Bonjour ou Bonsoir les filles !!!
Chapitre un peu plus long. Il y a beaucoup de déjà vu, des faits vus par Bella, mais raconter à Edward par Alice. J'espère que vous ne trouverez pas ça redondant. Edward aura beaucoup de discussion dans ce chapitre !
Alice : Ils en avaient besoin, surtout pour Bella, pour qu'elle prenne conscience qu'Edward est vraiment amoureux d'elle et que la seule raison pour laquelle il ne la voit pas aussi souvent qu'il le voudrait, c'est qu'il a des obligations envers sa fille. Il ne peut pas bouleverser la vie de sa fille sans penser aux conséquences et en plus, il doit gérer les frasques de Tanya. Ils ont fait le point leur amour et Jasper.
PatieSnow : Merci beaucoup !!! Surtout que tu laisses une review à chaque chapitre, j'apprécie vraiment.
Emilie : Edward ne peut effectivement jamais être tranquille quand il est avec Bella. Il y a toujours quelqu'une qui a besoin de lui. Bella comprend qu'il doit répondre à ses responsabilités et c'est tout à son honneur. Ils se sont avoué leurs sentiments et je crois que c'était le bon moment, puisqu'il faut avancer dans leur relation. Tout le monde a adoré le moment où ils surprennent Jazz et Alice en séance sur le canapé...lol... Ils ont fait le point également, c'était un chapitre important.
Gwendoline : Il parle de moins en moins avec son sexe, probablement parce qu'il s'en sert plus...lol... vous aimez toutes ça !!! tu n'es pas la seule à être MDR quand ils surprennent Alice et Jazz.
COCOTTE56 : J'espère que je continuerai à poster chaque semaine, je suis à la bourre de ce temps. En fait, je suis toujours à la bourre, mais présentement, c'est pire je crois.
Bella67 : Maintenant tu sais ce qu'il faisait...lol... J'aime bien savoir que vous relisez le pov Bella en même temps...
Davida : Je suis touchée par ton aveu dans ta review. J'espère que tout est rentré dans l'ordre. Merci Beaucoup.
Merci à Lenerol pour son aide en relisant mes chapitres.
Bonne lecture !
Chapitre 10
Finalement nous étions retournés chez Bella. Jasper s'était excusé qu'on les ait surpris, mais ma sœur, pas gênée pour un sou, avait rétorqué : « Quand un mec me baise aussi bien que Jazz, la terre entière pourrait entrer dans la pièce que je ne m'en rendrais même pas compte. Les sensations et le plaisir sont beaucoup trop forts que tout s'efface autour, il n'y a que lui me faisant jouir. Alors, arrête de faire ta tête de faux prude, je sais de source sûre, que tu en fais autant avec Bella. » Tous avaient éclaté de rire sauf moi, j'étais mal à l'aise. Voir ma sœur dans cette tenue et cette position me faisait bizarre. Savoir est une chose, mais voir en est tout autre.
Le lendemain matin, nous prenions le petit déjeuner avec Alice et Jasper, alors que Bella devait se rendre au travail pour aider Rosalie,
-Je vais te déposer en allant au travail, dit Jasper à Alice.
-Ne fais pas de détour Jasper, je vais raccompagner Alice, dis-je sur un ton qui ne leur laissait pas le choix. Ça me permettrait de discuter avec elle.
-Oh… euh… d'accord, Bonne journée Alice, dit-il en l'embrassant doucement sur les lèvres.
-Bonne journée, on s'appelle ce soir, dit-elle en se blottissant contre lui pour un câlin.
Je m'approchai de Bella et je la serrai contre moi.
-Ne soit pas trop dur avec elle, me souffla-t-elle avant de m'embrasser.
-Mouais… bonne journée mon amour.
Je l'embrassai, tandis que Jasper quittait l'appartement. Je me tournai vers Alice et elle me suivit sans dire un mot. Je pris place dans ma Volvo et Alice s'assit silencieusement.
-Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ? Demandais-je sèchement.
-Je voulais attendre.
-Attendre quoi ? Depuis quand ça dure ?
-Depuis le soir où je suis allée chercher la robe que j'avais prêtée à Bella, soit deux jours après ton souper avec elle pour lui expliquer ton mariage et Carlie.
-Putain Alice, ça fait un mois ! Pourquoi lui ?
-Hey ! Tu ne le connais pas ! Jasper est vraiment un mec bien. En plus, c'est LUI, je suis certaine que c'est LUI.
-Lui ???
-Mon prince charmant, l'homme de ma vie…
Je stoppai la voiture pour me garer sur le bord de la route. Je me tournai vers ma sœur.
Son prince charmant !!! Elle blague là ?
-Tu me fais marcher là ? Ça ne peut pas être lui ! M'écriais-je.
Ma sœur ne pouvait pas faire sa vie avec l'ex plan cul de Bella. Elle ne pouvait pas m'imposer l'ex plan cul de ma petite amie à chaque réunion de famille, à Noël et aux anniversaires. Déjà que j'allais devoir le supporter comme meilleur ami de Bella. J'imagine, qu'elles allaient pouvoir parler de ses prouesses de dieu du sexe ensemble, non mais pourquoi ma sœur avait été foutre son nez chez Bella ? Et si Bella lui disait qu'il était meilleur que moi ? Ça n'avait pas de sens cette histoire là !
-Et pourquoi pas ?
Elle ne blaguait pas !
-Parce que…
Je ne savais pas si elle savait que Bella et lui avait couché ensemble, je ne voulais pas l'alarmer.
-Parce que quoi ? Tu ne le sais même pas toi-même !
Je soufflai.
-Alice… je ne le sens pas ce mec… je suis désolé…
Elle allait se fâcher, je le voyais bien.
-Edward Anthony Cullen ! Tu n'as rien à dire sur Jasper, ton seul problème avec lui, c'est que tu es jaloux. Tu as peur de ce qui s'est passé entre Bella et lui.
-Tu es au courant ?
-Bien sûr que je suis au courant, et je le sais depuis la première fois que je suis venue ici.
-Je suis désolée… Alice, pardonne-moi, je ne voulais pas te faire de peine, mais j'ai juste peur de ce qui pourrait arriver si…
-Si quoi ? Jasper, n'est pas amoureux de Bella, c'est SA meilleure amie. Je viens souvent ici, je suis souvent avec Bella et jamais un ou l'autre m'a fait sentir que je ne suis pas à la hauteur pour lui. C'est grâce à Bella si je l'ai rencontré.
-Grâce à Bella ? Je ne comprends plus rien. Pourquoi personne ne me l'a dit ?
