Voilà le chapitre 9, ça fait super longtemps que vous me suivez et je suis super contente que vous soyez toujours avec moi puisque dans un sens ça veut dire que cette fiction vous plait ! :)
Un grand merci à Grazie (merci de toujours être une aussi fidèle lectrice!), Riri (toi aussi, merci de continuer de me suivre!), Milou (merci pour ta review qui m'a faite super plaisir!) et Bellaeva (un grand merci à toi aussi!). Bien sur je souhaite la bienvenue à tous les nouveaux (et nouvelles) !
/!\/!\ Attention il y aura une scène choquante dans le chapitre/!\/!\
J'avais longtemps courus, toute la journée il me semble, puis j'avais fini par m'arrêter lorsque la nuit était tombée. Je ne pleurais plus maintenant, j'avais séché mes larmes et je m'étais faite à l'idée que maintenant je devrais vivre toute seule, je ne devrais plus jamais allé dans une autre famille d'accueil. J'étais dangereuse pour tout le monde, alors j'allais devoir me débrouiller toute seule survivre, me trouver un endroit où vivre, peut être me trouver un boulot pour survivre, ou voler ? Non, je ne devais pas voler les pauvres gens qui eux travaillaient dur pour acheter des choses.
Quitte à mourir de faim... C'était tout ce que je méritais de toute façon. Plus jamais je ne pourrais parler à qui que ce soit, je devais aussi faire attention aux autres, ceux qui voulaient m'acheter. Il ne fallait pas que je retombe entre leurs mains. Sinon il y aurait encore des morts, car seul ces gens là avaient de telles armes de destruction massive. Alors je devais rester seule, pour le reste de mes jours.
Mais pour cette nuit je devais trouver un endroit où je pourrais rester au chaud, sans risquer de me faire reconnaître, peut être que ma photo était passée aux infos ? Étais-je recherchée ? Je ne prendrais aucun risques. Mais j'avais froid, j'étais toujours en robe de soirée et même si elle était un peu déchirée en bas elle restait super belle et dénudée. Et je n'avais ni veste, ni manteau et même si nous étions toujours en été les nuits étaient froides.
Je marchais dans une rue de la ville de New York, tout était sombre autour de moi, je n'étais pas rassuré de plus je ne connaissais pas cette ville, j'étais totalement paumée. Au loin j'entendis des voix, je ne pouvais pas encore distinguer si il s'agissait d'hommes ou de femmes. Je ne savais pas quoi faire et le temps que je me décide pour changer de route le groupe était arrivé à quelques pas de moi.
« Salut ! Tu viens à la fête toi aussi ? » me demanda une fille
Elle devait avoir mon âge à peu près, ses habits semblaient classe à l'origine mais ils étaient tout déchiré sur les cotés et le bas. Un peu comme les miens mais ça semblait mieux fait, comme si elle l'avait fait volontairement. Surprise je regardais le reste des personnes qui l'accompagnait. Il y avait deux autres fille et trois garçons. Puisque je ne déteignait pas dans le paysage je décidais de jouer le jeux.
« Ouais je vais à la fête mais je me suis perdu, je ne retrouve plus le chemin. »
« Cool... Viens nous on sait où c'est ! » dit un des garçons
« Je vous suis. »
C'est comme ça que je m'incrustais dans le groupe, c'était déjà moins louche que d'être toute seule et je serrais en même temps un peu protégée. Je les suivis jusque à l'entrée d'une boite de nuit, elle semblait assez grande et l'entrée était gardée par deux gorilles. Je crus que j'aurais des problèmes pour entrer mais je passais avec le groupe sans qu'on ne me demande quoi que ce soit. Il faisait bien meilleur à l'intérieur, je me détachais du groupe discrètement ne souhaitant pas passer la soirée avec eux.
J'allais au bar, j'avais soif, mais je n'avais pas d'argent. Alors je m'assis seulement et observais le monde qu'il y avait. Je dus passer une bonne heure comme ça à détailler les gens ils avaient à peut près tous le même look que moi, mais si eux avaient des habits déchirés c'était intentionnelle.
