Hey…Vous savez quoi ? Ce chapitre fait avancer l'histoire ! Et en plus il arrive à peine 6 jours après l'ancien, c'est pas beau ça ?
Bon… Réponse à certaines questions, comme celles demandant si Yurio aurait des dons de voyance…He bien qui sait ? Peut-être que oui, ou bien non ! En attendant Soln96 a deviner ce qui allait se passer avec Draco XD Quand à Arya39 il y a beaucoup de perso de manga différent dans ton OS, ta capacité à les gérés est impréssionnante ^^ Pour la torture, il en existe un musée tu savais ! En Italie si mes souvenirs sont bons. Pour Alia04 merci de me supporter ! J'avais reçu une ou deux (ou même plus) review demandant « a quand le lemon » ce qui m'agaçait un peu d'où mes ronchonnements à la fin du dernier chap. Et pour les autres (Luffynette,Eiylin) merci pour les commentaires.
…
Chapitre 10
L'état du père de Ron était critique.
En désespoir de cause, celui-ci avait été déplacé en bloc d'opération à l'hôpital sorcier St Mangouste. Du moins c'était ce que Mrs Weasley via une lettre leur avait envoyé.
En attendant, Harry, Otabek, Yurio, Yuuri et les enfants Weasley étaient réunis au complet au 12 square Grimmaud après que le survivant ait annoncé à un Dumbledore à l'air anxieux qu'il avait rêvé être le serpent ayant mordu le père de Ron. Le directeur avait alors prit la décision de les envoyer par portoloin à l'ancienne demeure de Black, les patineurs insistant pour les suivre.
Un lourd silence régnait dans le salon des Black autours de la table où tous s'étaient assis, le teint livide pour certains et le visage sombre pour d'autres. Sirius tentait tant bien que mal d'égayer l'ambiance en proposant des boissons, mais celle-ci furent refusées. Personne n'était d'humeur boire : Leur gorge était trop nouée pour cela.
-Il va s'en sortir n'est-ce pas ? Renifla Ginny en brisant le silence.
Yuuri lui envoya un regard désolé, ne sachant pas si lui répondre et lui donner des espérances qui pourraient s'avérer fausses. A voir le visage de ses compagnons patineurs, ceux-ci devaient probablement penser la même chose.
-Bien sûr qu'il s'en sortira, répondit Ron avec un sourire forcé bien que sa voix tremblait, c'est papa tu le connais : Il ne mourrait pas avant d'avoir comprit l'utilisation de tous les objets moldus inimaginables.
Il eut quelques éclats de rire qui s'évanouirent bien vite, laissant de nouveau place au silence les englobant dans une bulle d'angoisse qui ne semblait pas prête à éclater de sitôt.
Jamais au grand jamais les patineurs ne ce seraient attendus à une pareil situation : Mr Weasley, selon les maigres bribes d'information que Sirius avait lâché, se trouvait en mission pour l'ordre lorsqu'il avait été blessé. De plus, l'animal ayant accomplis le méfait n'était rien d'autre qu'un serpent laissant peu de réflexion sur l'identité du possesseur du reptile en question.
Pour la première fois, la réalité de la guerre les heurtait de plein fouet. Des gens mourraient, et allaient mourir dans ce conflit sorcier, et ce n'était que l'aube de celui-ci.
Le japonais frémit à la pensé que peut-être, les gens étant en ce moment à ses cotés risquaient de ne plus l'être un jour. Avait-il été trop prétentieux de croire qu'il pourrait s'en sortir dans la réalité impitoyable que pouvait être le monde magique, en particulier en temps de guerre ?
Semblant percevoir sa détresse, Victor posa une main sur la sienne y appliquant une pression se voulant apaisante. Yuuri lui adressa un pauvre sourire, tout de même reconnaissant.
