Bonjour,
Alors oui il y a du retard et j'en suis désolé. Rassurez-vous, ce n'était pas voulu, j'étais simplement débordé en autres choses. Mais, je reviens avec un nouveau chapitre et assez long je trouve.
Je ne vais pas énormément écrire parce que je ne veux pas vous ennuyer trop longtemps mais, je veux seulement vous dire que j'ai mis tout mon petit coeur dans ce chapitre! (Comme tous les autres, évidemment!)
Pairing: Divers.
Rating: T (pour la violence on va dire).
Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Oda-sama sauf Shinnosuke, qui n'est rien qu'à moi!
Bonne Lecture.
Chapitre 9 - Retrouvaille.
Y'a 5 ou 6 hommes, pas plus.
Une immense porte de hangar passé sans bruit. …3 ou 4 corps à terre. Baignant dans leurs propres sangs.
Les pas se font. Assourdissant. Non, ils sont d'une agitation silencieuse.
Certains ont des armes à la main, d'autres rien. Certains ont le sourire aux lèvres, d'autres pas l'ombre d'une réjouissance.
Ils traversent les lieux, inspectent chaque petites pièces qu'ils trouvent –qu'ils pourraient trouvés- et continuent d'avancer.
Qui frappe le plus ? Celui en tête de file, assurément.
Qui donne les ordres ? Le même.
Ils sont tous sur le qui-vive ou tous en quêtes de proie, c'est une opinion à prendre. Ils sont devenus prédateurs. Chasseurs. Des traqueurs de haut niveau. Les sens en alerte, rien ne peut leurs échapper. Ils sont prêts et attendent le « boss final » de pied ferme.
Eustass Kidd est sur le point de faire un nouveau massacre, il en est sûr. Le sait. Le sent déjà. Il en est convaincu alors il croque les pilules-bonbons jetées dans sa bouche. Il veut frapper. …Exterminer.
*o*
Il a fouillé cet appartement de fond en comble. Cet appartement qu'il a visité plus d'une fois mais ce n'était pas l'heure aux souvenirs et beaucoup de choses ont été mise sens dessus-dessous.
Et maintenant quoi ? Rien. Absolument rien. Puisqu'il n'a rien trouvé.
Il remarque bien les pointes de sang devant la porte d'entrée mais ce n'est pas suffisant et il espère aussi que cette chose n'appartienne pas à ce noiraud mais…, faut pas rêver non plus.
Attrapant cette rambarde, il y passe ses nerfs, surveille par la même occasion les environs. Recherche un indice…, un petit truc. Une chose insignifiante.
Il a bien vu quelques numéros et quelques noms dans la poubelle, comme quoi ce foutu Noiraud a été remarqué par pas mal de monde mais…, il ne peut pas tous les visiter. Au bout d'un moment ça lui taperait sur le système et il taperait tout le monde.
_ T'aurais pas dû y aller seul, gronde Killer venant d'arriver sur les lieux. Tu as trouvé quelque chose ?
_ Rien. …A part peut-être ça. Soupir le rouge en montrant les quelques cartes déchirées et tordues.
_ Ouais et on a déjà fouillé mais ça donne rien. J't'assure Kidd, j'ai vraiment cherché partout. Bonney a même interrogé les voisins pour moi.
_ Faudrait peut-être… . Je sais à qui demander ! Se rappelle le Rouge en ayant cet éclair dans les yeux. Suis-moi.
_ Où est-ce qu'on va ?
_ Demander à celle qui voit tout, évidemment. Shirley va me donner une réponse c'est certain.
Un fin rictus se pose sur les lèvres d'Eustass à la fin de sa phrase et le voilà qu'il décampe de son point fixe.
Les deux rejoignent donc la voiture en silence et roulent à travers la nuit noire.
Y'a peu de monde sur la route, sur les trottoirs, dans les quartiers qu'ils traversent. Faut dire, ils ne sont pas dans les rues les plus populaires alors peut-être que cela influence.
Pis dans la voiture, le silence. …Pas un râle ou un grognement. Le calme plat. On n'entend même pas les respirations ou les claquements de langue. C'est assez étrange à dire vrai. …Curieux parce qu'ils ne sont pas connus pour ça.
