Auteur : JCM-EFD (Jes Cullen-Malfoy et Emmoirel-For-Drarry)
Titre : La vérité par les mots
Rated : M
Couple : Draco et Harry, quoi d'autre !
Genre : Romance /Drame
Situation : Cette fiction débute pendant la sixième année de nos chers héros ! **risque de Spoiler**
Autres : Sirius Black est bel et bien mort pendant la cinquième année et Severus Rogue sera appelé ici Severus Snape. Et ce dernier donnera cours de potion et non cours de Défense contre les forces du mal !
Publication : Pas fixe… nous allons essayer de poster hebdomadairement mais avec nos emplois du temps, nous ne savons pas si nous y arriverons. Sachez aussi que cette fanfiction est une improvisation totale… on écrit sur MSN sans modifier et hop, c'est emballé ! (^-^) (Nous avons une direction générale mais c'est tout)
Particularité :
1 : Cette folie est née d'un délire et d'une envie sur MSN…
2 : Cette fanfiction est écrite à 4 mains, les deux d'Emmoirel écrivent tout ce qui concerne Harry et se sera écrit principalement en gras, les deux mains de Jes Cullen-Malfoy, elles, écrivent en revanche tout ce qui concerne Draco et se sera écrit principalement en italique. Le reste, ce qui est neutre, sera écrit normalement.
Note de Jes Cullen-Malfoy : Alors, on va dire que dans ce chapitre, quelque chose se met en place … mais je n'en dis pas plus ! Je vous souhaite bonne lecture, merci à toutes les personnes qui review et je vous donne rendez-vous en bas de page (^-^)
Note d'Emmoirel For Drarry : Voilà le chapitre de la semaine, j'espère que notre fic vous plait toujours.
Chapitre 10
Précision : Le lendemain du chapitre 9, donc dimanche
POV Draco
Je me réveillai non pas, par la faute du froid ou de mon réveil, mais par la présence à mes côtés. Je souriais doucement, me remémorant la merveilleuse nuit reposante que j'avais eue. Sa présence m'avait fait du bien.
Profitant du fait qu'il dormait encore, vu sa respiration calme, je me permis de le détailler minutieusement. Il avait ses cheveux en bataille, encore plus que d'ordinaire, son visage était détendu et je fus touché en voyant le petit filet de salive sortir de ses lèvres entrouvertes.
Je voulais lui caresser le visage mais je ne voulais pas le réveiller. Je me contentai alors de mes yeux. Petit à petit, ayant du temps pour penser, je me penchai sur la journée d'hier. J'avais connu des choses extraordinaires et j'avais osé... le prendre en bouche. Je n'aurais jamais cru ça venant de moi et dans un sens, je m'en voulais.
Je ne voulais pas vivre ces choses sans être sûr que j'aimais Harry, je me sentais comme un imposteur envers lui. Je tenais à lui, il me plaisait, j'étais horriblement heureux dans ses bras... mais je ne savais pas si je l'aimais, ou si j'étais amoureux de lui.
Et comment le savoir ?
Je n'avais aucune expérience avec les autres, je ne pouvais me baser sur rien. Etais-ce le fait qu'il savait que j'allais mourir qui me faisait m'attacher à lui ? Étais-ce mon subconscient qui l'utilisait pour assouvir mon manque de tendresse ?
Je n'en savais fichtre rien et j'avais peur. Peur de me rendre compte que je l'utilisais comme je le lui avais reproché... sauf que je ne le faisais pas pour le sexe mais pour ne pas être seul.
Un geignement me sortit de mes interrogations et de mes doutes, et je vis avec joie, les paupières d'Harry s'ouvrirent doucement.
POV Harry
Quand j'avais ouvert les yeux, la première chose que j'avais vu, c'était Draco qui m'observait. Je lui soufflai un « bonjour » d'une voix endormie auquel il me répondit. Puis nous étions restés comme ça, à ne rien dire, à s'observer pendant plusieurs minutes. Je pouvais voir qu'il devait penser à plusieurs choses, car ses yeux reflétaient un coup de la gêne, un coup de la joie, puis après de la peur. Qu'est ce qui pouvait bien le tracasser ? Je lui demandai ce qu'il avait en me glissant dans ses bras, mais il se leva aussi sec. Je réitérai alors ma question.
-Draco, qu'est qui se passe ?
-On ne devrait pas... enfin plus... refaire ce que nous avons fait la veille, me dit-il en tirant sur le drap et en l'enroulant autour de lui.
