Bonjour à tous ! Dixième chapitre !

J'ai normalement rattrapé mon retard de reviews et Mps. Si j'ai toutefois oublié quelqu'un, n'hésitez pas à vous manifester !

Avertissement: Rien ne m'appartient, je ne fais que traduire l'histoire originale. L'univers de Sherlock et ses personnages appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle et à la BBC.

Vous pouvez retrouver la version originale sur AO3 : works/5216297/chapters/12026669

Note de quantum221b :

Mes remerciements à tous ceux qui soutiennent cette histoire. Merci :)

Enjoy !


Culmination
Chapitre 10

Dix jours plus tard...

« Eh bien, je n'aurais pas eu à crier si vous n'aviez pas insisté pour engager ces imbéciles au QI insultant pour la race humaine, n'est-ce pas ? », se hérissa Sherlock contre un Lestrade particulièrement irrité en jetant le sac de preuves vide au sol, frustré.

Mâchoires serrées, lèvres grimaçantes, Lestrade s'éloigna avant de ne plus se contrôler et de lui en mettre une.

L'immense cabane dans l'arrière cour d'une maison délabrée, entourée d'une clôture de taule, était dans un chaos total. L'équipes médico-légale suivait les instructions de Lestrade, attendait que Sherlock ait fini de fouiller la scène de crime. Comme d'ordinaire, il lui avait suffi de quelques instants pour que ses déductions fusent, puis il avait tourné son attention vers le méprisant Anderson qui attendait que son tour vienne.

« Cette affaire est ouverte depuis trop longtemps... tout le monde est sur les nerfs », grommela Lestrade en rejoignant John à grandes enjambées.

Une série de quatre homicides disparates sur des travailleurs de rue que Sherlock avait corrélée à une nouvelle version mortelle de crystal meth qui avait envahi les rues de Londres. Elle pouvait aussi bien causer la mort que des dommages irréversibles au cerveau. Chaque nouvel homicide semblait apporter davantage d'indices jusqu'à finalement identifier le meurtrier, un dangereux trafiquant de drogues du nom d'Ellie Mitchell qui avait été porté disparu. Une grande chasse à l'homme était en cours, sans grand succès. La tension montait.

John restait en retrait, les bras croisés, scrutant de ses yeux inquiets un Sherlock particulièrement frénétique. Il avait déjà examiné le corps et fait part de ses découvertes et n'avait qu'une hâte, traîner Sherlock hors d'ici et le forcer à ingérer quelque chose et à dormir un minimum, sous la menace d'une arme s'il le fallait. Regarde-le... Des cernes noirs sous les yeux, les cheveux complètement défaits à force d'y passer ses doigts des millions de fois par frustration, des mouvements saccadés... Je dois le ramener à la maison.

Il zieuta prudemment l'approche de Lestrade, bien conscient des plaintes qu'il allait recevoir.

Lestrade l'atteignit et se tint aux côtés de John, imitant sa position, la face contrariée.

« John, tu dois faire quelque chose, mec. Il met tout le monde sur les dents.
- Que veux-tu que je fasse ?, le questionna John.
- Je ne sais pas... parle-lui, demande-lui de baisser d'un ton, fais-le redescendre de ses grands chevaux... Ce que tu fais normalement, répondit-il, exaspéré.
- Ouais, bah, tu as besoin de lui. Tu le sais. Tu vas juste devoir faire avec », asséna sèchement John.

John vibrait d'une colère silencieuse, s'évertuant à défendre son ami.

« Demande-toi où en serait le Yard s'il n'avait pas isolé la molécule de meth et fait le lien avec Ellie Mitchell ? Je veux dire, allez, vous seriez toujours en train de traiter les meurtres indépendamment, non ? »

Il fusilla Greg pour appuyer son argument.

« Il se ruine la santé à résoudre cette enquête, pas vrai ? Et tu as besoin de lui. »

Greg soupira, le ton grave.

« Ouais, que Dieu me vienne en aide, j'ai besoin de lui. »

John renifla :

« Crois-moi, Dieu t'aide déjà. Tu as l'assistance de Sherlock Holmes, non ? »

Lestrade pivota vers John, les yeux suspicieusement plissés. Mais il se tut sagement et s'éloigna après une paire de minutes supplémentaires.

Fais-le redescendre de ses grands chevaux... Ce que tu fais normalement... C'est ce que je faisais avec Sherlock pendant toutes ces années ? Comme s'il ne nous était pas à tous supérieur intellectuellement et rationnellement... Comme s'il était un chien errant... Je ne supporte même plus de penser à lui sous cet angle... Pourquoi ça me bouleverse autant ? Entendre quelqu'un dire des choses aussi désagréables au sujet de Sherlock... C'est comme si hier encore, je faisais de même... Seigneur, pourquoi m'a-t-il même laissé rester ? À sa place, je me serais dégagé depuis des lustres.