-Ne demande pas pourquoi, regarde ta réaction ! Quand je suis venue la coiffer avant qu'elle aille au resto avec toi, Jasper est rentré dans sa chambre pour lui demander comment elle allait. Il avait passé la nuit avec elle à la consoler à cause de toi, triple idiot.
Je soufflai. Repenser à toute la peine que je lui avais faite et en plus, c'est lui qui avait passé la nuit à la consoler. Elle avait dormi avec lui…
Triple idiot !!! Foutu Alice !!! Pourquoi est-ce qu'il fallait absolument qu'elle me le dise à chaque fois, quand je réagissais comme un con ? Je me sentais assez idiot comme ça sans qu'elle en rajoute !
-Il était en jeans, torse et pieds nus, il n'est resté que quelques secondes, il ne savait pas que Bella avait quelqu'un avec elle. J'étais sous le choc, Edward ! J'en suis restée muette jusqu'à ce qu'il retourne d'où il venait et j'ai demandé qui était ce mec. Rosalie a répondu que c'était son frère et Bella son meilleur ami. J'ai voulu savoir s'il était célibataire et Rose a regardé Bella pour lui poser la question.
Je souris, ma sœur ne perdait jamais le Nord, elle allait droit au but.
-Bella m'a dit que oui et j'ai voulu savoir si j'avais une chance avec lui.
-Et ? Demandais-je. Je savais qu'en posant des questions, elle serait ravie.
Elle sourit de toutes ses dents. Je lui faisais plaisir. Elle reprit son récit avec un débit encore plus rapide.
-Bella m'a répondu "Absolument". Rosalie a demandé comment elle savait ça et Bella a dit que c'était la façon dont il m'avait regardé, et j'ai demandé "comment " il m'avait regardé et elle a répondu "Comme si tu étais une apparition, une déesse du sexe, il te voulait !" Avec Rosalie on s'est écrié et Bella a ajouté "Il est parti parce qu'il t'aurait sauté dessus, baisé et fait jouir pendant des heures sans même faire attention à ne pas déchirer tes vêtements en te les enlevant, il te les aurait complètement arrachés. Il avait une bosse dans son pantalon."
-C'est tout ? C'est pour ça que tu as couché avec lui ?
-Non, écoute donc la fin si tu veux savoir ! J'ai demandé à Bella si elle faisait une blague et elle a dit non. J'ai demandé à Bella : "Et tu sais ça comment toi ? Ton meilleur ami te raconte ce qu'il fait aux filles qu'il baise ?" Rosalie a dit que c'était une mauvaise question et Bella lui a dit d'arrêter de faire sa sainte. Bella ne parlait plus, mais j'ai insisté.
-Tu as insisté, ça ne te ressemble pas !!! Dis-je pour la taquiner.
Elle avait les yeux qui pétillaient.
Comment est-ce que j'étais passé à côté de ça ? Ma sœur était amoureuse depuis un mois et je n'avais rien vu. Je suis un mauvais frère.
-Bella a dit que c'était une longue histoire et moi je voulais savoir. Je lui ai dit qu'on avait encore du temps avant qu'elle aille te rejoindre. Et c'est là que Bella a dit : " Il ne me raconte rien, mieux que ça... j'ai déjà goûté à sa médecine et... laisse-moi te dire que... que c'est un réel bon coup et que si tu n'as jamais pris ton pied, tu vas t'évanouir quand la force de l'orgasme qu'il va te donner va te frapper. Jasper est le meilleur baiseur que je connaisse."
Je m'étais figé, je ne l'écoutais plus, et réentendaitAlice relatant toujours les paroles de Bella qui disait que Jasper était un bon coup et le meilleur baiseur qu'elle connaissait. Ça me fit mal au cœur de le savoir, je savais que j'avais de la compétition, mais pas à ce point là. Je croyais qu'elle appréciait vraiment nos moments dans l'intimité, mais…
-Edward, souffla Alice en touchant mon bras.
Je levai les yeux vers elle.
-Tu sais que qu'elle a dit aussi.
Je secouai la tête.
-Elle a dit : "Enfin, il l'était avant que je rencontre Edward."
Elle me sourit.
-Vraiment ?
-Si tu étais resté attentif jusqu'à la fin tu n'aurais pas eu cette peine qui a traversé tout ton être. Bella est amoureuse de toi, pas de Jasper. Quand je suis retournée chercher la robe deux jours plus tard, elle était sortie et avait donné la robe à Jasper et elle lui a dit qu'il avait le champ libre pour faire ses preuves et me mettre dans son lit.
-T'as couché avec lui le premier soir ?
-Edward, j'ai plus 16 ans. Oui, c'est ce qui est arrivé et on a manqué de préservatif. Il s'est rendu dans la chambre de Bella pour en chercher et elle était revenue. Il était nu, en érection et en sueur. Elle n'en a pas fait de cas, mieux, elle a dit : "Waoouuhh Jasper, c'est chaud" en riant. Jasper s'est expliqué rapidement, lui disant que les deux seuls préservatifs qui lui restaient étaient déjà morts. Elle lui a remis une boîte neuve et lui a dit " Wow, 3e round… attention pour ne pas qu'elle s'évanouisse la belle Alice". Elle riait, elle était heureuse pour nous, jamais je n'ai senti une once de jalousie envers moi.
-Elle est parfaite, soufflais-je.
-Parfaite pour toi, ça se voit.
Je lui souris.
-Je suis désolé Alice, je ne jugerai plus ta relation avec Jasper et…. Et je vais essayer de calmer ma jalousie mal placée. J'aurais dû être plus attentif à toi, ma petite sœur est amoureuse et je n'ai rien vu.
-C'est la meilleure chose à faire Edward. Bella t'aime toi, et sait que votre relation n'est pas que de passage. Je ne t'en veux pas, tu es débordé avec Carlie et en plus, je n'ai rien fait pour t'en parler franchement.
Je remis le contact de ma voiture et me dirigeai vers l'appartement d'Alice. Encore une fois, elle comprenait que je n'avais pas été présent pour elle, trop préoccupé par Carlie.
-Tu sais que Bella a rabroué Tanya quand nous sommes sorties toutes les deux l'autre soir ? Me dit-elle.
-Elle m'en a parlé un peu, mais je sens qu'elle ne m'a pas tout dit. Tanya est capable du pire, je pense que Bella a voulu me ménager.
-En fait, Tanya lui a fait croire que tu l'avais baisé cette semaine là et que c'est pour ça que tu n'avais pas été voir Bella.
-QUOI ??? C'est faux !
-J'espère bien. Bella ne s'y est pas laissée prendre. Tanya lui a dit : "Edward n'a pas eu besoin de toi cette semaine, j'ai rempli mon rôle de charmante épouse et je me suis glissée dans ses draps pour lui faire vivre la meilleure baise de sa vie."