A sa gauche, Yurio et Otabek ne pipaient un mot, se contentant de rester de marbre. Le blond avait tourné sa chaise à l'envers pour s'y assoir à califourchon, les bras croisé sur le dossier et le menton posé dessus, il abordait une expression se voulant indifférente bien que les plis sur son front et le regard préoccupé du Kazakhstan prouvaient le contraire.
Se désintéressant des deux adolescents, le japonais se concentra alors sur Harry qui avait les mains tellement crispé dans ses cheveux que les brins dépassant d'entre ses doigts resteraient surement autant ébouriffés qu'à l'heure actuelle un long moment.
Il prenait de grande inspiration puis expirait de manière saccadé comme s'il pleurait, mais Yuuri, d'où il était, pouvait parfaitement voir ses yeux vides de toutes traces d'humidité. Le patineur supposait donc que son cousin n'était toujours pas remit de son rêve, chose compréhensible étant donné qu'il prétendait avoir été le serpent. Un fort sentiment de culpabilité devait se faire ressentir.
A ce propos… Comment était-ce même possible ? C'était bien un rêve que le jeune sorcier avait fait, Ron l'avait affirmé : Harry n'aurait jamais pu se déplacer jusqu'à Londres ou se transformer : Il dormait encore lorsque le roux tentait de le réveiller.
Un claquement de porte le tira de ses pensés alors que les sorciers et non-mages levaient la tête pour voir Mrs Weasley, échevelé et hagarde, entrer dans la salle pour s'arrêter au centre de celle-ci.
Tous retenaient leur souffle, attendant avec appréhension que le verdict tombe. Puis la femme ouvrit la bouche :
-Son état est stabilisé, dit-elle un mince sourire venant prendre place sur son visage, ses jours ne sont plus en danger bien qu'une longue convalescence l'attende.
Immédiatement, les chaises furent repoussés et des soupires de soulagement furent émit, puis les visages reprirent des couleurs et les personnes présentes s'autorisèrent à pousser des cris de joies.
-Merci, merci, merci ! Hoquetait Ginny en versant des larmes de soulagement.
-Papa est le plus fort ! S'écrièrent Fred et George en entamant une gigue endiablé.
Sirius posa une main sur l'épaule d'Harry qui abordait une expression au-delà du soulagement.
-Maintenant vous pouvez aller vous coucher l'esprit tranquille, déclara-t-il, il est plus de trois heures du matin.
Des murmurent d'assentiment lui répondirent et les adolescents gravirent les marches menant aux chambres pendant que les quatre adultes restant, à savoir Mrs Weasley, Sirius, Yuuri et Victor prenait place à la table.
-Alors, commença Victor, est-il réellement tirer d'affaire ?
-Oui, c'est comme je l'ai dit.
-Bon à savoir, déclara Yuuri.
-C'est très bien tout ça, grogna Sirius, mais si on parlait du rêve d'Harry ? Vous savez, cette histoire de serpent ?
La sorcière le fusilla du regard. Elle ne semblait pas apprécier le manque de compassion de l'homme et paraissait se retenir de lui enfoncer sa baguette dans la narine droite.
-Le serpent oui, intervint le japonais en voyant la main de la femme proche des poches de sa robe, Harry nous clairement fait comprendre que toute la scène avait été vue de l'œil du serpent comme s'il était l'animal lui-même.
Les deux sorciers se figèrent, partageant un coup d'œil ou dansait une sorte de frayeur craintive, laissant croire qu'ils envisageaient une même hypothèse partagé et peu réjouissante.
-Tu ne pense tout de même pas… Commença la matriarche Weasley en palissant.
-Non… Mais… Si, cela ferait sens non ? Marmonna l'animagi plus pour lui-même que les autres.
-Pourriez-vous nous dire à quoi pensez au juste ? Les coupa Victor agacé par leurs grommèlement inintelligibles qui pour lui étaient sans queues ni têtes.
-Possession, répondirent-ils simultanément avant de se jeter un regard, surpris de leur synchronisation.
