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Bonne lecture !

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Draco était dans son bain. Il était plus de trois heures du matin et il n'arrivait pas à se résoudre à sortir de l'eau. Sa chaleur le rassurait. Il avait froid depuis son après-midi au bord de la mer et sa soirée à l'auberge. Depuis plusieurs jours, Harry s'affichait clairement avec Clarissa et à chaque fois il avait un peu plus mal. Il en avait même abandonné ses petits gestes anodins qui autrefois faisaient rougir ou frissonner le brun. La blonde avait gagné. Elle l'avait, lui et sa chaleur. Et Draco avait froid. Il était gelé malgré la température étouffante de l'été. Des frissons secouaient son corps à chaque fois qu'ils les voyaient ensemble, à chaque fois qu'ils voyaient leurs lèvres se lier. Il aurait tout donné pour être dans les bras de Harry à sa place, pour profiter de sa chaleur et de ses sourires tendres. Le blond ne savait plus quoi penser. Au début, il croyait que le gardien avait embrassé la jeune fille parce que leur passage dans ses appartements l'avait troublé mais maintenant, il n'en était plus aussi assuré. Le brun semblait vraiment tenir à elle. La seule chose qui le réconfortait c'est que jamais elle n'avait vu sa maison. Le couple ne se voyait jamais en dehors des sorties avec le groupe. Ils n'avaient donc rien fait à part d'innocents baisers, pas si innocents que cela aux yeux de Draco.

Il finit par sortir, n'aimant pas la voir la peau de ses mains commencer à se friper, et s'enroula dans un peignoir. Alors qu'il arrivait dans sa chambre, il entendit que l'on frappait contre sa fenêtre, il se retourna et vit une chouette, celle de son père, avec une lettre à la patte. Il lui ouvrit et se saisit du papier.

Mon fils,

Je ne rentrerai pas de sitôt, devant encore régler des affaires au pays. Si tu as le moindre problème, n'hésite pas à m'en parler, je viendrai de suite te chercher.

J'espère cependant que tu es toujours à la recherche de ta femme et prends ceci au sérieux. Je ne doute pas de toi et suis sûr que tu as réussi à t'intégrer aux Gryffondor.

Sinon, ta mère et ton parrain t'embrassent.

Ton père, Lucius Malfoy, Ambassadeur de Serpentard.

Comme à son habitude, le message était clair et concis. Draco se saisit d'une plume et entreprit d'y répondre.

Père,

J'espère que vous n'avez pas de problème au pays. Je dois avouer que Serpentard me manque, mais comme vous l'avez deviné, je me suis bien intégré. Blaise m'a aidé au début et j'ai fait de charmantes connaissances. Cependant, je n'ai toujours pas réussi à trouver la femme de mes rêves. Je me posais d'ailleurs la question de ce qui se passerait si je ne trouvais personne au bout d'un an…

Je les embrasse en retour.

Votre fils, Draco Malfoy

La chouette repartit, emportant sa réponse. Le blond se glissa ensuite dans ses draps de soie. Il ne trouva pas de suite le sommeil, inquiet pour son père. Il espérait sincèrement qu'il n'avait pas de problème.

Le lendemain, il alla chercher Harry chez lui et le trouva fin prêt, en avance, devant sa porte. Soupirant, Draco ne fit pas commentaire. Ils partirent donc en direction de la capitale, silencieux. Ils rejoignirent Blaise et Seamus dans le parc. Comme à leur habitude, ils étaient entourés de filles, donc Clarissa. Une fois le brun parti dans les bras de sa copine, le blond s'installa confortablement en retrait dans l'herbe, un brin entre les lèvres, et ferma les yeux. Le noir ne le laissa cependant pas en paix et vint le voir.

- Tu boudes ?

- Pas plus que d'habitude.

- Non, effet. Depuis la formation du couple de Potter, tu fais la tête.

- Chut, on pourrait nous entendre.

- Il n'y a personne autour de nous, fit Blaise, non sans avoir vérifié.

- Je n'ai pas envie d'en parler.

- Tu as décidé d'abandonner ?

- Le message est clair, je ne vois pas ce qu'i rajouter.

- Mais bon sang ! Ne te laisse pas faire ! Je croyais qu'il t'intéressait vraiment.

- C'est le cas, mais je ne l'intéresse pas et nous sommes deux hommes. De toute manière, il faut que je me trouve une femme.

- Qui êtes vous et qu'avez vous fait de mon meilleur ami, Draco Malfoy ?

- Tsss.

- Sérieusement, tu l'as dit toi même, il avait aimé ce que vous avez échangé. Il est clair qu'il est dans les bras de cette gourde de blonde pour te repousser et non parce qu'il est intéressé. Il a peur.

- Je ne sais plus…

- Bah, là, c'est à toi de savoir, sinon jamais tu ne l'auras. Allez continue à le séduire, peu importe la manière tant que c'est discret.

- Tu m'encourages à faire cela ? Alors que tu sais que c'est honni et que je dois me marier ?

