Chapitre 10. La descente aux Enfers.
Castiel est sur le toit, allongé à regarder les étoiles et les nuages passer. Il n'a envie de rien, comme depuis deux semaines. Mais d'un coup son portable sonne dans sa poche. À peine lit-il « beau gosse » sur l'écran qu'il se réveille et décroche.
« Salut mon chat.
Hey trésor, ça va ? fait Dean d'une voix légèrement embrouillée.
Il vient de se réveiller à vrai dire. Il a mis son réveil à quatre heures pour être sur de ne pas le louper à la sortie du boulot. Il s'était promis de l'appeler hier mais il a fait la fête jusqu'à pas d'heure alors il se rattrape aujourd'hui.
Oui ça va et toi ? Tu viens de te réveiller ou quoi ? C'est pas ton heure c'est la mienne., rit-il.
Ouais, j'viens de me réveiller... J'avais envie de te parler...
Dean soulève le drap. Oui il vient de se réveiller et tout ce que ça implique...
Mmmh ça me fait plaisir. Attends je redescends du toit, il commence à faire frisquet… »
Castiel se relève et passe par le velux juste en dessous. Dean sourit et l'imagine. Il veut des détails... Il se met sur le ventre et demande à son amant :
« T'as pris une douche depuis que t'es rentré du boulot ?
Non j'ai eu la flemme…
En même temps il referme la fenêtre, et va vers sa chambre s'allonger sur le lit.
Hum... T'es tout en sueur alors... Et t'es habillé comment ?
Castiel sourit tout seul et sent que la discussion va tourner à autre chose…
J'ai toujours mon uniforme…
Faut dire que t'es tellement bandant avec., soupire Dean. Dis trésor, t'as fait le ménage récemment chez toi ?
Euh non…
Le ménage c'est pas très sexy d'un coup…
Donc depuis que je suis parti, t'as pas regardé sous ton lit ? sourit Dean à l'autre bout du fil.
Castiel fronce les sourcils et se penche sous son lit en même temps.
C'est quoi cette boîte… C'est toi ?
Regarde trésor... Surprise. Oui c'est moi et c'est pour toi...
Castiel attrape la boîte d'une main et la pose sur son lit. Il soulève le couvercle et un sourire lui monte aux lèvres…
Oh non… »
Il découvre d'abord le pull fin et tout doux de Dean ainsi qu'une écharpe qu'il devine être à lui. Il les enlève et se met à rougir. Il y a un... Un gode... Assez gros quand même, en violet foncé, avec une petite base pour tenir debout. Et puis un plus petit où il voit une molette... Enfin une enveloppe où est écrit « Joker ». Il ne sait pas qu'elle renferme l'adresse de Dean ainsi que 50 € pour le taxi...
« Alors Cas, elle te plaît ma boîte à jouir ? sourit Dean au téléphone, à présent bien excité.
Dean Winchester t'es qu'un sale pervers…, souffle Castiel en plongeant son nez dans le pull.
Je sais... Mais je sais aussi que j'ai fait ça à une putain de chienne. J'ai moins de scrupules.
Dean essaye de se contenir mais c'est dur. Lentement, il fait frotter sa légère érection contre son matelas. Un bon début...
Ça me donne trop envie d'essayer maintenant que je l'ai sous les yeux…
Il caresse le gode, mou et dur à la fois, se demandant si ça suffira pour le faire jouir…
J'espérais bien que tu veuilles l'essayer. Mais tu parles du gode ou du vibro hum ?
Le gode… Tu veux qu'on fasse ça par téléphone ?
Pourquoi tu crois que je voulais te parler ? Et puis, j'viens de me réveiller moi en plus alors mmmh..., insinue Dean en glissant sa main jusqu'à son sexe pour le durcir encore.
Castiel a un coup de chaud en l'entendant. D'une main il déboutonne son pantalon en cuir .
Laisse-moi une minute que je retire mes fringues…, murmure-t-il.
Vas-y... Mets le haut parleur, je veux tout entendre... »
Dean lui fait de même, comme s'il avait Castiel à côté de lui dans son lit. Il est bien content d'être déjà nu lui... Castiel met en marche le haut parleur et défait son pantalon, puis le tee-shirt. La fraicheur le prend, mais il a déjà assez chaud… Il se rallonge dans le noir et entreprend de se caresser.
« Que veux-tu que je fasse mon chat ?
Dis-moi comment tu es d'abord, que je m'imagine... Moi je viens de me retourner sur le dos et j'ai juste le drap sur moi...
Je suis sur le dos, au dessus des draps en string. Et j'ai le gode dans la main… Il m'intrigue…
Pourquoi ? le pousse Dean.
L'excitation est montée d'un cran. Ils sont dans le vif du sujet. Et Castiel en string, c'est juste terrible à imaginer pour Dean...
Parce que je me demande ce que tu avais en tête quand tu l'as acheté… Tu me prends tant que ça pour une salope qui veut avoir dans le cul une grosse queue ?
Dean sourit et soupire. En fait il retient surtout un petit gémissement de surprise...
