Titre : Ennemis ?
Rating : M
Disclaimer : les personnages et le monde fantastique ont été empruntés à J.K. Rowling
Pairing : HP/ DM
Résumé : Quand Harry découvre que son ennemi de toujours ne le hait pas tant que ça.
Avant que je ne commence, je voudrais m'excuser de l'attente ! Sincèrement !
Pour tous ceux qui font du droit vous comprendrez que je n'ai pas eu beaucoup de temps pour moi.
Pour les autres, si jamais vous vous lancez dans des études de droit, soyez sûrs de ne pas avoir beaucoup de vie sociale, du moins si vous voulez réussir.
Enfin, je suis vraiment désolée !
Bonne lectute !
Chapitre 10
Harry essaya de se concentrer sur son travail à faire pendant les deux heures de cours qu'il avait avec McGonagall mais c'était sans compter les regards insistants et accusateurs de certaines personnes dans la classe. Il voulait demander à Hermione si Ginny avait mis LES photos mais la prof n'arrêtait pas de le fixer. Il tentait de se calmer en se disant qu'il l'avait voulu mais, il ne savait pas comment allait réagir Draco et, à vrai dire c'est ce qui l'inquiétait le plus. Parce que maintenant qu'il avait avoué ses sentiments, il ne voulait pas le perdre. La fin de l'heure arriva enfin et c'est avec appréhension qu'il rattrapa Hermione pour qu'elle lui explique ce qui se passait. Mais, Ron passa juste devant lui et il voulut se rapprocher de lui pour aller lui parler mais il fut arrêté par sa réplique cinglante :
-Casse-toi, Harry.
Hermione sursauta en entendant le rouquin. Elle vit le visage blessé du brun et elle ne put que venir le voir et lui dire :
-Ginny a accroché des photos de vous deux partout dans l'école. Et, euh…
-Ouais, je sais, on est dans une position…
-Ça va aller Harry. Draco t'aime non ?
-Ouais, fit-il morose.
Draco ne comprenait pas ce qui se passait mais il en avait assez de voir tous ces regards posés sur lui. Cela le dérangeait et l'énervait. Ce qui était plus troublant, c'était Blaise qui n'arrêtait pas de se tourner vers lui pour lui dire quelque chose mais il ne disait toujours rien. Et puis la fin du cours sonna. Enfin. Il allait retrouver Harry quelques secondes avant d'aller au prochain cours. Et, là, il fut surpris par Weasley qui envoya balader son amour et il crut faire un meurtre en le voyant si triste. Mais Blaise, évidemment, l'en empêcha et le prit à part.
-Draco, il faut que tu saches quelque chose d'important.
-Accouche Blaise, je n'ai pas que ça à foutre, fit-il en regardant dans la direction du beau brun qui avait l'air soucieux.
-Tu sais que Potter t'avait quitté à cause de Ginny ?
-Oui, Blaise. Merci bien mais si c'est pour me dire des trucs que je sais déjà, laisse tomber, et, avant que son ami ait pu ajouter quoi que ce soit d'autre, il se précipita à la suite de Harry qui était déjà sorti.
Harry passa devant une des photos, accrochée sur un mur et l'arracha avant de tourner dans un couloir sombre et étroit où il était sensé retrouver Draco. Il n'était plus aussi sûr de lui maintenant. Car, ces clichés faisaient d'eux un vrai couple reconnu. Ils étaient officiellement plus ennemis. Et, plus que de simples amants. C'était clair de toute façon, soit le blond acceptait de sortir devant tout le monde avec lui, soit c'en était fini avant même que cela n'ait commencé. Il commençait à stresser quand, finalement, il apparut. Et, il se précipita sur lui pour l'embrasser avec fougue, ne lui laissant pas le temps de s'expliquer sur quoi que ce soit.
Draco fut surpris mais heureux de l'ardeur de son amant. Mais il voyait que quelque chose n'allait pas. On aurait dit qu'il appréhendait sa réaction. Plutôt étrange après la nuit qu'ils venaient de passer. Il répondit à son impétuosité avec délice. Puis ils s'écartèrent mais le regard inquiet de Potter le dérangea. Qu'est-ce qu'il avait ? Avant qu'il n'ait pu lui demander, il le devança :
-On sort ensemble maintenant, n'est-ce pas ?