« Que fait une jeune fille seule dans un endroit pareil ? »
Je me retournais surprise que quelqu'un m'adresse la parole. C'était un homme qui devait avoir la trentaine environ. Il me souriait, il se voulait peut être séduisant mais je pouvais voir des gouttes de sueur couler le long de ses tempes, et ses pupilles dilatés m'en disaient long sur son état d'ébriété.
« Rien de particulier, la même chose que beaucoup d'autre jeunes filles je suppose. »
Je voulais qu'il parte je n'avais pas besoin de m'encombrer d'un homme en manque de sexe qui pensait avoir une chance avec une fille de seize ans. Le genre d'homme qui se croient beau, et riche, qui se croient tout permis. Alors j'allais l'éconduire en douceur, pour ne pas blesser sa fierté et me le mettre à dos.
« Oh, je suis mal poli j'ai oublié de me présenter, je m'appelle Alec. »
« Enchanté, moi c'est Nina. »
« Vous prendrez bien un petit verre Nina ? »
« Merci mais je ne bois pas. »
« De l'eau alors ? »
« Si j'avais voulue de l'eau j'en aurais commandé vous savez. »
« Alors tu veux peut être simplement prendre un peu de bon temps avec moi ? »
« Non plus. J'attends quelqu'un. »
« Ah oui ? » il semblait intéressée maintenant
« Oui, un ami. »
« Votre ami ? »
« Peut être mais je ne vois pas en quoi ça vous regarde. »
« Je suis le gérant de la boite alors je pourrais très bien faire entrer plus vite votre ami ? »
« Non merci, je vais attendre, j'ai tout mon temps. »
« Alors acceptez au moins un verre pour m'excuser de mes mauvaises manières ? »
Je savais que si je disais non il ne me lâcherait pas d'une semelle de toute la soirée.
« Juste un verre d'eau alors. »
Il m fit un grand sourire et alla voir le barman pour notre commande. Il revint cinq minutes plus tard avec mon verre d'eau et une vodka à la main. Il me tendit mon verre, je le pris et le bus d'un coup. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point j'avais soif jusqu'à maintenant !
« Vous en voulez peut être un autre ? » demanda t-il serviable
« Merci, mais ça va aller. Savez vous où sont les toilettes ? »
« Au fond à gauche, porte rose. »
« Merci. »
Je me levais de ma chaise, j'eus un petit étourdissement qui passa bien vite, mais je chancelais sur mes jambes, j'allais devoir me dépêcher à trouver un endroit où dormir parce que je commençais vraiment à fatiguer. Je me traçais un chemin à travers la foule puis je trouvais enfin la porte rose que m'avait indiqué Alec. Lorsque je vis mon reflet dans le miroir je sus tout de suite que quelque chose n'allait pas, j'avais le teint blafard mes mains tremblaient, je ne m'en était pas rendu compte avant.
Qu'est ce qu'il m'arrivais ? Qu'est ce qu'il ce passait ? Pourquoi je me sentais si mal tout à coup ? Je me passais de l'eau sur le visage, mes joues étaient brûlantes. La porte s'ouvrit derrière moi, je voulu regarder la personne qui venait d'entrer mais je ne vis pas, ou plutôt je voyais flou. Mais qu'est ce qu'il m'arrivais ?
« Ne t'inquiète pas Nina, je vais bien m'occuper de toi. »
La voix me paraissait venir de loin mais je la reconnu quand même, c'était Alec. Qu'est ce qu'il ce passait ?
« Je crois que mon petit cocktail à fait sont effet. » rajouta t-il
Son petit cocktail ? Oh mon dieu, le verre d'eau ! Je n'aurais jamais du lui faire confiance ! Je le sentis me prendre dans ses bras, je ne savais pas ce qu'il m'avait donné mais j'étais à la limite de l'inconscience, je luttais pour ne pas tomber dans les vapes. Je n'avais plus le contrôle de mon corps mais je pouvais encore entendre et voir malgré une vision flou. Je ne pouvais plus parler non plus, j'essayais, je voulais crier appeler à l'aide que quelqu'un me sauve. On étaient en train de traverser la boite j'entendais les gens autour de moi. Mon ouïe était comme plus développée dans la mesure où je ne voyais presque plus.