J'arrête pas de repenser à notre première baise... Ce que tu m' as dit... J'y pense souvent quand je me caresse en fait. Et puis comme la dernière fois tu m'as dit que t'avais pas de sex toy, je suis allé faire les courses pour toi...
Castiel sent que les choses prennent une vitesse supérieur. Alors il pose le gode et entreprend de se caresser au travers du string. Il bande déjà… Ça c'est bien l'effet Dean.
Tu me pousses au vice là…
Au quel ? Tu en as tellement...
Dean gémit un peu en entendant souffler Cas comme ça. Son imagination marche à plein régime putain...
Au vice de passer mon temps au lit... À gémir comme une salope… Comme toi d'ailleurs. »
Castiel crève de chaud en entend ce petit bruit au travers du téléphone, il donnerait n'importe quoi pour avoir Dean avec lui. Dean aussi aimerait être là. Mais c'est tellement excitant comme ça aussi... Il tente de se ressaisir et arrête de se caresser. Il n'y arrivera pas sinon.
« Chut trésor..., souffle-t-il. Faut que tu te prépares un peu avant... Sinon tu vas avoir mal. Même si tu es une chienne oui...
Je retire mon string…, commente Castiel d'une voix douce, en le faisant..
Sur le côté il attrape le tube de lubrifiant et s'en met un peu sur les doigts avant d'aller les glisser entre ses jambes. Commencer par se masser légèrement.
D'habitude je le fais que avec mes doigts…
Combien ? Ahen...
Dean n'a pas pu résister à passer sa main dans sa toison humide et puis quand Cas a expliqué, l'excitation à monté et sans contrôler sa main, elle a serré sa verge dure...
Deux… Ou trois… Ça dépend… Mmmh… Ça dépend de mon degré d'envie. »
Il en enfonce un premier… Ça glisse tout seul. Ça le fait gémir de nouveau. Faire ça par téléphone putain, c'est bien une nouveauté… Dean écoute attentivement ses gémissements. Il en crève. N'avoir que ça pour imaginer le spectacle, c'est dur. Et il doit le guider, il doit l'exciter encore. Ça, il se l'est promis.
« Enfonce en deux bien... Et écarte les en toi... »
Castiel lâche un nouveau gémissement. Pas pour le plaisir, pour les mots de Dean. Il va lui dire… Le guider. Ça l'excite terriblement. Sans chercher à comprendre alors il enfonce le deuxième. Cambre tant c'est bon… Ecarte ses doigts et lâche un petit cri.
Dean en meurt encore. Il doit essuyer sa main poisseuse contre le drap avant de se reprendre en main. Il a beaucoup trop chaud alors il s'offre, nu, au milieu de ses draps mais personne n'est là pour le voir. Dommage... Dommage aussi car lui non plus ne peut voir Castiel. Juste l'entendre, l'écouter...
« Dis-moi trésor... Tu te sens ouvert ? Comment ?
Oui… Putain… Ça me fait mouiller comme une fille c'est horrible… Tu m'excites de trop…, confesse Castiel en retirant doucement ses doigts.
Dean soupire. Il entend le petit bruit humide, il devine qu'il a enlevé ses doigts. Il aurait aimé être là et prendre une photo de lui à se doigter... Pfff, lui aussi est excité de trop...
Tu te sens vide ? souffle-t-il.
Très… J'aurais aimé que tu sois là pour me prendre… Me regarder…
Castiel prend le gode à côté de lui.. Il est en encore plus excité en pensant qu'il va se l'enfoncer…
J'aurais aimé être là aussi trésor..., souffle Dean. Avant de te défoncer avec le gode, dis-moi comment tu te finis avec tes doigts d'habitude. Dans quelle position et tout... Je veux tout savoir pour te dire ce qui sera le mieux pour ton cul après...
Ça m'arrive de finir à genoux… Assis… J'arrive pas à tenir en place seul… »
La vision qui arrive à Dean est comme une déferlante de chaleur, comme si c'était presque trop. Il soupire fort quelques instants, prend une pause pour se calmer. Comme un vulgaire puceau il est...
« D'accord... Tu vas commencer allongé sur le dos. Pareil que tes doigts. Rajoute du lubrifiant et enfile-toi dessus tout doucement... Sauf si tu te sens vraiment très ouvert...
Mmh… »
Castiel entreprend de recouvrir le gode de lubrifiant. Il est un peu tremblant… La voix rauque de Dean au téléphone ça le rend dingue. Il suit ses ordres à la lettre. Et adore ça.
Le mettant entre ses jambes il commence alors à s'enfoncer le gode.
« Oohhan… »
Dean recommence à se caresser. Pas assez subtile, il va jouir trop vite. Il tourne sur le ventre et met son oreiller entre ses jambes pour se frotter dessus. Oui voilà, comme ça... En écoutant Castiel gémir, en l'imaginant...
« Plie les jambes, lève-les..., souffle-t-il afin que ça soit conforme à sa vision des choses.
Castiel s'exécute… Le gode arrive enfin à bien rentrer en lui… Il le garde, enfoncé jusqu'au bout et attend de s'habituer à la présence..
Il… Il est vraiment super gros… T'es dingue…, halète-t-il.
J'sais... Mais ça me faisait bander de t'imaginer avec... Mais ça... Ça soulage ? Hum ?