-La garce !!! Ça ne s'est pas passé comme ça !
-EDWARD CULLEN QU'EST-CE QU'IL S'EST PASSÉ AVEC TANYA ? NE ME DIS PAS QUE …
-Hey stop Alice. Tanya s'est effectivement glissée dans mon lit la semaine dernière, elle était nue et cockée. Elle avait besoin de moi, je t'en ai parlé, c'est la nuit que j'ai dû m'occuper d'elle parce que les mecs de qui elle prend sa coke lui ont fait subir une séance de sexe abusive et forcée.
-Ça n'explique pas qu'elle était nue dans ton lit, dit-elle en croisant ses bras, attendant une réponse.
-Elle ne voulait pas que je la repousse si elle me demandait franchement de l'aide. Alors que le refus de sexe, ça lui fait ni chaud ni froid. Elle savait que je verrais son trouble en se glissant nue dans mon lit, elle était couverte de marques bleues, et que je m'occuperais d'elle.
-Edward, j'ai tellement hâte que tu sois libéré d'elle.
-Je sais, mais pour l'instant je dois faire avec. Tu veux bien continuer, je veux savoir ce que Bella et Tanya se sont dit.
-Tu sais ce que Bella lui a répondu ?
-Dis-le Alice ! Elle m'a juste dit qu'elle ne s'était pas laissée attaquer sans répliquer.
-Elle lui a dit : "C'est ça cause toujours Tanya, désolée de te décevoir, mais moi je ne suis pas qu'un one-night qu'il baise parce qu'il a trop bu, il n'y a pas que ça entre nous." Tanya a essayé de remporter la bataille, mais Bella était trop forte.
-Elle a dit quoi Tanya ? Elle a dû en remettre ?
-Oui, elle a essayé de l'intimider en lui disant : "Écoute-moi bien, petite garce. Tu peux baiser avec mon mari autant que tu veux, mais c'est moi qui porte la bague."
-Pourquoi elle ne l'enlève pas cette fichue bague ! Dis-moi que Bella ne s'est pas laissée abattre.
-Pas du tout. Elles se sont lancées des paroles du genre "Oh, mais regarde ça Alice. Elle porte une bague" Tanya a vu rouge et répliqué : "Il ne divorcera jamais pour toi. C'est moi sa femme et …Et là mon cher Edward je dois avouer que TA Bella elle a fait fort, elle lui a dit "Et quoi Tanya ? Et rien, c'est juste un bout de papier… un mariage obligé… sans robe blanche, sans fleurs et quatuor à cordes… juste une bague et un bout de papier Tanya. "
-Cette femme est incroyable. Tanya devait être en rogne.
-Aucune idée, on est parti. Mais j'imagine que c'est pour cette raison qu'elle te rend ça encore plus difficile en n'étant jamais là.
À bien y réfléchir, ses absences, encore plus fréquentes, coïncidaient avec cette soirée. Je déposai Alice devant chez elle et j'étais un peu mieux. Alice m'avait fait du bien en me parlant de ce que Bella ressentait pour moi et pour Jasper. Je savais qu'elle aimait ma présence, et j'étais rassuré qu'elle ait elle-même poussé Jasper dans les bras de ma sœur. Elle ne voulait que son bonheur. J'allais devoir user de patience et comprendre la profondeur de leur relation qui n'était qu'amicale, le sexe était visiblement accessoire à cette amitié.
Je rentrai chez moi et je discutai avec mes parents avant de les conduire à l'aéroport pour leur retour à Seattle. Il était 16h30 quand je partis chercher Carlie. Je décidai qu'il était temps qu'on parle de Bella et moi.
J'entrai au service de garde et ma fille s'élança vers moi quand elle me vit.
-Papa ! T'es revenu ? S'écria-t-elle.
Je la réceptionnai dans mes bras et la serrai contre moi. J'humai son odeur en prenant une longue respiration, et je la sentis embrasser ma joue.
-Tu m'as manqué, dit-elle en se décalant de moi.
-À moi aussi. Ça te dirait qu'on aille dîner au restaurant juste nous deux ?
-Pour vrai ?
-Oui. Au restaurant que tu voudras, tu choisis.
-On va manger au restaurant chinois ?
-Ok. Va chercher tes affaires.
On prit son sac et on se dirigea vers le restaurant. Une fois notre commande passée, je regardai Carlie.
-Carlie, ma princesse, je voulais te parler sérieusement.
Elle me regarda et je vis dans ses yeux que j'avais toute son attention.
-Tu sais que maman et moi, nous ne sommes pas des amoureux ?
-Oui, vous êtes des amis.
-Oui. Tu sais que je peux avoir une amoureuse ?
-Maman elle pense que c'est Bella, je te l'ai dit l'autre jour.
-Oui, je sais et je t'ai dit que Bella et moi étions des amis.
-Vous avez décidé d'être des amoureux maintenant ?
-Oui.
-Maman elle le sait ?
-Oui, Tanya le sait, je lui en ai parlé.
Elle avait l'air de réfléchir. J'imagine qu'elle repensait à ce que je venais de lui dire.
-Maman, elle en a un amoureux ?
-Je ne crois pas, on lui demandera.
-C'était avec Bella que j'étais quand Mamie et Papi se sont occupés de toi ces derniers jours.
-Ah… tu étais chez elle ?
-Non, nous étions partis dans un hôtel juste nous deux.
-Pourquoi tu ne m'as pas emmenée ? Demanda-t-elle tristement.
-Quand on est amoureux, on a besoin de faire des choses juste les deux amoureux. Ça ne veut pas dire que je vais toujours vouloir être seul avec Bella. Souvent on va être avec toi aussi, enfin si tu es d'accord.
-J'aime bien être avec Bella, mais est-ce que ça veut dire que tu vas partir plus souvent pour être avec Bella ? Que tu vas me faire garder plus souvent ?
-Non. Pour l'instant, rien ne va changer, sauf qu'on va voir Bella plus souvent, enfin, si tu veux bien venir avec moi.
-Je vais venir avec toi ! Tu aurais dû lui dire de venir ce soir, ça aurait été bien.
-Oui, mais je voulais qu'on se parle juste nous deux. C'est important pour moi qu'on soit d'accord tous les deux. Belle comprend que je dois m'occuper de toi et elle est d'accord pour qu'on lui rende visite ensemble.
-Génial ! Je vais pouvoir m'occuper de Mojito.
-Oui, Mojito, il a l'air de bien t'aimer.
-Oui et moi aussi je l'aime.
Nos assiettes arrivèrent et on mangea tout en discutant du week-end qu'elle avait passé avec mes parents. Carlie avait bien pris la nouvelle et j'en étais très heureux. Bella pouvait entrer encore plus dans ma vie, et je me voyais déjà en train de dormir avec elle chaque soir et me réveiller contre son corps chaud chaque matin. Le rêve quoi !