« Viens, John. »

La voix de Sherlock interrompit son tourbillon de pensées et John trotta obligeamment derrière lui.

Le portable de Sherlock sonna. Il accorda des réponses monosyllabiques à son interlocuteur mystère en marchant toujours dans la rue principale.

« Bien, rendez-vous à dix-neuf heures, lança-t-il avant de raccrocher.
- Qui était-ce ?, demanda John.
- Une source, Winnie Sanchez », murmura Sherlock, les sourcils froncés.

Il se détourna pour regarder John.

« John, il pense savoir où se planque Ellie Mitchell, c'est un coin paumé à Tottenham et il veut nous y emmener ce soir. Mais il refuse de nous y conduire si nous y impliquons la police. »

John se renfrogna.

« Et donc ? Tu penses qu'on devrait y aller seuls ? C'est un quartier qui craint. »

Sherlock haussa les épaules.

« Je dois d'abord rentrer à la maison. Je dois parcourir quelques banques de données. J'ai besoin de plus d'informations sur Mitchell. »

John tira brièvement sur les manches de son manteau et désigna un taxi.

« Ouais, rentrons. Mange quelque chose et pique un somme d'abord. Tu n'as pas dormi depuis quatre jours, Sherlock. »

Sherlock l'ignora en montant dans le taxi et commença à pianoter sur son téléphone.


De retour au 221B, John s'échina en cuisine pour préparer un semblant de déjeuner.

Il chercha dans le réfrigérateur. Je me demande de quand datent ces saucisses... Bah, il reste du pain et du bacon... Si je fais quelque chose de chaud, il mangera sûrement un peu...

Déposant dans une assiette des toasts fumants, du bacon et des saucisses, il ajouta un peu de sauce barbecue dans un coin et l'amena à Sherlock qui était assis dans son fauteuil, plongé dans ses réflexions. John poussa la table basse et y posa le plat.

« Mange quelque chose, s'il te plaît Sherlock », annonça John

Sherlock opina.

« Dans deux minutes, attends John. »

John s'installa face à lui et entama tranquillement son repas alors que Sherlock travaillait toujours. Il grommelait des commentaires de temps en temps, râlait avec agacement. John l'écoutait mais restait silencieux, posant parfois une question dans l'espoir d'aider Sherlock. Il se sentit soulagé quand, d'un air absent, Sherlock ramassa son assiette et commença à picorer, la vidant en quelques minutes.

John contempla son visage fatigué, les cernes sombres sous ses yeux, les boucles ternies par le manque de sommeil et la négligence. Mon Dieu, qu'est-ce que je ne donnerais pas pour que cette affaire se termine. Attraper ce connard de Mitchell et laisser Sherlock se reposer.

La fatigue et la léthargie post-prandiale eurent raison de lui, avachi dans son fauteuil à admirer Sherlock. Et il s'autorisa le luxe délicieux de fantasmer. Encore, sourit-il discrètement. J'ai complètement perdu la tête. Je suis tellement épris.

Cela faisait dix jours depuis cette nuit mémorable où Sherlock l'avait finalement touché. Dix jours que John avait enfoui son visage dans son cou gracile pendant de longues minutes. La plupart de ses heures d'éveil et même dans ses rêves, il rejouait la scène en boucle. Je ne partirai nulle part, mon amour... APPRENDS OU EST TA PLACE... Est-ce ce que tu voulais, John ? Je pourrais te toucher ainsi tous les jours... Tu es mien et je suis ton foyer... Les souvenirs de l'odeur de Sherlock, qui était le parfum le plus enivrant que John ait jamais imaginé... Le toucher de Sherlock, la force de ses bras, sa respiration, sa voix rauque, sa fureur, sa tendresse... Il était englouti de toutes parts.

Il s'était réveillé après un sommeil lourd, le lendemain matin, s'attendant à ce que l'atmosphère soit maladroite, s'attendant à plus de conversations. Mais faîtes confiance à Sherlock pour le surprendre continuellement. Les jours qui suivirent furent paisibles, heureux. Sherlock semblait avoir complètement laissé de côté ce qu'il s'était produit et la vie avait repris son cours, camaraderie et affection, chamailles et silences coexistaient. C'était comme si cette nuit n'était jamais arrivée, une invention de l'imagination de John.

Et en dix jours, il n'avait touché John qu'une seule fois, cela aussi s'était évaporé.


Huit jours plus tôt...

Victor dévisagea sa toile en plongeant son pinceau dans l'acrylique verte et se demanda si une simple ligne suffirait ou s'il avait besoin de quelque chose de plus audacieux. L'atmosphère dans la modeste serre était emplie de pétrichor et de peinture à l'huile. Des douzaines de variétés de fleurs l'entouraient. Les baies vitrées qui lui permettaient de voir tout de l'extérieur créaient à la fois un sanctuaire et une intimité bucolique.