Ouais… Assez… Mais c'est bizarre… »
Il commence à faire aller et venir le truc en lui et se sent fondre contre son matelas. Fermant les yeux, cambrant… Sa main libre récupère le téléphone et repasse en normal… Il veut gémir juste à l'oreille de Dean, qu'il entende tout… Comme ce petit cri qu'il ne peut s'empêcher de retenir…
Dean meurt, il n'entend pas assez alors lui aussi récupère son iPhone. Il y a son kit mains libres sur la table de chevet alors vite, vite il le branche et met les deux écouteurs. Ainsi c'est parfait. Entendre tous les soupirs de son amant qui découvre... Ça lui retourne le ventre.
« Trésor... Ahen... Va pas trop vite même si je sais... Je sais que tu veux te faire défoncer...
Mais c'est dur… Ahan… Ça me donne envie de plus…
Castiel se redresse pour se mettre à genoux, continue à tenir le gode en lui. C'est à en être déjà au bord de l'orgasme tout ça putain…
Prends... Prends mon écharpe... Et dis-moi tout ce que tu fais... »
Dean se retient de se caresser lui aussi. Tellement dur... Castiel prend le bout de tissus juste à côté de lui, la porte à son nez, enroule un bout autour de son cou… Il le veut près de lui, et pas juste son odeur, même si ça l'aide après tout. Un pan de l'écharpe pend, ça le caresse un peu sur son érection délaissée… Mais ça bouge alors qu'il continue à faire aller et venir le gode en lui.
« J'ai envie de toi… Hann…
Moi aussi trésor... Moi aussi... »
Dean hésite à prendre son vibro mais avec ça il jouirait trop vite. Le gode... Il serait incapable de parler à Castiel. Alors il suce le bout de ses doigts et va se masser le périnée. Il en soupire de soulagement. Comme un sentiment de détente extrême.
« Et... T'as tout pour jouir Cas… Vas-y... »
Castiel entend les soupirs de son amant, ses gémissements… Il devient dingue, il le veut près de lui pour s'agripper à son corps… Pour voir son plaisir, pour se donner envie l'un l'autre. Mais non, il a ce truc en lui à la place de Dean, la sensation est toujours aussi étrange… Mais il peut aller aussi vite qu'il veut, se faire très vite du bien. Ça c'est bon…
« J'te veux… Je… Ahan…
Trésor... Moi aussi, tellement... Regarde l'enveloppe... Pour après je te promets. »
Dean se reprend en main et se caresse sans se faire attendre. Il souffle, bercé par les gémissement de son amant. Il lui manque dans sa chair, il aimerait le mordre et le griffer...
Castiel ne sait même pas comment il fait pour regarder dans le carton.
« Le joker c'est ça ?
Oui Cas… Oui... » souffle Dean.
Il aurait eu envie de l'embrasser là. De passer sa main dans les cheveux et le tenir, fort, le maîtriser. Le chat maîtrise son maître. Castiel ouvre l'enveloppe, trouve l'adresse et le fric. Il a moins envie de continuer d'un coup, même s'il est au bord de l'orgasme. Avoir Dean avec lui, à n'importe quel prix.
« J'arrive...
Oh... Oh Cas oui... Viens... Mets mon pull, ton string, et viens...
Dean halète comme un dingue mais se force à s'arrêter. Il est prêt à tout tellement il désire Castiel. Le petit brun arrête tout, repose le gode.
À tout de suite. »
Tremblant il se lève, attrape son string, l'enfile, puis le pull de Dean, un jean par terre. Se sentir serré dans le pantalon ne l'aide pas. L'enveloppe, des chaussures… Putain partir. Vite. C'est urgent comme besoin, du désir comme de la drogue. Il est accro à lui, surtout quand il lui fait des coups comme ça..
Il descend rapidement les escaliers, trouve un taxi en vitesse, il a bien repéré où il y en avait souvent depuis le temps. Dean l'attend, en étoile de mer dans son lit le temps de se remettre. Il a toujours son érection contre son bas ventre, il ne pourra pas débander de toute façon. Il veut juste son amant. Il a besoin de lui...
Il finit par se traîner jusqu'à l'entrée et s'assoit sur le canapé du salon après avoir déverrouillé sa porte. Presque vingt minutes plus tard, Castiel est en bas de l'immeuble, il sonne. Directement on lui ouvre. Monte à l'étage indiqué par Dean. Son nom est sur la porte, à peine frappe t-il que la porte s'ouvre. Déjà ouverte.
Dean se lève pour finir de l'ouvrir. Il se passe une, peut-être deux secondes pendant lesquelles ils se dévisagent. Se demandant pourquoi ils en sont là. Mais plus le temps de penser. Alors Dean le tire à l'intérieur et le serre contre lui alors qu'il dévore la bouche. Il lui a tellement manqué. Castiel s'accroche à son cou.. Dean nu contre lui, c'est tellement bon… Son érection contre la sienne. Même le taxi, le voyage n'a pas réussi à le faire débander.
« Putain tu me rends dingue de toi… J'te déteste…
- Moi aussi je t'adore... Tu m'as manqué...
