Pyro/Iceman/X-men/#5
Titre : J'ai quelque chose à te dire
Auteur/Artiste : babydracky
Couple : Pyro/Iceman
Fandom : X-men
Rating : PG
Thème : #5 # J'ai quelque chose à te dire
Disclaimer : Les personnages de Pyro (St John Allerdyce) et IceMan (Bobby Drake) sont inspirés en grande partie des personnages des films et non de ceux des comics. Ils restent la propriété de Marvel et de la Fox. Cette drabble est à situer après le troisième film, The Last Stand.
« J'ai quelque chose à te dire… » Avait-elle à peine soufflé alors qu'elle ouvrait la porte de la salle d'informatique où il se trouvait seul à travailler son devoir de littérature.
Bobby, bien qu'il n'ait jamais eu beaucoup de petites amies, savait que cette phrase n'annonçait généralement rien de bon. Il avait toujours été celui à se faire larguer, généralement après un « Je t'adore vraiment beaucoup, Bobby, ce n'est pas toi, c'est moi. » Et celles qui prononçaient cette phrase terminaient généralement même pas un mois plus tard, au mieux, au bras du bad boy de l'école. La vie était ainsi faite. Les filles disaient qu'elles voulaient d'un petit-ami gentil et attentif avec elles, mais elles étaient indubitablement attirées par ceux qu'elles appelaient les « ténébreux » et qui les traitaient moins bien. Il savait donc qu'il n'y couperait pas.
« Je t'écoute, Marie » Lâcha-t-il alors, se pliant à la fatalité, résigné, lui faisant signe de prendre place à côté de lui.
Elle secoua lentement son joli visage à l'ovale si parfait, faisant danser ses mèches blanches le long de ses épaules. Elle s'appuya, incertaine, sur le mur blanc en fermant la porte derrière elle.
« Bobby… » Sa voix tremblait.
Le couperet n'allait pas tarder à s'abattre sur lui, sans pitié, sans bavure.
Il la fixait. Elle avait toute son attention. Sa respiration s'était faite haletante, elle peinait à lui dire ce qu'elle était venue lui annoncer. Pourtant elle avait dû longuement y réfléchir, peser le pour et le contre, chercher minutieusement ses moindres paroles. Elle devait connaître sa tirade à la virgule près. Mais une fois face à lui, devant ses yeux azurés si compréhensifs, les choses étaient moins simples tout à coup.
« Tu peux tout me dire, Marie » L'encouragea-t-il bien malgré lui. Elle avait fait son choix, il se devait de la soutenir et de l'accepter.
Elle le fixa longuement de ses yeux sombres.
« Je… » Commença-t-elle avant d'inspirer une longue et douloureuse goulée d'air « Nous deux, Bobby… C'est fini, n'est-ce pas ? »
Bobby resta coi. Il avait l'impression que la glace venait de s'emparer complètement de lui. Mais il savait que ce n'était pas le cas. Il s'était attendu à ce que Marie rompe avec lui, à l'instant même où elle avait ouvert cette porte et qu'il avait croisé son regard. Mais il ne s'était très certainement pas attendu à ce qu'elle le fasse de cette manière. Une question ? Elle ne le rejetait pas comme toutes les autres, elle ne s'était pas lassée de lui, elle avait juste compris. Elle avait compris ce que lui avait mis trop longtemps à voir.
Il n'était plus deux dans ce couple. Une faible flamme vibrait entre eux. Faible, mais irrésistible. Et Bobby n'aspirait qu'à une seule chose, il commençait à peine à le reconnaître, se brûler les ailes.
Il s'était tu un long moment. Marie n'osait plus le regarder et quand il vit des perles naître sur ses longs cils noirs il sentit son cœur se comprimer douloureusement. Il était à l'origine de cette souffrance, de la peine qu'il lui causait, à sa douce Marie. Il ne pouvait imposer cela plus longtemps à cette jeune femme qu'il aimait tant, mais pas de la manière dont elle méritait d'être aimée.
« Pardonne-moi, Marie » Trouva-t-il le courage de lui répondre alors qu'il se levait pour la rejoindre. Il ne voulait plus de cet espace assassin entre eux.
Il ne voulait pas répondre directement à sa question, il était trop respectueux, ou trop lâche peut-être, pour être l'initiateur de cette douloureuse rupture. Jamais il n'avait eu autant mal. Comme il tenait à sa petite Mutante fougueuse !
Arrivé à sa hauteur, il tenta de poser une main compatissante sur son épaule nerveuse, qu'elle chassa d'une main rageuse. Il entendit un cri étouffé. Et les petites épaules de sa compagne, de son amie la plus chère, se mirent à trembler. Il aurait pu s'excuser à nouveau et quitter cette pièce où l'air était devenu trop lourd, il aurait pu lui tourner le dos, prétextant ne pas vouloir la gêner davantage en la voyant pleurer, il aurait pu. Mais il ne le fit pas. Ces larmes le blessaient, le torturaient. Mais il était le seul responsable. Il était coupable.
C'est sans un mot de plus, les paroles étaient devenues inutiles, qu'il laissa ses bras s'enrouler tendrement autour de sa taille. L'une de ses mains vint caresser son dos en cercles lents pour l'apaiser. Cette main coupable. Il posa sa joue sur la chevelure chocolat et ibaisa/i ses mèches éthérées.
« Bobby… » Hoqueta-t-elle alors que les larmes coulaient à flots sur ses joues opalines, noyant son visage contre ce torse rassurant.
« Je t'aime, Marie » Lui chuchota-t-il à l'oreille.
Jamais il n'était parvenu à lui dire ces mots jusqu'à aujourd'hui. C'était ironique qu'ils aient pu être prononcés aussi facilement, aussi honnêtement au moment de leur rupture.
« Je serai toujours là pour toi, Marie, toujours » Sa voix était assurée, tendre et aimante.
« Je le sais… » finit par murmurer la jeune femme dont les mains gantées avaient resserré leur emprise sur son pull.
Il était responsable de la souffrance de Marie, il était le seul coupable pour les larmes qu'elle versait à présent. Mais il saurait payer un tribut plus lourd encore pour ce crime. Il aimerait passionnément jusqu'à ce que son âme se consume un être inaccessible, un être qui le haïssait plus que quiconque en ce monde, la plus précieuse des ambres enflammée.
Les deux corps restèrent longtemps emmêlés cette nuit-là dans cette pièce sombre. Même lorsque les larmes de la jeune femme se tarirent, les mains de son premier amour ne la quittèrent pas. Le silence était d'or mais pas étouffant. Deux enfants qui s'aimaient mais qui n'étaient pas destinés l'un à l'autre. Deux enfants qui ne se quitteraient pas et qui apprendraient un jour à se sourire à nouveau chaleureusement et amicalement. Deux amis inséparables.
