Salut tous le monde j'ai le moral dans les baskets ces temps-ci. Je suis ravie de pouvoir vous poster la suite biz biz
alysée: merci,merci
Nini: Merci pour ta nouvelle reviews. Pour ta question Simon n'est pas le portrait craché de son père il a de la ressemblance mais il ne vas pas penser que Simon et son fils en voyant Ben et Rose comme tu le dis merci encore bonne lecture
Chapitre 10
Rose fut frappée par sa sottise. Pourquoi, pourquoi avait-elle songé à chercher partout sauf à la boutique de Quidditch ? Simon semblait avoir hérité la passion de son père. Rose se surprit à étaler un faible sourire sur ses lèvres. Elle trouvait magnifique la vision de Simon dans les bras de son père. Mélissa et Albus les rejoignirent, le souffle court. Rose indiqua Simon un peu plus loin. Ils affichèrent tous les deux une expression de soulagement.
- Pourquoi n'y a-t-on pas pensé plus tôt ? lança Albus en tenant son point de coté.
- Tu devrais aller le chercher, conseilla Benjamin d'un air grognon en mettant les mains dans ses poches.
Rose acquiesça d'un signe de la tête. Elle s'avança lentement tandis que de nombreuses questions bourdonnaient dans sa tête. Depuis combien de temps Scorpius avait-il trouvé Simon ? Le garçon pouvait-il avoir parlé ? Après tout Rose lui avait plusieurs fois montré les photos de son père.
Scorpius fronça les sourcils en les voyant s'approcher, l'air passablement énervé. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre que la mère du garçon venait enfin de se manifester. Le blond sentit la colère monter en lui en voyant Ben. Veut-il me rappeler que c'est lui qui a eu un enfant avec Rose ? pensa Scopius un peu amer.
- Salut, dit Donna. Quelle drôle de coïncidence de vous croiser ici, vous faites une promenade également ?
- Oui, répondit Rose. Donna, voici Ben.
Donna et Ben se serrèrent la main.
- Maman ! s'exclama Simon.
- Alors ce petit bout de chou est à vous ! s'exclama Donna. J'ai bien dit à Scorpius que sa mère finirait par revenir.
Rose ne put qu'acquiescer en tournant la tête vers Scorpius.
- Oui, c'est… mon fils, répondit Rose avec difficulté.
- Alors comme ça vous faites une ballade ? lança Scorpius. Et ça vous arrive souvent de perdre votre fils ?
- Je t'arrête tout de suite parce que Sim…
Mélissa donna un coup de coude à Ben pour le faire taire avant de s'exclamer :
- En fait, c'est notre faute, expliqua Mélissa. Ben et Rose étaient à la banque… Et le petit Simon a profité d'une petite part d'inattention d'Albus et moi pour filer !
Rose aperçut Ben qui semblait à nouveau vouloir répliquer. Envahie par la peur qu'il veuille tout raconter, sans réfléchir et profitant de l'inattention des autres, elle lui coupa la parole par le meilleur moyen qu'elle connaissait. Elle l'embrassa. Ils relâchèrent leur étreinte un instant plus tard. Au grand soulagement de Rose, Mélissa, Albus, Scorpius, Donna et Simon s'étaient éloignés. Ben fixait Rose avec stupéfaction en fronçant les sourcils.
- Je peux savoir ce qui te prend ? interrogea Ben, abasourdi.
- Je pourrais te poser la même question ! répliqua la rouquine avec colère. Pourquoi as-tu voulu dire à Scorpius qu'il était le père ? Je ne lui ai pas encore parlé !
- Quelle importance qu'il l'apprenne par moi, il finira par le savoir, non ? répliqua Ben avec mauvaise humeur.
- Oui, mais pour l'instant ce n'est pas le moment, alors s'il te plaît tu te tais, d'accord ?
- Tu sais quoi ? J'en ai marre de Scorpius et toi, je n'ai plus envie d'avoir affaire à vous ! s'emporta Ben.