Dean claque la porte derrière lui et se remet à embrasser Castiel. Chaque parcelle de sa bouche doit devenir sienne. Castiel souffle très fort, lui griffe le bas du dos.
Voilà pourquoi je voulais pas de jouet du genre. Je préfère un vrai corps…Qui me tienne dans ses bras…
Pour les jours où tu ne pourras pas traverser Paris pour me voir... Putain si tu savais comme j'ai envie de toi.
Dean prend les pans de son pull et le lui retire, même s'il lui allait magnifiquement bien... Il le préfère nu. Il se bat avec les boutons de son jean et il a du mal. S'il n'embrassait pas Cas aussi...
Moi aussi... Je sais même pas comment j'ai fait pour réussir à arrêter. Mmmh... Putain il est où ton pieu ? »
Castiel tente de l'aider, vire son jean et ses chaussures. Dean le découvre en sous vêtement. Il ne peut s'empêcher de laisser ses grandes mains glisser vers ses belles fesses... Et puis comme ça , il l'entraîne vers la chambre, et le lit défait...
« J'te ferai le tour du propriétaire plus tard, m'en veux pas...
Là j'm'en fous pour le moment de l'appart… Haan… »
Castiel ne regarde rien du tout, juste accroché au yeux de Dean. Désir…
Dean le soulève et le jette presque sur son lit. Il retire son string puis vient le chevaucher et malmener son téton entre ses dents. Bouton de chair torturé, anneau mis à mal. Castiel mis à mal aussi vu son visage tordu, déformé par le plaisir. Plus le temps pour les préliminaires... Castiel en crie presque, mais il fini par se retenir. Vraiment rien que pour ça il ne regrettera jamais son piercing… Et Dean qui joue tellement bien avec ça. Il va finir ne plus en pouvoir, il a déjà mal à son érection.
« Putain arrête, arrête viens, j'ai besoin…
J'en peux plus aussi... »
Il y a encore une ou deux secondes qui passent. Celles-ci sont vides de tout, si ce n'est du besoin sauvage de l'autre. Mais elles sont vides de réflexion. De la part de Dean de prendre les jambes de Castiel, de les écarter et le pénétrer. Que ça fasse mal n'est pas tant le problème. Non. Ils ont juste oublié de se protéger. Et maintenant qu'ils ne font qu'un, jusque dans leurs intimités, leur chair, se séparer est inenvisageable. Dès les premières fois, Dean avait souhaité l'amour sans préservatif. Ses gémissements expriment toute sa jouissance de ressentir autant de Castiel. Le besoin comblé de façon éphémère.
Castiel ne tilte même pas, il est bien trop occupé à se retenir de jouir comme un puceau… Il est crispé au cou de Dean, dans ses yeux, à prendre son souffle à sa bouche. Encaisser les coups de reins pour en tirer plus de plaisir, savoir quand cambrer, quand écarter plus les jambes, les relever et les coincer autour de la taille de son amant. Son sexe dur en lui, c'est ça sa drogue, pas besoin de chercher, ni de dire qu'il n'y a que le cul entre eux. C'est bien pire que ça, pire que tout ce soulagement de l'avoir contre lui, nu, à le regarder et lui offrir de le voir… Et puisqu'il lui offre ça, Dean veut être à la hauteur. Tout lui donner. Sa jouissance, son orgasme, ses tremblements. Il veut assumer chacune des conséquences de ses mouvements de bassin, rapides. Il ne veut plus réfléchir. Juste serrer Castiel contre lui et malgré le bord de l'orgasme, ouvrir les yeux sur son trésor...
Il glisse ses mains autour de son cou, plantant ses ongles dans sa nuque. Il le tient, il le retient. Se retenir pour pouvoir jouir ensemble. Le petit brun en est couvert de frissons, son souffle ne suit plus du tout, c'est à en voir des étoiles. Perdre la tête pour ce mec qui lui fait tant de bien, qui le baise comme un sauvage. Sentir en lui, le sexe de Dean butter contre son point sensible bien plus que réveillé… Il croit presque sentir le sperme couler sur son ventre.
« Han ahann j'tiens plus..hann !
Viens trésor... Mon trésor... » souffle à peine Dean.
Sa voix est coupée par ce trop plein de plaisir qui le prend. Encore deux secondes fatidiques où il cherche son air, son oxygène... Il devrait savoir avec le temps, qu'il le trouve près de Castiel. Alors c'est la tête cachée dans son cou qu'il jouit, que pour la première et peut-être la dernière fois, son sperme s'écoule en Castiel, qui se contracte autour de sa verge et qui crie doucement à son oreille... Oh quelle douce mort dans les bras de Cas.
Castiel sent le sperme en lui, mais il ne peut réagir autrement qu'en touchant à l'orgasme à son tour. D'avoir Dean contre lui qui est en train de mourir de plaisir, si tendu, si haletant… À lui, il est à lui… Cambré, agité de sursauts, geignant… Le ventre retourné, le dos démoli, l'intérieur des jambes liquéfié, le ventre souillé de sperme, les joues rouges, le corps en sueur… Tous les deux, abimés par la baise, par l'amour... Portant sur eux les stigmates d'un combat sans fin, de la lutte acharnée de leurs deux corps qui maintenant, seulement maintenant rendent les armes. Et si les secondes s'égrènent par dizaine, seul le rythme imposé par leurs battements de cœur compte.