Deux semaines étaient passées depuis notre petit week-end de Scottsdale à Bella et à moi. J'étais retourné à mes responsabilités de père. Ce petit week-end nous avait fait le plus grand bien et notre relation s'en portait mieux. Carlie avait bien pris ma relation avec Bella et c'était un autre grand pas dans la bonne direction.
On essayait de se voir plus souvent. C'était difficile, je ne pouvais toujours pas laisser Carlie seule avec sa mère. Tanya redoublait d'effort pour faire de ma vie un enfer. S'éclipsant à toute heure du jour et de la nuit, ne laissant aucune façon de la joindre. J'étais seul une fois de plus pour m'occuper de Carlie. J'avais engagé une femme de ménage depuis, ne voulant plus acquitter les tâches ménagères seul.
Aujourd'hui j'étais venu avec Carlie pour dîner chez Bella. Tanya étant à nouveau en cavale. Nous étions seuls tous les trois et Bella avait fait des lasagnes, le plat préféré de Carlie. Elle avait aussi fait des petits cupcakes au chocolat et nous étions à les décorer. Il y avait du glaçage rose, du jaune et au chocolat. Carlie en avait partout sur elle, même dans les cheveux. Après avoir glacé et décoré de paillettes de bonbons nos gâteaux, nous les dégustâmes. Ma fille était barbouillée de glaçage et de chocolat partout.
-Tu sais qu'on va devoir laver tes cheveux ce soir ?
-Non. Papa, je déteste laver mes cheveux, répliqua-t-elle en mettant un autre morceau de gâteau dans sa bouche.
-Carlie tu es toute collante, regarde, dis-je en lui montrant une mèche de cheveux.
-D'accord, mais pas tout de suite, je veux un autre gâteau. Bella, je peux en prendre un s'il-te-plait ?
-Bien sûr, tiens, dit-elle en lui tendant le gâteau qu'elle se mit à décorer.
Je regardai ma montre et souris à ma fille. Carlie s'approcha de Bella pour chuchoter à son oreille.
-Maintenant que vous avez décidé d'être des amoureux, est-ce que papa dort dans ton lit ?
Bella, leva les yeux vers moi. Je hochai la tête de haut en bas. Elle se pencha à l'oreille de Carlie.
-Oui, il dort dans mon lit.
-Super ! Alors, je peux dormir ici moi aussi ! S'écria-t-elle.
Minute papillon !!!
-Euh… Carlie tu as école demain et tu n'as pas ton pyjama, on va dormir à la maison, une autre fois peut-être, dis-je calmement, pensant m'en être bien tiré.
-Mais quand ? Insista-t-elle.
-Euh…
Je ne savais pas quoi répondre. Je ne savais pas si Bella était d'accord avec ça.
-Papa quand ? J'aimerais bien dormir avec Mojito quand toi tu vas dormir avec Bella.
Je regardai ma belle. Je ne savais plus quoi répondre à ma fille. Elle me sourit avant de prendre la parole
-Carlie, si ton père est d'accord, on pourrait faire une soirée pyjama avec des DVD, plein de pop corn et des sucreries vendredi soir ?
-Oui ! Super ! Dis oui papa !
Carlie s'était mise à sautiller partout et elle finit par sauter au cou de Bella en la remerciant avec un baiser sur la joue. Elle se tourna vers moi et me fit subir le même sort en plus de s'accrocher à mon cou dans un gros câlin.
-D'accord, d'accord, vendredi. Mais pas ce soir, il est temps de partir. Allez ma puce, va ramasser tes affaires dans le salon.
Carlie sortit de la cuisine pendant que Bella reprenait sa tâche pour terminer la vaisselle. J'apportai les derniers plats restés sur la table et les mis dans l'évier, mais ce n'était pas le but premier de mon mouvement. Je m'approchai encore plus d'elle pour me retrouver, mon torse collé contre son dos, mes mains passant sur son ventre et remontant sous son chandail pour prendre ses seins en coupe tout en exerçant une légère pression. Je soufflai dans son cou et elle frissonna. Je déposai des baisers humides sous son oreille.
Putain que j'ai envie d'elle.
-Edward, Carlie pourrait nous voir…
-Bella, tu sais que tu es parfaite et merveilleuse… Dis-je avant de mordiller le lobe de son oreille et de tirer un peu sur ses tétons durcis sous son soutien-gorge.
Ça fait longtemps mon vieux… oui, je sais…. en plus elle sent les gâteaux... j'ai trop envie de la goûter...
Elle gémit avant de me répondre, profitant des caresses, de ces baisers qui nous manquaient tellement.
-Et en quoi je suis parfaite et merveilleuse ?
Parfaitement faite pour moi, merveilleuse quand mon sexe entre et sort de ton vagin et que tu jouis dans une douce mélodie à mes oreilles.
-Dans bien des domaines… mais là, tu es parfaite et merveilleuse avec ma fille. Tu lui offres une soirée pyjama télé et c'est une des choses qu'elle adore le plus.
-Ça me fait vraiment plaisir et j'adore ça aussi… En plus, tu vas rester dormir ici alors…
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, que je l'avais retournée et je plaquais mes lèvres sur les siennes. Je passai discrètement ma langue sur sa lèvre inférieure pour demander l'accès à sa bouche qu'elle me donna instantanément permettant à nos langues de s'offrir cette caresse dont nous avions envie depuis que j'avais passé le pas de sa porte, il y avait deux heures.
Je brisai le baiser et posai mon front contre le sien, nous laissant en manque de la bouche de l'autre. Nous étions haletants tous les deux. Elle ferma les yeux en inspirant profondément, lorsque ma fille entra dans la pièce.
Je reculai un peu brisant notre étreinte. Carlie nous regardait avec un sourire sur les lèvres.
-Il fait des beaux bisous mon papa hein ? Demanda-t-elle à Bella le sourire toujours présent.
-Euh… oui… dit-elle alors que ses joues prenaient une teinte rosée.
-Attends qu'il te fasse celui qui fait plein de bruit sur la bedaine, tu vas voir, c'est drôle, renchérit Carlie amusée.
Bella et moi ne pûmes nous empêcher de rire en pouffant. Je déposai un dernier baiser sur ses lèvres avant de partir chez moi avec Carlie. J'aurais voulu rester, j'aurais voulu l'emmener avec nous, mais encore une fois, c'était trop tôt. Une chose à la fois.