- Très bien, répliqua froidement la rouquine.
Ben tourna les talons, furieux. Rose l'observa disparaître à travers la foule en maugréant de colère. En balayant du regard les alentours, elle repéra Scorpius près de la boutique de Fleury et Bott avec Simon qui jouait avec une sorte de Vif d'Or. Il afficha un sourire narquois en voyant Rose s'approcher.
- Ça n'a pas l'air d'aller fort, tu as des problèmes avec le petit Benji ? commenta Scorpius.
- La ferme.
- C'est bon, c'est bon, pas la peine d'être aussi agressive ! lança Scorpius en se tournant vers Simon qui s'amusait toujours.
- Scorpius… merci, je ne sais pas ce que j'aurais fait s'il était arrivé quelque chose à Simon, déclara-t-elle.
- De rien, marmonna Scorpius. Tu as un adorable petit garçon, tu sais.
- Merrrrrrci ! lança Simon.
Scorpius esquissa un sourire et Rose ne put s'empêcher de l'imiter. Ses yeux se posèrent ensuite sur le jouet que tenait Simon.
- Je lui ai offert un petit cadeau, expliqua Scorpius, il ne cessait de s'amuser avec dans la boutique. En partant, je n'ai pas pu me résoudre à le lui enlever des mains.
- Scorpius, je… je… balbutia Rose, confuse.
Scorpius posa son doigt sur ses lèvres. Rose sentit à nouveau son cœur bondir dans sa poitrine.
- Je t'ai pourtant appris qu'on ne refuse jamais un cadeau, lança Scorpius. Si tu refuses, je me sentirais vexé. En plus, quoi que tu dises, Simon ne me le rendra pas, n'est-ce pas ? poursuivit-il en direction du garçon.
- Oui, affirma le garçon en hochant la tête à son tour.
Rose soupira.
- D'accord, je m'avoue vaincue, déclara-t-elle. J'espère que tu as dit merci, Simon.
Simon hocha à nouveau la tête avant de reporter son attention sur le jouet.
- Alors comme ça, il s'agit d'un nouveau jouet ? reprit Rose sur le ton de la conversation après un long silence.
- Oui, une petite merveille, un Vif d'Or qui s'envole après un contact de deux minutes, expliqua Scorpius. Dommage qu'il n'y en avait pas quand j'étais petit !
Scorpius posa doucement le garçon au sol et Simon commença à courir après le Vif d'Or qui voletait un peu au dessus de sa tête. Ses parents restèrent à l'observer en silence.
- Tu as la possibilité de te faire pardonner, finit par dire Rose. Raconte-moi comment c'était de jouer la Coupe du monde de Quidditch.
- Hum… C'était génial, déclara Scorpius. Chaque pays m'a apporté son lot de surprises… j'ai vu des choses incroyables, comme la Grande Muraille de Chine !
Scorpius éclaircit sa gorge avant de commencer son récit sur ses voyages. Il lui parla également de certains matches qu'il décrivit avec précision. Rose marchait près de lui le cœur léger, elle riait de bon cœur chaque fois que Scorpius lui racontait des anecdotes très drôles. La rouquine se rendit compte à quel point son absence lui avait coûté. Elle perdit le fil de la conversation lorsqu'elle l'observa plus attentivement. Son menton était plus pointu, ses cheveux étaient plus longs.
- Rose, tu m'écoutes ? interrogea Scorpius en fronçant les sourcils.
- Oui, oui, assura-t-elle.
- De quoi je parlais ?
- Euh… de la France, répondit la rouquine au hasard.
- Non, mauvaise réponse, soupira Scorpius. Je parlais de ça il y a plus de cinq minutes. Si je t'ennuie, tu peux le dire.
- Non, non, ce n'est pas ça ! lança précipitamment Rose. C'est juste que…
Elle marqua une pause puis releva la tête avant de dire :
- Je viens de m'apercevoir que tu m'as manqué aussi.