Puis vint le froid, on étaient dehors, j'entendais le klaxon de quelques voitures mais elles étaient vraiment loin. Je ne savais pas où il m'emmenait mais je ne pouvais rien y faire et personne ne nous avaient arrêté lorsque nous étions sortis. Puis il me posa, contre un mur d'après la dureté et la froideur que je sentais contre mon dos.
« Bien, maintenant on va pouvoir prendre un peu de bon temps tout les deux, qu'est ce que tu en dis ma jolie ? »
Sa voie était rauque, il avait complètement changé. Il était passé de mec relou mais quand même un peu sympa à obsédé sexuel qui venait de droguer une fille de seize et je n'osais même pas imaginer ce qui allait ce passer maintenant. J'étais totalement à sa merci, je ne pouvais rien faire. Mais finalement peut être que je le méritais, peut être est ce que c'était ma punition pour tout le mal que j'avais fait ? Je ne pouvais pas le croire, j'avais réussis à me sortir des pires situation pour en arriver là : dans une ruelle où j'allais plus que certainement me faire violer. Je ne crois pas avoir mérité ça, vraiment pas !
« Ne t'inquiète pas tout va bien ce passer... Je vais prendre mon temps et bien te préparer ! » rigola t-il
Quel connard, si j'avais pus je lui aurais casser la gueule, je l'aurais frappé jusqu'à ce que mes mains saignent et soient couverte de son sang. Je lui aurais cassé la gueule et il aurait compris, je lui aurais même coupé les couille si j'avais pu pour qu'il ne recommence jamais ! Je... je ne pouvais pas croire que j'allais me faire violer. Il ne manquait plus que ça pour m'achever.
Je sentis ses mains s'insinuer sous ma robe. Ses doigt me caresser le ventre, puis s'introduire sous mon soutien gorge. Je le sentis me caresser les seins en les malaxant, il me faisait mal. Puis tout d'un coup il me pinça un téton. Je voulu crier mais aucun sons ne sortit de ma bouche, je voulais me débattre mais pas un de mes membres ne bougea. Puis ses mains descendirent lentement, vers ma culotte, je ne voulais pas !
Pitié ! Faite qu'il me laisse, faite le partir, je ne voulais plus qu'il me touche, je ne voulais pas ! S'il vous plait ! Ses doigt étaient sur l'élastique de ma culotte, je le sentis la faire descendre doucement et je ne pouvais toujours rien faire. Lorsque j'eus ma culotte au bas des jambes il la lâcha. Puis ses mains remontèrent doucement vers mon centre. Non ! Pas comme ça ! Non ! Je ne voulais pas ! Il me caressa, doucement puis introduit un doigt en moi.
Ça faisait mal, je voulais qu'il arrête, qu'il disparaisse. Je sentis du sang couler le long de mes jambes. Je l'entendais marmonner, il semblait prendre son pied.
« Hum si serré, et encore vierge en plus. Oh oui je vais prendre mon temps pour m'occuper de toi... »
Puis plus rien, je ne sentis plus rien. Il avait arrêté ses mouvement, ses gestes sur moi. Je ne compris pas pourquoi, est ce que mes prières avaient étaient entendus ?
« Lâche la. » dit une voix
Je ne reconnu pas la voix, qui était ce mystérieux sauveur ? En tout cas je ne pouvais que le remercier pour son intervention.
« Sinon quoi ? Hein qu'est ce que tu vas faire ? Me taper ? »
« Ou te tirer dessus. »
Je sentis Alec se tendre à coté de moi. Est ce que l'autre aurais vraiment une arme ? Apparemment oui puisque je sentis les mains d'Alec se retirer de mon corps. C'était merveilleux, de ne plus le sentir sur moi, dans moi. Je ne savais pas qui était l'autre mais je le remerciais déjà.