Je retournai chez moi écoutant Carlie me vanter les mérites de Bella sur ses lasagnes et ses petits gâteaux au chocolat. Ma fille l'aimait vraiment. Elle se gardait une petite gêne dans ses marques d'affection avec Bella, mais je savais qu'elle mourrait d'envie de lui en demander et de lui en faire. C'était bien, mais je ne voulais pas non plus que Bella étouffe.
Ce matin j'avais rendez-vous avec Alec, mon avocat pour voir comment je pourrais faire pour déposer une demande de divorce dans les règles. Je voulais prendre des informations, mais je voulais aussi vérifier si j'étais en droit de le demander et de me libérer de ma responsabilité envers Tanya vue sa citoyenneté cubaine.
Alec est un de mes clients, ici à Phoenix, et c'est l'avocat de la firme qui m'emploie. Lui et sa femme Jane travaillent ensemble pour un cabinet dans le même immeuble que mon employeur. Je sortais de mon bureau pour le rencontrer
-Ashley, j'ai un rendez-vous avec Alec, je ne crois pas que je reviendrai après. Si tu as une urgence, tu peux m'appeler sur mon portable.
-Ok, bonne journée Edward.
Alec m'ouvrit la porte et me fit signe de m'asseoir. Même s'il connaissait la plupart des évènements importants de ma vie avec Tanya, je lui racontai encore une fois toute notre histoire de ma rencontre avec elle jusqu'à tout ce qu'elle nous faisait subir à Carlie et à moi aujourd'hui, en n'oubliant pas de relater les épisodes désastreux de notre passé concernant la drogue et son incapacité à s'occuper de Carlie convenablement. Je lui parlai également des menaces de Tanya concernant l'enlèvement de Carlie si je demandais le divorce.
-Je veux la garde complète de ma fille. Je ne veux pas que Tanya ait tous les droits. En plus, je voudrais que ce divorce soit prononcé le plus rapidement possible. Tanya sera celle à qui on demandera de prendre toutes les décisions me concernant et concernant Carlie s'il m'arrivait quelque chose.
-Écoute Edward, je ne te cacherai pas que la plupart du temps, le juge accorde la garde de l'enfant à la mère, ne laissant au père qu'une fin de semaine sur deux. Je vais voir ce que je peux faire.
-Alec, il faut que ce divorce et cette garde se fassent le plus rapidement possible, m'énervais-je.
-Je comprends. D'abord, il faudrait que tu mettes par écrit le récit de ta vie avec Tanya. Si ta mère, qui était très présente à ce moment là, pouvait faire la même chose, ce serait bien. On aurait beaucoup plus de preuves pour mettre toutes les chances de ton côté. Surtout en ce qui concerne la garde de Carlie. Il faut prouver que Tanya a des lacunes en ses capacités à s'occuper de Carlie.
-Je vais demander à ma mère et je vais faire le récit de ma triste vie avec Tanya.
-Quand ce sera fait, appelle-moi et on se fixe une rencontre. On déposera la demande de divorce à ce moment là. Si je ne peux pas te joindre, je vais donner le message à Jane.
-C'est parfait.
-Ne t'inquiète pas pour ton obligation envers elle pour sa citoyenneté cubaine, tu as rempli ton obligation de 5 ans et je verrai à ce que tu en sois libéré quand le divorce sera prononcé.
-Merci Alec.
Vers 14h30, mon portable sonna, alors que rentrais chez moi.
Hey, mon beau,
ça va bien aller, je pense à toi.
Tu me manques
Bella xxx
Elle y avait pensé. Je pourrais l'inviter à venir au restaurant avec Carlie et moi. Je lui retournai un message.
J'ai déjà terminé
c'était plutôt bien.
Je vais chercher Carlie plus tôt
on va au resto, tu veux venir ?
Edward xxx
J'espérais qu'elle voudrait bien nous accompagner, j'avais envie de la voir.
Non, désolée, on dîne tous ensemble ce soir
Je suis déjà en route pour rentrer, c'est moi qui cuisine.
Rosalie et Emmet ont une bonne nouvelle à annoncer.
Viens plutôt nous rejoindre avec Carlie, Alice sera là aussi.
Bella xxx
Aller la rejoindre pour le dîner avec Carlie. Un genre de dîner officiel, si en plus Alice était là. Il me restait deux heures avant la fermeture du service de garde et j'avais une bien meilleure idée pour la suite de l'après-midi. Elle avait dit qu'elle était déjà sur la route pour rentrer. On pourrait se câliner et je l'aiderai pour son dîner si ça la retardait.
T'en pense quoi mon vieux ? On veut aller chez Bella et lui faire l'amour pas vrai ?
Notre dernier moment d'intimité remontait à samedi matin pendant le cours de piano de Carlie et il m'avait laissé sur ma faim, tout comme hier soir chez elle avec Carlie.
Très intéressant.
J'ai encore 2 heures avant de prendre Carlie au service de garde.
Ça nous laisse beaucoup de temps, non ?
Edward xxx
Sa réponse ne fut pas longue à venir.
Très intéressant en effet. Je t'attends
Bella xxx
J'avais deux heures pour cajoler ma Bella.
Du calme mon vieux, je ne veux pas d'une baise à la va vite, je veux profiter pleinement d'elle… t'as intérêt à assurer, parce que j'ai envie que ce soit long et bon… on s'entend ?
Nous arrivâmes presque en même temps devant l'immeuble de Bella et je l'aidai avec les sacs. Mojito se frotta contre sa jambe et elle le cajola un peu. Elle lui changea son bol d'eau, le caressa et lui donna des petites gâteries. Elle rangea tous ses achats dans la cuisine sous mon regard brûlant.
Tout me faisait la désirer, la façon dont elle bougeait, la façon dont ses cheveux glissaient sur son corps, la façon dont ses fesses s'exposaient à moi lorsqu'elle se penchait un peu pour ranger les boîtes dans l'armoire. J'étais déjà à l'étroit dans mon boxer et cette vue ne fit que me faire durcir encore plus. J'étais debout adossé contre le comptoir de la cuisine. Quand elle eut terminé, elle s'approcha de moi pour se blottir dans mes bras.
-Tu m'as tellement manqué…
-Tu m'as manqué aussi Bella… Je n'ai pas eu assez de toi hier…
-Moi non plus… Ça s'annonce comment avec cet avocat ? Demanda-t-elle entre deux baisers.
-Bien. Mais on parlera de ça plus tard, là j'ai besoin de te sentir contre moi et de profiter de ce rare moment d'intimité. Juste nous deux mon amour.