Il leva les yeux en entendant le grincement de chaussures sur le chemin en gravier qui menait à la serre. La silhouette distinctive de Sherlock s'approchait et s'arrêta à la porte, grand et impérial, les mains derrière le dos et une expression indéchiffrable sur le visage.

Victor posa précautionneusement son pinceau alors que son cœur battait à toute allure. Il attendait cette visite avec anticipation. Il observa silencieusement Sherlock, interdit, le bonheur de voir son Dom mélangé à la peur de son courroux nouaient ses intestins.

« Il est venu te voir. »

Le murmure de Sherlock était profond et retentissant dans le petit espace.

Victor le regarda, pris de culpabilité et de repentir. Il n'avait rien à dire pour sa défense. Pour la première fois, il avait caché quelque chose à Sherlock, il méritait tout ce que Sherlock choisirait pour le punir. Ces deux derniers jours avaient été un enfer. Son téléphone ne quittait jamais ses doigts nerveux, il voulait appeler, voulait supplier le pardon pour son silence.

Les yeux baissés, il se laissa tomber jusqu'à ce que ses genoux percutent le gravier, les bras ballants à ses flancs. Il resta muet, inoffensif et prêt pour sa pénitence.

L'expression de Sherlock s'adoucit en voyant Victor s'agenouiller. Il s'approcha et mira le sommet du crâne de son Sub.

« Explique-toi. »

Victor déglutit difficilement.

« Il était perdu et il avait besoin de conseils. Je... Sherlock, je lui ai parlé, j'ai essayé de lui faire comprendre. »

Victor osa lever ses prunelles dans la direction de Sherlock.

« Il va bien ? Je lui ai dit qu'il perdrait s'il se présentait à toi en colère. John va bien ? »

Sherlock fronça les sourcils. Il tira à lui une chaise et s'assit, jambes croisées, mains sur les accoudoirs.

Sa voix était douce :

« Il n'a pas perdu, Victor. J'ai perdu. C'était la plus grande défaite de toute ma vie. »

Victor leva les yeux, concentré comme s'il cherchait à déchiffrer le sens derrière des paroles cryptées. Sherlock scruta ce corps calmement agenouillé devant lui. Victor ne bougea pas, le regard de retour au sol, cherchant ses mots.

Les minutes passèrent, seulement comblées par le gazouillement des oiseaux dans le jardin. Sherlock attendit patiemment.

Finalement, Victor murmura :

« Si je t'avais appelé pour te le dire et que John était venu et s'en était rendu compte, il n'aurait plus eu confiance en moi. La prochaine fois qu'il aurait eu des questions ou besoin de parler à quelqu'un, il n'aurait eu personne. C'est l'explication que je t'offre, Sherlock. Ce n'est pas une excuse. Tu as tout à fait le droit d'être en colère et j'accepterai la punition qui te conviendra. »

Les yeux de Sherlock s'adoucirent d'approbation et de plaisir. Il décroisa les jambes et ordonna gentiment :

« Viens ici. »

Rempli d'espoir, Victor se hâta entre les jambes de Sherlock et le mira, abasourdi par la chaleur de Sherlock alors qu'il attendait et craignait le reproche. Ses lèvres se posèrent sur son front tandis qu'il chuchotait :

« Tu as fait ce qui était le mieux pour John. Crois-tu vraiment que je serais en colère contre toi pour cela ? »

Un petit sourire étira les traits de Victor tandis que le soulagement détendait son corps.

« Tu l'aimes... beaucoup », affirma-t-il.

La bouche de Sherlock tressauta.

« Oui. Oui, je l'aime. »

Sa main releva le menton de Victor, fouillant son visage du regard, prêt à détecter la moindre trace de tristesse, de jalousie. Ne voyant rien de la sorte, il sourit et poursuivit, une satisfaction sincère dans le timbre.

« Tout comme je t'aime. Ce n'est pas une compétition, Victor. Chaque sentiment est unique pour chacun d'entre vous et ils sont tous importants pour moi. L'existence serait bien misérable et contraignante si nous ne devions aimer qu'une seule personne en dépit de tous les autres, philosopha-t-il. Pour citer Whitman, I am large, I contain multitude. » (1)

Tout comme je t'aime... Tout comme je t'aime... Victor ressassait les mots comme un mantra. Chaque syllabe portait la tendresse de toutes ces années, des mots mérités et immérités, de la part de l'homme qu'il vénérait plus qu'aucun autre. Il les mémorisa dans un recoin secret et privé de son esprit et les fit rejouer tant de fois dans sa tête qu'il sourit tel un lunatique.

« T'ai-je plu ? »

Les lèvres de Sherlock effleurèrent celles de Victor, une douce caresse pleine de promesses. Il susurra :

« Oui, tu m'as plu. »

Des dents voraces grignotèrent le lobe de son oreille et la voix grave continua :

« Et pour cette raison, aujourd'hui, tu as le droit de demander. Demande ce que tu désires, n'importe quoi. Tout ce que je pourrais te donner. »

Ses lèvres cueillirent celles de Victor et lorsque Victor ouvrit docilement la bouche, il inspira goulûment l'haleine de Sherlock, l'odeur de sa peau. Il était assis à cet endroit qui était le plus cher à son cœur, aux pieds de Sherlock et il était l'objet de l'attention et de la bienveillance de Sherlock. Il soupira joyeusement pendant le baiser.

