouvoir faire, être impuissant face à sa peine. Ca me met hors de moi.

- Et c'est une réaction on ne peut plus normale. Le contraire m'aurait beaucoup choqué de ta part.

- Je dois la soutenir, pas lui renvoyer mon impuissance.

- Ecoute, va prendre un peu d'air frais, fais un tour à cheval… Prend du recul. Je pense que tu as demandé qu'on te prévienne de son réveil ?

Darcy avait opiné. Il avait mandaté Lauren, qu'Elizabeth appréciait beaucoup à son service, pour surveiller son sommeil. La femme de chambre avait été surprise, mais elle s'était exécutée sans poser la moindre question.

- Nous nous occuperons d'elle. Georgiana la rejoindra s'il le faut, mais il faut que toi tu sois en état. Je vois ta colère, et ce n'est pas ce qui aidera ton épouse.

- Tu as raison, je vais faire galoper Hermès. Ca me permettra d'évacuer ma frustration.

- Très bien…

Darcy avait quitté la pièce avec un faible sourire à son cousin et ami, allant directement vers les écuries.

Pour la première fois depuis bien longtemps, il s'était senti fatigué et malheureux.


Assise au salon, écoutant Georgiana jouer du piano pour la distraire, Elizabeth attendait l'arrivée de son père. Elle avait reçu les condoléances du Colonel, avant que celui-ci ne reparte pour Londres la veille, et elle faisait de son mieux pour faire bonne figure depuis. Elle revivait dans son esprit son enfance, les bons moments en famille, les rires, sachant pertinemment que ce temps-là était révolu. Les Bennet avaient perdu 2 membres important de leur clan, et cela changerait à jamais leur vie. Elle voyait bien que Georgiana faisait tout pour lui faire plaisir, tentait de lui changer les idées, alors elle faisait des efforts, esquissait quelques sourires. Mais elle ne dupait personne. Georgiana persistait, car elle pensait que ça lui évitait de penser, et Darcy rongeait son frein de voir sa femme souffrir.

Lorsqu'on annonça l'arrivée de Mr Bennet, Elizabeth se précipita vers lui pour l'enlacer.

- Père !

- Mon enfant, dit-il en la serrant contre lui tandis qu'elle recommençait à pleurer.

- Soyez le bienvenu Mr Bennet, dit Darcy sans s'approcher pour laisser le père et la fille se retrouver. Je vais demander à ce qu'on s'occupe de votre voiture et de vos chevaux. Elizabeth vous montrera votre chambre. Georgiana ?

La jeune fille comprit aussitôt qu'elle devait quitter la pièce, et le fit après une petite révérence à Mr Bennet. Celui-ci emmena sa fille vers l'un des canapés, et ils s'assirent l'un à côté de l'autre. Elle prit ses mains dans les siennes, tout en tentant de se reprendre.

- Que s'est-il passé ? Comment… Comment sont-elles … ?

- Elles revenaient d'une soirée chez un certain Colonel Bedford. Wickham était resté sur place pour je ne sais quel prétexte… Il semble que le cocher ait perdu le contrôle des bêtes, dans une descente, et que la voiture se soit retournée dans un fossé après avoir fait plusieurs tonneaux.

- Mais il devait aller très vite !

- On ne le saura jamais. Le cocher est décédé également, il a été retrouvé en dessous de l'habitacle. Mais il ne semble pas en tort dans ce terrible accident, c'était un homme droit et il ne buvait jamais d'alcool.

Ils restèrent silencieux un moment, puis Elizabeth réalisa que Wickham se retrouvait veuf.

- Wickham nous rejoint à Longbourn ?

- J'en doute. Je lui ai ordonné de ne pas venir. Le voir faire sa comédie de veuf éploré m'a révulsé. Il est très fort, car tous sont aux petits soins pour lui, mais je connais sa fourberie.

Il se leva et Elizabeth fut très surprise d'entendre que son père avait chassé son gendre.

- Cet homme ne nous a attiré que des problèmes depuis son arrivée dans nos vies. Maintenant que je peux nous en débarrasser, je ne vais pas continuer à l'accueillir comme l'un des nôtres. S'il n'y avait pas eu votre mère… Il n'aurait jamais mis les pieds dans ma maison.

- Je sais cela, mais n'avez-vous pas peur de créer des rumeurs ?

- Penses-tu vraiment que cela m'intéresse ?

- Non, mais pour la mémoire de mère et Lydia…

- Il ne s'intéressait ni à l'une ni à l'autre, vous le savez, et je le sais. Le reste du monde m'importe peu.

On frappa à la porte et une servante entra pour leur apporter du thé, suivie par Darcy.

- Mr Darcy, merci pour votre aide à Newcastle. J'ai été soulagé que les cercueils puissent voyager sans ma présence.

- C'était bien la moindre des choses…

Elizabeth servit le thé, toujours un peu ébranlée, mais les yeux secs.