-C'est ça qui te tracasse ? Et je peux savoir pourquoi ?
Je lui demandai ça en cherchant mon boxer et mes vêtements. Car je me retrouvai nu devant lui à mon tour, vu qu'il s'était levé en prenant le drap et me laissant comme ça, je voulais me couvrir.
-Je ne veux pas te faire de la peine, me dit-il en s'asseyant sur le lit.
-De toute façon, je ne te demande pas à ce qu'on recommence là tout de suite. Nous prendrons notre temps. Donc pourquoi penses-tu que tu vas me faire de la peine ?
Je le rejoignis et m'assis près de lui, après avoir enfilé ma chemise.
-Je... je ne sais pas encore très bien ce que je ressens envers toi, me dit-il en vrillant son regard humide au mien.
Je devais reconnaitre, que même si je ne m'attendais pas à ce qu'il m'annonce qu'il était amoureux de moi, j'espérai que ses sentiments aient un peu évolués. Mais ce n'était malheureusement pas le cas. Je ne savais pas quoi penser. Avions-nous bien fait d'entamer cette relation alors qu'il n'était pas sûr de ce qu'il ressentait ? Et moi ? Supporterais-je de vivre une histoire avec des sentiments à sens unique ? Mes yeux se détachèrent des siens, je ne disais rien. Je me levai et parti près de la salle de bain récupérer mes chaussures qui avaient atterri là la veille. Puis je rejoignis l'autre bord de son lit et les enfilai, toujours muré dans mon silence.
En fait je me sentais rejeté. Comme si j'avais été testé et non approuvé. Je pensais qu'il avait quand même un peu plus de sentiments envers moi, mais je m'étais trompé apparemment. Qu'on ne recommence pas ce que nous avions partagé la veille, je m'en foutais. Mais là, il venait, avec cette simple phrase, de me faire redescendre de mon nuage. Que devais-je en déduire ? Voulait-il tout arrêter ? J'avais fini de me chausser mais je ne bougeais pas pour autant, je ne savais pas quoi faire, ni dire. J'étais perdu. C'est lui qui me sorti de mes pensées en me parlant de nouveau.
POV Draco
Je pu voir que ma phrase l'avait chamboulé et je me sentais mal. Je voyais bien qu'il souffrait et qu'il ne me comprenait pas. Je le regardai se chausser, souhaitant qu'il me parle mais il n'en fit rien. Je décidai alors de taire le silence entre nous.
-Tu ne comprends pas n'est-ce pas ?
-Je... non, non je ne comprends pas, murmura t-il. Veux-tu... rompre ? Me demanda-t-il avec un éclat de panique dans les yeux.
-Merlin non, dis-je en venant le prendre dans mes bras.
Je le serrai aussi fort que je le pouvais et sans pouvoir m'en empêcher, je ravi sa bouche.
-Je suis bien avec toi, je ne veux pas que cela s'arrête... je suis attaché à toi Harry... mais ...
-Mais quoi alors ? Je ne te comprends pas, je suis perdu là !
-Je... je suis perdu aussi, avouais-je en me détachant de lui.
-Tu es perdu ? Mais perdu en quoi ? Explique-moi, que je m'y retrouve, que je sache sur quel pied danser. J'ai l'impression de faire 1 pas en avant et 3 en arrières avec toi. Alors dis moi, dis moi ce qui ne va pas !
-Je ne sais pas c'est quoi l'amour, criais-je en colère qu'il ne comprenne pas, alors comment veux-tu, dis-je en venant m'accroupir devant lui, que je sache si je t'aime alors que je ne sais pas comment on s'en rend compte ?
-Comment veux tu que je le sache pour toi ? Il n'y a que toi qui puisses répondre à cette question, me dit-il plus calmement en se levant et se dirigeant vers la porte de ma chambre.
-Harry, attend, criais-je à bout
-Quoi ? Me demanda t-il doucement. Je pense que tu devrais réfléchir, seul. Je vais retourner à mon dortoir.
-S'il te plait, dis-je en faisant un pas vers lui.
-S'il te plait quoi ? Qu'est ce que tu attends de moi ? Me rétorqua t-il d'une voix brisée.
-Ne me laisse pas, dis-je en tombant à genou... s'il te plait, ne me quitte pas alors que je suis peut être amoureux de toi, chuchotais-je.
-Mais je ne veux pas te quitter mon ange, me dit-il en me relevant et me prenant dans ses bras. Je veux juste te laisser le temps de réfléchir, de faire le point. Et pour ça tu as besoin d'être seul. Je ne dis pas non plus que je coupe tout contact, on pourra se parler par le journal.