Yuuri ne sut pas si rire ou les prendre au sérieux, son fiancé d'ailleurs aussi, sauf que celui-ci opta pour l'hilarité et bientôt ses gloussements quasi-hystérique emplirent la pièce :
-Possession ? S'esclaffa-t-il, est-ce une blague ? Vous voulez que j'appelle un exorciste ?
Mais ses ricanements se fanèrent bien vite en voyant les visages tout à fait sérieux et sombres des sorciers.
-Vous ne plaisantez pas, dit-il d'une voix blanche en réalisant que les sorciers n'étaient pas d'humeur à faire des blagues.
-Ce n'est pas possible, protesta alors Yuuri en sortant de nulle part un livre à la couverture délabré couleur vase.
Tous reconnurent facilement un des ouvrages de la bibliothèque des Black.
-Tous est là-dedans, indiqua-t-il en tapant le grimoire du plat de sa main, tout les symptômes de possession et comment posséder les gens et voir dans leur souvenir à l'aide de ce qu'on appelle legimencie !
-Certes, reconnu Sirius l'air légèrement agacé par l'interruption du patineur, mais alors comment tu expliques qu'il était le serpent ?
-Vous nous aviez dit dés le début de l'année qu'Harry avait une étrange connexion avec Voldemort…
-Ne dit pas ce nom ! Glapit Mrs Weasley avant de se faire complètement ignorer.
-… Alors pourquoi partager des… « Images mentales » avec Voldemort ne seraient pas une partie de cette connexion ?
-Cela fait sens, déclara Victor après un moment de silence.
Sirius et Mrs Weasley restèrent un instant perdu dans leurs pensés, puis la femme se leva, l'air épuisée :
-Je vais me coucher, dit-elle, j'espère que vous avez raison mais en attendant nous ferions mieux de nous reposer, demain nous iront voir Arthur à l'hôpital et Hermione arrivera par poudre de cheminette.
-Bien, approuva Yuuri qui lui-même devait se retenir de bailler toutes les deux minutes, de plus comme vous le savez probablement : La nuit porte conseil.
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vVv
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Le lendemain, Hermione Granger arrivait de bonne heure, le teint cireux et cheveux ébouriffé : Elle avait attendue toute la nuit pour savoir si Mr Weasley serait tiré d'affaire.
-Harry, Ron ! S'était-elle écriée en les entrainant dans une étreinte à rompre des os.
Une fois les retrouvailles achevé, Mondingus Fletcher –que Yuuri reconnu comme l'ivrogne chargé de surveillé Harry durant les vacances- était venu les chercher avec Tonk, Lupin et Maugrey Fol-Œil dans une vielle Clio probablement volé.
Le trajet avait duré une dizaine de minutes et avait été ponctué par de nombreuses insultes coloré venant du conducteur qui devait avoir obtenus son permit dans une pochette surprise. Du moins si celui-ci l'avait réellement passé.
Ils s'étaient garés un peu plus loin et après que Mondingus ait promit des les attendre, ils étaient descendu pour se diriger vers un sorte de magasin datant des trente dernière années minimum.
-C'est quoi cette horreur ? Grogna Victor en jetant un regard de dégout à un pantalon à pattes d'éléphants que portait un mannequin, il faudrait raser ce truc.
-C'est l'hôpital, déclara Tonk en surprenant plus d'un.
Ce jour-ci, elle abordait une chevelure bleue pale qui se teinta de reflet vert lorsqu'elle se pencha vers la vitrine :
-Hey, déclara-t-elle en s'adressant visiblement au mannequin, ont vient voir Arthur Weasley.
Médusé, Yuuri vit le modèle hocher brièvement la tête avant de leur faire signe d'avancer et de s'immobiliser de nouveau.
Sans attendre, Mrs Weasley attrapa le bras de Ginny et Hermione pour s'avancer et disparaitre derrière la vitre.
-Ca fonctionne comme la barrière de King Cross, remarqua Harry.