Le trajet dur pas loin d'une demi-heure et il est un peu plus de 3 heures du matin. Alors oui, surement que la jeune femme sera de mauvaise humeur. Surement qu'elle va les détester. Surement qu'elle va les insulter mais…, Kidd ne rebroussera pas chemin et parlera vulgairement. …Comme toujours.
Et là, on entend un poing frapper une porte. Incessamment. Continuellement. Sans prendre de pause. …Jusqu'à ce que celle-ci s'ouvre à la volée.
_ Je peux savoir qui a envie de mourir à cette heure-ci ? Siffle une voix venue de six pieds sous terre et un regard bleu roi venu des abysses. …Elle est en quelque sorte, terrifiante.
_ J'pensais qu'tu t'montrerais jamais. J'ai besoin de toi alors allons parler à l'intérieur. Grogne sourdement le Carmin en soutenant le regard de la noiraude.
_ Besoin de moi ? Rien que ça. …Et en quoi ? Souffle suspicieusement la femme aux presque dents de requin. Et comment comptes-tu me payer ?
_ Comment ? Tu l'sauras une fois que tu m'auras tout dit. …Pousses-toi maintenant.
Les deux se dévisagent, s'insultent silencieusement puis l'entrée se libère et laisse passer les deux compères.
La petite maison est originale, décoré avec étrangeté dirait certains alors que d'autres aimerait. Tous les goûts sont dans la nature… . Ils prennent places dans le salon, les paroles ne sont plus pendant une minute ou deux puis, les questions apparaissent.
Elles apparaissent toujours d'une façon ou d'une autre. Elles sont toujours là, gênantes ou embarrassantes. Connes ou déplacés. Maladroites ou simplement inconvenantes. …En réalité, il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises questions. Elles sont justes et toujours inattendues et révélatrices.
_ Qu'est-ce que tu sais sur un enlèvement qui a dû se faire i ou 4 jours, dans les environs du district d'Arakawa-ku. Soupir le Rouge avide de savoir.
_ Arakawa est grand et beaucoup de chose se passe un peu partout. Tu n'aurais pas d'autres précisions ? Sourit-elle en s'allumant une cigarette.
_ Entre le 4eme et le 9eme blocs.
_ Oh, tu parles de ça. Certains disent qu'il s'agissait des hommes de Teach alors que d'autres étaient prêt à parier pour ceux du C.P. S'exclame Shirley en tirant un peu sur la cigarette pour recracher la fumée au visage de Killer. Emmerdante ? Elle l'est assurément.
_ Quoi ? J'comprends pas là, pourquoi eux ?
_ Je n'entends pas tout, je vois seulement. …Quoiqu'il en soit ce ne sont que des sous-fifres qui ne sont même pas encore accepté officiellement dans la Famille. Peut-être qu'ils ont fait ça pour avoir des informations importantes et ainsi négocier leur intégration définitive. Dit l'ébène non sans faire les yeux doux au blond qu'elle rencontre pour la première fois. Qui lui plait bien.
_ Des informations sur quoi ? Claque la langue de Kidd sans même faire attention au jeu que les deux autres jouent.
_ Ce n'est pas évident ? Sur toi, mon cher. Ricane-t-elle alors que ses yeux se plissent de joie. Tu le fais surveiller n'est-ce pas ? Il a été l'un de tes amis par le passé…, c'est suffisant pour eux. Tu n'as aucuns alliés Kidd, personne ne veut travailler avec toi ou s'ils le font, c'est par dépit. Par obligation. Parce que tu ne leur laisses pas le choix. Tous veulent t'écraser ! Ton père passait encore…, il trouvait de bon compromis et savait réfléchir mais toi…, tu n'es qu'un égoïste de première. Avoue sans détour la jeune femme d'un ton franc et sans peur.
_ J'suis pas là pour m'faire aimer ! …Où est-ce qu'ils se planquent ? Tu l'sais pas vrai alors dis-moi. La voix gronde, se retient de pas mal de chose mais veut savoir.
_ On dit qu'il se passerait pas mal de chose dans l'un des hangars en dehors de la ville. …Il ne te reste plus qu'à trouver le bon.
_ J'te remercie. Killer on y va !
Le Carmin se lève, pose sa canette même pas entamé et se dirige vers la sortie. Ses mains tremblent d'excitation, d'énervement…, d'envie.