Pourtant... Pourtant maintenant, tout revient. Absolument tout. Car quand il s'agit pour Dean de se retirer, la peur le prend. Il voudrait rester en Castiel mais soudain il ne sait plus pourquoi il a fait ce geste. Baiser sans capote... Quand Castiel voit la tête de Dean, il baisse les yeux. Et enfin réagit, réalise.
« Oh non putain… »
Dean n'a même pas le courage de répondre. La fougue de leurs ébats laisse place à un doute terrible. Ce n'est plus de désir qu'il a mal au ventre mais de peur. Castiel se redresse, se lève et marche carrément dans la chambre. Pour faire passer la panique.
« Putain… Putain.. Comment on a pu zapper ça ! Ça m'arrive jamais…
S'il te plaît Cas... Reste... Enfin fais ce que tu veux, j'veux t'obliger à rien... »
Dean se sent mal, super mal. Putain, il a déjà eu des rapports no n protégés, à chaque fois c'est le même stress. Deux fois... Et là c'est la troisième... Les deux dernières fois il était défoncé, complètement. Les tests ont fini par être négatifs. Mais le reste, qu'est-ce qu'il en sait ? Une pipe ? Une capote qui craque ? Une coupure à la lèvre ? Ça ne tient à rien... Dans la tête de Castiel, tout prend la même direction que celle de Dean. Il repense à ses coups, aux imprudences, aux erreurs… Comment avoir confiance en un inconnu ? Mais Dean n'est pas un inconnu. Pour autant ni l'un ni l'autre n'est fidèle. Refaire un test, encore. Attendre et angoisser comme un malade. Lui poser la question serait suicidaire, lui demander si ça lui est déjà arrivé, s'il a couché sans capote avec quelqu'un d'autre. Ça ne sortira pas de ses lèvres.
Le problème c'est qu'il tient trop à lui, et pense aussi qu'il aurait pu lui refiler n'importe quoi. C'est dans ses bras qu'il finit, espérant bêtement pouvoir le protéger comme ça. Dean le serre contre lui. Il s'en veut terriblement. Tout est de sa faute. Voilà le sentiment qui l'accable. Encore une fois, il ne réfléchit pas, fonce dans le mur sans aucune certitude.
« Je suis désolé... Je... Je veux pas te faire autant de mal..., murmure-t-il.
Ça va aller, t'en fais pas. Et même si ça arrivait au pire des cas, on restera tout les deux… Même si t'es pas amoureux c'est pas grave.
Castiel ne sait même plus ce qu'il raconte, il voudrait faire de l'humour mais ça sonne mal, il voudrait rassurer Dean il sent que ça va dans le sens inverse. Ça fait juste écho aux mots de John à leur dernière soirée. Amoureux... Pourquoi chez Dean, cela sonne-t-il si mal ? Pourtant, là, il crève de trouille. Autant pour lui que pour Cas. Plus même. Et ce n'est pas ça finalement l'amour ? Avoir peur, faire attention, s'occuper plus de quelqu'un que de soi-même ? Les pensées de Dean s'embrouillent. Il n'arrive pas à faire le tri. Alors il embrasse juste Castiel sur la tempe et répond :
« Ensemble, tous les deux oui… »
Le petit brun ne dit plus rien, il a l'impression de savoir. Que Dean ne l'aime pas. Ce ne sont pas les mots, mais le comportement, ce recul à chaque fois qu'il a. Mais lui n'a pas le droit, c'est tout, ne veut pas, pas le droit justement pour ça. Même pas y penser, effleurer l'idée. Son amant. C'est tout, son chat.
Il ne sait pas quelle heure il peut être, la nuit est seulement bien avancée mais Castiel ne veut pas dormir.
« Je peux prendre une douche ?
Oui... Je peux venir avec toi ? souffle le chat.
Castiel voudrait dire non, a envie de réfléchir seul. Pourtant c'est l'inverse qui sort de ses lèvres alors qu'il se redresse. Dean ne dit rien. Il ne veut pas troubler ce silence. Il a besoin de penser. À tout ce qu'il aura à faire dès l'ouverture d'un laboratoire. En plein mois d'Août... Et dans quinze malheureux jours.
Il fait couler l'eau et se glisse dans le bain chaud. Il invite Castiel à se mettre entre ses jambes. Suggère mais n'impose rien. La vue d'une baignoire ne peut empêcher Castiel de sourire un peu. Ça doit faire des années qu'il n'a pas mis les pieds la dedans. Il se glisse contre Dean, allongé entre ses jambes. Malgré la peur dans le creux de son ventre il ne s'est jamais senti aussi en sécurité que contre cet homme. Celui-ci cherche ses cigarettes mais il les a oubliées dans sa chambre. Alors pour s'occuper les mains, il s'autorise à les poser sur les hanches de Cas la.
La tête renversée en arrière il pense... Il va devoir appeler son agent et lui demander de l'aide. Il ne sait pas quoi faire... Il veut juste protéger Castiel des paparazzi. Il a déjà oublié de le protéger sexuellement...