Rose se sentit rougir violemment, et elle détourna rapidement la tête. Un silence gêné s'installa. La rouquine savait qu'elle ne répondrait plus d'elle si elle se noyait dans ses yeux gris. Heureusement, son attention fut vite détournée par Simon qui était tombé par terre.
- Ça va ?
Simon éclata de rire et Rose et Scorpius poussèrent un soupir à l'unisson. Rose passa sa main dans les cheveux de Simon. Le garçon la saisit lentement et la main de Rose se retrouva entrelacée avec celle de Scorpius. Ils relevèrent la tête en même temps, le visage écarlate. Rose retira rapidement sa main en voyant Donna arriver derrière Scorpius. Rose n'appréciait pas le regard qu'affichait Donna en posant ses yeux sur elle. Elle se mordit les lèvres, l'air agacé.
- J'ai acheté mon livre, Scorpius, déclara-t-elle tandis qu'il se relevait. On devrait rentrer, tu ne crois pas ? acheva-t-elle.
- D'accord, approuva Scorpius d'un signe de la tête. Comme tu veux.
Rose fut saisie d'un vague sentiment de panique en voyant que Donna ne semblait pas prêter attention à ce que Scorpius venait de lui dire. Ses magnifiques yeux bleu azur s'attardèrent sur Simon, toujours en train de s'amuser sur le sol.
- Au revoir, Rose, finit par dire Scorpius en se penchant vers Simon avant de dire : Bye, Simon !
- Byie, byie, chantonna le garçon.
Rose eut l'impression que son cœur se fissurait en deux parts inégales, la plus petite s'arrachant à l'autre en provoquant une douleur atroce. Simon s'était approché pour étreindre brièvement son père. Elle n'aperçut pas encore une fois le regard suspicieux de Donna. Scorpius le relâcha doucement et leur adressa un dernier signe de la main avant de s'éloigner avec Donna.
Scorpius était presque arrivé au Chaudron Baveur lorsqu'il se retourna, agacé. Donna marchait lentement derrière lui, plongée dans ses pensées.
- Je peux savoir ce qui ne va pas ? demanda Scorpius. Tu voulais rentrer mais tu avances comme une tortue !
Donna resta impassible. Scorpius scruta son visage, de plus en plus intrigué et déconcerté. Elle sombrait toujours dans ses pensées.
- Donna, tu m'écoutes ?
- Désolée, tu disais ?
- Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Je pensais à Rose et Simon, avoua-t-elle. C'est étrange, mais ce garçon te ressemble.
Scorpius resta muet en haussant les sourcils. Il ne put s'empêcher d'éclater de rire devant le visage de sa petite amie indignée.
- Tu racontes n'importe quoi, reprit Scorpius d'un ton sérieux. On devrait rentrer, je suis fatigué et toi aussi.
- Je ne suis pas fatiguée du tout ! lança sèchement Donna avec colère. Il te ressemble… Je ne suis pas sûre que tu me dises toute la vérité.
- Je t'aime, Donna, c'est la seule vérité, assura Scorpius. Et puis Benjamin est le père de Simon, alors comment est-il censé me ressembler ?
Donna se laissa embrasser tendrement par Scorpius, puis il lui attrapa la main et transplana en direction de son appartement.
Cette nuit-là, Scorpius ne trouva pas le sommeil. Il fixait le plafond d'un air songeur. Donna remuait faiblement près de lui. Elle n'avait plus reparlé de sa théorie sur la ressemblance entre Scorpius et Simon, pourtant cela n'avait pas cessé de travailler dans l'esprit de Scorpius. Il avait préféré ne pas parler à Donna de son ancienne relation avec Rose, de ses souvenirs au moment de la découverte de sa grossesse. Il aurait pu être le père, mais il semblait que ce soit Ben qui eût cette chance. Si Ben n'avait pas été le père, il n'aurait pas été avec elle, songea-t-il avec tristesse.