Une main chaude agrippa fermement sa nuque et Sherlock mit fin au baiser pour le regarder dans les yeux.

« Que veux-tu ? », l'interrogea-t-il langoureusement.

Victor contempla ces iris qui brillaient du vert à l'or, le visage splendide de son Dom. Il avait passé des années à admirer ce visage mais en était à chaque fois fasciné, cette beauté, le gentillesse qu'il y voyait toujours, cachée derrière l'attitude dominatrice et la façade froide. Cet esprit qui percevait tant, qui en savait tant et qui lui concédait pourtant tant, qui le gâtait.

« S'il te plaît, Sherlock... Je pars dans trois jours. Et avec John... Je ne sais quand je pourrai à nouveau avoir cela... S'il te plaît, laisse-moi te faire du bien », supplia-t-il

Le sourire de Sherlock était séducteur lorsqu'il attira Victor plus près. Se penchant, il conquit de nouveau sa bouche, ondulant sa langue experte et envahissante, avançant les mains pour déboutonner le pantalon de Victor. Glissant ses deux mains dans le sous-vêtement, ses paumes empoignèrent ses fesses rondes et pincèrent. Ses incisives raclèrent la chair fragile sous la mâchoire, y passant le bout de sa langue pour ressentir son pouls effréné. Une main rejoignit l'avant pour frictionner la bosse à l'aine. Victor haletait et gémissait, réceptif et soumis. Il se décala légèrement pour donner un accès total à toutes les parties que Sherlock voudrait atteindre. Il était comme le plus fin des instruments, entre les mains de Sherlock.

« S'il te plaît, s'il te plaît... Sherlock... »

Sherlock sourit et murmura contre ses lèvres :

« De toutes les choses que tu pourrais obtenir, c'est ce que tu veux ? »

La main de Victor, implorante, se posa sur sa cuisse musclée, ses doigts s'y enfoncèrent pour garder l'équilibre tandis que ses yeux dévoués se noyaient dans ceux, cléments, de Sherlock. Sa voix était essoufflée, une supplique.

« Toi... Toi... Seulement toi, rien que toi. Ton goût dans ma bouche, tes mains dans mes cheveux, te respirer... rien que toi, Sherlock. »

Attentivement, Sherlock se détacha. Les paupières papillonnantes de plaisir, il se radossa à sa chaise. Il défit paresseusement sa braguette, descendit sa fermeture éclair.

« Mains derrière le dos. Juste ta bouche. Je veux que ce soit lent et tranquille. Fais que ça dure », commanda-t-il d'une voix séductrice.

Victor se projeta avidement en avant.

Les yeux plissés par la possessivité, Sherlock laissa Victor s'avancer.

« Fais que ce soit bon », ordonna-t-il avant de soupirer.

Sa tête roula en arrière, profitant de l'application de son Sub.


Il était bien plus tard ce soir-là lorsque Sherlock laissa tomber ses clés sur la table basse et enleva son manteau. John se désintéressa de son ordinateur.

Ôtant son écharpe, Sherlock annonça :

« Je suis allé voir Victor, aujourd'hui. Il te salue. »

Son regard était braqué sur le visage de John, prêt à repérer la plus infime des réactions.

John s'attendait à un afflux de fureur jalouse habituelle et pathétique. Il fronça les sourcils en s'apercevant qu'il ne ressentait rien de tout ça. Ai-je causé des problèmes à Victor ? Il va bien ? Sherlock était-il énervé qu'on ait parlé ? Qu'ont-ils fait ? Sherlock l'a-t-il baisé ? Ai-je le droit de demander ? Pourquoi ne suis-je pas agacé en y pensant ? Que m'arrive-t-il ?

Sherlock l'observait, vif et silencieux, disposé à répondre aux questions que John pourrait poser.

« Ouais, bien, je devrais m'arranger pour le croiser avant son voyage en Europe », déclara finalement John.

Sherlock pinça les lèvres et effleura brièvement l'épaule de John en se dirigeant vers sa chambre.

« Bien, John. C'est bien », murmura-t-il en passant.


Aujourd'hui...

« Dépêche-toi, John », éclata la voix de Sherlock alors que John descendit les escaliers à toute allure, coinçant son pistolet dans son jean, derrière son dos.

Sherlock le regardait suspicieusement, impatient près de la porte, tendant à John sa veste en cuir.

« Ton arme ? », demanda-t-il platement.

John acquiesça lugubrement alors qu'ils sortaient.