La lune et ses reflets argentés zèbrent leurs visages inquiets à travers la fenêtre. C'est pleine Lune. La mère de Dean avait pour habitude de lui dire qu'à pleine Lune, on dormait toujours mal. Si elle savait à quel point elle avait raison... Castiel ne dit rien, il en se sent pas à l'aise dans cet appart, trop grand, rien que la salle de bain est aussi grande que sa chambre. Alors il ferme les yeux, tourne la tête vers Dean. N'ose rien lui dire.
« Cas... Pourquoi malgré tout... J'me sens bien quand tu es là ? demande Dean en caressant le visage de son amant.
Je sais pas… C'est pas logique… Je suis sur les nerfs et pourtant y a rien qui sort, je me sens comme de la guimauve…
Tu vas peut-être me détester pour ce que je vais dire mais... C'était merveilleux d'être en toi, vraiment. Je... J'étais... Bien. Et c'était tellement bon que tout me parait fade là., soupire Dean.
Arrête..., Castiel ferme les yeux très fort.
Il ne sait plus où il en est, entre la peur et le malaise, la douceur d'après orgasme, le souvenirs de sentir Dean venir en lui, sentir sa peau, n'être qu'un...
J'ai pas envie d'arrêter Cas... Je suis désolé mais je peux pas... Je veux pas arrêter avec... Avec toi., confesse Dean.
Tais-toi, j't'en prie… »
Castiel aurait envie d'en pleurer de se sentir à ce point tiraillé par ses sentiments. Envie de recommencer, envie de fuir. En vie de le détester, mais de l'adorer... Dean se sent terriblement mal. Il vient d'avouer quelque chose qu'il n'aurait jamais pensé ressentir et Castiel lui a dit de se taire. Et lui, avec sa maigre connaissance en sentiments, il ne sait plus quoi penser. Alors il fait comme lui dit son maitre. Il se tait. Castiel se mord la lèvre, rongé par l'anxiété... Mais son seul remède le tient dans ses bras. La situation est tellement étrange, il aurait du partir mais il ne peut pas. Tout ce qu'il arrive à faire c'est prendre les mains de Dean, les serrer. Fort. Son amant lui rend, le tient tout entier fort. Il embrasse Cas sur la joue même et souffle qu'ils vont aller se coucher.
Toujours en tenant Castiel d'un bras, il tire sur le bouchon pour vider la baignoire de l'eau. Il se lève, son maitre contre lui. Il l'essuie, fait de même avec son corps. Puis il laisse tomber la serviette au sol et prends le visage de Castiel entre ses mains.
« Trésor...
Castiel baisse les yeux, est désarmé par lui. Il aurait tellement envie de partir, mais ne peut pas... Comme s'il lisait dans ses pensées, Dean souffle :
Je veux de toi... Reste. Même si on dort pas...
Oui...
Castiel pose sa tête sur torse de Dean. Il ne peut être à la fois le danger et le seul à le vouloir voir rester malgré. Dean pose son menton sur sa tête et l'entoure de ses bras.
Tu veux qu'on aille se coucher ? Ou on va prendre l'air dehors ?
Je suis exténué, j'ai bossé comme un dingue...
D'accord. Tu veux un cachet pour dormir ? Ou ça ira ?
Non, non.. merci… J'ai besoin de réfléchir un peu, c'est pas grave si je dors pas.
D'accord. Si t'as besoin, les médocs sont dans la salle de bains. »
Dean retourne dans la chambre. Il se glisse sous les draps en se disant que c'était là le lieu du crime. Il soupire et regarde Castiel se coucher près de lui. Il lui ouvre ses bras sans avoir la certitude que Cas y viendra. Mais il s'y pelotonne quand même, besoin de chaleur. Surtout. Il ne peut pas lui en vouloir. Pas juste à lui, parce qu'il aurait dû penser à ça. Mais l'urgence, le désir, le manque. C'était assez pour leur perdre la mémoire. Tout ce qu'il en pense pour le moment, c'est que c'était une des meilleures baises de toute sa vie. À cause de plein de choses. À cause de Dean.
Ce dernier respire calmement, il s'endort presque. Il ne veut pas penser. Il hume l'odeur des cheveux de Castiel, son nez étant dedans. Il pense à des choses simples, à des trucs qui le font se sentir bien. Mais finalement, il suffisait juste d'avoir Castiel près de lui pour s'endormir. Castiel n'arrive pas à trouver le sommeil lui. Malgré sa fatigué physique.. Il cogite de trop. Repensant à ce qu'il a dit à Dean. Rester tous le deux même s'il n'était pas amoureux, sans trop savoir pourquoi il avait sorti ça à ce moment. Avait-il cherché une déclaration ? Un promesse ? Pour être sûr qu'il reste près de lui malgré tout… Oui sûrement.
Après avoir dormis quatre heures, il finit par se lever. Seul. Il n'est que midi. Alors il fait le tour de l'appart, engourdi, les membres douloureux et endormis…
Tout autour de lui c'est moderne, beau c'est certain, mais il n'aime pas. Ça ne ressemble pas à Dean.