Même s'il ne voudrait jamais le reconnaître, il enviait Ben, il était jaloux. Le blond détestait de plus en plus Ben chaque fois qu'il la voyait avec elle. Il aurait voulu lui casser la figure lorsqu'il l'avait embrassée devant lui. Il ferma les yeux dans un soupir et un faible sourire s'étira sur ses lèvres en pensant à Simon. Il ne pouvait pas en vouloir au garçon, après tout lui n'y était pour rien. Il aurait souhaité qu'il soit son fils.
Au même moment, Rose ne pouvait trouver le sommeil également. Elle resta allongée sur le lit à caresser les cheveux de son fils. Les événements de la journée lui revenaient sans cesse en tête. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux en entendant Simon murmurer :
- Papa… Maman…
Les jours défilaient, et Rose s'en voulait de n'avoir encore pu rien dire. Elle savait que retarder les choses ne l'aiderait pas. Elle souhaitait que Simon ait son père à ses cotés. Rose ferma les yeux en poussant un soupir.
Le lendemain, Ben se rendit au travail comme d'habitude. Il travaillait au Département des jeux et sports magiques. Il fut surpris de voir ses partenaires de travail ressemblés. Il lui fallut plusieurs minutes pour comprendre ce qu'ils épiaient au fond du couloir. Leur patron était en compagnie d'une jolie jeune femme. Un brun au visage ovale lui donna une petite tape sur le dos. Il se nommait Mike David.
- Salut mon vieux ! s'exclama-t-il. Tu as vu ce canon ? On n'en voit pas des comme ça tous les jours… Je me demande qui c'est ?
Ben haussa les épaules. Un instant plus tard, tout le monde se dispersa en voyant leur patron, Mr Black, homme robuste dans la quarantaine, marcher dans leur direction. Ben resta immobile, stupéfait, en voyant la jeune femme qui le suivait derrière. Ses cheveux blonds lui tombaient jusqu'aux épaules et elle avait des yeux bleu azur. Ben se souvint de l'avoir vue en compagnie de Ben.
- Bonjour Ben, vous n'êtes pas au travail ?
- Si… je… j'allais justement me rendre à mon bureau, déclara-t-il en posant brièvement son regard sur Donna.
- Bonjour, dit-elle.
- Ah, Ben, je vous présente Donna, la fille de Jack Marshall, la fille de l'entraîneur d'Irlande, un vieil amis à moi.
- Ah ? Nous avions été présentés mais j'ignorais qu'elle était la fille de Jack Marshall, répondit Ben.
- Je ne savais pas que vous travailliez ici.
- Quelle coïncidence ! s'exclama Mr Black d'un air amusé. Ben est un travailleur sérieux, c'est lui qui me remplace pendant mes absences.
Ils furent interrompus par l'arrivée d'un bout de papier qui voletait dans le couloir. Mr Black le saisit, et se mit à froncer les sourcils.
- Oh non, marmonna-t-il d'une voix grognon, j'ai quelque chose à régler en bas… Je suis vraiment désolé, Donna, je voulais vraiment aller boire ce café avec toi.
- Ce n'est pas grave, je comprends que vous ayez du travail… je ne suis pas pressée, je peux attendre que vous finissiez.
- Très bien, je pense pouvoir terminer pour t'emmener déjeuner. Tu pourrais rester avec Ben en attendant, proposa-t-il. Vous avez entendu ? continua-t-il à l'adresse de Ben en lui adressant un clin d'œil.
Ben se mit à balbutier, le visage écarlate, mais Mr Black disparut avant qu'il ait pu articuler correctement. Ben émit un grognement, l'idée de devoir rester avec la petite amie de Scorpius ne le réjouissait guère. Il entraîna Donna vers son bureau en tâchant d'ignorer les regards incrédules et interrogateurs durant son passage. Ben referma la porte et prit place derrière son bureau tandis que Donna s'installait sur le fauteuil en face. Le brun commença à dérouler des affiches. Il tentait de rester impassible devant Donna qui l'observait, les bras croisés.