« Maintenant tu te lève. »
Il se leva, j'avais ouvert les yeux pour voir malgré ma vision brouillée.
« Fais trois pas vers le fond de la ruelle. »
Un cul de sac, c'était un cul de sac, qu'allais faire l'autre ? Alec fit trois pas.
« Tu devrais avoir honte de toi. »
L'autre ne dis rien.
« C'est quoi la drogue ? »
« GHB. »
Puis j'entendis un coup de feu qui retentit dans toute la ruelle. Je n'arrivais pas à croire qu'il venait de tuer Alec. Son corps s'affaissa et une mare de sang commença à se former à coté de lui. Je fermais les yeux, je ne voulais pas voir.
« Est ce que ça va ? » demanda la voix
Je ne pouvais pas mais de toute façon je ne voulais pas répondre, et si je disais quelque chose de mal ? Si lui aussi venait pour me violer ? Après tout chacun son tour non ? Je le sentis s'accroupir à coté de moi. Allait il continuer ? Il pouvait directement m'achever, je préfèrerais encore mourir plutôt que vivre après ce qu'il venait de ce passer ! Une de ses mains passa sous mes jambes, une autre dans mon dos. Je ne comprenais pas, voulait il m'allonger pour pouvoir mieux me violer ? Remarque ca semblait logique, de cette façon il aurait certainement un meilleur angle ?
Sauf que je me sentis soulevée de terre, je voulus me débattre, je ne voulais pas qu'il me touche je préférais qu'il me laisse par terre toute seule. Mais apparemment ce n'était pas ses projets car je sentis qu'il s'était mit à marcher. Je ne savais pas où il m'emmenait mais je ne voulais pas. J'avais froid, j'étais sale, je ne méritais pas mieux que de rester par terre dans la rue, dans mon sang.
« Ça va aller, ne t'inquiète pas tout ira bien, je suis désolé. »
Désolé ? Pourquoi était il désolé ? Je ne voulais pas de sa pitié, je n'en avais pas besoin.
« Tu peux être tranquille maintenant tu es en sécurité repose toi. »
En sécurité ? Il semblait croire à ce qu'il disait, alors soit c'était un sacré menteur soit il croyait vraiment dur comme fer à ce qu'il venait de me dire. Alors je choisis de le croire, peut être que je me trompais et que j'allais regretter ma décision mais j'étais fatiguée de luter, j'étais fatigué de devoir me débrouiller, fatiguée de voir les gens mourir et surtout je me sentais salie, je ne voulais plus penser à tout ça. Alors j'arrêtais, je cessais de luter et plongeais dans l'inconscience.
Mon sommeil fut peuplé de cauchemars, je n'arrêtais pas de revivre en boucle tout ce que je venais de vivre depuis ce jour où j'étais partie chercher du lait. J'avais beau crier et me débattre rien n'empêchait ces évènements de se reproduire encore et encore. De temps en temps j'entendais des voix au loin qui me disaient des choses rassurantes, je le savais à l'intonation qu'avaient leurs voix. Il y avait une voix qui revenait plus souvent que les autres elle était toujours triste, et une bien plus enjouée que toutes les autres aussi.
Je ne sais pas combien de temps je dormis mais lorsque je me réveillais en sursaut il faisait nuit. Pourquoi est ce que j'avais l'impression de toujours me réveiller la nuit ? Je regardais autour de moi, je ne connaissais pas cet endroit. Ça ressemblait à une chambre de garçon, rien de très particulier, un bureau avec un ordinateur portable posé dessus et une grande armoire. J'étais dans un lit, sous des couverture, il y avait trois couche de couvertures mais j'avais quand même un peu froid. J'entendis du bruit derrière la porte alors je fis semblant de dormir. Je ne voulais pas savoir où j'étais ni imaginer ce qu'il allait ce passer maintenant. Alors je m'enfouis sous la couette juste au moment où la porte s'ouvrit.