-Je suis désolé, désolé, dis-je en enfouissant ma tête dans son cou.
-Je sais, moi aussi. Je t'ai peut être un peu trop pressé, je t'en ai peut être trop demandé d'un coup.
-Tu n'y es pour rien, dis-je en le regardant dans les yeux. C'est moi le problème, moi, dis-je en l'embrassant.
Je lui demandai l'accès à sa bouche immédiatement et il accepta.
Nos langues de mêlèrent tendrement, sensuellement, langoureusement. Le baiser n'en finissait pas. Je passai mes mains derrière sa nuque, pour encore plus approfondir mais une fois n'étant pas coutume, l'air me manquant, je dû m'éloigner.
POV Harry
Après avoir quitté Draco, j'étais allé me promener dans le parc. Je m'étais assis près du lac, j'avais besoin de faire le point moi aussi. Où en étais-je de mes sentiments ? Ne m'étais-je pas emballé en prenant une attirance pour le Draco que personne ne connait, celui qui était comme moi, pour de l'amour ? Je lui avais dit être en train de tomber amoureux de lui, mais l'étais-je réellement ? Je devais analyser ce que je ressentais pour être sur de moi. Car je ne devais pas rester avec lui si je ne l'aimais pas vraiment. Je ne devais pas le faire souffrir. Je commençai alors à me poser les bonnes questions.
Comment je me sentais lorsque j'étais avec lui ?
Heureux, bien, apaisé, à ma place.
Est ce que je me voyais encore avec lui dans 20 ans ?
Oui, bien sur !
Si mes amis rejetaient Draco, lui tournerais-je le dos ?
Non, s'ils n'acceptaient pas la personne qui me rendait heureux, c'est qu'ils n'en valaient pas la peine.
S'il devait mourir lors de cette guerre, pourrais-je continuer de vivre normalement ?
Non, irrémédiablement non.
Je croyais, à raison, que je n'avais pas à me poser plus de questions avant de comprendre que j'étais bel et bien amoureux de lui. Il avait réussi en quelques jours, à me faire changer radicalement de sentiments vis à vis de lui. Mais je décidais d'attendre pour lui dire, je voulais qu'il sache où il en était avant de lui dire ouvertement que je l'aimais. Par contre, rien ne m'empêchais de parler avec lui. Je me précipitais alors dans ma tour, me couchai sur mon lit. Les rideaux fermés, je lui écrivis sur le journal.
« Draco ? Tu es là ? »
« Oui... »
« Je ne te dérange pas ? »
« Non, j'attendais même que tu viennes sur le journal. En attendant, je fais mon devoir pour le cours de potion. »
« Eurkkk je l'ai oublié celui là, pas grave je le ferais tout à l'heure. »
« Si tu veux, je peux te passer le mien demain ? »
« Non, ça ira merci, je demanderais à Mione de m'aider, si elle veut bien. Tu disais que tu m'attendais ? »
« Oui, je ne voulais pas que tu partes ce matin, j'aurais aimé passé ce dimanche avec toi. »
« Je pense que c'était mieux pour nous deux de se séparer aujourd'hui. On a besoin de faire le point sur notre relation, toi comme moi. Et puis ça me permettra de passer un peu de temps avec mes amis tout à l'heure, ils vont penser que je ne leur parle plus si ça continue. »
« Tu sais Harry... je ne me moque pas de toi. Je suis bien avec toi et j'ai envie que l'on continue nous deux. Je n'ai pas envie que tu arrêtes tout parce que je suis un incapable niveau sentiment. Tu me crois, hein ? »
« Je ne compte pas arrêter notre relation Draco, j'ai juste besoin que tu fasses le point, que tu saches où tu en es, pour qu'on puisse être sûr de nous. Je suis bien avec toi moi aussi, mais j'ai besoin que tu sois sûr de ce que tu veux. Et tu n'es pas un incapable, arrête de te dénigrer. »
« Je sais mais je me sens mal depuis ta réaction. J'ai bien vue la peine dans tes yeux et cela me fait me sentir en colère contre moi. Et tu ne mérites pas ça Harry. Et la chose bizarre la dedans, c'est qu'au début de l'année, j'aurais souris si j'avais vu tes yeux peinés... mais là, en si peu de temps, ton état m'affecte. Et je ne veux pas que, que tu... bon sang, je n'arrive même pas à écrire ce que je veux. Je suis lamentable. Et sinon, pour changer de sujet, comment as tu trouvé notre mini weekend ? »
