Chapitre 10
L'éclair aveuglant de lumière apparut alors que Tevos était en train d'écouter une fréquence pleine de parasites.
« - rouge qui remplit le ciel... »
« Ils ont cessé de tirer ! Ils ont - »
« … Moissonneurs sont inactifs ! Je répète, les Moissonneurs sont inactifs ! »
Bien que les mots qui se déversaient dans ses écouteurs soient hachés, altérant sa compréhension, les cris de joie suffirent à l'informer de ce qui se passait. Les acclamations étaient si fortes qu'elles distordaient le son en un rugissement crépitant.
Sans attendre les deux commandos qui étaient assignés à sa protection, Tevos se précipita vers le niveau supérieur du bunker dans lequel elle s'était abritée, bousculant sur son passage un médecin stupéfait. Ses gardes coururent après elle, manquant lui rentrer dedans quand elle s'arrêta à la fenêtre la plus proche.
Le ciel n'était plus qu'un océan rouge. Une vibrante lumière écarlate emplissait l'horizon, jaillissant vers eux en une gigantesque vague. À l'extérieur, tous les combattants se figèrent sous le choc, observant avec des expressions sidérées. Quand ils réalisèrent ce qui était en train de se produire, ils éclatèrent de cris de joie. Plusieurs d'entre eux jetèrent leurs armes et s'étreignirent. D'autres tombèrent à genoux et pleurèrent. D'autres encore continuèrent à regarder la lumière rouge se répandre au-dessus d'eux en un éclair éblouissant s'étalant aux quatre coins du ciel et, ce que Tevos découvrirait plus tard, aux quatre coins de la galaxie.
« Déesse », murmura-t-elle, se retenant à l'appui de fenêtre pour soutenir son corps tremblant. Des larmes couraient sur son visage mais elle ne s'en souciait pas suffisamment pour vouloir les essuyer. « Elle a réussi. Shepard a vraiment réussi... »
« Conseillère ! » Tevos tourna la tête et vit Neota se précipiter sur elle, un large sourire éclairant son visage. « L'Ascension essaie de vous joindre. Les Moissonneurs se sont désactivés ! Ils - »
Tevos attrapa le bras de Neota et l'attira près de la fenêtre, un doigt pointé vers le ciel. « Regardez », commanda-t-elle. La vague rouge au-dessus d'elles était constellée d'éclats enflammés. Instinctivement, elle savait que les explosions distantes étaient des vaisseaux Moissonneurs et non leurs propres vaisseaux. C'était la première fois depuis l'attaque de Saren sur la Citadelle, près de trois ans auparavant, qu'elle trouvait le feu si beau.
Quand elle détourna enfin les yeux, la pièce était en chaos. Tout le monde riait, pleurait, voire même jetait des choses en l'air. Sans y réfléchir à deux fois, Tevos prit Neota dans ses bras et la serra très fort. Quand elle sentit des traînées humides sur son cou, elle réalisa que Neota était en train de pleurer, elle aussi. Un court instant, elle aurait voulu qu'Aria soit là aussi pour l'étreindre, mais elle était trop au comble de la joie pour laisser cette pensée s'attarder.
Les heures suivantes ne furent qu'un tourbillon de joie. D'autres rapports arrivaient des quatre coins de la galaxie. D'abord Palaven, puis Tuchanka, et enfin Rannoch : sur chaque planète, les Moissonneurs se brisaient dans le ciel. La vague de rouge les avait détruits. Même la fâcheuse nouvelle que les Relais cosmodésiques nécessiteraient d'être réparés ne parvint pas à refroidir l'enthousiasme général. Ils étaient vivants et ils avaient gagné la guerre.
