Nom : Yoake no chôchô

Auteur : Gakuto-Sara

Disclaimer : Pas à moi, depuis le temps, et si j'gagnais de l'argent pour écrire ces bidules atroces, j'serai morte depuis des lustres… %)

Note : Huuuuum… Si vous voulez, vous pouvez considérer ça comme une suite à Projet 111 000 et 000 111. En moins triste. Comme pour leur remonter le moral, à ces pauvres rejetés que sont Gaito et Sara %) Sinon… C'est une sorte d'associations de plusieurs moments de l'avant-série, quelques mois après l'autre OS peut-être. Enjoy^^


Il traça un nouveau trait, achevant un grand A majuscule qui lui causait bien des soucis.

- … Onee-san, c'est bien là ?

- Tu en mets trop à côté. Je te remontre une dernière fois et tu devras y arriver tout seul, Gaito.

- Hai.

La jeune rousse passa ses bras autour de ceux du garçon aux cheveux d'argent. Elle referma sa main sur celle de l'enfant, le faisant rougir légèrement. Elle guida sa main sur la feuille blanche, le faisant tracer de belles lettres majuscules et minuscules.

L'instant était magique pour le garçon, si bien qu'il ne mémorisa pas les gestes de son ainée.

- … Gaito ? Gaito ?

- … Oui ?

- Montre-moi.

- … Je…

Il essaya. Promis-juré songea-t-il, il essayait. Mais sans les mains de Sara autour des siennes, il faisait d'inutiles pâtés le bord de ses longues lettres. Et il était bien trop maladroit.

En même temps, c'était la première fois qu'il essayait d'écrire. Et puis la plume qu'il avait trouvée lui laissait plein d'encre sur les doigts. Il soupira de découragement, s'essuya le nez…

Oubliant que l'encre couvrait ses mains.

Quand il releva la tête vers Sara, elle ne put retenir un éclat de rire devant la mine toute bleue de l'enfant. Il gonfla les joues, mi-honteux, mi-rougissant, mi-boudeur.

La grande rousse se leva, sortit de la pièce, et alla chercher de quoi le débarbouiller. Lui regarda le désastre qu'il causait pour un simple amas de traits. C'était décidément compliqué d'écrire correctement, soupira-t-il. Elle revint avec un grand mouchoir.

Doucement, elle essuya la face bleuie de son jeune apprenti, qui ferma les yeux pour ne pas se prendre le mouchoir dedans. Elle sourit en voyant qu'elle n'avait fait qu'étaler, prit la main de l'enfant et le conduisit à l'évier le plus proche.

Puis ils revinrent à leur table de travail.

Alors Sara reprit ses mains.

Et Gaito se remit à rougir.


- Tarô…

Gaito ouvrit brusquement les yeux et se releva sur sa couchette. Sara, à peine à deux mètres de lui, cauchemardait. Il le sentait. Comme on sent un orage arriver.

Les mains délicates de la jeune fille étaient crispées sur le doux tissu blanc du drap. Elle transpirait visiblement et se retournait dans son sommeil.

Il posa les pieds au sol. Le contact de ses petons sur le sol en pierre blanche et froide le fit frissonner. Il parcourut rapidement les quelques mètres qui le séparaient d'elle, et s'assit sur le lit de la rousse. Elle continuait de marmonner dans son sommeil, l'air crispé et désespéré. Il posa sa main sur son front :

- Tarô…

- Onee-san. Je suis là.

A peine l'eût-il touché qu'il retira précipitamment sa main : la jeune fille était brûlante ! Il voulut se lever pour trouver de quoi la soigner, mais elle s'accrocha à sa main avec l'énergie du désespoir. Il la regarda longuement, incapable de se libérer sans la réveiller.

Alors il prit son courage à deux mains et rapprocha son visage de l'oreille de la grande rousse :

- Onee-san. Chut. Tout va bien, Onee-san. Tu n'as pas besoin d'avoir peur. Je vais te soigner. Chut.

Comme si elle l'entendait, elle le lâcha progressivement. Il laissa sa main au dessus du vide un instant, puis sauta sur ses pieds, sursautant à nouveau au contact du sol froid.