Je caressai son dos et ses fesses avidement, en pressant un peu plus fort l'approchant toujours un peu plus de moi. J'embrassai le haut de sa tête, son front et elle releva enfin la tête pour m'offrir un baiser. Je posai mes lèvres sur les siennes, tout en douceur. Même si notre envie l'un de l'autre était forte, aucun de nous deux ne voulait que ce soit trop vite, trop court. Je voulais prendre mon temps pour savourer ce moment cher et Bella ressentait certainement la même chose. Je l'embrassai délicatement, mes lèvres suçotaient doucement les siennes. Je descendis mes baisers vers son oreille et juste avant de mordiller un peu son lobe, je murmurai.
-J'ai tellement envie… de te faire l'amour… Bella…
J'enlevai mon veston que je posai sur une chaise de la cuisine, desserrai ma cravate qui se retrouva au même endroit que mon veston, et je déboutonnai les premiers boutons de ma chemise. Je l'attirai vers sa chambre. Je fermai la porte derrière nous et allai placer la casquette sur la porte de la salle de bain, je ne voulais pas qu'on soit dérangé, et surtout pas par Jasper.
Je revins vers elle en enlevant ma chemise par-dessus ma tête. Doucement lentement, je lui enlevai ses vêtements, la laissant dans ses dessous. Elle défit le bouton de mon pantalon et le laissa tomber par terre. Je terminai de m'en débarrasser, de même que mes chaussettes, avec mes pieds. Je pris son visage en coupe entre mes mains et une fois de plus je l'embrassai sensuellement faisant frotter mon érection contre son corps.
-Humm… oui… fais-moi l'amour Edward… comble mon manque de toi…
Je descendis mes mains sur ses épaules pour finir leurs courses sur l'agrafe de son soutien-gorge que je défis toujours en l'embrassant. Mes doigts glissèrent avec ses bretelles sur ses bras et le soutien-gorge finit par tomber sur le sol libérant ses seins à la pointe durcie.
Tellement bandante, avec des seins pareils !!!
Je les caressai doucement et un peu plus fermement, sans jamais lâcher sa bouche. Mes lèvres et ma langue faisaient encore et toujours des mouvements érotiques. Je sentais son souffle s'accélérer et je passai à la vitesse supérieure.
Je continuai ma descente et passai mes doigts sous l'élastique de son shorty pour rejoindre directement sa féminité trempée. Je fis courir mon doigt le long de sa fente humide pour moi, afin de trouver son bouton de plaisir pour lui administrer la plus merveilleuse des caresses. Je fis des cercles sur son clitoris du bout des doigts alternant avec mon doigt qui entrait dans son vagin faisant frotter ma paume contre son pubis. Ses hanches roulaient cherchant une friction, afin d'accentuer le plaisir. Des petits cris et gémissements s'échappèrent contre mes lèvres et à chaque fois, j'accentuais la pression de mes doigts. Elle se resserra de plus en plus sur mes doigts mais je les retirai avant qu'elle puisse jouir. Elle gémit de frustration et ça m'amusa.
Je nous enlevai le reste de nos sous-vêtements et je l'allongeai doucement sur le lit. Je la surplombai de tout mon corps en pressant mon sexe contre le sien.
Oh putain !!!
Je déposai des baisers humides sur son corps m'arrêtant sur ses seins, les léchant, les aspirant et les mordillant. Je dirigeai mon sexe dans son vagin et doucement j'entrai en elle entamant de longs mouvements. Je mis ma main sur sa cuisse, la caressant, pour finir par la soulever avec ma main derrière son genou. Je m'appuyai sur mon coude et commençai des mouvements lents et longs. Je voulais profiter d'elle. La sensation de sa peau sous la mienne et les frissons que ses ongles provoquaient sur mon corps, m'enivrèrent.
Je la regardai dans les yeux, c'était intense, profond, excitant. Je continuai mes mouvements savoureux et elle resserra les muscles de son vagin.
-Humm… Bella… c'est si bon… si serré…
Ça faisait tellement longtemps qu'on n'avait pas pris le temps de s'aimer. Toujours vite, à la sauvette. J'avais tellement besoin d'elle, elle m'avait tellement manqué. Je nichai mon visage dans son cou et je grognai lorsqu'elle se resserra de nouveau. J'accélérai le mouvement pour nous mener à notre libération.
-Plus fort Edward…
J'accédai à sa demande faisant claquer nos bassins bruyamment l'un contre l'autre. Mes grognements devenaient de plus en plus forts et je sentais que Bella était proche, son orgasme se construisant à chacune de mes poussées.
-Vas-y mon amour… jouis avec moi…
Je resserrai ma prise sur elle, la pénétrant de plusieurs coups rapides et forts. Ce fut ma perte, et je déversai ma jouissance tout au fond de son ventre en grognant de plaisir, mais aussi de frustration, puisque ma belle n'avait pas encore joui. Elle se cambra quelques secondes après mon plaisir et explosa emprisonnant mon sexe dans sa jouissance, chantant son plaisir dans mes oreilles.
-Oh ouiiii Edwaaardd !
C'était un orgasme fort et déstabilisant qui faisait trembler son corps. J'embrassai son cou et remontai vers son visage pour embrasser ses lèvres. Je me retirai d'elle et je me laissai tomber sur le dos l'attirant à moi. Nous reprenions notre souffle tranquillement tout en se caressant. La tendresse après l'amour était une chose nouvelle pour moi. Jamais je n'avais donné d'attention à une fille après une baise. Sauf avec Mélanie, le seul plan cul fixe que j'avais eu, on se souriait et je l'embrassais chastement avant de la quitter. Nous avions une entente, et on la respectait à chaque fois. On partageait ce moment physique, on s'embrassait, on se quittait. C'était de la reconnaissance pour ce qu'on faisait ensemble, il n'y avait rien de sentimental.
Bella se leva pour se diriger vers la salle de bain et me fit signe de la suivre. L'eau chaude contre nos corps me faisait un bien fou en plus des caresses que je lui prodiguais avec le gel de douche. Je voulais la cajoler encore, lui montrer que j'appréciais tous les moments partagés avec elle. C'était, certes, magique, intense et merveilleux de faire l'amour avec elle, mais je ne voulais pas que ça. En fait, je voulais tout, tout avec elle.
Nous sortîmes de la douche, et nous entendîmes des voix et des bruits dans l'appartement, je regardai ma montre.
-Merde, le service de garde ferme dans 20 minutes, juste le temps de m'y rendre.
Je partis en vitesse en direction de la chambre, enfilai mon pantalon et ma chemise. Je me tournai vers elle, toujours nue, pour l'embrasser une dernière fois.
-Apporte le pyjama de Carlie, dit-elle doucement, comme si elle avait peur que je ne sois pas d'accord avec ça.
Je la regardai en haussant un sourcil.
-Tu ne seras pas obligé de partir tôt. Elle pourra dormir dans mon lit avec Mojito et toi tu pourras profiter d'une soirée entre amis, s'expliqua-t-elle en souriant.