- Je comptais vous proposer de partir dès ce soir, pour arriver le plus tôt possible à Longbourn.

- Voyager de nuit ? s'exclama Elizabeth. William…

- Nous ne craindrons rien. Nous ne sommes pas aux alentours de Londres, et nous serons armés. Nous ne pouvons pas laisser trop longtemps votre sœur et votre mère sans sépultures, ce n'est pas correct.

Elizabeth se plia à cet argument, bien qu'elle ne soit pas plus rassurée. Ils prirent leur thé plutôt silencieusement, avant qu'Elizabeth ne propose à son père de se rafraichir et de se reposer. Il refusa qu'elle l'accompagne, lui conseillant également le repos, et c'est l'intendante qui le conduisit à sa chambre. Darcy profita qu'il soit seul avec Elizabeth pour s'asseoir à côté d'elle et caresser ses cheveux.

- Il a raison Lizzie. Tu sembles éreintée et le voyage ne sera pas des plus agréable ni des plus confortable.

- Je sais… Mais j'ai du mal à trouver le sommeil…

- J'avais remarqué, dit Darcy en souriant. Et le peu de temps où tu dors tu es très agitée.

- Oh pardonne-moi de t'avoir imposé cela. J'aurai du dormir dans mon lit.

- Pas pour tout l'or du monde. Nous avons été unis pour le meilleur et pour le pire. Je m'en voudrais de ne pas être présent dans un moment si difficile.

- Je comprendrais que des mauvais souvenirs t'assaillent et que ce soit difficile d'être près de moi.

- Ne t'inquiète pas de moi…

Il se pencha vers elle et l'embrassa tout doucement, espérant lui faire ressentir un peu de chaleur et de vie dans ses pensées sombres.


A Netherfield, l'ambiance était morose. Jane tentait au mieux de se comporter avec dignité, cachant au mieux sa douleur derrière sa réserve naturelle. Ce n'était pourtant pas facile pour elle, mais elle se devait également de montrer l'exemple.

Kitty pleurait beaucoup, et refusait de parler. Elle restait cloitrée dans sa chambre, et Jane devait la forcer à se nourrir au minimum. La perte de sa seule petite sœur, de qui elle avait été si proche, était très difficile pour elle.

Mary passait son temps avec sa tante Gardiner, venue avec sa famille pour l'enterrement. La jeune fille qui disait des phrases toutes faites et qui ne réfléchissait pas avant de le faire était totalement différente depuis l'annonce de la perte frappant sa famille. En compagnie de sa tante, elle se livrait, parlait vraiment, sans adages. Juste ses sentiments, venus d'elle et non de lectures fades. Elle avait besoin de parler, de tout et rien, pour penser à autre chose et évacuer sa peine.

Mr Gardiner s'occupait des derniers préparatifs de l'inhumation avec Mr Bingley, occupant ainsi son esprit. Il avait été voir Mrs Philipps, mais celle-ci était tellement anéantie qu'il préférait éviter d'y retourner. Il regrettait bien sur le décès de sa sœur et sa nièce, mais l'homme qu'il était ne pouvait se morfondre ni hurler de douleur. La peine qu'il éprouvait ne devait transparaitre, il devait être fort et ne pas rajouter ses émois à ceux de ses nièces très éprouvées.

Charles faisait de son mieux pour que chacun se sente bien. Il avait lui-même perdu ses parents, et il savait que chacun gérait les choses à sa façon. Il laissait donc le temps faire son œuvre, tout en essayant de rendre les choses plus faciles. Il soutenait Jane au mieux, car il savait que sous sa carapace, elle souffrait autant que les autres.

Les Darcy et Mr Bennet furent annoncés juste avant le diner. Jane et Elizabeth se ruèrent l'une sur l'autre et s'étreignirent avec force.

- Comme j'aurai souhaité te voir dans d'autres circonstances… murmura Jane

- Et moi donc… Tu m'as tellement manquée.

Mary vint se joindre à elle, tandis que les hommes se mirent à discuter de la journée du lendemain. Georgiana se sentait un peu mal à l'aise, perdue au milieu de ces retrouvailles familiales assez mélancolique, mais Mrs Gardiner vint auprès d'elle.

- Miss Darcy, je suis ravie de vous revoir malgré les circonstances, dit Mrs Gardiner en la saluant.

- Moi de même Mrs Gardiner. J'aurai aimé vous revoir à Pemberley dans la gaieté des fêtes de noël.

- Pardonne-moi de t'avoir laissée seule Georgiana, dit Elizabeth.

- Je manque à tous mes devoirs, dit Jane honteuse.

- Cessez donc mesdames, je ne vais pas m'offusquer de ce genre de détails. Vous vivez une situation bien particulière, et je ne peux que comprendre et compatir.

Elizabeth lui attrapa une main et la serra, tout en lui faisant un sourire, les yeux larmoyants.