Ce ne fut pas avant que Tevos ne soit de nouveau à bord du Destiny Ascension, se tenant à côté de Lidanya dans la salle des communications et écoutant le flux de nouvelles, qu'elle reçut finalement le rapport qu'elle avait tant attendu. Dès que Lidanya accepta la nouvelle connexion qui clignotait, une voix familière emplit la pièce. « Par les tétons d'Athame, vous n'allez pas croire ce qui est arrivé ! »
Les yeux de Tevos s'écarquillèrent de surprise. Même sans une solide connexion vidéo, il n'y avait aucun doute sur qui lui adressait la parole. « Matriarche Aethyta ? C'est bien vous ? »
« Vous pouvez parier votre cul que c'est moi ! Qui demande ? Lidanya, est-ce que cette grosse boîte de conserve que vous commandez est toujours en un morceau ? »
« Oui, elle l'est », répondit Lidanya d'un air plus qu'indigné. « Et pour répondre à votre question, c'est à la Conseillère Tevos que vous étiez en train de parler, aussi je vous suggère de surveiller votre langage. »
« Sans déconner ? Eh bien, laissez-la prévenir tout le monde dans ce cas. Les Moissonneurs ne sont plus qu'un tas de ferraille ! Mes filles et moi étions planquées derrière un temple, à Serrice, en train d'essayer de retenir une vague de ces Asari mutantes. Une lueur rouge a tout recouvert, et ils se sont juste éteints. J'aurais jamais cru être aussi contente de voir quoi que ce soit de cette couleur, après l'invasion des Moissonneurs. Sacré bon timing, parce qu'on était presque à court de munitions et nos pouvoirs biotiques commençaient à s'affaiblir. Je viens de passer les deux dernières heures à essayer de rétablir nos communications. »
Au début, Tevos ne parvint pas à extraire la moindre réponse de sa gorge nouée. Elle dut déglutir et reprendre son souffle plusieurs fois pour atténuer la gêne et pouvoir parler. « Y a-t-il encore des survivantes sur Thessia ? » Elle savait que c'était une question idiote, particulièrement après le rapport qu'Aethyta venait de faire, mais elle avait du mal à y croire. Quand elle avait conseillé au Haut Commandement asari d'envoyer le gros de leur flotte sur Terre, elle avait pensé qu'elle venait de signer la condamnation de Thessia.
À son grand soulagement, sa question ne sembla pas agacer Aethyta. « Pas des masses, mais on est là. On a déjà monté des équipes pour tirer les gens des décombres et installer des hôpitaux de fortune. »
Pour la deuxième fois de la journée, Tevos laissa couler les larmes sur son visage sans chercher à les essuyer. Elle cligna des yeux pour les dégager et sourit jusqu'à avoir mal aux joues. « Merci, Aethyta... »
« Bah, vous me remercierez quand vous ramènerez la flotte. Au fait, vous avez des nouvelles de ma gosse ? Ou de Shepard ? »
Aethyta ne parvint pas totalement à cacher l'inquiétude dans sa voix et Tevos ressentit une pointe d'empathie. Elle n'avait toujours aucune nouvelle d'Aria ou de la bande de mercenaires avec qui elle était partie. « Je suis désolée mais personne ne les a encore retrouvées. Je vous enverrai un message dès que j'aurai du nouveau. »
« Je vais prendre ça pour une bonne nouvelle », répondit Aethyta sur la fréquence. « Cette humaine avec laquelle ma fille traîne semble ne jamais rester morte bien longtemps. »
Tevos se mit à sourire de nouveau bien qu'elle soit consciente qu'Aethyta ne pouvait pas s'en rendre compte. « Il semblerait en effet. Puisse la Déesse veiller sur vous, Aethyta. Prenez soin de Thessia pour nous jusqu'à ce que nous puissions toutes rentrer à la maison. »
« Ouais, pas la peine de faire dans le gnangnan. Ne vous inquiétez pas pour nous, on peut se démerder. Aethyta, terminé. »
Lidanya mit fin à la transmission et jeta à Tevos un regard désabusé. « Certaines choses ne changent jamais, n'est-ce pas ? »
Tevos opina. « Si les Moissonneurs ne sont pas parvenus à améliorer les manières d'Aethyta, rien n'y parviendra jamais. »
Avant que Lidanya ne puisse répondre, les portes s'ouvrirent derrière elles. À ce son, Tevos se retourna et son cœur se mit à battre violemment dans sa poitrine quand elle vit la silhouette familière qui s'appuyait contre le chambranle métallique. « Ah, c'est donc ici que vous vous étiez cachée », dit Aria d'une voix traînante. Elle avait abandonné son incontournable veste habituelle pour une armure légère de couleur noire et elle portait encore un pistolet à sa hanche. Un mélange de saleté et de sang s'étalait sur un côté de son visage mais autrement elle semblait indemne.