« Elle dort encore. » dit une voix féminine
« Il faudrait la réveiller non ? » demanda une voix inquiète
Cette voix, je la reconnaissais. C'était celle qui me parlait quand je faisais mes cauchemars, celle qui essayait de me rassurer mais qui restait toujours triste et inquiète. Celle d'un homme puis je me rendis compte que c'était cette même voix qui était dans la ruelle. Celle de l'homme qui avait tué Alec et qui m'avait dit que j'étais en sécurité. Je ne savais pas quoi penser, avait il finalement dit la vérité ?
Une main souleva la couverture mettant mon visage à nu, je fermais mes yeux avec force. Je ne bougeais plus d'un cil, une main caressa mon visage elle était douce, celle de la fille certainement.
« Non, il faut lui donner le temps. » dit elle
« Mais... »
« Pas de mais, laisse là, elle se réveillera quand elle sera prête à mon avis avec tout ce qu'il lui est arrivé elle à besoin de repos. C'est d'ailleurs un miracle qu'elle ne soit pas blessée après ce qu'il est arrivé à Jacob et Seth... »
« Pas blessée ? Tu rigole j'espère ! »
« Tu sais très bien ce que je voulais dire. »
« Oui. Très bien on la laisse dormir mais si elle n'est pas réveillée demain matin je la réveillerais ! »
« Oui allé sort. Il faut la laisser tranquille. »
Je n'étais pas en sécurité, j'avais été naïve encore une fois de me croire en sécurité. Ces gens, qui avaient l'air si gentils pourtant, étaient de mèche avec Jacob et Seth. Ceux qui voulaient me vendre à des trafiquants de fille. C'était certainement ce qu'ils allaient faire eux aussi dès que je me serait réveillée. Alors je ne pouvais pas rester, je devais m'enfuir encore une fois. Dès que j'entendis la porte se fermer je me levais. Je n'avais plus ma robe, non je portais un tee-shirt trop grand pour moi et un mini short. J'avais de nouveau sous-vêtements aussi, une culotte en coton très confortable. Et toujours le même soutient gorge que celui que je portais avant.
Je ne sais pas ce que je devais penser de tout ça ? Déjà je pouvais être sur que quelqu'un m'avait déshabillée, lavée et rhabillée. Bon après tout si ils voulaient me vendre, autant que je sois propre et changée, mais je ne comprenais pas trop le choix de mes vêtements. Pourquoi un tee-shirt taille XL ? Ce n'était pas du tout sexy et ca ne me mettais pas en valeur non plus. Je dois avouer que je ne comprenais plus rien. Mais j'étais certaine d'une chose, je devais partir.
Je me dirigeais vers la fenêtre, il y avait un peu de hauteur, j'étais au premier mais je ne devrais pas me faire trop mal si je sautais. En plus la fenêtre n'étais pas fermée à clefs, j'essayais de l'ouvrir sans faire de bruit mais elle grinça quand même un peu. Je devais me dépêcher avant que quelqu'un ne débarque dans la chambre. Sauf que à peine avais-je posé une jambe de l'autre coté de la fenêtre que la porte de la chambre s'ouvrit.
« Ah non tu ne vas pas recommencer ! »
Bien sur je n'étais pas fière de m'être faite prendre mais je ne voulais pas qu'il m'approche, il me faisait peur. Déjà parce que avec ce qu'il c'était passé hier je ne pouvais faire confiance à un homme. Quand je le vis je le reconnu immédiatement. C'était lui ! Lorsque je rencontrais se regard, ses yeux si profond. Il approcha et me saisit par le bras, me faisant tomber de la fenêtre.
Alors je me mit à crier, parce que j'avais peur, parce que je voulais me réveiller de ce cauchemar, parce que j'étais fatiguée et que je ne voulais plus qu'aucun homme ne me touche encore moins lui. Bien sur mes cris ne passèrent pas inaperçus, et bientôt des gens entrèrent. Je ne vis pas qui ils étaient ni combien ils étaient car dès que j'avais été ramené sur le sol de la chambre je m'étais pliée en boule au sol, la tête entre les genoux et les yeux fermement clos.