Il fonça vers la salle de bains la plus proche, et y prit un gant qu'il imbiba d'eau froide. Il fouilla les placards à la recherche d'un quelconque médicament, mais ne trouva rien.

Il baissa les bras et fonça voir l'état de sa « grande sœur ». Elle était sur le dos, complètement immobile, et encore plus fiévreuse que lorsqu'il l'avait quittée.

Il apposa doucement le gant sur son front, et alla chercher des couvertures. L'enfant aux yeux mauves s'assit de nouveau sur le lit, à côté du corps endormi de Sara.

La fatigue, qui l'avait pourtant déserté, le saisit avec la soudaineté d'un taureau qui charge. Doucement, il s'assoupit aux côtés de sa protégée, tout en se décidant.

Jamais il ne la laisserait seule.

Jamais elle ne cauchemardait à son propos.

Il serait toujours là.


- Regarde, Onee-san !

- Qu'est ce qu'il y a, Gaito ?

- Un papillon ! Là !

Ils étaient sur la plage. Sans vraiment savoir pourquoi, Sara avait pensé que Gaito voudrait peut-être voir le monde des humains. Et lui, en effet, le voulait vraiment.

- Onee-san… Tu gardes les secrets ?

- Eh bien… Oui, pourquoi ?

- … Je suis déjà venu ici.

- …

- En esprit, je veux dire. J'étais avec… Un garçon. Il était brun, il avait les yeux rouges, et puis il me ressemblait. Et il s'amusait avec deux autres humains plus âgés.

- … Ti veux dire que c'était un rêve ?

- Non ! J'étais réveillé. Simplement… J'étais avec la garçon. Même que… l'un des humains l'a appelé…

Il fit un immense effort et finit par se rappeler :

- Kaito, c'est comme ça qu'il a dit. C'est normal que ça ressemble à mon prénom ? Ca veut dire quoi, Kaito ?

- Kaito… Cela veut dire… Une grande vague de l'océan. Mais je n'en sais pas vraiment plus. De toute façon, ce n'est pas si grave que ça, si, Gaito ? Ce n'était qu'un humain.

- … Ce sont les humains qui ont été méchants avec toi, Onee-san ?

- … Oui. Et les Sirènes aussi.

- … Je veux t'aider à te venger.

- … Me… Venger ?

- Ben oui. Ils t'ont fait du mal. Donc, il faut leur faire comprendre qu'ils t'ont fait mal. Et comme ça tu seras vengée.

- Gaito…

- Oh, regardes celui-là !

Le petit garçon aux cheveux d'argent désigna un magnifique papillon orange et argent.

- C'est beau…

- Oui.

Et le sourire de Sara donna à l'enfant une envie de rire tellement incontrôlable qu'elle se joignit finalement à lui.

Pourtant, un instant… Il avait été adulte, sous ses yeux. « Te venger. »

Qui était vraiment le Roi des Panthalassiens ? L'enfant solitaire qui voulait qu'elle joue avec lui, ou bien cet esprit sombre qui lui avait parlé si froidement ?

Elle n'en savait rien.

Elle sourit.

Elle s'en fichait.


Yuki: Tu écrivais mal petit? C'est choupiiii :D

Gaito: ... C'est n'importe quoi.

Sara: Mais si, je me souviens, tu étais plutôt maladroit. Même...

Gaito: Sara, s'il te plait, il s'agit de ma réputation là.

Sara: ... Désolée. Mais tu étais tellement mignon :D

Caine: Nyark, ridicule! C'quoi ce pseudo-méchant à deux balles? ... Au fait... Qu'est ce que je fais là moi?

Diana: Bonne question.

Gaito: Oh, un nouveau! Tu vas donc connaître l'enfer, môssieur ch'uis plus méchant que tout le monde.

Caine: ... Pire que la Zone?

Gaito: ... Bien pire. Et le chef ici, c'est pas toi, minus.

Caine: C'est qui alors?

Gaito: La débile là-bas, qui s'escrime sur un autre one-shot.

Caine: ... Aaaah.... *veut se barrer*