« Je l'ai trouvé trop court, j'ai aimé passer du temps avec toi, sans voir personne d'autre. J'ai aimé nous sentir seuls au monde. Ne pas avoir à penser à la guerre et tout le reste, ne penser qu'à nous. Bon je n'ai pas vraiment apprécié quand tu m'as viré de ta chambre. J'espère d'ailleurs que tu ne recommenceras pas de sitôt. Surtout pour une raison comme celle là. Et toi ? »
« J'ai aimé passé du temps avec toi aussi. Et pour le fait de t'avoir viré de ma chambre, je ne le ferais plus. Tu es où là ? Et sinon, Granger te passe souvent ses devoirs ? »
« Là je suis sur mon lit, je suis rentré dans ma tour. J'ai été faire un tour après t'avoir laissé, mais il fait trop froid alors je suis rentré. Pour ce qui est de Mione, oui et non. Disons qu'avec Ron on arrive souvent à l'amadouer pour qu'elle nous les passe, mais le plus souvent elle nous force à les faire en nous aidant un peu. »
Quelque chose que j'avais dis à Draco venait de refaire surface dans mon esprit, il fallait que je lui en parle maintenant. Mais je n'étais pas sur qu'il accepte.
« Dis moi, tu te souviens que je t'avais dis que je connaissais quelqu'un qui pourrait t'aider par rapport à tes missions ? »
« Heu, oui, je m'en souviens. Pourquoi cette question tout à coup ? »
« Je viens de me rappeler que je ne t'avais toujours rien dit sur cette personne. Et que peut être tu accepterais d'aller la voir. Ça pourrait te soulager d'être soutenu par quelqu'un pour ça, vu que je ne peux malheureusement rien faire pour toi. »
« Tu ne comprend pas Harry, personne ne peu m'aider. »
« Si Draco, il existe bien une personne qui peut t'aider. Mais serais-tu prêt à accepter de l'aide ? »
« Je te fais confiance, même si je doute que tu as raison. »
« Merci. Surtout que pour moi ce n'est pas évident de te confier à cette personne, entre elle et moi ce n'est pas la grande amitié. Mais je sais que pour ça je peux lui faire confiance, elle saura te protéger au maximum. Tu seras plus que surpris quand je te révélerais son identité, ça je n'en doute pas. J'aimerais que tu promettes d'aller la voir rapidement. »
« Est-elle déjà au courant pour moi et mes missions »
Draco en écrivant ces mots testait la confiance qu'il pouvait avoir en Harry. Le garçon avec qui il sortait depuis peu l'avait-il trahi ?
« Non, je ne lui en ai jamais parlé, je préfère que tu le fasses toi même. D'ailleurs tu comprendras rapidement que j'évite de lui parler si je peux. Je te l'ai dis, je lui fais confiance, mais nous ne nous entendons pas. Je sais c'est paradoxal. Alors ? Tu me le promets ? »
« T'es marrant Harry, tu me demande d'aller vers une personne qui ne t'apprécie pas, pour lui demander de l'aide ? Et comment je l'aborde moi ce type ? Hein ! « Coucou moi c'est Draco, j'ai un énorme souci. Je suis mangemort et j'ai deux missions impossibles à remplir... » Harry, faudrait peut être que tu arrives à te mettre dans le crane que... »
Draco souffla et repris sa phrase :
« ... que je ne peux faire confiance à personne. Ma famille est sous le joug de ce mégalomane, même ma tante et surtout ma tante. Je n'ai personne à qui me confier à part toi, et merlin, même aujourd'hui, je n'arrive pas à concevoir que tu saches tout de mes missions. Alors comment veux tu ... Attends, ne me dit pas que cette personne est Dumbledore Harry ? Tu n'y penses pas quand même ! »
« Non, ce n'est pas lui. Laisse-moi-t'expliquer, tu comprendras mieux après. Cette personne est un mangemort depuis longtemps. Mais elle n'est pas que ça. Elle joue aussi le rôle d'espion pour le compte de l'ordre. Cela fait des années qu'elle s'est retournée contre Voldemort, mais elle reste parmi ses troupes pour nous aider. C'est même une personne haut placée dans le rang des fidèles. Cette personne n'est autre que ton parrain Draco, Severus Snape. C'est pour ça que je suis sûr qu'il t'aidera si tu lui parles. »
Draco, en lisant la phrase d'Harry, en laissa tomber sa plume. Son parrain était un espion pour le côté de la lumière ? Et ce depuis des années ! Cela ne pouvait pas être possible.