Sur le trottoir, ils attendirent qu'un taxi approche. John se balançait d'avant en arrière sur ses talons, serrant et desserrant les poings à ses flancs. L'adrénaline pulsait dans son corps, sur le qui-vive, les yeux alertes. Ses instincts conservateurs étaient tous éveillés. Bordel, pourquoi veut-il se rendre dans un tel quartier sans renforts ? Comme si j'allais laisser quoi que ce soit lui arriver... il faudra me passer sur le corps d'abord...

Sherlock lança une adresse au conducteur et passa les minutes suivantes sur son téléphone. John se taisait, contemplant sans les voir les rues floues qu'ils traversaient, perdu dans ses pensées. Après quelques temps, Sherlock soupira et s'enfonça dans la banquette.

« Fais une sieste. Je te réveillerai, nous avons au moins une demie-heure de route, dit John.
- Hmmm... », fredonna pour toute réponse Sherlock en fermant les paupières.

Ils passèrent chercher Sanchez sur le chemin. Il guida le taxi à travers les allées étroites de Tottenham, ce qui les amena à une ruelle déserte. Il était agité, nerveux.

« C'est le plus loin que je puisse aller avec vous, Monsieur Holmes. C'est à vous de vous débrouiller pour la suite. »

La voix de Sanchez s'atténua alors qu'il s'éloignait et agitait la main pour leur dire au revoir.

« C'est à quinze minutes de marche à la fin de la rue. Longez la rivière et prenez à gauche au cimetière, il faudra traverser les friches. C'est une vieille baraque écroulée, elle n'est plus répertoriée nulle part. Soyez prudents, Mitchell est une vraie anguille et il est dangereux », avertit-il.

John fusilla sinistrement le dos de l'homme et s'orienta vers Sherlock.

« Tu es sûr de vouloir y aller comme ça ?
- Oui. »

Il haussa les épaules et ils remontèrent la fin de la ruelle. Quittant les habitations pour rejoindre la rivière, ils allumèrent leurs torches pour y voir plus clair. Marais poisseux, montagnes d'ordures, la boue était partout.

Le dessin vague d'une bâtisse au loin devint peu à peu plus évident sous la pleine lune. C'était une petite maison basique, quatre fenêtres, une clôture en fer déglingué et hautes herbes assorties. Tous les alentours étaient avalés par les ténèbres. Ils se tapirent derrière un arbuste et réfléchirent à l'étape suivante.

John était dubitatif.

« Sherlock, quel est le plan ? », le pressa-t-il.

Le regard de Sherlock était concentré.

« S'il se cache à l'intérieur, nous l'attrapons. S'il n'y est pas, j'espère y trouver des indices.
- Ça ne ressemble pas à un plan ! », asséna John.

Sherlock opina mollement.

« À situation désespérées... »

À pas de loup, ils atteignirent la porte arrière, rongée par les termites. Sherlock fit jouer la vieille serrure tandis que John faisait le guet. Une fois l'entrée ouverte, ils balayèrent l'intérieur de leurs lampe-torches. Des établis s'alignaient partout. Du vieil équipement chimique, des Erlenmeyers, des burettes, des pipettes, des balances, des calepins effeuillés sur les bancs. Des baluchons de poudre étaient abandonnés sur une table. Le robinet de l'évier goûtait régulièrement. L'une des deux chaises de la pièce était renversée, son rembourrage éventré se répandait par la brise de la fenêtre ouverte. Une ampoule nue pendait du plafond, dans un coin. Un couloir sombre menait à deux autres salles.

« Je vérifie l'étage. Je ne pense pas qu'il y ait quelqu'un mais ils ne sont pas partis depuis longtemps », chuchota John.

Sherlock acquiesça et commença son investigation dans les pièces du fond. John alluma l'ampoule pour grimper les marches.

Le bruit de pieds frappant le sol était tonitruant dans la maison silencieuse. Sherlock fit voler un établi dans sa hâte et courut vers la sortie, apostrophant John.

« John, il s'enfuit. Descends et viens m'aider.
- Sherlock ! Il a sauté par la fenêtre, je l'ai vu. J'arrive », hurla John en retour.

Sherlock pourchassait la silhouette qui enjambait les buissons au loin, attendant d'entendre les halètements familiers de John derrière lui, finalement heureux que le médecin ait pris son arme.

Quand l'explosion survint, elle fut presque sourde, surpassée par le vacarme des murs qui s'effondraient.

Le cœur battant, Sherlock tourbillonna sauvagement, vit la baraque décrépie trembler et de lourds nuages de poussière s'échapper des fenêtres.

« JOHN... », cria-t-il.

Il courut vers le bâtiment tandis que Mitchell disparaissait dans les ténèbres. Ses longs membres le propulsèrent à la maison et il trouva l'architecture extérieure encore intacte. Il s'engouffra par la porte arrière encore au large ouverte et fut confronté à un chantier de blocs et de planches, éparpillés par terre. Au regardant vers le ciel, il constata la présence d'un large trou dans le plafond, là où le plancher de l'étage avait cédé.