- Je… Je te connais Draco, tant que tu n'auras pas ce que tu veux, tu seras malheureux. Je suis ton ami, je veux donc te voir heureux, même si cela inclut une relation… pas très courante.

Le blond éclata de rire.

- « Pas très courante » ? Tu es sûr ?

- Oui, bon tu m'as compris.

- Je verrai.

- Mais oui. Allez, je te laisse, Hermione vient d'arriver, fit-il avec un clin d'œil juste avant de s'éclipser.

- Dans les bras de Weasley, ajouta dans le vide Draco. Franchement, je ne sais pas lequel de nous deux est le plus pathétique…

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Harry marchait tranquillement dans le parc avec Clarissa. Ils s'étaient éloignés du groupe pour avoir un peu d'intimité. Le brun avait senti le regard de Draco dans son dos lorsqu'ils étaient partis. Encore une fois, il l'avait éloigné.

Main dans la main, ils réussirent à trouver fourré éloigné, calme et tranquille, caché par un arbre. Ils s'y installèrent, la blonde s'allongeant sur le gardien. Rapidement les baisers reprirent et les mains voyagèrent. Harry n'osait s'aventurer bien loin, il ne connaissait rien au corps des femmes et cela l'effrayait un peu. Clarissa, elle, n'hésita pas et enleva la chemise de son pantalon pour lui caresser le torse. Le brun ne trouva pas cela désagréable et se laissa faire. Lorsqu'une des mains de sa petite amie se glissa dans son pantalon, il prit peur et cessa les baisers. Un sourire lubrique étira les lèvres de la blonde tandis qu'elle commençait à le caresser. Le gardien ferma les yeux. C'était la première fois qu'une personne le touchait à cet endroit là. Un endroit qu'il jugeait intime. Il n'était cependant pas stupide et savait que cela se faisait dans un couple. Il ne fit donc rien pour l'en empêcher et se laissa faire.

Un désir monta en lui, impétueux, insidieux. Alors que la main de la jeune fille s'activait sur son membre qui commençait à réagir, il pensa au blond. Dans ses pensées, perverses, il vit la main fine de ce dernier se mettre à la place de celle de sa petite amie. Une honte s'installa et lui fit ouvrir les yeux. Il chercha la réalité, le visage doux de celle qu'il avait choisi pour future amante. Cependant ce qu'il vit, à ce moment là, fut sa chevelure blonde rendue quasiment blanche par les rayons du soleil. Cette vue le perturba plus encore et il commença à paniquer. Clignant les yeux, il voulut trouver une bouée, quelque chose à quoi se raccrocher. Des yeux bleus apparurent, les yeux de Clarissa. Une douleur s'insinua en lui quand il remarqua qu'il n'y avait pas cette nuance de gris qui lui rappelait tant sa mer. Son souffle se bloqua et il ferma à nouveau les paupières. Un gémissement lui échappa et le plaisir monta. Ignorant sa honte, ses résolutions, la femme qui le caressait, il l'imagina, lui. Les petits attouchements, qu'il lui avait accordé il n'y pas si longtemps, lui revinrent en mémoire. Sa main légère frôlant à peine la sienne, ses douces lèvres à son oreille alors qu'il lui parlait tout bas et par dessus tout son regard brûlant. Quand il se remémora la cuillère portant le millefeuille disparaître dans la bouche délicate, qu'il revit le langue se promenant délicatement, sensuellement, sur les lèvres si pleines, il jouit. L'orgasme le frappa violemment, puissamment, le laissant pantelant et vidé de son énergie.

Le contact contre son membre disparut ensuite et il rouvrit les paupières, reprenant contact avec la réalité. Un sourire doux éclairait le visage de la blonde, visiblement ravie d'avoir amené son petit ami à l'extase. Harry se releva légèrement pour la voir essuyer sa main dans l'herbe. Abruti, il le vit sans regarder, puis se laissa retomber. Un baiser vint cueillir ses lèvres. Il y répondit par réflexe. Lorsque la fille s'écarta enfin de lui, il se passa la main sur son visage et reconnecta ses pensées. Le rouge monta à ses joues, il réalisa ce qu'il s'était produit. Il avait joui, profité de la jeune blonde, en pensant à un homme. Balbutiant des phrases sans queue ni tête, il se releva complètement, cherchant à fuir.

- Je… Je…

- C'est bon, Harry, c'est normal.

- Je suis désolé.

- Mais de quoi ? Je voulais te donner un peu de plaisir. Il n'y a pas avoir honte.

- Je crois que l'on est allé un peu rapidement.

- Je ne voulais pas te brusquer, je suis désolée.

- Je pense que l'on devrait faire une pause.

Le brun remarqua les larmes qui commençaient à se former dans les yeux de Clarissa. Il avait honte, tellement honte. Tout ce temps, il avait profité de cette jeune fille, fuyant la réalité. Il avait essayé d'enfouir au plus profond de lui son attirance pour Draco. Maintenant, elle était revenue de plein fouet, gâchant son moment avec la blonde. Il ne pouvait se le pardonner. Mieux valait tout arrêter maintenant avant de faire pire. Les larmes roulant sur les joues de Clarissa lui firent mal, rendant sa culpabilité encore plus forte. Il tendit sa main vers elle et tenta d'essuyer l'eau salée sur son visage. Mais elle s'écarta et s'enfuit en cachant ses sanglots dans sa paume, dans sa main sûrement encore souillée.

