Hey hey hey les gens. Mandie est de retour de Paris, et oui déjà ! Vous n'imaginez même pas à quel point ça a pu passer rapidement. Surtout quand on passe du bon temps, avec des gens géniaux (hormis trois personnes que j'aurai bien tué avant de partir, Aurélie sait pourquoi). Je veux y retourneeeeeeer ! Mais bon, il faut être patiente, j'y retourne maximum dans deux mois. #ICanTWait. Et oui, Hugh sera de retour parmi nous en juillet ! A ce propos, pour tout ceux qui seront au Grand Rex le 9 juillet, j'ai mis en place un projet. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite donc à me joindre (FB, Twitter, Ask ou en DM ici), et je me ferai un plaisir de partager l'info avec vous !
Oh, pendant que j'y pense, merci à tout ceux qui se sont inquiétés pour moi en voyant les informations. Je peux vous dire qu'en arrivant samedi soir, j'ai pu constater la situation (et oui, là où je me trouvais à Paris, je n'avais pas la télévision, donc pas les images de la catastrophe). Mais, meilleure surprise encore, j'ai découvert avec joie, le matin de mon départ, que ma chambre avait été inondée, et qu'on avait du abimer ma porte pour y entrer (heureusement, mon gentil papa a retiré mon poster de House AVANT de casser la porte). Du coup, sol de ma chambre à refaire, j'occupe celle de ma soeur absente pour une semaine en attendant. C'est toujours mieux que rien ! Et du coup, si vous avez vu des images de l'Ouche à la télévision, et bien maintenant, vous savez quelle rivière passe sous ma maison, et donne son nom à mon village ! ;)
En ce qui concerne mon chapitre, je me doute que vous deviez l'attendre avec impatience. D'autant plus quand je me fais harceler sur Twitter ou autre pour l'accouchement. Et bien... Vous verrez par vous-même ! (En tout cas sachez le, je suis fière de moi. On verra bien si vous l'êtes aussi vis-à-vis de moi !). Je précise, interdiction totale de s'en prendre à l'auteure si jamais cela n'était pas ce à quoi vous vous attendiez. Et c'est NON négligeable !
Allez, je ne vous retiens guère plus longtemps, et je vous retrouve très bientôt. (En plus, vous savez quoi ? C'est génial de n'avoir cours qu'un jour complet et 2h le lendemain, puis un week-end de 5 jours !). Et bien entendu, bonne lecture, et n'hésitez pas à me donner votre avis, je suis toujours ravie de voir les reviews que vous me laissez. Vous êtes de vrais amours !
See ya :D
Chap' 10
Sans plus attendre, il se leva du lit, l'invitant à s'asseoir sur le matelas. Elle s'exécuta tout en lui adressant un regard interrogateur, tandis qu'il s'avança vers l'armoire. Il ouvrit alors la penderie et en dégagea un étui de guitare. Il sortit l'instrument, rejoignit sa compagne et s'installa à ses côtés, puis déposa un baiser sur son front et gratta un coup les cordes. Elle posa sa tête sur son épaule, et ferma les yeux alors qu'il entamait les premières notes d'une mélodie qu'elle saurait reconnaître parmi mille.
« Des yeux qui font baisser les miens
Un rire qui se perd sur sa bouche
Voilà le portrait sans retouche
De l'homme auquel j'appartiens »
Elle déglutit difficilement, se concentrant sur les paroles. Contrairement à lui elle ne parlait certes pas français, mais cette chanson lui avait toujours plu. D'autant plus le jour où, rien que pour elle, il lui avait traduit les paroles. Consciente de la signification des lyrics, elle avait continué à préférer la version d'origine. Et lui, à cet instant présent, il avait choisi de l'interpréter pour elle ...
« Quand il me prend dans ses bras,
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose,
Il me dit des mots d'amour
Des mots de tous les jours,
Et ça m'fait quelque chose. »
Leurs paupières s'étaient closes, lui concentré sur les notes qu'il jouait et les paroles qui filtraient ses lèvres, elle sur le son apaisant qu'il produisait. Elle n'avait pas besoin de comprendre stricto sensu les paroles pour savoir ce qu'elle signifiait. Il lui suffisait de se laisser guider par la mélodie et la voix de son fiancé, rien de plus.
« Il est entré dans mon coeur,
Une part de bonheur
Dont je connais la cause,
C'est lui pour moi,
Moi pour lui dans la vie.
Il me l'a dit, l'a juré
Pour la vie.