« JOHN... Tu m'entends ? », s'époumona-t-il avec urgence, toussant à cause de la poussière.

L'ampoule au mur éclairait encore faiblement l'atmosphère épaissie par les particules de ciment et de peinture.

Une voix faible lui répondit, de dessous les gravas :

« Par ici. »

Sherlock y braqua sa lampe pour mieux voir et tenta frénétiquement de localiser la provenance du bruit.

« J'arrive. Parle-moi, John. »

John était couché au milieu de la pièce, un bloc considérable écrasant ses jambes. Son visage était couvert de cendres, d'éclats de peinture et de paillettes de plâtre et de ciment. La seule couleur qu'il voyait était sa large tâche rouge sur son front.

Immédiatement, Sherlock passa ses mains sous le bloc et le souleva. Il tomba de côté en cognant bruyamment le sol, diffusant davantage de poussière dans l'air déjà dense et suffocant. Son ton était pressant lorsqu'il demanda :

« Es-tu blessé ? Peux-tu bouger ? »

De violents frissons parcouraient le corps de John qui toussait pour dégager ses bronches encombrées.

La lampe propagea un faisceau iridescent autour d'eux quand Sherlock la coinça entre deux débris.

« Où as-tu mal ? », exigea-t-il.

Ses pupilles sondaient le corps de John. Il tâtait expérimentalement pour repérer les zones endommagées.

John toussa encore.

« Dos... dos fait mal. Dur de... s'étriqua-t-il. Dur de respirer. »

Il souffla, tentait d'avaler le plus d'air possible.

« J'allais te rejoindre dehors... l'explosion... la toit est tombé... cogné... cogné mon dos dans le coin d'une paillasse avant de tomber et tout m'a écrasé. »

Sa poitrine tressautait alors qu'il luttait pour emplir ses poumons. Ses expirations étaient sifflantes.

« Chuut... n'essaie pas de parler, laisse-moi vérifier. »

Sherlock cilla en voyant un os sortir de la jambe droite de John, au-dessus de la cheville. Les muscles transpercés et à vif étaient maintenant couverts de saleté. Sombrement, il énonça l'étendue des dégâts à haute voix :

« Fracture ouverte du... ça ressemble au tibias droit... l'hémorragie est anecdotique. »

Ses mains survolaient les jambes de John, palpant, pressant en remontant.

« L'abdomen est mou. »

Il éprouva son pouls au poignet gauche.

« Faible mais régulier. Ta respiration est laborieuse, as-tu mal au thorax ? Une douleur au niveau de la nuque ? »

Le corps de John s'ébranla d'un énième tremblement. Sa voix dérailla lorsqu'il tenta de répondre :

« Thorax... à droite. »

Il se cramponna au poignet de Sherlock, les yeux totalement paniqués.

« Sherlock, je ne sens... sens pas mes jambes. Je ne ressens pas de douleur... Tu as dit qu'il y avait une fracture ? Sherlock ? »

John s'obligea à regarder le visage de Sherlock, penché au-dessus de lui.

« Je vais te sortir de là, John. Reste avec moi. »

De ses doigts déterminés, il défit la chemise de John et analysa les mouvements de son torse. Il nota que le côté droit se gonflait moins vite que le côté gauche. Un hématome surdimensionné couvrait la cage thoracique à cet endroit. Sa main migra à la gorge de John mais le pouls y était faible, filant. Ses longs doigts tâtèrent les premières cervicales, à la recherche d'une mollesse anormale. John ne bougeait plus, se battait pour respirer et sifflait douloureusement.

« As-tu mal au cou quand j'appuie ici ? »

John secoua la tête et haleta :

« Non.
- Bien, c'est bien. »

La main du médecin lâcha le poignet du détective, glissant doucement vers l'inconscience.

« JOHN... reste avec moi... JOHN ? »

Les inspirations de John devenaient de plus en plus laborieuses, sa poitrine s'affaissait lourdement à chaque expiration. Comme dans un brouillard, les paroles de Sherlock lui parvenaient de loin.

« Écoute-moi, soldat, tu dois rester avec moi. Reste éveillé, John. C'est un ordre. »

Hagard, John leva le regard, les paupières à moitié closes, tiré vers les néants du coma. Mal... dur de respirer... tellement facile de partir... peux pas sentir mes jambes... fort possible que la colonne vertébrale soit touchée... Vais-je mourir ? Pensais pas que ce serait comme ça... lui ai toujours pas dit combien je l'aime... c'est bien de mourir comme ça... avec Sherlock sous les yeux... mes yeux... peux pas les ouvrir... Il veut que je garde les yeux ouverts... pardon, Sherlock, il semblerait que je ne puisse pas obéir à ton ordre... Je t'aime... sauve-moi, Sherlock... respire, bordel... respirer... respirer est ennuyeux... ennuyeux... Ses paupières se fermèrent complètement.