- Vous n'êtes pas très courtois, finit-elle par dire. On dirait que ma présence vous déplaît.
- Non, je suis désolé. Vous voulez quelque chose à boire ? proposa Ben.
- Non merci, répondit-elle poliment. Que faites-vous comme travail ? demanda-t-elle en posant les yeux sur l'affiche.
- J'améliore les posters de Quidditch pour les prochains matches, déclara-t-il. Je fais aussi des reportages, des interviews…
Il fut troublé par le sourire chaleureux qu'elle lui adressa. Ses joues commencèrent à rougir.
- Alors comme ça vous connaissez notre patron ? reprit Ben sur le ton de la conversation.
- Oui, répondit Donna, mon père et lui étudiaient ensemble, ils jouaient tous les deux dans le même club de Quidditch ; ils étaient inséparables d'après ce que me racontait mon père.
- J'ai entendu dire que Mr Black était un excellent attrapeur, mais aujourd'hui il ne cesse de répéter qu'il est trop vieux pour toutes ces acrobaties.
Donna émit un petit rire.
- Bon, je crois que je devrais me mettre au travail, sinon j'aurais de sacrés ennuis, fit remarquer Ben d'un ton sérieux. Je n'ai que des journaux de Quidditch à vous proposer…
- Vous savez, j'ai beau avoir vécu avec un père entraîneur et être sortie avec des joueurs, je n'ai rien d'une passionnée !
- C'est un peu difficile à croire… Je suppose que vous voyagez beaucoup depuis votre enfance ?
- Oui, je n'avais jamais le temps de m'installer et de me faire des amis, déclara Donna avec tristesse. Ma mère est morte quand j'avais deux ans…
- Je suis désolé.
- Ce n'est pas grave. Ça fait longtemps.
La porte s'ouvrit légèrement, et Ben s'aperçut avec horreur que ses collègues les épiaient. Il ferma la porte d'un coup sec, agacé. Il fut surpris de voir que cela ne semblait pas déplaire à la jeune femme.
- Je suis navré, encore une fois. Je… On ne reçoit pas souvent la visite d'une femme, je suis sûr qu'on comprend pourquoi…
Donna éclata à nouveau de rire. Ben retint son souffle lorsqu'elle s'approcha dangereusement, son beau visage tout près du sien. Ses doigts se posèrent sur son torse.
- Pourtant vous êtes charmant, poli et très mignon, souffla-t-elle d'une voix douce. Mais nous ne sommes pas célibataires, tous les deux, ça se comprend…
Ben eut un faible sourire.
- Vous êtes avec Rose Weasley, n'est-ce pas ?
- On pourrait parler d'autre chose, s'il vous plaît ? dit-il.
Ben retira les mains de Donna de son torse et reprit sa place derrière son bureau. Donna se plaça en face de lui.
- Que se passe-t-il ? interrogea Donna en fronçant les sourcils. Le courant semblait si bien passer. J'étais sincère avec vous, alors soyez-le aussi.
Elle entrelaça ses doigts avec les siens et Ben se sentit à nouveau rougir. Il tapota d'un air nerveux sur sa table avec sa main gauche et Donna lui jeta un regard à la fois doux et suppliant. Il était partagé entre le sentiment de devoir se taire et l'envie de tout lui raconter. Ce serait peut-être une trahison envers Rose mais il s'en fichait maintenant qu'il l'avait perdue. A cause de lui. Ben prit une profonde inspiration.
- Je ne sors pas avec Rose, expliqua-t-il. Les choses n'ont pas marché entre nous, acheva-t-il avec un soupir.
- Je suis désolée, lança Donna d'une voix compatissante. Mais vous êtes liés avec votre petit garçon, Simon ?
Ben resta silencieux un long moment.