Ce dernier s'est réveillé dès que Castiel a quitté son étreinte. Son premier geste, il y a pensé toute la nuit. Il attrape son iPhone et cherche le numéro de son agent. Bien sur il tombe sur la messagerie, il est en vacances. Mais Dean laisse un message, précisant que c'est urgent.
Après avoir attendu dix minutes, il se lève et enfile un tee-shirt et un boxer. Il sort de la chambre et trouve Cas, de dos, debout dans le salon. Il va vers lui et se colle dans son dos les bras autour de sa taille.
« Bonjour trésor...
Salut.., souffle Castiel, réchauffé par la présence de son chat.
J'ai pas le droit à ''beau gosse'' ou ''mon chat'' ? essaye Dean de rire.
Salut beau gosse., tente de sourire Castiel en se retournant vers lui.
Mieux... »
Dean se penche pour l'embrasser et l'entraîne vers la cuisine. C'est à lui de préparer le petit-déjeuner, comme Castiel lui a fait tant de fois. Il met l'eau à chauffer et des croissants au micro-ondes pour les décongeler. Enfin, il se doute qu'ils ne vont pas beaucoup manger mais quand même. Il sort une boîte de thé et la pose avec un sourire devant Cas.
Castiel prend un sachet. Reste debout au milieu de la cuisine à le tripoter sans rien dire. Dean voit sa triste mine. Elle lui fend le cœur. Putain faut qu'il fasse quelque chose, il ne veut pas rester comme ça.
Il laisse tout en plan et va s'habiller. Il revient avec les fringues de Castiel, plus des affaires propres à lui.
« Tiens, habille-toi., dit-il en tendant les affaires à son amant.
Castiel le regarde, interdit.
Tu veux que je parte ?
Non non ! s'affole Dean. Non ! Castiel non... Je veux juste que toi et moi on sorte d'ici, qu'on aille prendre l'air... Tous les deux... »
Le petit brun baisse la tête, se sentant idiot. Il a des larmes plein les yeux, ça lui brouille la vue… Il a cru que Dean allait le virer, enfin. Depuis hier il attend qu'il craque, qu'il l'accuse, lui dise quelque chose. Mais rien ne vient, Dean reste, Dean le veut…
Une main sur la bouche par pudeur, les larmes lui coulent des yeux, s'écrasent sur le carrelage. Dean les voit, comme il entend les sanglots de Castiel. Il ne les comprend pas, enfin si peu... Il veut juste que tout ça s'arrête. Il va le prendre contre lui, le serre à l'en étouffer. Il se force à ne pas pleurer, même empêcher ses yeux de briller. Il n'a pas le droit.
« C'est fini Castiel, tout va bien... On... On va aller prendre l'air, c'est dimanche y'a personne... Tous les deux...
Oui… Oui pardon. »
Castiel relève la tête et essuie ses larmes, renifle. Il a envie de s'excuser parce que c'est trop idiot, de craquer comme ça. Récupérant les affaires de Dean il se couvre un peu mieux, se réchauffe. Sortir oui. Dean l'aide à s'habiller. Soigner un gros chagrin d'enfant, il a l'impression de faire ça. Ça ne le gêne pas. Il voit juste mieux ce qu'a ressenti Castiel quand il a débarqué chez lui après la mort de Jules.
Il ferme la porte de chez lui. Il a juste pris son téléphone et ses clopes. Le reste de l'appartement est resté tel quel.
Il glisse sa main dans celle de Cas et entrelace leurs doigts. Besoin de se sentir. Encore. Malgré tout. Castiel n'ose plus rien dire, ils ne doivent pas en parler. Tous les deux partagent la même douleur, la même crainte. Dans leur chair, qu'ils veulent continuer à lier et surtout ne pas se lâcher.
Sa crainte là tout de suite c'est plutôt le mec qui les suit… Depuis qu'ils sont sortis de l'appart. Dean n'a pas fait attention. Il trouve juste qu'il fait un peu frais avec le vent qui souffle alors il passe son bras autour de la taille de Castiel pour ne pas avoir froid.
« Tu veux qu'on aille prendre le petit-déjeuner à MacDo ? sourit-il bêtement, histoire de penser à autre chose.
J'ai pas vraiment faim… Et il est plus de midi… Et j'ai pas envie de voir autant de monde. »
Castiel se trouve chiant, mais il est tellement d'une humeur étrange. Marcher lui fait du bien malgré tout. Il tourne la tête pour regarder derrière lui, c'est là qu'il remarque enfin le sac à son épaule, ouvert, laissant voir un objectif d'appareil photo. Il sent une colère le prendre, insupportable.
Dean tourne la tête dans la même direction que Castiel. Vite, il comprend les traits de colère qui animent son visage et les partages. Il le lâche et s'approche du photographe en herbe. Le mec tente de s'enfuir en courant mais c'est sans compter sur les grandes jambes de Dean, qui l'attrape par le coude et le plaque contre le mur. Il attrape ses deux poignets et place son genou près de son entrejambe.
« J'peux savoir ce que tu foutais ? Hein ? Tu vas me le dire en face espèce de fouine ?