« Qu'est ce qu'il ce passe Edward ? » demanda la fille de tout à l'heure inquiète
« Elle essayait de sauter par la fenêtre ! »
« Et tu peux m'expliquer pourquoi elle s'est mise à crier comme ça ? » demanda un autre garçon
« Pour rien je l'ais peut être tirée un peu brusquement c'est tout. »
C'est là que je reconnus la voix, c'était la même que celle de la rue et la même qui me parlait durant des heures lorsque je faisais mes cauchemars. Non c'était impossible ! Cet Edward, l'assassin de ma famille, serait celui qui m'aurait secouru alors que je me faisait... Et se serait le même qui aurait essayé de me rassurer pendant des heures alors que je faisais des mauvais rêves ? Non je ne pouvais le croire !
« Bon allé tout le monde dehors, laissez nous ! » reprit la fille
A mon grand étonnement ils sortirent tous et je me retrouvais seule avec cette fille. J'étais toujours dans la même position mais ça n'avait pas l'air de la gêner.
« Je m'appelle Rosalie. »
Peut être attendait elle une réponse ? Je ne savais pas mais en tout cas je n'étais pas prête à ouvrir la bouche car je sentais que si je laissais le moindre sons sortir je ne pourrais m'empêcher de crier d'horreur devant tout ce qu'il c'était passé, de pleurer sur mon pauvre sort et si je commençais je n'étais pas prête de m'arrêter, alors je ne dis rien.
« Je sais ce que tu ressens, Edward... Il m'a raconté lorsqu'il t'a trouvé. »
Je me tendis à la mention de cette fameuse nuit.
« Ne t'inquiète il n'y a que moi qui suis au courant, et s'il m'en a parlé c'est qu'il avait une bonne raison de le faire. »
Je commençais à prêter une oreille plus attentive à son discours, ce qu'elle venait de dire avait attisé ma curiosité. Pourquoi Edward aurait il raconté ça à cette fille et seulement elle ?
« S'il m'a dit ca à moi c'est parce que je suis la plus à même pour te comprendre, c'est parce que j'ai moi aussi été violée. »
Je ne pouvais pas dire que le fait de savoir ça ne me rendait pas plus attentive à cette Rosalie, puisqu'elle savait de quoi elle parlait je ne pouvais pas ne pas l'écouter rien que par respect.
« Je sais que pour l'instant tout ça te semble insurmontable, et ca l'est, du moins tant que tu ne laissera pas quelqu'un t'aider. Je ne dis pas que ce doit forcement être moi, même si je serais là pour toi quoi qu'il arrive, mais tu dois essayer de faire assez confiance à quelqu'un pour lui parler et ne pas te renfermer sur toi même. Je sais que tu te sens sale, et que tu as peur et envie de crier de t'arracher la peau pour laver ton corps que tu pense sali et impure. Je sais aussi que dans les prochains jours et mois même dès que tu verras un homme ton cœur s'emballera, tu reverra des flashs de cette soirée, tu ressentira encore ses mains sur ton corps, sa voix, tout jusque dans les moindres détails. Et je sais qu'à ce moment là tu n'aura qu'une envie, celle de mourir pour ne plus ressentir tout ça, tu voudras en finir parce que ca te paraitra insurmontable. Mais je sais aussi que tu finira par réapprendre à faire confiance aux homme, même réapprendre à aimer. Et un jour, qui te semble certainement plus que improbable ou alors vraiment très très lointain pour le moment tu pourra repenser à ce jour en ne ressentant plus rien parce que tu seras dans les bras d'un homme qui t'aimera et tu aura peut être des enfants. Tout ca pour te dire que ce n'est pas aussi désespéré que ca en a l'air et que je suis là pour toi et surtout que tu n'es pas toute seule parce que je sais exactement ce que tu ressens. »
Alors vous en pensez quoi ? Pas trop choqué ? :s