Je la regardai un instant. C'est vrai que je pourrais passer une bonne soirée et que Carlie ne verrait pas son sommeil perturbé.
-D'accord.
-Reviens vite, tu me manques déjà… souffla-t-elle.
Je partis en direction de la cuisine pour récupérer mon veston, ma cravate et mes clés. Je me retrouvai face à Jasper qui buvait un verre d'eau.
-Désolé, je ne voulais pas vous déranger, surtout pas te faire fuir, s'excusa-t-il.
-Tu ne nous as pas déranger, tu ne me fais pas fuir, je dois prendre Carlie et je suis en retard, excuse-moi, répondis-je en me dirigeant vers la porte. C'était un peu sec, mais je ne voulais pas qu'il se fasse des idées.
Je pris Carlie au service de garde et je me dirigeai vers la maison pour faire ses leçons. Je ne voulais pas qu'elle prenne du retard.
-Ok ma grande, on va faire tes leçons tout de suite, Bella nous attend, on va dîner chez elle.
-C'est vrai ?
-Oui… et on va même apporter ton pyjama, si tu veux, on reste dormir là.
-Waaaooouuuhhh !!! Je vais dormir chez Bella, avec Mojito ?
-Si tu veux… souriais-je.
Je n'avais pas vu ma fille aussi souriante depuis longtemps. Elle était souvent triste depuis les disparitions plus fréquentes de Tanya. Je savais qu'aller au service de garde ne l'enchantait pas mais ces dernières semaines, elle avait insisté pour s'y rendre et cela m'avait surpris. Depuis ce revirement, elle était différente, moins enjouée. J'avais essayé de la faire parler, de voir ce qui l'avait fait changer d'avis, mais rien, elle ne m'avait rien dit.
Lorsque nous arrivâmes chez Bella, j'y trouvai tout le monde. Bella fit les présentations.
-Alors, Edward, voici Emmet mon grand frère, Rosalie, sa femme et sœur de Jasper que tu as déjà rencontré.
J'embrassai Rosalie et je serrai la main d'Emmet. Ce dernier me répondit avec une brève accolade. Je restai surpris, tout autant que Bella, de la démonstration de son frère, je comprenais par ce geste qu'il acceptait ma relation avec sa sœur, même si elle n'était pas idéale pour elle dans le moment. Carlie était dans les bras d'Alice lui racontant sa journée. Elle avait saluée tout le monde en arrivant et avait fait un câlin et un bisou à Bella, avant de se blottir dans les bras d'Alice.
Bella et Alice avaient ouvert une bouteille de vin et c'est avec plaisir que j'acceptai le verre que Bella me tendait. Je voyais Jasper couper le pain en petits morceaux et à quelques reprises, il volait un petit baiser à ma sœur, sur les lèvres, dans le cou et il lui lançait des regards remplis de désir. Ils avaient l'air complice tous les deux et j'en fus heureux, peut-être qu'elle avait raison, que c'était bien lui.
On s'installa à la table et nous commençâmes à manger une entrée d'antipasti avec quelques feuilles de salade. J'étais assis entre Bella et Carlie. Je débordai de marque d'affection envers ma Bella. Je passai ma main sur sa cuisse, son bras et quelques fois je posai mes lèvres sur sa tempe, son épaule ou sa joue.
Je m'occupai aussi de ma fille, de son assiette, de lui remettre du jus de raisin dans sa coupe à vin pour faire comme nous ou encore de passer la main dans ses cheveux et de lui sourire. J'étais entouré des deux femmes de ma vie et je ne pus que sourire à cette constatation. La vie me rendrait peut-être tout ce que j'avais fait de bien dans celle-ci.
Jasper s'impatientait, il voulait savoir la raison d'un souper aussi élaboré un soir de semaine. Rosalie s'approcha d'Emmet et regarda Jasper.
-Je suis enceinte.
Jasper s'empressa de rejoindre sa sœur et la fit tourner dans les airs avant de la serrer dans ses bras et de lui plaquer des baisers sur les joues.
-Félicitations Rose, je suis vraiment content pour toi. Emmett, félicitations mon vieux, dit-il en se tournant vers lui
Tout le monde se leva à son tour pour les féliciter. Et Rosalie continua dans l'annonce des bonnes nouvelles.
-La naissance est prévue pour juillet et il n'y aura pas un bébé, mais trois. Je suis enceinte de triplés.
-Oh mon dieu… s'exclama Jasper.
-Waouh, dit Alice.
-Trois bébés… soufflais-je.
Je passai ma main dans mes cheveux et la laissai un instant sur ma nuque. Je secouai la tête pour me remettre les idées en place. Jamais je n'aurais pu m'en sortir avec trois bébés. J'avais été débordé avec Carlie lorsqu'elle était bébé et j'aurais disjoncté complètement. Bella me sourit, ayant remarqué mon trouble.
Le reste du souper se passa dans une bonne ambiance. Carlie posait des questions à Rosalie sur les trois bébés. De temps en temps, je devais intervenir pour clarifier quelques explications trop embarrassantes pour Rosalie, Carlie devenant un peu trop curieuse sur la façon de faire trois bébés en même temps.
Après le dessert, je mis Carlie en pyjama et la couchai dans le lit de Bella avec un Mojito assez fier d'avoir de la compagnie pour dormir. Bella vint lui donner un baiser, suivie par Alice.
-Bonne nuit ma princesse, dis-je en l'embrassant sur le front.
-Bonne nuit papa. Merci pour dormir ici, ça sent bon les fraises dans le lit de Bella, dit-elle en se blottissant avec Mojito.
-C'est Bella qui l'a proposé, quand on va venir dormir elle et moi, je vais te faire une place juste à côté de moi.
-D'accord… à plus tard.
Ma fille ferma les yeux un sourire d'apaisement s'étira sur ses lèvres. Je retrouvais ma Carlie, elle était heureuse en se mettant au lit ce soir.
De retour au salon, ne restait plus que Jasper et Alice. Je pris place sur le canapé près de Bella, tandis qu'eux étaient sur l'autre.
-Alors Edward, cette rencontre ?
Foutu Alice…
Je savais que je n'y couperai pas… j'aurais voulu en parler seul avec Bella, avant.
-Très bien. Je dois faire le récit de ma relation avec Tanya, les circonstances de notre rencontre, du mariage, de Carlie et tous les problèmes personnels de Tanya ainsi que toutes les menaces qu'elle m'a faites si je demandais le divorce, dis-je dans un souffle.
Ça me faisait du bien de voir qu'il y avait une chance pour que je puisse me libérer de Tanya, mais en même temps, je n'y croyais pas vraiment. Ça faisait tellement longtemps que j'étais pris dans ce mariage que c'en devenait normal.