Et dès que je l'aperçois
Alors je sens en moi
Mon coeur qui bat »
Sa main droite glissa sur son ventre rond, où elle pouvait y sentir son petit bout se mouvoir à l'intérieur d'elle, comme à l'abri de tout ce qui pouvait se tramer dans le monde extérieur. Protégé de tout ce qui pourrait le blesser, bien en sécurité là où il se trouvait. Son autre main se posa sur la cuisse de son amant, en toute simplicité, sans chercher à le déranger de quelconque manière ce soit.
« Des nuits d'amour à plus finir
Un grand bonheur qui prend sa place
Des ennuis, des chagrins s'effacent
Heureux, heureux à en mourir »
Il n'était peut-être pas le meilleur homme qui soit sur Terre, mais c'était SON homme, et elle ne l'échangerait pour rien au monde. Alors certes, il n'était pas le plus doué en matière de réconfort mais, à sa façon, il y parvenait mieux que personne. Car cette chanson représentait beaucoup à ses yeux, et qu'il l'avait parfaitement compris sans qu'elle n'ait à le supplier de la lui interpréter. Encore mieux, il avait compris mieux qu'elle à quel point cela pouvait lui faire du bien de l'entendre. Alors, sa tête sur son épaule, elle se délectait de ce moment d'intimité entre eux, ravalant les larmes qui précédemment lui brûler la rétine.
« Quand il me prend dans ses bras,
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose,
Il me dit des mots d'amour
Des mots de tous les jours,
Et ça m'fait quelque chose »
Inconsciemment, elle s'était mise à fredonner approximativement les lyrics, à l'aide des souvenirs qu'elle en avait. Jamais elle n'avait osé lui demander de lui apprendre quelques mots de vocabulaire français, redoutant toujours que le rappel de ses nombreux voyages à travers le monde lui rappèlent d'autres moments moins jouissifs de son enfance. Alors elle tentait du mieux qu'elle pouvait de reproduire les sons qu'elle entendait, se plaquant sur les mouvements de bouche qu'il adoptait. L'exercice n'était pas forcement des plus simples, mais cela en valait le coup. Un jour peut-être, elle l'espérait, elle serait capable de l'interpréter aussi bien que lui, sans cet accent qu'elle arborait qu'elle trouvait trop marqué.
« Il est entré dans mon coeur,
Une part de bonheur
Dont je connais la cause,
C'est toi pour moi,,
Moi pour toi dans la vie
Tu me l'as dit, l'as juré
Pour la vie.
Et dès que je l'aperçois
Alors je sens en moi
Mon coeur qui bat »
Il acheva son morceau, et tourna la tête vers elle. Leurs regards se croisèrent, et elle lui adressa un léger sourire avant d'enrouler ses bras autour de son cou et de l'embrasser amoureusement. Il répondit avidement à l'étreinte, tout en reposant la guitare sur le matelas. Il vint ensuite blottir la jeune femme contre lui, frottant tendrement son échine, son nez au beau milieu de cette jungle ébène et bouclée qu'il aimait tant.
- Merci … Souffla-t-elle simplement, sa main désespérément accrochée à la sienne, avant de jeter un bref coup d'oeil au réveil. Et excuses moi pour avoir débuté le jour de ton anniversaire de la sorte...
- Ce fut un plaisir, déclara-t-il d'un ton solennel en chatouillant son front avec le bout de son arête nasale. Et ne t'en fais pas, des 11 juin, il y en aura d'autres. Avec le petit avec nous cette fois-ci...
Ils demeurèrent ainsi quelques minutes encore, avant de retomber une fois de plus dans un les bras de Morphée, mais cette fois-ci davantage reposés. Ils profitèrent ensuite de cette journée 'spéciale' – aux yeux de Cuddy, car House ne voyait aucunement en quoi il devrait être différents des autres sous prétexte qu'il avait un an de plus -, se câlinant autant que possible, et en demeurant dans leur lit le plus possible.
Une semaine avait passé, et depuis l'annonce du cancer de son père, la jeune femme avait convenu avec son fiancé qu'ils rendraient visite tous les mercredis et dimanches à Monsieur et Madame Cuddy. Aux yeux de la Demoiselle, il s'agissait là d'une façon pour elle de partager autant de moments que possible avec celui qui avait permis de lui donner la vie.