Lidanya lui lança un sourire séducteur, présumant que ces mots lui étaient destinés. « Aria T'Loak… Ravie de voir que toutes vos parties intéressantes sont toujours bien là. »
« Ça ne devrait pas vous surprendre. » Elle lui sourit en retour, mais Tevos remarqua que les yeux d'Aria ne s'attardèrent qu'un instant sur Lidanya avant de se tourner vers elle. Tevos la laissa la contempler autant qu'elle le voulait. Tout sentiment résiduel de jalousie ou d'animosité qu'elle avait eu envers Lidanya avait disparu. D'une façon ou d'une autre, cela n'avait plus aucune importance. « Conseillère », poursuivit Aria, « J'ai croisé votre ravissante petite assistante en chemin. Je crois qu'elle vous cherchait dans votre chambre. »
Tevos comprit l'allusion et se dirigea vers la porte, ne s'arrêtant que le temps de murmurer à Lidanya un court et poli « Excusez-moi » avant de sortir. Bien qu'elle sache que c'était un peu risqué, elle ne put résister à la tentation d'effleurer de son corps celui d'Aria en passant à côté d'elle, et elle aurait juré sentir les hanches d'Aria pousser contre les siennes.
Au lieu d'attendre qu'Aria ne la suive, elle prit l'ascenseur vers l'étage suivant et regagna ses quartiers temporaires. Comme elle s'en doutait, il n'y avait de Neota nulle part. Elle sourit et commença à se déshabiller, balançant ses chaussures d'un geste du pied et ouvrant la fermeture éclair de sa robe. Rapidement, ses vêtements firent un tas au sol et elle se roula dans les draps, savourant la sensation du tissu sur sa peau nue.
On frappa à la porte avant qu'elle ait pu finir de prendre une pose. Quelques instants plus tard, Aria entra sans prendre la peine d'attendre d'y être invitée. La chaleur de son regard fit monter le feu aux joues de Tevos, mais elle essaya de n'avoir pas l'air trop impatiente tandis que la porte se refermait. « Cela a été plus rapide que je ne pensais », dit-elle en regardant Aria s'agenouiller pour détacher les fermoirs de ses bottes. « J'imaginais que Lidanya vous aurait retenue un petit moment. »
Aria passa à l'autre pied. « Je suis restée le temps nécessaire pour lui dire qu'elle était un bon coup, mais que j'avais d'autres plans ce soir. » Sa deuxième botte se détacha avec un bruit sourd, et elle entreprit de s'attaquer aux boucles autour de ses jambes. « Le reste ne la regarde pas. »
« Auriez-vous l'obligeance de détailler ces autres plans ? »
Tevos réprima à peine un frisson quand Aria se redressa de toute sa grandeur. D'un rapide mouvement de la main, sa cuirasse tomba au sol et ses gants suivirent quelques secondes plus tard. Le large sourire d'Aria faisait un contraste étrange avec sa démarche indubitablement prédatrice, tandis qu'elle se dirigeait vers le lit. « Eh bien, je suppose que nous avons déjà évacué la baise de fin-du-monde. Maintenant, c'est l'heure de la baise de Déesse-soit-louée-nous-sommes-vivantes. »
« Aviez-vous quelque chose de spécifique à l'esprit ? » demanda Tevos comme le matelas se creusait sous le poids d'Aria.