-Je vais t'aider et je suis certaine que papa et maman pourront également t'aider à faire ton récit. Surtout que maman était très présente quand Carlie était bébé. Elle a vu beaucoup de choses, et probablement aussi des choses que tu ignores sûrement.
-C'est bien beau tout ça, mais il reste la garde de Carlie. Habituellement, le juge accorde la garde de l'enfant à la mère, ne laissant au père qu'une fin de semaine sur deux.
Je ne voulais pas qu'on me prive de ma fille, je resterais marié avec Tanya et je subirais encore et toujours cette vie jusqu'à la majorité de Carlie s'il le fallait. Jamais je ne laisserai ma fille à sa mère, jamais je ne voudrai qu'elle obtienne sa garde permanente et complète, me laissant quelques fins de semaine ici et là, en sachant qu'elle n'était aucunement apte à s'en occuper. Je soupirai avant de reprendre.
-Je vais devenir fou. Je ne serai jamais capable de laisser Carlie aussi longtemps et surtout pas avec elle.
Bella me tapota doucement l'épaule en une caresse se voulant réconfortante. Je la regardai et je ne sais pas ce qu'elle vit dans mes yeux, mais la tristesse l'envahit en une seule seconde. Je m'en voulus de lui faire autant de peine. Elle méritait mieux que ce que je pouvais lui donner, et j'étais un égoïste de vouloir la garder près de moi tout de même, mais elle était ma seule échappatoire, mon seul bonheur et ma seule issue face à cette vie obligée.
Je la pris dans mes bras et murmurai à son oreille.
-Une chose à la fois Bella…
Alice et Jasper se levèrent et se dirigèrent discrètement vers la chambre de ce dernier, nous laissant un peu d'intimité. Elle prit une grande inspiration pour essayer de contrôler les larmes qui menaçaient de s'échapper de ses yeux et elle enfouit son visage dans ma chemise pour cacher son trouble.
Je levai son visage vers le mien avec mon doigt sous son menton. Il fallait que je la rassure, mais je voulais aussi me rassurer. Je ne voulais pas la voir partir et fuir mes problèmes. Je savais au fond de moi qu'elle faisait beaucoup d'efforts et je ne voulais pas qu'elle baisse les bras, je n'y arriverai pas sans elle à mes côtés.
-Bella… j'ai besoin de toi… n'abandonne pas tout de suite… On va y arriver…
-Edward, je ne supporterai pas d'être celle qui te causera la perte de ta fille…
-Mon avocat dit qu'il y a beaucoup de chance que j'obtienne la garde de Carlie, il faut juste que je monte un dossier relatant les agissements de Tanya dans son rôle de mère.
-Je suis désolée Edward, je ne devrais pas me montrer aussi défaitiste devant toi… tu as besoin de soutien, pas d'une égoïste pessimiste qui ne veut que toi près d'elle
-Bella… On va y arriver… je ne veux pas te perdre… je sais que c'est difficile, que j'aurais dû m'occuper de régler ce divorce depuis longtemps… C'est moi l'égoïste qui a tous les torts.
Elle avait compris que ma plus grande peur était de perdre Carlie.
Je l'embrassai doucement, passant mes bras autour de sa taille, la rapprochant de moi, la faisant passer à califourchon sur mes cuisses. Le baiser se fit plus pressant, nous accrochant l'un à l'autre pour essayer de nous convaincre que tout ça en valait la peine et que nous ne faisions pas ça pour rien. Mes mains passèrent sous son débardeur caressant son dos et elle frissonna. Je touchai l'agrafe de son soutien-gorge pour le défaire, voulant pousser mes caresses, mais mon portable vibra. Il était près de 22h00. Je la regardai avec un air désolé avant de répondre à l'appel d'un numéro inconnu.
-Allo ?
-Edward… je… il faut… tu dois… merde Edward dépêche-toi, je suis dans la merde, j'ai… besoin de toi…
-Tanya, j'entends rien, calme-toi…
-Je suis au poste de police. J'ai été arrêtée pour vente et possession de drogue. Il faut que tu viennes me chercher Edward.
-Tu me fais marcher, demandais-je fâché.
-Non, je suis vraiment dans la merde, viens me chercher s'il te plaît.
-Et pourquoi, j'irais te chercher, c'est tout ce que tu mérites
-Je sais… tu ne peux pas me laisser ici ! Tu m'as dit que je devais te le demander franchement si j'avais besoin d'aide, j'ai besoin d'aide là, Edward !!!
-Fait chier Tanya…, dis-je en me pinçant l'arrête du nez, fermant les yeux.
-Tu ne répondais pas à la maison ?
-Non, je suis chez Bella… je t'avais pourtant avertie que ça arriverait…
-Chez Bella, mais Carlie est où, qui s'occupe d'elle ?
-Oh mais tu t'inquiètes pour ta fille, elle dort il est 22h00…
-Edward !!! Je sais quelle heure il est. Tu vas venir, hein ? J'ai besoin de toi, tu ne peux pas me laisser ici…
-Je devrais te laisser là… Donne-moi une heure…
-Tu vas appeler Alice, pour qu'elle s'occupe de Carlie ? Merci Edward !
-Non… C'est ça…
Je raccrochai et me passai la main sur le visage pour essayer de retrouver mes esprits. Je serrai les poings tellement forts que mes jointures devinrent blanches. Alice entra dans le salon les yeux endormis. Elle me regarda. J'avais honte de faire subir ça à Bella. J'allais devoir m'y rendre et laisser Bella seule encore une fois.
-Qu'est-ce qu'elle a encore fait ? Demanda Alice.
-Rien de bien différent que d'habitude, crachais-je.
Je regardai Alice et Bella à tour de rôle. Ça me coûtait de lui demander ça, mais je ne pouvais pas emmener Carlie avec moi, alors j'inclus Alice dans ma question.
-Vous pouvez vous occuper de Carlie le temps que j'aille voir ce qui se passe vraiment ?
Alice hocha la tête avant de retourner dormir. Bella était figée, incapable de répondre, essayant de comprendre. Je me levai en soufflant.
-Je suis vraiment désolé Bella, mais il faut que j'y aille. Pardonne-moi de t'imposer ça encore une fois… Tu ne mérites pas une relation comme ça… tu vaux plus que ça…
Je la serrai contre moi, dans une étreinte forte presque désespérée. Je ne voulais pas la quitter. Elle ne disait toujours rien et ça me faisait paniquer.
-Je reviens dès que c'est possible. Je t'aime.
Au prochain chapitre, vous aurez la discussion, la scène plutôt, que Tanya a fait à Edward au poste de police.
À bientôt
Merci de me lire
A+
Isasoleil