« John... écoute-moi. Reste éveillé. Je sais que c'est difficile. Ne me lâche pas des yeux. John ! John ? »

Le cœur battant d'adrénaline et de peur, Sherlock sortit son téléphone de la poche de son manteau. Il composa un numéro grâce à la numérotation rapide et enclencha le haut-parleur avant de poser l'appareil à côté de ses genoux. Il remarqua que la respiration de John s'atténuait encore et ses doigts retrouvèrent son pouls, les tympans concentrés sur la sonnerie du téléphone.

« ... Allez, décroche, DECROCHE, murmurait-il en se débarrassant de son manteau pour permettre à ses épaules des mouvements plus amples. John, John, tu es toujours avec moi ? JOHN ? », hurla-t-il.

John réunit toutes ses forces pour parler. Un dernier geste, un dernier effort. Ensuite, je n'aurai plus besoin de respirer... il doit le savoir... il mérite de le savoir... Je n'ai pas laissé de note... n'est-ce pas ce que les gens font ? Ils laissent une note...

« Je... t'aime, croassa-t-il d'une voix grinçante.
- Idiot !, s'emporta férocement Sherlock. Tu crois vraiment que je ne le sais pas... John, s'il te plaît... John, reste conscient. Bats-toi... »

Son souffle n'était plus qu'infime, son pouls s'affaiblit encore, irrégulier. John luttait pour rester en surface, pour respirer... Sherlock... Sherlock... Le nom est Sherlock Holmes et l'adresse est 221B Baker Street... Afghanistan ou Irak... Vous voulez en voir plus ? John dériva, sa tête roula de côté, il ne répondit plus rien.

Hystérique, Sherlock plaça le talon de sa main gauche sur le torse de John et l'autre main par-dessus. Il entrelaça ses doigts et commença à appuyer sans arrêter de parler.

« JOHN ? Tu ne peux pas me faire ça, John. Allez, John. Bats-toi, bon sang. Ça ne peut pas finir de cette manière. Je ne le permettrai pas...
- Sherlock ? Que se passe-t-il ? »

Sherlock défaillit presque de soulagement en entendant le timbre de Mycroft sortir du téléphone. Enfin !

Il ne cessa pas le massage cardiaque pour autant.

« Mycroft, écoute-moi. John est blessé. Nous sommes à Tottenham, derrière Creighton Street, dans une maison abandonnée, entre le Moselle et le cimetière. Envoie de l'aide, MAINTENANT. »

Un... Deux... Trois... Quatre... Cinq...

Comme attendu, Mycroft ne perdit pas de temps en questions inutiles. Sherlock l'entendit immédiatement aboyer des ordres, des pas de course, la sonnerie d'une alarme.

Vingt-sept... Vingt-huit... Vingt-neuf... Trente...

Sherlock gardait bien le compte,bien que ses sens soient tous en alerte, des données sensorielles le submergeaient, il les analysait, les catégorisait, déduisant toujours aussi facilement. Il se pencha pour incliner la tête de John et lui pinça le nez. Entre ses lèvres, il souffla lentement, longtemps, gardant toujours un œil sur sa poitrine qui se gonfla de manière satisfaisante. Il reprit le massage cardiaque.

Un... Deux... Trois... Quatre... Cinq...

« J'ai déjà commencé la RCP, Mycroft. Combien de temps ?
- Donne-moi une minute, Sherlock, affirma fermement Mycroft qui lança encore des commandes d'un air autoritaire. Quel est son état ? »

Vingt-sept... Vingt-huit... Vingt-neuf... Trente...

Il plongea à nouveau, le bouche-à-bouche... souffler, aspirer... souffler, aspirer...

Un... Deux... Trois... Quatre... Cinq...

« Je n'ai pas de pouls, il ne respire pas. Fracture ouverte du tibias droit. Avant de perdre connaissance, il a dit qu'il avait mal au dos mais qu'il ne sentait pas ses jambes. »

La voix de Sherlock était hachée, concentré qu'il était à le réanimer.

Vingt-sept... Vingt-huit... Vingt-neuf... Trente...

Il se pencha encore, le bouche-à-bouche... souffler, aspirer... souffler, aspirer...

« Es-tu blessé ?
- Non. »

Mycroft soupira de soulagement, les yeux rivés sur Anthea qui avait pris la relève des ordres à son propre téléphone, gesticulant avec urgence.

Presque cinq minutes plus tard, Mycroft parla à nouveau :

« Les secours sont en route. Deux ambulances ont été envoyées et Anthea a mobilisé un hélicoptère. Il pourrait atterrir près de toi ? »

Sherlock pantelait.

« Il y a un terrain vague à cent mètre, environs. »

Il sentait que ses muscles se fatiguaient et il contracta résolument les mâchoires. Après deux minutes, la personne pratiquant la RCP perd de sa force, amenuisant l'efficacité des pressions torsales. Après ce délai, les pressions deviennent superficielles... Des informations aléatoires piochées par-ci par-là refirent surface dans son cerveau. Il redoubla d'effort et tenta d'oublier que ce corps meurtri et fragile sous ses mains acharnées était celui de John.