Et Draco déglutit en se rappelant ce que lui avait dit Blaise. Si son père savait…
-Harry ! Te voilà enfin !
Seamus Finnigan arrivait en courant mais il se stoppa net en voyant avec qui son camarade était et, gêné, il dit :
-Euh… je te vois plus tard Harry.
Harry regarda son amant après que son ami soit parti. Il fronçait les sourcils, ce qui était plutôt mauvais signe pourtant il ne dit rien et ils se séparèrent pour aller à leur prochain cours. Et, il aperçut de nouveau les photos de Ginny. Il les enlevait à chaque fois qu'il en voyait une mais, il savait que cela ne servait pas à grand-chose car tout Poudlard devait déjà être au courant de la relation qu'il entretenait maintenant avec Draco. Il supporta tant bien que mal les quelques quolibets qu'il put entendre mais les regards insistants qui le dévisageaient commençait à lui être trop pesant.
Draco retrouva Blaise au bout du couloir et de nouveau, son ami se tourna vers lui pour lui dire quelque chose. Mais, Draco s'était stoppé, sous le choc de la photo accrochée sur le mur d'en face. C'était lui. Et Ha… Et Potter. En train de… C'était quoi ce bordel ? Il entendit son ami lui dire :
-Je voulais te le dire avant que tu ne les vois.
Il y eut un silence et puis il rajouta :
-Il y en a partout dans le château. C'est la Weasley qui les a prises et qui les a mises. C'était son moyen de pression sur Harry si j'ai bien compris. C'est pas…
-Je m'en fous Blaise, le coupa-t-il.
Il pensait surtout que ça allait parvenir aux oreilles de son père et, ce n'était pas bon signe du tout.
Harry ne parvint pas à se concentrer sur ses cours de la matinée et il appréhenda l'heure du déjeuner. Il se dirigeait vers la Grande Salle en compagnie d'Hermione quand il vit Ron bousculer volontairement Draco qui était à quelques pas devant lui. Son sang ne fit qu'un tour et en quelques enjambées, il fut aux côtés de son amant qu'il releva délicatement avec l'aide de Blaise Zabini. Furieux, il interpella son ami qui avait osé toucher à Draco :
-Pourquoi t'as fait ça ?
-Qu'est-ce que t'as Harry ? Tu t'es mal fait baisé, répondit le rouquin, méprisant ?
Harry se rapprocha de lui et se contint pour ne pas le frapper. Il le menaça de sa baguette en la pointant sur sa poitrine :
-Même si t'es mon ami Ron, je te promets que je te ferais du mal si tu en fais à Draco.
Le rouquin le dévisagea avant de tourner les talons. Harry se dit que c'était maintenant officiel : il sortait avec le Prince des Serpentards.
Après s'être épousseté, Draco commença à partir mais il fut rattrapé par Potter qui lui demanda :
-Tu vas bien ?
-Oui, laisse-moi, fit-il pour se débarrasser de lui.
Mais il n'avait pas l'air de vouloir le laisser et continua :
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Rien.
Comment lui expliquer qu'il se sentait trahi que ces photos aient été divulguées et vues par tout Poudlard ? Comment lui expliquer que ça ne pouvait pas passer aux yeux des autres ? Surtout de son père ?
-Draco, s'il-te-plaît, je sais que les photos…
-Ta gueule, Potter, souffla-t-il.
Harry savait que ça allait mal se passer mais peut-être qu'il espérait qu'il comprenne. Il vit Blaise faire un pas en arrière comme pour les laisser seuls mais il ne s'éloigna pas plus. Il entendit le blond ajouter :
-Tu aurais pu me dire que c'était ça la vengeance de Weasley.
Il se renfrogna.
-Et comment j'aurais pu ? Je n'ai pas vraiment pensé à ça quand j'étais avec toi, répliqua-t-il. Qu'est-ce que ça aurait changé de toute façon ?
-J'aurais préféré que tu restes avec elle plutôt que tout le monde le sache.
Harry se rendait compte à quel point certaines phrases pouvaient blesser.
Draco se sentait vraiment mal. Mais, il ne pouvait pas laisser ses sentiments le guider. C'était impossible ! Il était un Malfoy ! Il détourna la tête pour ne pas voir la douleur dans les yeux de Potter.
-Tu n'es qu'un enfoiré ! Qui se sentait mal que je sois avec Ginny ?