Harry revint vers le groupe un peu plus tard. Il avait réussi à se calmer. Quand il vit la lueur d'espoir dans les yeux gris du Serpentard, en le voyant revenir seul, le brun s'énerva. Tout était de sa faute. Il n'aurait jamais dû l'embrasser, il n'aurait jamais dû l'aguicher ainsi. Tout était gâché par sa faute. Furieux, il partit et rentra chez lui à pied. Il finit par courir, ignorant la chaleur étouffante, et arriva rapidement à son ponton. Le gardien qui s'y trouvait le regarda étrangement mais retourna bien vite à son travail. Harry alla s'asseoir au bout de la jetée. Il resta à contempler sa mer le reste de l'après-midi jusqu'à que le soleil disparaisse au loin. Ses pensées et son esprit s'apaisèrent tranquillement tandis qu'il suivait du regard le mouvement de l'eau. Le souffle de la mer, les quelques mouettes voletant, les petites vaguelettes, tous ses éléments familiers, lui permirent de se reprendre et de réfléchir. Quand la nuit vint, il avait pris sa décision. Il ne reprendrait jamais du plaisir grâce au blond, ne lui céderait jamais, dut-il rester vierge et intouché pour le reste de sa vie.

Le lendemain après-midi, Harry ne vit pas Clarissa. Visiblement, elle avait compris le message et ne venait plus. Le brun en fut soulagé et expliqua à ses amis qu'ils faisaient une pause sans toute fois en donner la raison. Personne ne fit de commentaire, seul le regard de Draco trahit son contentement et son soulagement. Le gardien ne parla pas qu'avec Ron de l'après-midi, fuyant le blond. Cependant quand le soir vint et qu'ils décidèrent tous de se rendre à la taverne, il ne put éviter le bras qui s'abattit sur son épaule. Ils étaient en chemin lorsque Draco l'intercepta.

- Hey, Harry. C'est une bonne chose que tu sois de nouveau sur le terrain, nous allons pouvoir nous amuser comme avant.

- Je fais juste une pause avec Clarissa, je ne sais pas si je vais aller voir ailleurs.

- Je suis content, reprit Draco, ignorant sa dernière phrase. Cela m'avait manqué, tous les deux choisissant une fille par soir, se partageant nos avis. Tu n'étais pas très dôle collé à cette blonde.

Le Serpentard continua ainsi jusqu'à l'arrivée à l'auberge, parlant avec entrain de la période où ils enchainaient fille sur fille. Le brun ne savait pas quoi penser de ce comportement. Draco avait-il vraiment décidé de trouver une fiancée ?

A table, les deux compères s'assirent l'un à côté de l'autre. Les autres, ayant compris qu'ils repartaient à la chasse, les laissèrent un peu en retrait, ne se préoccupant pas d'eux. Quand leurs verres de scotch arrivèrent, le blond parcourut du regard la salle et commenta les demoiselles présentes.

- Qu'est ce que tu penses de celle-là ? Je n'aime pas trop les blondes en générales mais il faut avouer qu'elle a un joli minois.

- Oui, c'est vrai, commença Harry. Elle…

Sa respiration se coupa quand il sentit une main se faufiler sur sa cuisse. Il regarda le blond dont les doigts commençaient à caresser l'intérieur de sa cuisse, mais celui-ci ne laissait rien transparaitre. Il regardait les filles et continuait ses commentaires. Le brun essaya d'ignorer la main qui faisait des cercles tout en montant vers son entrejambe, mais les sensations étaient belles et biens là. Inspirant un grand coup, il regarda le profil de Draco qui ne montrait toujours rien sur son visage qui puisse permettre de deviner ce qu'il se passait sous la table. Harry ne répondait plus à ses questions et se concentrait pour ne pas réagir à l'attouchement. Il vérifiait aussi que personne ne les remarquait, mais le mouvement du bras du blond était imperceptible. Bientôt, un ongle retraça lentement la couture intérieure de son pantalon, remontant avec douceur. Le gardien n'en put plus et attrapa la main du Serpentard sous la table. Les doigts fins de Draco agrippèrent sa main et la maintinrent sur sa cuisse. Le pouce du blond caressa sa paume dans un geste tendre. Le fils d'ambassadeur lia ensuite ses doigts aux siens. Harry enleva alors vite sa main, perturbé plus qu'il ne voulait par la douceur de son ami. Ce dernier put donc reprendre ses mouvements sur sa cuisse, remontant et descendant tranquillement. A un mouvement, il effleura par erreur son membre qui était maintenant érigé et le gardien put voir un fin sourire se former sur la bouche qui continuait les commentaires. La torture ne prit fin que lorsque Ron vint se joindre pour savoir quelles filles ils avaient choisi pour cibles.

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La suite, lundi.

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