Vingt-sept... Vingt-huit... Vingt-neuf... Trente...

Il s'inclina, le bouche-à-bouche... souffler, aspirer... souffler, aspirer... Il vérifiait méticuleusement que la poitrine se levait et retombait correctement à chaque simulation respiratoire qu'il prodiguait dans la bouche de son ami. Une RCP en arrêt cardiaque après traumatisme à la poitrine augmente les chances d'un pronostique inquiétant. Des contusions pulmonaires ou cardiaques, une tension pneumothorax et les tamponnades cardiaques sont en corrélation avec des résultats particulièrement médiocres... Encore et encore, les statistiques médicales fusaient de son Palais Mental.

Sachant qu'il avait envoyé toutes les unités nécessaires et que tout était mis en place pour que la situation soit prise en charge au mieux, Mycroft s'attela à soutenir son frère, refusant de se laisser submerger par l'inquiétude.

« Que s'est-il passé ? »

Sa voix était calme.

« Ellie Mitchell », rétorqua succinctement Sherlock.

Un... Deux... Trois... Quatre... Cinq...

« Je le veux mort. Et Winnie Sanchez aussi. Tous les deux morts. »

Le ton de Sherlock était dangereusement froid.

« Je m'en assurerai, Sherlock, promit Mycorft.
- Il y a eu une explosion, une vieille maison, le plafond s'est effondré », haleta Sherlock.

Vingt-sept... Vingt-huit... Vingt-neuf... Trente...

Le bouche-à-bouche... souffler, aspirer... souffler, aspirer...

« Depuis combien de temps s'est-il évanoui ? »

Au lieu de répondre à sa question, Sherlock se concentra sur ses muscles qui faiblissaient. De la transpiration faisait luire son front, sa chemise poussiéreuse collait à la sueur de son torse, ses yeux étaient secs, trop focalisés pour battre des cils... John, John... reste avec moi... Il y a encore tant de choses à vivre, à explorer, à savourer... tant d'enquêtes à résoudre... tant de combats à remporter... John... John...

Un... Deux... Trois... Quatre... Cinq...

Quelques instants plus tard, il gronda :

« Douze minutes et vingt secondes. »

Sa voix était stable, bien qu'il ravalait les larmes de frustration et d'anxiété qui noyaient ses yeux. Seul Mycroft Holmes pouvait détecter les sous-tons de panique.

« Continue... »

Vingt-sept... Vingt-huit... Vingt-neuf... Trente...

Le bouche-à-bouche... souffler, aspirer... souffler, aspirer... Gonflement satisfaisant de la poitrine...

« Continue de parler, Mycroft.
- Reste concentré, petit frère. Les secours sont en route. »

Un... Deux... Trois... Quatre... Cinq...

« Je ne sais pas... »

Sherlock était déchiré par la fatigue de ses biceps.

« Je ne sais pas pendant combien de temps je pourrai tenir.
- Quel autre choix as-tu ?, murmura sèchement Mycroft. Je suis là. Parle dès que tu en as besoin. Garde ton énergie pour John. Tout ira bien. J'ai mobilisé toutes les aides possibles. Les secours vont arriver. »

Mycroft utilisait ce ton apaisant qu'il employait lorsque Sherlock était petit. Sherlock y trouva du réconfort et persévéra.

Vingt-sept... Vingt-huit... Vingt-neuf... Trente...

Le bouche-à-bouche... souffler, aspirer... souffler, aspirer...

« Garde-le en vie, Sherlock. Fais en sorte que le sang ne cesse pas d'irriguer le cerveau. Effectue le massage cardiaque toujours au même endroit... Préserve tes forces. Fais attention avec la pression, essaie de ne pas lui fracturer de côte.
- Je ne suis plus un enfant, Mycroft », grinça Sherlock en faisant abstraction de la crampe qui attaquait ses brachiaux.

Un... Deux... Trois... Quatre... Cinq...

« Anthea et Michael ont prévenu l'hôpital le plus proche, les urgentistes se tiennent prêts à agir dès que le transfert aura été fait. La radiologie et un bloc opératoire sont réservés. Tout ce qui est humainement possible sera fait, Sherlock. Ils seront bientôt là », répétait inlassablement Mycroft.

Vingt-sept... Vingt-huit... Vingt-neuf... Trente...

Le bouche-à-bouche... souffler, aspirer... souffler, aspirer...


(1) « I am large, I contain multitude » : « Je suis grand, je contiens des multitudes ». Mais c'est très moche. En gros, « Je suis un être complexe, je ne suis pas composé d'une unité ».


Chapitre 11 le dimanche 14 octobre !

Merci d'avoir lu ! D'humeur à laisser une review ? ;)