-Parle pour toi, commença à s'énerver Draco, la vérité blessant sa fierté.
-Je n'aurais donc jamais dû te dire mes sentiments ?
-Oui, si c'était pour garder ces photos secrètes.
Blaise entendait toute leur conversation et comprenait son ami qui ne voulait pas que son père découvre sa relation avec Potter. Mais il n'arriverait pas à vivre sans le brun maintenant qu'il avait goûté à la joie d'être avec lui. Il ne voulait pas revoir son ami aussi mal qu'il avait été. Alors que leurs voix augmentaient de plus en plus dans le couloir bondé, il intervint, stoppant le brun qui allait renchérir :
-Arrête ça Draco. Tu es injuste. Je comprends que tu aurais préféré que Potter te prévienne mais il n'a rien fait de mal. Tu sais aussi bien que moi que tu ne peux pas vivre sans lui.
Si un regard pouvait tuer, Blaise serait sûrement mort mais il faisait ça pour son ami après tout. Et Draco le savait aussi car il n'ajouta rien et rentra dans la Grande Salle. Avant de le suivre, le mulâtre ajouta en souriant:
-Ne t'en fais pas, il reviendra te voir. C'est sa fierté, elle en a pris un coup.
Harry se dirigea vers sa table et, au lieu de s'asseoir, il se mit debout sur le banc. D'un sort il amplifia sa voix et, alors qu'il s'éclaircissait la voix, tout Poudlard se tourna vers lui. Malgré sa nervosité, il commença à parler :
-Je voudrais mettre les choses au clair avec tout le monde ici. Je suis sincèrement désolé que vous ayez pu voir ces photos mais elles n'auraient jamais dû sortir du cadre privé. On m'a juste fait du chantage. Je ne dirais pas le nom de la personne qui les a publiées pour se venger mais je veux juste qu'elle comprenne que je ne lui pardonnerai pas.
Le silence était total dans la salle, le rendant encore plus nerveux. Il déplaça une mèche de devant ses yeux avant de se tourner vers Ron qui détourna la tête :
-J'ai vraiment aimé Ginny, même si son frère ne voulait pas que je sorte avec elle. Mais j'ai découvert une autre facette de Draco Malfoy qui m'a plu alors, pourquoi n'aurais-je pas eu le droit de le connaître un peu plus ? Ce que je n'avais pas prévu était de… l'aimer, fit-il en baissant la tête.
Draco était éberlué. Il n'arrivait pas à détacher ses yeux du brun disant à tous les sentiments qu'il éprouvait. Il était fou ? En même temps, il aurait pu l'arrêter depuis un moment. Ce qu'il n'avait pas fait. Peut-être parce qu'il admirait le courage qu'il avait. Enfin, on pouvait comprendre qu'il fasse ça, étant un Gryffondor. Et, bizarrement, il se sentait fier de lui. Il voyait pourtant le malaise de son amant. Et il aurait voulu aller le réconforter… mais il était lâche, comme le Serpentard qu'il était. Harry reprit la parole :
-Il est vrai que je n'ai pas voulu l'admettre au début mais on ne peut pas cacher ses sentiments indéfiniment. J'aime Draco Malfoy et que ceux qui ne sont pas d'accord avec ça viennent me le dire en face, s'écria-t-il en relevant fièrement la tête.
Draco sentit son cœur exploser de joie dans sa poitrine sans qu'il ne puisse rien y faire et il passa une main sur sa poitrine, troublé par l'annonce de son amant.
Harry, se sentit rougir devant le silence de la Grande Salle et tous ces regards tournés vers lui. Il tourna soudainement la tête en entendant quelqu'un applaudir. Tous se retournèrent pour voir qui c'était et, ils aperçurent Dumbledore, debout et tapant dans ses mains à tout rompre. Tous se demandèrent ce qu'il lui prenait et, après une minute qui sembla interminable, il laissa retomber ses mains avant de prendre la parole :
Merci Mr Potter pour cet émouvant discours. Je suis sûr que tout le monde dans cette salle vous a bien entendu et ne vous importunera plus. Sur ce, bon appétit !
Il se rassit, ainsi que Harry ne comprenant pas vraiment l'intervention du vieux sorcier. Avant même de se servir, il regarda à la table des Serpentards et le sourire que lui offrit son amant le réconforta plus qu'il n'aurait pensé. Il se tourna ensuite vers Ron qui baissa les yeux, paraissant avoir quelques remords.