-C'est un moyen de cacher les endroits magiques assez répandu, non ? S'enquit Yurio en fixant la vitrine.
-Trêve de bavardage ! Les interrompis Fol-œil en agitant sa canne dans leur direction, il redressa son chapeau melon cachant son œil magique et reprit : -A qui le tour ? Pourquoi pas au chi…
-Au japonais, coupa Yuuri en lui jetant un regard noir, merci bien.
Se saisissant des bras de Yurio et Victor, il n'attendit pas une seconde de plus avant de passer la barrière, créant une sorte de trou magique qui se referma sur eux telle une bouche les avalant.
Les autres sorciers et Otabek lui emboitèrent le pas, ricanant discrètement au visage incrédule de l'ex-auror dont l'expression lui donnait des trais encore plus tordu que jamais.
-Je ne sais pas pour toi, déclara Ron à Harry alors que les deux traversaient la vitrine, mais des fois je trouve ton cousin incroyablement classe.
Le survivant hocha la tête, un petit sourire aux lèvres : Il était souvent facile d'oublier que Yuuri, avec son caractère le plus souvent calme et pacifiste, était quand même l'homme ayant défié Cornélius Fudge, le ministre lui-même. L'adolescent était tellement plongé dans ses pensées qu'il fut fort surpris lorsqu'il se retrouva ébloui par un nombre scandaleux de lampes diffusant une lumière blanche qui lui brula les yeux.
A entendre les grognements de ses camardes, il se dit qu'il n'était pas le seul à être dérangé par la luminosité.
Ce n'est qu'une fois accoutumé à celle-ci qu'il pu observer les alentours, réalisant qu'il se trouvait dans un vaste hall, décoré pour la période de Noel, et menant tout droit à un bureau où une file d'attente pour le moins étrange était présente.
-C'est impressionnant, souffla Victor qu'Harry avait rejoins.
En suivant le regard de l'homme, il s'aperçut que celui-ci menait à une sorcière décrépie semblant se prendre pour une théière à voir la position de ses bras. Et encore ce n'était rien comparé à un sorcier tenant la cheville d'une petite fille blonde qui restait en vol stationnaire au-dessus de sa tête, une paire d'ailes fuchsia en pilou-pilou battant paresseusement dans son dos.
-Venez, s'exclama Tonk en trainant avec elle un Lupin réticent, allons demander ou est Arthur !
-Pas besoin, dit Mrs Weasley, il se trouve au premier étage pour les gens blessé par des créatures magiques.
L'escalier les menant aux étages se trouvant un peu plus loin, les sorciers et patineurs durent passer en travers de la file, dérangeant une femme à la peau verte qui les fusilla du regard puis ils gravirent les marches, Maugrey clopinant derrière eux et refusant net de prendre l'ascenseurs.
Ils débouchèrent dans un couloir tout aussi blanc et immaculé que le hall et avancèrent jusqu'à la chambre 114 devant laquelle ils s'arrêtèrent.
La matriarche rousse se tourna vers les plus jeunes, un air sévère sur le visage :
-Pas de grabuge, leur dit-elle.
-Oui maman, répondirent les roux tandis qu'Harry, Hermione et Yurio se contentaient d'un bref hochement de tête.
Satisfaite, la sorcière se tourna pour ouvrir la porte révélant une chambre séparée par un rideau ou, près de la fenêtre, Mr Weasley pouvait être aperçu appuyé contre une pile de coussins lisant le journal. Lorsqu'il les vit, son visage s'éclaira :
-Oh, je ne m'attendais pas à vous voir aussi tôt ! S'exclama-t-il en posant la gazette du sorcier.
-Et moi à te voir réveillé, répliqua sa femme allant à son chevet, hier tu étais encore au bord de la mort.
-Les médicomages font des miracles, plaisanta le sorcier.
C'est alors qu'il sembla remarquer que Mrs Weasley n'était pas venue seule et que plus de dix personnes l'accompagnait, dont les non-mages et ses enfants.