- Je vais voir Kitty, dit Elizabeth. J'espère réussir à la faire se joindre à nous.

- Elle refuse de sortir, dit Mary. Nous avons tous essayé.

- Me permettez-vous d'aller la voir ? demanda Georgiana.

Elles furent surprises mais Jane accepta et la conduisit à la chambre. Kitty était couchée sur le lit, le regard dans le vague.

- Kitty ? les Darcy sont arrivés, notamment Miss Darcy qui veut te voir.

La jeune fille ne bougea pas. Jane fut désolé, mais Georgiana s'assit sur le lit.

- Je ne veux pas vous déranger Miss Catherine. Mais j'avvais apprécié votre compagnie au mariage, et je voulais simplement vous parler un peu.

Il y eut un grand silence. Jane ne savait quoi faire, mais Georgiana reprit la parole.

- Je n'ai jamais connu ma mère. Elle est décédée en me mettant au monde. J'en ais été triste, et je m'en suis même voulu, jusqu'à ce que je comprenne que je n'y étais pour rien. Mon père m'a souvent parlé d'elle, et je regrette de ne l'avoir connue. Mais mon père a rattrapé son absence en étant bon avec moi et, je dois l'avouer, en cédant à toutes mes demandes. Je l'aimais énormément. Alors quand il nous a quittés… J'ai été horriblement en colère, j'en voulais à la terre entière et à lui en particulier. De m'avoir laissée seule, d'avoir rejoint ma mère alors que j'avais besoin de lui. J'étais si malheureuse…

- Vous étiez vraiment en colère ? demanda Kitty la voix enrouée.

- Bien sûr. Il m'avait abandonné, il était parti et je ne le verrai plus jamais. Nous avions vécu tant de belles choses ensemble, et cela ne pouvait plus arriver par sa faute…

Kitty se retourna, les yeux baignés de larmes vers Georgiana.

- Puis mon frère m'a parlé, m'a expliqué que ce n'était pas un abandon volontaire, que la vie était faite ainsi. Que j'avais le droit d'être en colère, mais pas de lui en vouloir car il n'y était pour rien. Et petit à petit ma colère a disparue, et je reste seulement triste qu'il ne soit plus parmi nous.

Kitty se mit à pleurer, et Jane alla sur le lit pour l'enlacer.

- Elles vont tellement me manquer !

- Comme à nous, dit Jane.

- Je vais vous laisser, dit Georgiana.

Jane la remercia du regard et Georgiana quitta la chambre. Cette dernière avait pensé juste sur les raisons de la solitude de sa belle-sœur. Comme elle, certainement à cause de leur jeunesse, Catherine Bennet ne rationnalisait pas le deuil comme les adultes. Etant passée par là encore bien plus jeune, Georgiana se doutait qu'elle s'isolait pour des raisons différentes que la simple peine des adultes. Elle fut donc heureuse malgré tout que sa présence ait pu servir, surtout quand Kitty descendit pour participer au diner en lui adressant un petit sourire.


L'enterrement se passa dans le silence, simplement ponctué par les larmes des femmes. Mrs Philipps se mit dans un tel état de nerf, que son mari du la raccompagner chez eux. Après l'office, les Bennet, Darcy, Gardiner et Bingley se rassemblèrent à Netherfield. Elizabeth proposa à ses jeunes sœurs de venir avec eux à Pemberley quelques temps, afin de s'éloigner de Longbourn au moins jusqu'à la nouvelle année. Elles acceptèrent toutes les deux avec plaisir. Elle proposa également, tout cela bien sur après discussion avec son mari, aux Bingley d'avancer leur voyage de Noël, et de venir une ou deux semaines avant. Ils s'empressèrent tous deux de répondre à l'affirmative.

- A ce sujet, je ne serais pas parmi vous à Noël, dit Mr Bennet.

- Mais père, commença Jane.

- Ma fille, j'ai beaucoup réfléchis ces derniers jours, et je compte voyager. Vous êtes entre de bonnes mains, dit-il en montrant ses gendres, et je sais que vous prendrez soin de vos sœurs. Il est temps pour moi de voir du pays.

- Ne préférez-vous pas prévoir cela pour l'an prochain ? demanda Elizabeth.

- Non. Je suis resté à Longbourn avec ma famille parce qu'il le fallait, vous étiez toutes sous ma responsabilité. Ce n'est plus vraiment le cas aujourd'hui.

Cette annonce jeta un froid dans l'assemblée.

- Nous veillerons sur chacune de vos filles, dit Charles

- Je n'en attendais pas moins de vous.

Darcy se mit alors à parler du voyage du retour, souhaitant changer au plus vite de sujet, sachant que cette annonce renforcerait le sentiment de perte ressenti par les jeunes filles.


Verdict? Vous attendiez vous à ça? qu'en pensez vous? rdv la semaine prochaine