- Il est de Scorpius, répondit Ben assez froidement. Avant le départ de Scorpius, Rose ne savait pas qui était le père entre nous deux… Et une semaine plus tard, sa mère a annoncé que j'étais le père, mais en réalité c'était Scorpius. Le test avait été falsifié.
Donna resta longtemps perdue dans ses pensées. Elle se passa doucement les doigts sur ses lèvres. Le drôle de pressentiment qu'elle avait ressenti au Chemin de Traverse n'était pas le fruit de son imagination.
- Je suis désolée, s'excusa-t-elle à nouveau.
- Merci, mais Scorpius ne le sait pas encore, lança Ben. Il finira par l'apprendre un jour… j'espère qu'il ne vous brisera pas le cœur comme elle l'a fait pour moi.
Donna n'eut pas le temps de répondre car Mr Black, qui avait fini plus tôt, entra dans le bureau. Donna remercia Ben, elle le prit dans ses bras. Il fut une nouvelle fois écarlate. Donna sortit ensuite avec Mr Black et s'excusa, prétendant vouloir aller aux toilettes.
Rose somnolait sur son bureau. Elle n'avait pas fermé l'œil de la nuit et une pile de dossiers était posée sur son bureau. Elle sursauta légèrement en entendant la voix de sa secrétaire, Eva, à l'embrasure de la porte.
- Rose, une femme désire te voir, déclara-t-elle.
- Oh non, marmonna Rose d'un air las ; qui pouvait bien lui rendre visite ? Fais-la entrer, acheva-t-elle.
Rose bâilla à nouveau. Elle se frotta les yeux machinalement en reconnaissant la personne qui venait d'entrer. Non, à sa grande déception, ce n'était pas une hallucination. La première question qui traversa l'esprit de Rose était pourquoi diable Donna lui rendait-elle visite ?
- Bonjour, réussit à articuler Rose.
- Bonjour.
- …Euh, assieds-toi, tu veux boire quelque chose ? proposa aimablement Rose en indiquant un fauteuil.
- Non merci, je préfère aller droit au but.
Rose haussa les sourcils, légèrement déconcertée. En posant les yeux sur Donna, elle se sentit mal à l'aise. Son regard ne lui plaisait pas, il n'avait rien de sympathique, aimable ou encore chaleureux. Donna s'avança lentement.
- J'ai eu envie d'avoir une petite discussion, Rose, déclara calmement Donna. Je suis sûre qu'on a des points communs.
Rose eut un rire sceptique.
- Je suis désolée, mais je ne comprends pas très bien.
- Si on parlait de mon petit copain ? Je parle bien sûr de ton ex qui est le père de ton fils ! s'exclama Donna avec dégoût.
Rose resta estomaquée. Sa phrase semblait plus à une affirmation qu'à une question. Les membres de son corps se mirent à trembler légèrement. Son pouls s'accéléra. Son esprit ne cessait de bourdonner. Quand ? Comment ? Pourquoi ? Elle tenta de garder son calme.
- Je peux savoir ce qui te fait penser ça ? finit par dire Rose d'une voix calme en direction de Donna, toujours adossée contre le mur.
- Au départ, j'ai eu une mauvaise intuition, déclara-t-elle, les yeux brillants de méchanceté. Elle n'a cessé d'augmenter en voyant Simon et Scorpius.
Rose fulminait de rage. Elle ne voyait qu'une seule personne qui avait pu vendre la mèche. Elle pensait pourtant avoir été claire lors de leur dernière rencontre.
- C'est Ben, n'est-ce pas ?
Donna eut un sourire mielleux.
- Cela n'a pas d'importance puisque tu viens de te piéger en me confirmant que j'avais raison.
Rose se mordit la lèvre.
- Très bien, avoua-t-elle d'un ton sec. C'est Scorpius le père. Que comptes-tu faire, tu veux aller lui balancer la vérité ?
Donna eut à nouveau un rire amer.