Maintenant qu'il sait, il ne veut plus perdre une minute. Il a déjà perdu trop de temps à ne pas être au courant. A ne pas savoir. Il aurait tellement aimé être informé de ça.
Passant une main dans ses cheveux, les ébouriffant nerveusement, un soupir fend l'air et si sa main se trouve sur la poignée de la porte, il est stoppé.
_ Je ne te laisserais pas partir tant que tu ne m'auras pas payer. Pour les informations et …pour m'avoir réveillé en plein milieu de la nuit. Éclaircit la noiraude dans un sourire malsain et en pointant une arme dans le dos de ce Carmin.
_ Sérieusement ? Marmonne furieusement Kidd en laissant son regard partir sur le côté.
_ Oh oui, sérieusement. J'attends.
Soufflant lourdement, Eustass sort son portefeuille de sa poche arrière et payant sa dette, il s'en va.
Il est suivi de Killer. …Blond qui reçoit un baiser d'ailleurs.
Un baiser furtif. Léger. De quelques secondes. …Rien du tout et pourtant apprécié. Non-rejeté. Qui pourrait appeler à d'autre.
Oui, certaines choses ont été dites, bonnes… mauvaises… . Des actes se sont montrés surprenants.
Alors que la nuit…, la nuit ne fait que commencer. Alors que le jour se lève bientôt. Alors qu'une chose se prépare.
*o*
Ça s'ouvre à la volé. Ça grince. Ça fait un boucan monstre. Ça tabasse. Ça grise.
…ça bourdonne de toute part.
Pis ça fait mal. Ça frappe dur. Ça expulse du sang. Des dents. De la salive. Des égratignures. De la sueur. De la fatigue. Des efforts.
…De la colère pure.
C'est une sorte de massacre nécessaire. Évident. Tentant. Impossible à éviter.
Des corps tombent encore. Deux cette fois, avec des visages méconnaissables. Avec des informations soutirées…, enfin. Une indication précise.
Ils ont dû fouiller hangar après hangar pour tomber sur le bon après une vingtaine d'échec. Et là, ils ont frappés une dizaine d'hommes pour obtenir un renseignement utile.
_ Une fois là-bas, vous m'laissez pire.
Ce n'est qu'un son. Cette voix n'est rien d'autre qu'un sifflement perdu dans le silence, rien de plus et il est… . …Il est terrifiant.
Ils s'approchent de la pièce indiquée. Du lieu de détention si tout est vrai. Et les pas sont légers. Aériens. Rempli d'un second souffle.
La petite troupe fait son bonhomme de chemin, Eustass frappe calmement à la porte, comme s'il avait été invité, comme si…, il était attendu. Et il patiente bien sagement. Attend que celle-ci s'ouvre d'elle-même et c'est ce qui arrive. …Elle s'entrouvre, se montre grande ouverte et l'effet de surprise se fait.
_ Qu'est-ce qu-
Il n'y a que ce début de phrase qui peut être entendu parce qu'ensuite un poing tabasse et met k.o le garde.
Là, une sorte de silence s'installe. Plat, sous-tension, fragile, …intense. Kidd entre dans la pièce, évalue les lieux, la situation. …Son ventre se noue.
C'est la bonne pièce. L'autre n'avait pas menti. Il aurait peut-être dû. Il y a encore trois personnes à abattre. Trois et tout se termine. Trois et ils peuvent sortir de là. C'est la règle.
Y'a du sang sur les murs…, au sol. Sur cette chaise. Sur les chaînes.
Y'a une respiration beaucoup plus lente que les autres. Translucide. Apathique. Instable.
Y'a une mâchoire qui se serre, ainsi que des poings. Qu'un corps en entier qui se tend. Qui prend une dernière respiration et qui se rue sur sa première victime. …Celle qu'il faut.
Killer attrape le second. Un brun aux allures de caïd défraichi, un bon à rien. Il le met hors d'état de nuire en une minute trente. Le jette au sol et le met au défi de se relever.
Jean –un rouquin féroce, à la barbe prononcée- se saisit du dernier des trois et se fait plaisir à lui casser la jambe puis à le sonner et le mettre près de son compère dans les vapes.