Aria répondit par un baiser plutôt que par des mots, capturant ses lèvres et lui coupant le souffle tandis qu'elle basculait contre les oreillers. Instinctivement, Tevos saisit Aria aux épaules et l'attira à elle, enfonçant ses ongles dans la chair ferme. Elle l'embrassa en retour aussi fort qu'elle le pouvait, caressant de sa langue celle d'Aria, se frayant un chemin entre ses lèvres et glissant à l'intérieur. Un grognement sourd gronda entre elles tandis qu'elle plantait ses dents dans la bande qui séparait la lèvre inférieure d'Aria, mais Tevos n'aurait pu dire qui d'entre elles avait poussé ce son.
Tevos coinça l'une de ses jambes entre celles d'Aria, et son souffle se retint légèrement quand elle sentit de la chaleur glisser sur sa peau. Elle retint son baiser juste à temps pour voir les yeux d'Aria se fermer en tremblant, sous la pression inattendue. Saisissant sa chance, elle mit sa position à profit pour retourner Aria sur le dos, l'épinglant de tout le poids de son corps. Ce n'était pas souvent qu'elle arrivait à prendre la Reine d'Oméga par surprise mais, quand elle le faisait, c'était toujours une expérience extrêmement satisfaisante.
Une expression de choc traversa le visage d'Aria, mais elle ne résista pas quand Tevos entreprit de couvrir de baisers sa poitrine, ne ralentissant que pour mordiller légèrement la pointe de ses seins et les encercler avec sa langue. « On dirait que je n'étais pas la seule à avoir un plan », plaisanta-t-elle. « Vous avez à ce point envie de mon azur, mmh? »
Tevos roula des yeux et referma ses dents juste à côté du nombril d'Aria, mais quand elle promena son regard le long de la ligne lisse de son ventre, elle ne put dissimuler son sourire. « Je confirme ce que je disais la première fois que vous m'avez prise dans mon bureau. Vous seriez parfaite si seulement vous pouviez vous taire. »
« Amusant. Je pourrais dire la même chose de vous à l'instant. »
Refusant de se faire taquiner davantage, Tevos fit passer une jambe d'Aria par-dessus son épaule et, de ses deux mains, lui écarta les cuisses. Elle se passa la langue sur les lèvres en fixant son regard entre les jambes d'Aria, admirant la lisse extrémité pourpre de son clitoris et les replis brillants juste en-dessous.
« Eh bien ? Ce que je vous donne n'est pas juste fait pour être regardé, vous savez... »
Tevos ne se laissa pas bousculer. En dépit de ses bravades, Aria avait clairement besoin d'elle et elle voulait savourer ce moment. Les Moissonneurs avaient disparu, Thessia serait reconstruite, et elle était sur le point de s'unir à la femme qu'elle aimait, quand bien même Aria ne l'aimait pas tout à fait de la même manière. C'était plus que ce qu'elle aurait pu espérer.
Finalement, elle se pencha et captura le bout du clitoris d'Aria entre ses lèvres. Elle fit tourner sa langue autour de la pointe rigide, l'aspirant autant que possible dans sa bouche et effleurant la hampe de ses dents. « Putain ! » cria Aria au-dessus d'elle, et quand Tevos sentit des mains solides se refermer sur sa crête, elle décida de s'accorder une petite victoire. Elle avait déjà tout ce qu'elle désirait.
Aria entreprit un mouvement de hanches contre sa bouche, à la recherche de plus de pression et de chaleur, mais quand Tevos vit les muscles de son ventre se tendre et commencer à trembler, elle relâcha la pointe gonflée entre ses lèvres avec un léger bruit de succion. Elle n'avait pas survécu à une guerre juste pour faire jouir Aria en moins d'une minute. Avant que les mains qui enserraient sa tête ne la ramènent en avant, elle étira sa langue jusqu'à l'orifice d'Aria et poussa à l'intérieur. Elle y fut accueillie par une irruption de douceur, et elle en retint dans sa bouche autant qu'elle en pouvait.