« Tu racontes n'importe quoi Harry, ce n'est pas possible. Mon parrain ne peut pas être comme tu le dis. Je l'aurais vu, il me l'aurait dit. On est très proche, même plus que père et moi. Ce n'est pas possible merlin… ».
Draco, n'en pouvant plus, se mit à pleurer devant le journal.
« Si Draco, ton parrain est bien espion pour l'ordre. Je suis désolé que ce ne soit pas lui qui te l'apprenne, mais je ne pouvais pas te laisser perdu avec tes missions comme ça, et je n'ai trouvé que cette solution pour peut être t'aider. »
Harry ne voyant pas de réponse apparaitre sur le journal, insista :
« Draco ? Draco tu es toujours là ? Répond moi s'il te plait »
POV Draco
Je pleurais depuis plusieurs minutes. J'avais trop de choses à gérer. Ma famille, ma mère, mes missions, Harry. Et merlin savait que leur importance n'allait pas dans cet ordre à ce jour. Alors apprendre que la seule personne qui m'avait un tant soit peu montré de l'affection m'avait mentit depuis si longtemps me fendait le cœur, même si en définitive, cela démontrait que mon parrain était bon.
Je jetais un œil au journal et vis que mon récent petit ami paniquait. Voulant dans un sens qu'il accourt ici et me console, sans pour autant voir quelqu'un dans mon état, je pris ma plume qui était tombée au sol et répondis.
« Oui, je suis là, désolé. Je suis un peu chamboulé avec cette nouvelle. Pardon si je t'ai fais peur. Mais Harry, loin de moi l'idée de douter de toi, mais comment peux-tu être sûr de la loyauté de mon parrain pour le côté de la lumière ? »
« Je l'ai vu à l'œuvre, c'est lui qui me donne des cours d'oclumencie pour que je puisse lutter contre Voldemort, il a permit de sauver de nombreuse vies dans des attaques qu'avait lancé Voldemort, et surtout, il est loyal envers Dumbledore. Pour quelles raisons, je ne sais pas, c'est entre eux. Et tu sais, s'il ne t'a rien dis, ce n'est pas de sa faute, il ne pouvait pas mettre en danger sa position. Iras-tu le voir ? »
« Je ne sais pas Harry. Je ne pensais pas devoir aller en parler à mon parrain. J'ai peur. Je ne sais pas comment l'aborder. Quoi dire ? Comment faire ? Je suis perdu. Si seulement tu pouvais... m'aider toi, me faire oublier, m'emmener loin de tout. Merlin que tout serait plus simple... »
Trop déboussolé, je me levai et parti de ma chambre sans même avertir Harry. Je devais réfléchir et faire le point. Je ne pouvais pas aller frapper à la porte de Severus comme ça et tout lui balancer. Et même si j'avais confiance en Harry, je doutais un peu qu'il ait raison.
Que pourrait faire mon parrain ?
Mon ventre grondant soudain, je me dirigeai vers la grande salle pour déjeuner.
POV Harry
N'ayant pas de réponse de Draco depuis plusieurs minutes, je commençai à m'inquiéter. Avais-je eu raison de lui dire pour son parrain ? Etait-il parti le voir ? Etait-il en colère ? Je quittai alors la tour Griffondor et parti faire un tour dans Poudlard pour voir si je le voyais. Je n'avais même pas eu le temps de demander à Draco de ne pas dire à Snape que c'était par moi qu'il était au courant de sa position au sein de l'ordre. J'arrivais devant la chambre de Draco, frappai et attendis, mais il ne vint pas m'ouvrir. Je me dirigeai ensuite vers le parc quand je remarquai que l'heure du déjeuner était arrivée, peut être qu'il était dans la grande salle. J'y pénétrais à la suite d'un groupe de Serdaigle, regardai en direction des Serpentards et le vis assis près de Zabini et Nott. Etant rassuré de le voir là, en train de manger, je me dirigeai vers ma table.
POV Draco
Une fois installé à ma table, près de mes « amis », je me servi un verre de jus de citrouille.
-Alors Draco, qu'as-tu fais ce weekend ? On ne t'a pas vu, me dit Blaise.
-Oh, rien de bien intéressant, dis-je en prenant un peu de salade dans mon assiette
Il vit certainement que je ne voulais pas m'étendre sur ce sujet car il me laissa manger tranquillement. Cependant, un groupe de Serdaigle pénétra la grande salle dans un mouvement de troupeau plus bruyant que les pires commères.