Rien, rien ! Pardon ! » s'exclama le type, mort de trouille.
Castiel regarde Dean faire, il va s'attirer des ennuis s'il fait ça, faut surtout pas qu'il le touche, pas qu'il le menace. Dean le lâche. Mais le regard noir qu'il lui dédie veut tout dire à lui seul.
« Donne-moi ton appareil photo, j'vais faire le ménage. »
Le photographe ne cherche même pas à discuter et lui donne. Tout ce qu'il espère c'est qu'il ne lui abîme pas… Quoi que, avec ça il pourrait porter plainte aussi. Castiel ose à peine intervenir, juste sa main posée sur celle de son amant, pour le calmer.
Dean fait défiler les photos. Il pianote un peu et les supprime toutes. Plus aucune trace d'eux sur l'appareil photo de ce minable, c'est ça la meilleur e chose à faire même s'il meurt d'envie de lui casser la gueule. Une fois le travail fait, il lui redonne en disant :
« Dégage. Et vite. »
Le gars enfourne son appareil photo dans son sac et détale à toute vitesse. Ça vaut mieux comme ça.
« On ferait peut-être mieux de rentrer en fin de compte…
J'ai pas envie. J'en ai marre de vivre comme une ermite. J'aime Paris, j'y vis et en y restant en Août j'aimerais pouvoir être tranquille putain..., s'énerve Dean.
Ça c'est les côtés chiants de la célébrité. Fallait t'y attendre… »
Hélas ce qu'ils n'ont pas vu, c'est le deuxième paparazzi de l'autre côté de la rue qui lui n'a rien raté de cette scène.
Dean soupire et se décide à rebrousser chemin, à contre cœur.
« On va où ? demande-t-il, comme un perdu.
J'en sais rien, je m'en fous… »
Au même moment le portable de Dean sonne. Il regarde avec hâte, c'est son agent. Il s'assoit sur un banc à côté et décroche.
« Oui allô ?
J'espère que t'as une bonne raison pour me déranger en vacances Winchester. Parce que crois-moi, je suis tes frasques avec ton petit brun là et j'suis pas franchement content, faut...
C'est pour ça que je vous appelle Jean. J'en peux plus. Je me fais suivre partout, je peux pas mettre le nez dehors !
Viens sur la cote , t'es riche non ?
Sérieusement.
Bon... Bienvenu dans le monde impitoyable des people. Ton meilleur ami : ton avocat. Je t'en appelle un et il te recontactera dès qu'il pourra. Okay ? En attendant, reste chez toi et fais toi discret.
« Raté... » pense Dean dans sa tête.
Merci beaucoup. Bonnes vacances.
Ouais toi aussi, bye. »
Castiel le regarde perplexe.
« Tu l'as appelé juste pour ça ?
Oui et non. J'avais juste besoin du nom d'un bon avocat. J'ai le droit de porter plainte pour tout ça., dit-il en agitant les mains. Et puis... J'étais tellement remué ce matin, j'pensais aux... Aux analyses., souffle-t-il à peine. Personne ne doit savoir, j'veux nous protéger... Et déjà que j'l'ai pas fait hier...
Les centres de dépistage sont anonymes. Et essaye pas de me protéger, j'apprécie, mais je peux le faire seul…
Dean le regarde, puis baisse les yeux. Il a l'impression de faire tout de travers, de mal gérer, d'avoir des raisons factices à tout ce cirque. Mais...
J'veux pas... Pas te laisser seul là-dedans. C'est anonyme mais le silence s'achète parfois, c'est horrible...
Ça s'achète ? Arrête avec le fric Dean, je dis rien parce que ça serait un peu cracher dans la soupe mais là… Arrête de me filer du fric, j'ai l'impression que tu m'achètes… Je peux me débrouiller seul.
Mais je t'achète pas putain ! J'suis juste réaliste ! Qu'est-ce qui empêche une infirmière de dire à sa collègue ''J'ai fait un test VIH à Dean Winchester ce matin, tu te rends compte ?'' et l'autre lui dirait qu'elle t'a eu toi, le petit copain et la suite je la connais ! Regarde les journaux, on a découvert ça ensemble !
J'vais le faire ailleurs alors ! À l'autre bout de Paris, comme ça personne va rien dire ! Fais-le pour toi si tu veux, mais laisse-moi en dehors de ça. »
Dean sent ses joues lui brûler. Il est en colère parce que Castiel le rejette et il croit bien qu'il ne le supporte pas. Pas du tout. Faut que ça passe mais pour le moment... Il tente de respirer, se met en marche pour accélérer le processus. Castiel serre les dents. Se lève et part dans l'autre sens. S'il avait su que sortir avec lui attirerait autant de problème… Dean se retourne et ne le voit pas, du moins pas à côté. Putain il est loin, pourquoi ? Il va pas lui courir après non plus ! C'est pas possible. Alors il hurle :
« Tu fous quoi ? »
Castiel ne répond pas, il avale juste difficilement sa salive. Ça le fout dans tous ses états tout ça. Il veut le silence, il veut Dean, il voudrait être tranquille, mais avec lui… Il le veut mais pas comme ça. Il le déteste…