- C'est une idée alléchante, répondit Donna, mais je pourrais bien te laisser ce plaisir, parce que, vois-tu, Scorpius est un joueur de Quidditch de talent, il n'a pas le temps de s'occuper d'un enfant. En lui disant la vérité, il te détestera pour vouloir gâcher ses rêves.
- La ferme, répliqua Rose. Tu ne sais rien du tout… Je le connais.
Rose s'interrompit brusquement. Elle n'avait jamais pensé aux conséquences si les choses se passaient mal. Elle serait attristée si Scorpius la détestait et était en colère, mais elle pourrait le comprendre. Elle fut saisie de tournis en pensant qu'il pourrait ne pas accepter son fils. Rose ne pensait pas pouvoir le supporter. Simon était déjà très attaché à son père, il ne comprendrait rien s'il venait à recevoir un rejet de la part de celui-ci. En relevant la tête, elle constata avec agacement que Donna arborait un horrible sourire.
- Je crois que tu ferais mieux de t'en aller, conseilla Rose avec le plus de calme possible en serrant les dents.
- Juste une derrière chose, je ne t'aime pas, reprit Donna. Je trouve que tu es une personne affreuse pour cacher quelque chose d'aussi important à Scorpius.
Rose serra les dents un peu plus fort.
- Sache que ce que tu as fait ne changera rien ; Scorpius est mon petit copain, ce n'est pas ton sale môme qui va changer ça.
- Son prénom n'est pas sale môme mais Simon, et je te conseille de faire attention à tes paroles quand tu parles de mon fils ! Il est celui de Scorpius également, et je le lui ferai bientôt savoir. Maintenant dégage, sinon je me ferai un plaisir de t'y obliger !
Donna lui jeta un dernier regard de dégoût avant de s'en aller d'un air hautain. Rose s'écroula sur le canapé, sentant les larmes monter doucement. La porte s'ouvrit, et Rose pensa que Donna était revenue mais à son grand soulagement il ne s'agissait que de Mélissa. Rose tenta d'essuyer rapidement ses larmes, mais l'expression de son amie laissait deviner qu'elle avait tout entendu.
- Je suis désolée, j'ai entendu des voix et… je n'ai pas pu m'empêcher d'écouter, acheva-t-elle sur un ton d'excuse.
Mélissa s'approcha de sa meilleure amie en fronçant les sourcils. Elle détourna le regard en direction de la fenêtre.
- Rose, tu ne vas pas te laisser faire par cette sale peste ! protesta Mélissa d'un air outragé.
- Je suis supposée faire quoi ? interrogea Rose. Elle a raison, je suis juste la mère de son fils, et je n'arrive même pas à le lui dire…
- Ne dis pas ça ! s'exclama Mélissa, indignée, en la secouant légèrement. Tu aimes toujours Scorpius, n'est-ce pas ?
Rose resta silencieuse.
- Je suis sûre qu'il tient encore à toi, affirma Mélissa. Il faudrait peut-être le pousser à le reconnaître ; tu peux essayer de rendre jaloux.
- Je n'ai pas le temps de jouer à ce genre de jeux, déclara Rose en essuyant ses larmes. Et puis Scorpius n'a d'yeux que pour Donna. Elle est jolie, mince et peut plus donner du bon temps que moi qui ressemble de plus en plus chaque jour à une vieille fille. Mes hanches sont énormes et j'ai d'horribles vergetures sur l'estomac !
- Arrête ! interrompit Mélissa en secouant à nouveau Rose. Mets-toi dans la tête que tu vaux mieux que cette bimbo !
Rose esquissa un faible sourire et sa meilleure amie la serra dans ses bras. La rouquine était plus que jamais résolue à avouer la vérité à Scorpius.
La fin du chapitre ! J'espère que vous avez aimé comme d'habitude. Je suis moins sadique mouais j'ai eu vraiment un coup de blues XD. Merci de laisser une petite review, ça me ferait plaisir. La suite bientôt biz biz