Mon regard resta sur les doubles portes car je pu voir qu'Harry y était. Mon cœur pris de la vitesse et ne voulant pas que mon regard soit intercepté par quiconque, je repris la contemplation de mon assiette.
-Dis Draco, tu voudras bien m'aider pour le devoir en histoire de la magie, demanda Théo.
-Aucun problème... je passerai dans la salle commune se soir pour te passer mon parchemin, je l'ai fini dans la semaine, déjà.
-Tu fais le malin, Draco, mais quand tu auras une petite copine tu verras que tu auras beaucoup de mal à terminer tes devoirs autant à l'avance, si ce n'est à la dernière minute.
Je ris à la réplique de mon ami et quand mon ventre fit rempli comme il le voulait, je pris le chemin de parc, voulant prendre un peu l'air.
Quand je me fus reposé une petite demi heure, ne pensant à rien, je pris le chemin du terrain de Quidditch où je pu observer l'entrainement des Poufsouffles.
A un moment, la pluie commença à tomber, je soufflai et marchai rapidement pour me mettre à l'abri. Une fois dans le château, je repensais à Harry et à mon parrain.
Si je devais sauter le pas, autant le faire aujourd'hui, sachant que si je passais la nuit à y réfléchir, je ne le ferais jamais.
Chaque pas menant au bureau de mon parrain, me donnait envie de fuir à toute jambe mais je devais être fort.
De toute manière, je n'allais pas tout lui avouer en lui disant bonjour, je devais le tester un minimum avant. Je n'arrivais pas à concevoir que le mangemort en qui avait le plus confiance Vous-Savez-Qui, était en réalité un espion. Comment faisait-il ?
Je ne m'aperçu même pas être arrivé à destination avant de foncer dans un élève.
-Et faites attention où vous marcher ! Allez, fichez moi le camp, cria mon parrain de son bureau.
-Oui, oui monsieur.
Le jeune Griffondors parti en courant et je ne pu m'empêcher de rire. Mon parrain ne pouvait s'empêcher de torturer les rouge et or.
Puis, me souvenant du pourquoi j'étais là, je me tendis. Je risquais gros à faire confiance à Harry, et même si je savais que Severus m'aimait, comme il aurait probablement aimé son fils, il pouvait me trahir et raconter à notre maître que je tentais de quitter ses rangs.
-Monsieur Malfoy ?
Je levai la tête et croisai le regard noir de mon parrain. J'aimais toujours autant la manière dont il continuait à m'appeler « Monsieur Malfoy » hors de son apparentement à Poudlard.
Je ne pu que sourire et sans attendre, je passais devant lui et pénétrai dans son bureau. Une fois à l'intérieur, je ne demandai pas la permission et passai la porte au fond à gauche qui menait à son appartement personnel.
Il comprendrait par là que je voulais parler à mon parrain et non à mon professeur. Une fois dans son repaire, je marchais vers le petit fauteuil en velours marron et y déposai mon royal fessier.
Merlin, je voulais sortir d'ici et me réfugier dans mon lit… mais je devais tenter l'infime chance que j'avais en cet instant précis, l'espoir qu'Harry avait fait naître en moi petit à petit.
-Que me vaut la plaisir de recevoir la visite de mon filleul en ma demeure, me dit-il avec un sourire que rare avait pu voir orner son visage.
-J'avais envie de te voir, cela fait un petit moment que nous n'avons pas juste discuté devant un bon jeu d'échec.
-En effet…
-Aurais-tu la gentillesse de me servir à boire, demandais-je en enlevant ma cravate et en me mettant à l'aise.
Il faisait chaud dans son salon, avec le feu de cheminée mais aussi certainement à cause d'un sort de réchauffement.
-Mais bien entendu… que veux-tu ? Jus de citrouille, thé, de l'eau ou quelque chose de plus fort ?
Je relevai les yeux, ceux que j'avais posés sur le tapis persan qui recouvrait le sol de pierre froide et l'ancrai au sein. Devinait-il que ma visite était tout autre ? Jamais il ne m'avait proposé d'alcool et là, il le faisait …
-Un thé fera l'affaire, dis-je…
-Je reviens dans quelques instants, me dit-il en pénétrant dans sa petite cuisine. Prépare le jeu pendant ce temps, me cria-t-il après quelques secondes.