En ce dimanche, ils avaient donc parcouru les 165 miles – environ 266 kilomètres - qui les séparaient de Ferrysburg, marquant de multiples arrêts en route car le bébé appuyait sans cesse sur la vessie de sa mère. Mais, à leur plus grand soulagement, cela ne rallongea pas beaucoup leur temps de trajet, et ils arrivèrent chez les Cuddy seniors en fin de matinée.
Sitôt arrivés, sitôt ils furent invités à venir à table. Tous s'installèrent autour d'un bon repas préparé par Arlène et secondé par Julia. Alvie semblait légèrement pâle, mais il se battait pour donner bonne figure. Puis, en début d'après-midi, Arlène, Julia et Lisa sortirent faire une petite promenade, la retraitée répétant sans cesse que cela aiderait son aînée à avoir un accouchement moins douloureux – chose dont cette dernière n'était pas réellement convaincue d'ailleurs -, laissant ainsi Alvie et Greg ensemble, le plus âgé ayant tenu à parler au jeune médecin en privé.
Assis sur le canapé du salon, ils buvaient un verre de scotch. Les mains de l'ancien pédiatre tremblaient, mais il faisait de son mieux pour ne pas y penser. Il détestait voir la maladie prendre le dessus sur lui, le rendre misérable. D'autant plus lorsque ce fichu cancer faisait disparaître le sourire de sa file, ce sourire qu'il aimait tant.
Pour commencer, ils discutaient de tout et de rien, prenant soin d'éviter d'abord le sujet du mal qui rongeait l'ancien médecin. Mais le retraité finit par adopter un air grave, soufflant pour se donner le courage suffisant.
- Je vous félicite grandement pour ce que vous faîtes pour ma fille, assura-t-il. Elle a beaucoup de chances de vous avoir.
- Dîtes ça à mon père … Fit House à demi-mots.
- Lisa est une délicieuse jeune femme, je n'aurais jamais pu espérer avoir une fille aussi merveilleuse, poursuivit Alvie. Et, qu'importe ce que votre père puisse en dire, vous êtes l'homme qu'il vous faut.
- Vous avez eu vent de ma réputation sur mon lieu de travail, je ne suis pas quelqu'un de très … Respectable, objecta Greg, faisant onduler le liquide dans son verre.
- Mais vous respectez grandement Lisa, nota l'homme. Vous ne laisseriez rien lui arriver, je le sais. On m'a même fait savoir que sur votre lieu de travail, vous étiez sans cesse à veiller sur elle dès lors que sa grossesse a commencé à être un problème pour elle. Si vous étiez vraiment un sale con, vous ne prendriez pas autant soin d'elle. Vous ne l'auriez pas demandé en mariage. Vous ne seriez pas sur le point d'avoir un bébé ensemble.
Le Néphrologue baissa la tête, acquiesçant en silence. Monsieur Cuddy n'avait peut-être pas tord, après tout. Il aimait bien ce vieil homme, il fallait l'avouer. C'était autre chose que le père qui l'avait 'élevé', celui qui se donnait de faux airs et se faisait un malin plaisir à dénigrer son fils.
- Je sais qu'avec vous, elle est entre de bonnes mains, assura le souffrant, avant d'avaler une gorgée de liquide ambré. De même que le sera votre fils.
- Et si je n'étais pas à la hauteur ? Si, sans le vouloir, je fichais tout en l'air ? Osa enfin demander le jeune homme. Et si je n'étais finalement pas celui dont elle a besoin ? Et si elle s'en rendait compte et qu'elle décidait de me faire sortir de sa vie ?
Un léger rire s'échappa des lèvres d'Alvie et il roula des yeux.
- Je doute fortement que ce jour arrive un jour, assura ce dernier. Depuis que vous êtes entré dans la vie de Lisa, elle s'est grandement épanouie. Du jour où elle vous a connu, son visage est devenu plus que radieux, elle ne cesse de parler de vous depuis. « House par ci, Greg par là... », chaque fois qu'elle pense à vous, c'est une femme heureuse et bien dans sa peau. Je ne l'ai jamais vu aussi bien qu'elle ne l'est depuis qu'elle vous a.
- Je … Merci … Balbutia-t-il.
Leur discussion fut alors coupée par le retour des trois Cuddy, qui les rejoignirent rapidement.
Durant plusieurs semaines, le jeune couple poursuivit sur cette routine, effectuant les allers-retours entre Ann Harbor et Ferrysburg malgré le grand avancement de la grossesse de Lisa et l'été déjà bien présent. D'après leurs calculs, il lui restait encore environ deux semaines avant son terme, prévu pour le 15 juillet.
