Oui, cela fait fort longtemps que je n'ai pas posté (enfin pas si fort longtemps que ça, mais quand même), pour excuse je préciserai que je sors tout juste d'une longue période de partiels (parce que les gens de ma fac se sont dit « Chouette, on va faire traîner les épreuves tout en longueur sur deux semaines ! ») alors voilà.

Info de dernière minute : en plus des chapitres normaux et des lettres, il y aura des sortes de drabbles ou O.S. nommés « Différents horizons », qui donneront quelques nouvelles de ceux qui ne sont pas à Bordeaux/dans le lieu d'action principal.

Bonne lecture !

Différents horizons : Chez Serah et Vanille

Un jour comme les autres

Le ciel était haut et transparent, et l'air frais de l'automne balayait quelques feuilles mortes dans le jardin. Pas si loin, on distinguait les montagnes en formes brumeuses. Le matin sentait le thé, l'eau de roche et la terre. Emmitouflée dans un long plaid, Serah regardait le soleil éclaircir le paysage, commencer à réchauffer les cœurs et à réveiller les abeilles. Les oiseaux, eux, chantaient depuis longtemps déjà, ne s'essoufflant que rarement en un mélodieux tintement. Par-delà les bruissements de la vie sauvage, on entendait déjà des fenêtres s'ouvrir, des escaliers grincer, des bouilloires siffler.

C'était agréable, cette harmonie entre les humains et la nature. L'image même de la Vie Paisible. Emportée par le courant musical non-intentionnel, la jeune femme murmura quelques notes au vent, le laissant les emporter au loin, près d'un ruisseau ou en haut d'une colline, dans la buée des matins de montagne. Elle inspira un grand coup. Plus bas, le bruit des cloches réveillait quelques vieillards, et les coqs le rejoignaient parfois. Un mugissement étouffé retentit derrière elle, et elle ne prit même pas la peine de se retourner. Bien vite, des bras enlacèrent sa taille et une tête vint s'écraser sur son épaule, des lèvres sur son cou.

« Ça faisait longtemps …

—Hm ? »

Serah tourna très légèrement la tête vers Vanille. Pas suffisamment pour la voir, mais juste assez pour lui faire comprendre qu'elle avait toute son attention.

« Que je ne t'avais pas entendu chanter.

—Ça t'avait manqué ?

—Un peu … »

Serah sourit, murmurant quelques notes, avant d'entonner de sa voix aigüe comme celle d'un oiseau.

Exauce mon rêve, laisse loin l'obscurité …

Masquant nos espoirs, se moquant de nos trésors

Les batailles nous gagneront, si nous croyons nos âmes

Accroche-toi à la lumière, jusque l'aube …

Le destin ne te laissera pas, la haine ne te guérira pas

Prie et un jour, la paix s'étendra partout …

« C'est joli …

—Ma mère nous la chantait en Tchétchène, à ma sœur et à moi, quand on était petites. Mon père jouait de l'harmonica. C'était difficile à traduire, mais ça valait le coup.

—Ils seraient contents de t'entendre, j'en suis certaine. Puisque toi, tu as réussi à trouver la paix, pas vrai ? »

Avec un sourire, elle releva les yeux vers le ciel. Oui. Elle vivait libre et paisible, ce que ses parents avaient toujours voulu pour elle.

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Et voici pour ce premier « Différents horizons ». C'est tout court, mais j'ai vraiment eu du plaisir à l'écrire. Et puis ça fait du soleil pour supporter l'hiver.

(La chanson, c'est une traduction du thème de Serah)

Mata nee ^^ !