Draco ne savait pas trop quoi penser de l'intervention de son amant avant qu'il ne se tourne vers lui avec son regard émeraude un peu perdu. Il savait qu'il avait bien fait et il n'avait pu que le réconforter de son sourire. Il avait été récompensé par la lueur qui avait illuminé ses yeux. Blaise n'arrêta pas de lui taper dans les côtes de son coude pendant tout le repas tandis que tous les autres Serpentards le dévisagèrent. Enfin, Pansy osa rompre le silence qui s'était installé et demanda de sa voix suraigue, visiblement anxieuse :
-C'était juste pour t'amuser, n'est-ce pas Draco ? Tu vas lui dire que toi tu ne l'aimes ?
Draco ne put s'empêcher de sourire d'amusement. Et répondit, heureux :
-Fais attention à ce que tu dis… si Potter t'entendait…
Et devant l'air d'incompréhension de ses camarades il s'en alla, laissant son meilleur ami s'esclaffer bruyamment.
Harry vit son amant se lever et il n'attendit pas avant de le suivre, trop impatient de le retrouver. Il le suivit jusqu'à la Salle Sur Demande où ils entrèrent ensemble. Il vit Draco s'effondrer sur le lit et il le rejoignit aussitôt s'allongeant près de lui. Il commença à caresser ses magnifiques cheveux, heureux d'être avec lui. Il l'entendit marmonner contre les coussins :
-Tu n'étais pas obligé de faire ça.
Harry soupira mais répondit :
-Je le voulais. Pour que tous sache que tu m'appartiens et que personne n'a le droit de te faire du mal, pas même Ron.
Draco sourit contre ses coussins, l'idée que le brun puisse se retourner contre ses amis pour lui ne lui déplaisant pas. Il répliqua néanmoins :
-Tu n'es qu'un imbécile. Je peux me défendre tout seul. Et puis, maintenant, tous savent que tu n'es pas un hétéro.
Il tourna la tête pour voir l'expression de son amant et le voir froncer les sourcils de cette manière le fit sourire.
-Du moment que je suis avec toi, ça me va, répondit-il, faisant impitoyablement fondre le cœur du blond.
Il se releva et légèrement pour atteindre ses délicieuses lèvres qui l'appelaient depuis tout à l'heure. Et son cœur chavira à nouveau en entendant dans un murmure :
-Je t'aime.
Dire que Draco était nerveux était un euphémisme. Il stressait complètement depuis qu'il était réveillé. Parce que son petit ami avait eu la merveilleuse idée de l'amener manger à la table des Gryffondors. Pour le voir manger, disait-il. Draco pensait surtout que c'était un plan foireux qui allait faire des morts. Ils sortirent de la Salle sur Demande main dans la main. Harry avait l'air confiant et avançait la tête haute. Lui, se sentait surtout mal à l'aise face à tous les regards qui se posaient sur eux. Et, finalement, il aperçut les grandes portes de la Grande Salle. Il commença à ralentir et, bientôt, ils en passèrent le seuil.
-Harry, tenta-t-il à nouveau avant de mourir, je suis persuadé que c'est une mauvaise idée.
-Et moi je m'en fous maintenant.
Ils arrivèrent enfin à la table des Gryffondors.
Harry voyait que son amant était nerveux, mais il ne pouvait que le rassurer en serrant un peu plus sa main qui était devenue moite. Le voir ainsi, ayant peur d'une chose aussi banale le faisait rire intérieurement. Mais, il voulait surtout être avec lui et montrer à tout le monde qu'il était sérieux surtout aux yeux de Ginny qui n'arrêtait pas de foudroyer du regard son blond. Ils s'assirent en face de Hermione et Ron qui ouvrit sa bouche d'ébahissement, offrant aux deux venus la vue de ce qu'il mangeait.
-Salut ! Tu manges quoi Draco, demanda-t-il, l'air enjoué ?
Celui-ci se crispa sur son siège mais répondit néanmoins, l'air froid et distant :
-Un œuf et des pancakes.