-Papa ! S'écria Ginny en se jetant sur son père.
Ses trois autres enfants, bien plus réservés ou ne voulant pas faire toute une scène manifestèrent leur joie avec des sourires se rapprochant du sorcier blessé.
-Désolé de vous avoir inquiétez, dit Arthur en rendant son étreinte à la jeune fille, heureusement qu'Harry à vu l'attaque, sinon je ne serais probablement plus de ce monde. Merci mille fois Harry.
Sentant tous les yeux se concentrer sur sa personne, le jeune homme sourit nerveusement en songeant que bien qu'il ait sauvé le père de son meilleur ami, il aurait préféré ne jamais avoir cette horrible vision.
A la manière de Victor hier soir, son cousin asiatique sembla s'apercevoir de son trouble et posa une main réconfortante sur son épaule.
-Comment va votre blessure ? demanda-t-il en détournant l'attention des sorciers d'Harry, cela me semble bien douloureux.
Il observa le bras du sorcier envelopper dans plusieurs couches de gaze, laissant le temps au survivant de s'éloigner un peu tandis que les personnes présentes se focalisaient de nouveau sur le blessé.
-Oh ça… Fit Mrs Weasley soudain mal-à-l'aise, ça va ne vous inquiétez pas. Dite vous saviez que le lit d'à coté abritait un loup-garou ? Le pauvre bougre s'est fait mordre une semaine plus tôt.
Plissant les yeux, le jeune sorcier songea que cette manière de parler lui rappelait étrangement le ton que prenait une personne tentant de changer à tout prix de sujet, et à voir le regard suspicieux des adultes, Hermione et Yurio, il n'était pas le seul à le penser.
-Arthur… Susurra Mrs Weasley, il y quelque chose que tu devrais nous dire ?
-Eh bien… Commença le sorciers en triturant nerveusement un pend de son drap, il se pourrait que… J'ai essayé quelques points de sutures… Tu sais, les trucs moldus te recousant la peau… Mais le venin du serpent ayant de l'anticoagulant eh bien… Disons que ça à failli causer un caillot de sang ? Mais ne t'inquiète pas, ajouta-t-il précipitamment en voyant toute couleur quitter le visage de sa femme, je vais parfaitement bien maintenant.
-Tu veux dire… Poursuivit la sorcière dont la voix tremblait, que tu as joué au cobaye ?
-Oh non ! Je ne dirai pas cela, plutôt tester une nouvelle méthode totalement révolutionnaire ?
Voyant que la femme semblait prête à laisser éclater sa fureur, certain comme Remus Lupin et Tonk, prirent du recul en décidant d'aller parler au lycanthrope d'à coté. D'autre comme Maugrey s'éloignèrent simplement en boitant tandis que Victor, suivit de Ron avaient une envie soudaine de café.
Envie qui fut transmise au reste des adolescents qui suivirent le roux et le russe à l'extérieur au moment même ou les cris commençaient.
-Elle a de sacré poumons, commenta Victor en examinant un panneau d'affichage.
-En effet, grognèrent Fred et George, vous n'imaginez pas comment s'est quand c'est sur vous qu'elle hurle.
Il eut des reniflements amusés et le russe prit les devant dans le but de rejoindre le cinquième étage où des boissons les attendraient normalement.
Parvenu au quatrième étage, ils se mirent en quête du dernier escalier qui, évidement, étaient tous individuel pour chaque étages. Des fois la logique sorcière échappait à Harry : N'aurait-il pas été plus simple de faire un seul même escalier passant par tous les étages ?
-Au fait Yuuri, commença-t-il pour tromper son ennui, vous ne vous êtes pas tellement entrainé depuis vos qualifications en finale, ça ira ?