« Déesse, encore », haleta Aria, serrant l'arrière de sa tête et effleurant de ses ongles les creux qui s'y dessinaient. Tevos poussa un gémissement sourd et s'efforça de plonger sa langue plus profondément encore, laissant entendre à Aria que ses encouragements étaient plus que bienvenus. Elle était avide de chaque toucher, chaque goût, chaque instant avec Aria qu'elle pouvait avoir. Quelque part dans le fond de son esprit elle savait que, même si leur arrangement n'était pas parfait, elle serait incapable de s'en passer. Il lui apportait trop de bonheur.
Tevos resta aussi longtemps qu'elle put entre les cuisses d'Aria, extirpant toutes sortes de sons imaginables. Des soupirs, des grognements, des gémissements, et même quelques injures proférées entre des dents serrées, descendirent jusqu'à ses oreilles mais elle resta concentrée sur son objectif. Elle avala chaque pulsion humide, extorqua chaque spasme violent, jusqu'à ce que les muscles intimes d'Aria se mettent à trembler, au bord de l'orgasme. Aria lui avait déjà donné tant, qu'elle en ait eu l'intention ou pas. Elle voulait donner quelque chose d'elle en retour.
Lorsque les hanches d'Aria semblèrent presque en lévitation au-dessus du lit, elle déposa quelques baisers en remontant vers le sommet sensible du clitoris d'Aria, le capturant entre ses lèvres et l'excitant à grands coups de langue jusqu'à ce qu'il devienne dur et tremblant. Un battement de cœur plus tard, Aria était plongée profondément dans son esprit. C'était là la connexion dont elle était avide, la proximité qui l'avait tirée de son désespoir. Bien qu'elle apprécie la délivrance physique qu'Aria lui apportait, c'était ce qu'elle avait vu dans leurs unions qui l'avait faite tomber amoureuse.
Avant qu'Aria ne puisse saisir ses pensées secrètes, elle se jeta à corps perdu dans le plaisir qu'Aria ressentait et y redirigea leur attention. Le désir ravagea son corps, faisant vibrer chaque terminaison nerveuse en écho au besoin d'Aria. Ses muscles tremblèrent, son cœur martela et, à chaque passage de sa langue autour du clitoris d'Aria, ses propres hanches remuèrent en réponse. Sans même y penser, elle glissa une main entre ses jambes, se pénétrant de deux doigts et se frottant contre la paume de sa main.
La pression supplémentaire fut suffisante pour précipiter Aria au-delà de la limite. Ses grognements sourds se transformèrent en cri et Tevos crut entendre quelque chose qui ressemblait à son prénom avant que les cuisses d'Aria ne se referment sur ses oreilles. Un autre flot de chaleur se répandit sur son menton, et la pointe tendue du clitoris d'Aria pulsa entre l'étau de ses lèvres. Ses muscles intimes frémirent en même temps que ceux d'Aria, se resserrant autour de ses doigts en une série de pulsations tremblantes. Ce n'était toujours pas assez, alors de son autre main elle lâcha la cuisse d'Aria et glissa en elle d'un seul geste onctueux.
Le temps de quelques souffles, l'univers entier se réduisit à quelques muscles chauds et palpitants, et à un flot de chaleur soyeuse au creux de ses deux mains. Elle pensa que les contractions qu'elles partageaient allaient finir par la briser. Mais leur délivrance s'estompa en tremblements résiduels, et Tevos finit par sentir la prise ferme se relâcher à l'arrière de sa tête. Elle leva le regard et l'expression d'Aria manqua presque lui faire monter les larmes aux yeux. Aria arborait l'un des regards les plus doux qu'elle ait jamais vus sur le visage sombre de son amante. « La vache. Je suis contente que les Moissonneurs ne m'aient pas tuée. Être privée de cette merveilleuse langue aurait été tragique. »
Tevos posa sa joue sur la cuisse collante d'Aria et poussa un soupir exaspéré. « Je suis ravie de vous avoir fourni une raison de rester en vie. »
« Continuez à me fournir des raisons comme ça et vous n'arriverez plus à vous débarrasser de moi », soupira Aria en laissant sa tête retomber sur les oreillers.
Tevos sourit et déposa un dernier baiser à la jonction de ses jambes. « C'est bien ce que j'espère. »
Fin