Le seul problème, c'est Kidd.
Il frappe de bon cœur le visage de son ennemi. Le plaque au mur, le pousse contre, le tabasse et laisse sa tête percuter celui-ci avec envie et barbarie.
Il tape dans les côtes, dans le ventre, dans le dos. …Partout. Il tabasse par vengeance, pour évacuer, pour ne pas voir. Pour tuer. Il veut tuer. …Il veut tuer au même prix qu'il veut lui provoquer les mêmes blessures qu'il a pu faire.
Et personne ne l'arrête. Personne n'essaie…, tous regardent. Observent. Scrutent leur chef qui dégage une aura de haine pure. Il fait peur. Pourrait terrifier quiconque le croiserait à cet instant.
L'homme ne répond plus. Celui qui se fait passer à tabac n'est plus vraiment conscient et pourtant, il reçoit encore des coups mérités.
C'est quand une chose est rappelée, approchée que le Carmin se stoppe. Qu'il laisse tomber cette loque humaine pour se reprendre, pour étudier et pour de nouveau sentir son estomac avoir un haut le cœur. …Sa voix gronde de nouveau, un ordre est donné… « Prendre les hommes et les foutres dans le camion ». Un autre également « ne le touche pas ».
Ligoté sur cette chaise qui git au sol, une chose qui ressemble encore à un humain. Les yeux bandés, les bras ensanglantés…, comme le reste de son corps.
Un bras est cassé –écrabouillé serait plus juste-, peut-être des côtes vu l'état de celui-ci. Une mâchoire est bleutée, des hématomes apparents sortent de partout. La peau n'est plus blanche…, elle est en lambeau.
Le souffle de ce noiraud attaché n'est pas audible. Il est imaginaire mais bien là. Sourd mais encore présent dans son corps en vie.
Le Rouge approche lentement ou rapidement, c'est un peu fouillis. Il détache tant bien que mal son ami pour le sortir de là mais ses doigts tremblent. …Sans rire, c'est la première fois que ça lui arrive !
Il arrache plus qu'il ne défait, prend avec précaution cet ébène pour ne pas lui faire plus de mal et sous l'œil de Killer, il le soulève et le prend dans ses bras.
Une sorte de petite agitation se fait, rien de bien significatif mais il indique qu'il est vivant. Qu'il n'est pas arrivé trop tard. Que son protéger est bien là. …Il a seulement besoin de soins. Beaucoup.
_ J'suis là maintenant. …Il t'arrivera plus rien Usagi. Murmure le Vermeil à l'oreille de son cadet puis ses prunelles meurtrières tombent sur le doré qui ne dit rien, qui attend. …Appelle Law, dit que j'ai besoin de lui. Qu'il rapplique en vitesse à la villa.
Après ça, Kidd ne parle plus.
Il se contente d'embarquer son petit paquet avec lui. Ne le lâche plus et s'en va à l'arrière de la voiture avec lui. …C'est ce blondinet qui conduit. Personne d'autre.
Retirant sa veste tâchée de sang, il couvre Penguin de celle-ci. Il essaie de lui donner un peu de chaleur, de le rassurer. …De l'entendre. Il aimerait que cet abruti de noiraud lui parle. S'agite ou se débat mais rien ne se passe. C'est inquiétant. C'est emmerdant. Ça ne lui plait pas du tout et puis ce visage défiguré le met dans une rage folle.
Oser toucher à ce noiraud est impardonnable. …Personne n'a le droit de poser la main sur lui. Personne ne recommencera du moins. Il s'en fait la promesse. Plus personne ne touchera à un cheveu de son animal de compagnie.
… .
A suivre...,
Alors vous pensiez peut-être voir un autre genre de retrouvaille mais bon..., c'est ainsi que ça c'est passé! Au moins, personne n'aime mort! ...(ok, je n'essaie pas d'être drôle...)
La suite maintenant, comment je la vois? Grossièrement? Avec des problèmes, ça ne serait pas drôle autrement et avec beaucoup d'amour? Je vais voir.
Je ne peux pas vous en dire en plus, désolé. J'écris au jour le jour et je modifie énormément aussi!
Aussi, j'espère que ça vous aura plu! Sinon, je ferais mieux la prochaine fois, promis!
Des bisous, a bientôt!