Ce dimanche matin-là, elle traîna plus que d'ordinaire à sortir du lit, ce qui surprit son amant. Elle grimaçait fréquemment, bien qu'elle tentait de son mieux de le dissimuler, comme toujours. Assise sur le canapé du salon, un bol de céréales à la main, elle avait replié ses jambes sous ses fesses, se focalisant autant qu'elle le pouvait sur l'écran de télévision. House ne tarda pas à la rejoindre, incapable de dormir lorsqu'elle quittait leur lit. Il devait l'avouer, mais plus la date de son terme approchait, moins il parvenait à dormir. Le rapprochement de la date de son accouchement le travaillait de plus en plus, il ne parvenait plus à se défaire cette idée de la tête.
Il enroula un bras autour de sa taille, et elle vint poser sa tête sur son épaule, tout en mâchouillant quelques flocons d'avoine. Les yeux du médecin glissèrent vers le ventre de sa fiancée, haussant ostensiblement les sourcils. Bon sang, comment avait-il pu louper un détail tel que celui-ci ?
- Ton ventre penche davantage vers le bas maintenant, déclara-t-il avant de se lever et de l'inviter à faire de même.
Elle roula des yeux, et posa son bol non sans un soupir. Il devenait sincèrement de plus en plus envahissant. Jamais elle n'aurait songer l'avouer un jour, mais il prenait trop soin d'elle, à un tel point que par moment, cela lui tapait sur le système plus que jamais.
- Tu es médecin House, pas idiot, s'exclama-t-elle en rejetant ses boucles brunes en arrière. Il me reste encore au moins deux semaines avant mon terme, il est donc normal que le petit descende dans ma cavité pelvienne, il se prépare pour le jour de sa naissance, c'est tout.
- Justement, insista le jeune médecin. Tu pourrais accoucher d'un moment à l'autre !
Elle s'éloigna en direction de la salle de bain, récoltant ses vêtements au passage, non sans difficultés.
- Ça n'arrivera pas maintenant Greg, soutint-elle, mains sur la porte, prête à la refermer derrière elle. Alors cesse de t'en faire pour moi, laisse moi m'habiller en paix, et ensuite on ira rendre visite à mes parents, comme tous les dimanches. Parce que ce n'est surement pas aujourd'hui que je vais accoucher !
Sur ce, elle ne le laissa même pas placer un mot, et claqua la porte devant lui. Il se laissa retomber sur le lit, fixant le plafond en imaginant une nouvelle mélodie pendant qu'elle se préparait. Une fois sortie, il prit sa place, avant de la rejoindre dans le salon une dizaine de minutes plus tard, après une rapide douche.
Ils s'installèrent en voiture, Lisa inclinant son siège autant que possible afin de ressentir un peu moins le poids de son ventre qui lui appuyait sur la colonne vertébrale. Elle serrait contre elle sa bouteille d'eau, sa prise s'accentuant par moments. Il le savait, elle ressentait des crispassions, mais la connaissant s'il évoquait le sujet, elle soutiendrait qu'elle ne souffrait que de contractions de Braxton Hicks.
Inconsciemment, il s'était surpris à calculer le temps entre chacune d'elle depuis son lever. Il n'avait aucun doute à ce sujet là, le rythme était déjà d'une toutes les vingt minutes. Mais à présent qu'ils avaient pris la route, elles semblaient s'accélérer, et se présenter toutes les dix minutes. Elle fuyait sans cesse le regard de son compagnon, dissimulant sa douleur. Après tout, ce n'était sans doute que de fausses contractions, et le bébé qui s'activait, tout simplement. De toute façon, elle n'était pas encore parvenue jusqu'à son terme.
Ils n'étaient partis que depuis tout juste une trentaine de minutes, lorsque le visage de la jeune brunette blêmit soudainement, et qu'elle attrapa le bras de House, plantant ses ongles manucurés dans la peau de celui-ci.
- Greg … Souffla-t-elle. Je crois que finalement … On ira pas aujourd'hui chez mes parents.
Il se rangea aussitôt sur le bas-côté de la route, et tourna la tête vers elle, le regard plein d'incompréhension. Elle déglutit un coup, et se mordit la lèvre inférieure.
- Qu'est-ce qui se passe ? Ça va pas Lisa ? Paniqua-t-il. C'est le bébé ? Mais je croyais que c'était trop tôt encore !
Elle grimaça, victime d'une contraction un peu plus douloureuse que la précédente, et indiqua son bas-ventre...
TBC...