Je soufflai une énième fois et me levai pour aller chercher le jeu dans l'armoire. Depuis que j'avais eu l'âge d'y jouer, je partageai l'amour pour les échecs avec lui.
D'ailleurs, si je réfléchissais bien, les seuls moments de bonheurs que j'avais en mémoire, étaient des moments passés avec lui. Mon Sevy, mon parrain, mon Severus.
Cet homme qui paraissait froid, avait été la seule personne m'aimant un tant soit peu, me démontrant de la tendresse en cachette de mes parents.
-Tu dors ? Entendis-je avant qu'ils ne se mettent à rire.
-Non, je repensais à tout ce que tu as été pour moi, dis-je voulant le remercier pour ça, comme tant d'autre fois.
-Draco, tu n'as pas à me remercier, me dit-il en posant le plateau contenant deux thés.
Certainement un thé des iles Galápagos pour lui, son péché mignon, et pour moi, un thé à la menthe.
Une fois installé, nous nous mîmes à jouer et parler, de tout et de rien. Il se plaignit de ses élèves, me raconta quelques anecdotes qui me firent rire. Cela me faisait du bien, de le retrouver. Cette année, avec tout ce qui m'était tombé dessus, je n'avais pas eu le plaisir de venir le voir.
Quand il me mit en échec et mat, je soufflai et me laissai tomber dans le fond du fauteuil.
-Tu as une mission particulière toi ? Demandais-je à brule pourpoint.
-Plait-il ?
-Je te demandais si le maître t'avais donné une mission ces temps si.
-Pourquoi cette question Draco ?
-Comme ça, dis-je en haussant les épaules.
Puis, voyant mon erreur mais trop tard, le poids de mes tâches se firent sentir et je sentis mon menton trembler.
-Qu'est-ce qui ne vas pas Draco ? Me demanda-t-il en venant s'accroupir devant moi, éloignant la tablette où se trouver le plateau de jeu.
-Rien, mentis-je.
-Je t'ai déjà dit que je sais quand tu me mens Draco ! Pourquoi veux-tu savoir si j'ai une mission ?
-Juste pour savoir, c'est tout…
Il me regarda et ses yeux onyx me firent me perdre. Combien de fois n'avais-je pas souhaité voir se regard, cet homme me sortir de mes cachots au manoir, de cette froideur qui m'avaient enveloppé tout petit.
-En as-tu une toi ?
La voix était douce et je tournai ma tête vers la cheminée. Et là, dans cette pièce, dans ce fauteuil, tout tomba en ruine. Ma retenue, tout ces années de doutes, ces années où je m'étais posé milles questions et en cet instant, je me dis que je m'étais posé les mauvaises.
Et je venais de trouver mes réponses.
Pourquoi était-il gentil avec moi ? Pourquoi avais-je été le seul à voir ses sourires, entendre ces rires ? Pourquoi avait-il quelque fois ce regard pendant les repas familiaux où mon père se ventait de ses exploits de mangemort ? Pourquoi restait-il seul, chez lui au lieu de se trouver une mangemort alors que des tas lui faisait du rentre dedans à chaque bals organisés par mon père ?
Parce qu'il n'était pas méchant, parce qu'il m'aimait, pace qu'il n'était pas du côté noir mais qu'il était dans celui de la lumière.
Mon cœur rata un battement à ces réponses. Elles pouvaient être erronées, faussées par mon envie intérieure de trouver une épaule pour m'y reposer, une aide pour me sauver. Et puis, étrangement, je me mis à penser à Harry. Son insistance pour que je vienne ici, ses sentiments pour moi. Je savais là, que je pouvais lui faire confiance, que je pouvais me confier.
-Draco ?
-Oui, dis-je en souriant.
-Dis-moi, quelque chose te tracasse ?
-Sev'… j'ai…
Sans m'y attendre, il me prit dans ses bras et me serra très fort. Je lui rendis son étreinte et tout en restant dans le creux de ses bras, je lui murmurai mes missions, mes craintes, mes peurs. Mon envie de changer de camp, celle de vivre longtemps, celle de ne pas perdre ma mère.
Tout le long de mes confessions, il ne dit rien et quand j'eus fini, il me lâcha et se leva.
-Je t'aiderai Draco. Je ferais tout ce qu'il est en mon pouvoir pour t'aider dans tes tâches.
Là, quand ses mots s'immiscèrent en moi, j'eus un doute. Allait-il m'y aidait dans le sens de faire rentrer des mangemort dans Poudlard et en tuant le veux fou ?