Hermione pensait juste que c'était un pur miracle que Malfoy soit assis à leur table. Elle appréhendait seulement la réaction de Ron qui était resté figé depuis que son ami était arrivé. Elle lui donna un léger coup de coude et il réussit à fermer la bouche. Il sembla se ressaisir et continua à manger sans lâcher le couple du regard. Elle s'éclaircit la voix avant de s'adresser au Serpentard qui avait l'air mal à l'aise :
-Détends-toi Malfoy, on ne va pas te manger.
Tous faillirent s'étouffer en l'entendant être gentille avec celui qui l'insultait de Sang-de-Bourbe.
Draco n'avait pas pu s'empêcher d'écarquiller les yeux de surprise. Il reprit contenance lorsqu'il entendit le rire de la jeune femme. Il se rendait compte qu'il était dans une situation assez cocasse et il esquissa un sourire qu'il cacha en faisant semblant de s'essuyer la bouche. Finalement, peut-être qu'il n'y aurait pas de morts. Il commença à manger alors qu'un silence s'était installé, bientôt rompu par la belette qui semblait avoir trouvé un intérêt tout particulier dans la contemplation de son assiette :
-Je suis désolé pour ce que j'ai fait. J'ai été stupide.
-Ce n'est que maintenant que tu t'en rends compte, la belette, intervint-il ?
-Ta gueule, la fouine, je t'ai pas causé !
Harry stoppa son amant avant qu'il ne réplique en posant sa main sur sa cuisse et se tourna vers son ami :
-Continue.
-Je m'excuse pour avoir bousculé Malfoy, même s'il le méritait. Je m'excuse aussi pour ce que t'as fait ma sœur, j'étais pas au courant. Mais je la comprends alors je lui pardonne. Et, t'aurais dû me le dire que tu sortais avec… lui, fit-il en désignant le Serpentard d'un signe de tête.
-Désolé, Ron, mais comment aurais-tu réagi si je t'avais dit que je préférais coucher avec notre ennemi plutôt qu'avec ta sœur ?
Le roux rebaissa la tête, éludant la réponse par son mutisme.
Draco assista à la réconciliation des deux Gryffons et il fit semblant de vomir sous l'hilarité de Granger. Néanmoins, il se sentait à l'aise, plus qu'il n'aurait imaginé et les cours de la matinée passèrent trop lentement tant il avait hâte de retrouver Harry. Il le vit arriver de loin, regardant de tous côtés. Sûrement le cherchait-il. Il se cacha derrière Blaise et avança jusqu'à lui sans qu'il ne le voit puis attrapa vivement sa main quand il passa à côté de lui. Il eut le bonheur de le voir sursauter et il lui sourit, fier de lui.
-Ca va pas la tête ? J'ai cru mourir !
-Oh c'est bon. Froussard, rajouta-t-il.
Harry lui donna un léger coup sur le bras puis Draco l'entraîna dans la Grande Salle à sa suite, vers la table des Serpentards cette fois-ci.
L'accueil fut glacial et, Harry perdit le peu d'assurance qu'il avait face aux regards haineux des verts et argents. Ils mangeaient en silence, sauf Blaise qui parlait presque tout seul. Le brun se tournait souvent vers Draco qui lui faisait toujours un sourire d'encouragement. Et, il finit le repas en ayant une grande conversation avec le mulâtre sur le Quidditch. Il se sentait plus à l'aise et quand ils sortirent de la Grande Salle, son amant l'entraîna à sa suite dans un coin sombre pour l'embrasser de la plus belle des manières. Il ne comprenait pas pourquoi il faisait ça et, comme s'il avait lu dans son esprit, le blond lui répondit :
-C'est ta récompense pour avoir été gentil.
-Ça donne envie d'être gentil tout le temps.
Une semaine passa sans incident et Draco tentait de ne pas penser à son père même s'il savait qu'il le devrait tôt ou tard quand il viendrait à savoir la relation qu'il entretenait avec Harry. Et, deux jours plus tard, alors qu'il buvait son jus de citrouille et qu'il souriait à son amant qui rigolait à une blague de la fouine, une magnifique chouette se posa à côté de lui. Dès qu'il eut pris l'enveloppe qu'elle avait à la patte, elle s'envola. Il avait reconnu l'oiseau à son père et s'il n'attendait pas de réponses c'est que c'était mauvais signe. Au fur et à mesure de sa lecture, il sentit ses mains trembler et il les posa calmement sur la table. Non. Il ne pouvait pas…
Voilà ! Le chapitre 10 est fini !
En espérant que vous ayez apprécié. ^^