-Je vais devoir en parler à Dumbledore. Il pourra trouver une solution plus facilement que moi, continua-t-il. Tu devras faire comme si tu étais fier d'être un mangemort, ne montre rien de tes peurs et de tes doutes Draco. Même en présence de tes amis les plus proches.
-Dans quel camp es-tu ? Demandais-je
-Dans le tien, me dit-il en venant prendre place dans le divan face au mien.
-Mais encore ? Dis-je en tremblant.
-Celui du survivant, celui de la vie, celui de la liberté.
Je ne dis rien d'autre car il n'y avait rien à dire. Et je pouvais voir qu'il était soulagé de me le dire mais en même temps, son corps était tendu, certainement dans l'attende d'une attaque.
Nous sommes resté une bonne dizaine de minutes avant que je n'ai le courage de me lever et de quitter ses apparentement, non sans l'avoir serré dans mes bras en lui glissant un "merci parrain".
Après, je choisi de rendre une petite visite à ma salle commune, où certaines personnes avaient besoin de mon aide. Le temps que j'y passai me paru très long et j'avais un manque. Je voulais écrire à Harry ou même le voir. Le serrer dans mes bras, le sentir juste près de moi.
La fin d'après midi touchait à sa fin quand je pris le chemin de ma chambre.
J'avais aidé deux trois élèves pour leur devoir et j'avais discuté avec mes amis les plus proches "Théo et Blaise" même si je ne leur avais pas tout dit, j'avais pris plaisir à être près d'eux.
Une fois dans ma chambre, je décidais de voir si Harry était là.
"Harry, tu es là ?"
« Oui, je suis là. Ca va ? »
« Oui, ca va. Et toi ? »
« Oui, je viens de quitter Ron et Mione, on a passé l'après midi ensemble. Ca m'a fait plaisir de passer un peu de temps avec eux. Et toi, qu'est ce que tu as fait cetaprès midi ? »
« J'ai passé un long moment dans ma salle commune, pour aider quelques élèves entre autre. Mais j'ai aussi bavardé avec Théo et Blaise. Cela m'a fait du bien. Et c'est grâce à toi Harry, avant j'avais l'impression d'être là sans y être et aujourd'hui, j'ai ris de nouveau avec eux... Merci »
« Moi ? Mais je n'ai rien fait. Mais tant mieux si tu as passé un bon moment avec tes amis. »
« Si Harry, tu as fait quelque chose. Tu m'as rendu la lumière. Merlin que c'est mièvre ! Sinon, j'ai fait autre chose aujourd'hui Harry. Mais je préfère t'en parler de vive voix. A part ça, Granger t'a passé son devoir ? »
« Comment ça tu as fais autre chose ? Tu es retourné travailler sur l'armoire ? J'aurais préféré que tu ailles voir ton parrain afin que vous trouviez une solution pour ne plus que tu y touches à cette maudite armoire ! »
« Pourquoi, en bon Griffondors que tu es, ne peux-tu éviter de sauter aux conclusions hâtives ? Merlin Harry, je ne voulais pas te le dire comme ça, tu me gâches tout ! Sache pour ta gouverne que je n'ai pas été réparer cette maudite armoire, mais que j'ai bien été voir mon parrain. Maintenant que tu viens de tout gâcher, je te laisse, je suis fatigué »
« Je suis désolé si je tire des conclusions hâtives mais que voulais-tu que j'imagine d'autre, dont tu ne veuilles pas me parler par le journal ? Mais bon, puisque tu es fatigué, on en reparlera demain ! Bonne nuit. »
« Oui, à demain ! »
Voilà, le dixième chapitre est bouclé !
Nous attendons avec impatience vos impressions !
Jes Cullen-Malfoy : Voilà, alors, Draco a enfin une possible aide concernant ces missions en Severus ! Sinon, j'espère que la petite distance entre nos deux amoureux, ne vous a pas déçue ! Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine !
Emmoirel-For-Drarry : Et voilà, comme vous le voyez, nos deux chouchous ont toujours du mal à se comprendre lol. Bon, peut-être qu'on les aide un peu à ne pas se comprendre mdr ! J'espère que ce chapitre vous à plu. A dimanche prochain et bonne semaine.
(^-^) Jes Cullen-Malfoy
ET
Emmoirel-For-Drarry and Emmoirel-For-Snarry
**Doublement « Yeux de chat Potté »**
**Laissez-nous une review please**
Ps : Sachez que le chapitre 13 est déjà bien entamé ! (^-^)