-C'est vrai ça, répondit Yurio en se mêlant à la conversation sans y avoir été invité, on à eut des tas de problèmes avec la salle magique qu'on utilisait : Je suis le seul à pouvoir la faire apparaitre mais certains soir de la semaine, impossible de l'ouvrir ! Même la porte magique dans le mur ne se matérialisait plus lorsque je passais trois fois devant cette fichue tapisserie !
Le blond attendis quelques secondes, or aucun des sorcier ne dit quoique-ce soit. A la place, seul des coups d'œil furtif étaient échangés alors que la culpabilité crochetait les tripes d'Harry en même temps que la surprise :
Ainsi Victor et Yuuri utilisaient la salle sur demande pour s'entrainer ? C'était assez logique quand on y pensait.
Se tournant vers Hermione pour lui demander son avis, il ne récolta qu'en retour une grimace et une secousse de la tête lui indiquant de se taire.
-Il y a un problème ? interrogea Otabek en haussant un sourcil.
-Non, non rien, déclarèrent les jumeaux en cœur.
Le survivant fut soulagé de voir les patineurs hausser les épaules et continuer de marcher comme si rien n'était. Ce fut aussi à ce moment qu'ils tournèrent au coin d'un couloir pour tomber devant une baie vitré où une figure que tous les jeunes sorciers auraient reconnus entre mille les fixaient, un sourire idiot aux lèvres.
-Professeur Lockhart ! S'écrièrent-il en même temps, leur voix se mêlant tellement bien dans leur surprise qu'elles paraissaient en devenir qu'une unique.
-Lockhart ? répéta Yuuri, comme ce professeur incompétent de votre deuxième année ?
-Lui-même, répondit Ron visiblement estomaqué.
L'homme se sépara de la vitre et sortit dans le couloir par une double porte à battant, se dirigeant vers eux à grand pas, le même sourire crétin scotché au visage.
Yurio voulut reculer, et accessoirement s'enfuir mais il se heurta à Ginny.
-Bonjour à vous ! Lança Lockhart, un homme blond au cheveux gominé et visage que beaucoup décrirait comme séduisant, vous voulez des autographes ?
-Yep, maugréa Fred, c'est bien lui…
-Dite… Murmura le plus jeune des russes assez fort pour qu'Harry l'entende, il ne vous rappelle pas quelqu'un ? Quelqu'un avec le même sourire crétin ?
-J.J ? Dit Otabek sur le même ton.
-Vous pourriez arrêter de le rabaisser ? Intervint Yuuri désapprobateur pendant que les sorciers tentaient de se débarrasser de leur ancien professeur de défense-contre-les-force-du-mal.
Car si celui-ci était toujours amnésique dû au sortilège accidentel d'Oubliette de Ron, il se souvenait apparemment de la manière de distribuer des autographes.
-Non. Je déteste ce gars !
-C'est parce qu'il te traite de fille ?
Victor se récolta un regard qui aurait fait geler les enfers.
-Sexiiiiiisme, grondèrent Hermione et Ginny.
-Comment ça ? Interrogea Ron en laissant ses frères se débrouiller avec Lockhart.
-Parce que le fait même d'être une fille est considérée comme une insulte !
-Ah, je n'avais pas vu ça sous cet angle…
Ils passèrent leur chemin, oubliant complètement l'ex professeur de défense-contre-les-forces-du-mal dont les jumeaux avaient réussis à se débarrasser en l'envoyant de nouveau derrière la double-porte qu'ils avaient bloqué avec une béquille trouvé aux alentours.
Toujours à la recherche du dernier escalier, ils déambulèrent toujours plus loin dans l'hôpital, entrant dans des salles toutes quasiment identiques jusqu'à tomber sur une pièce différent des autres :
Elle était bien plus vaste que les précédentes et abritaient bien plus d'occupant, dans le fond de celle-ci un rideau séparait deux lit en particulier du reste de la chambre, tandis que ceux que les patineurs et sorcier apercevaient étaient occupés par une sorcière couverte de fourrure marron qui aboya en les voyant et un homme au regard vide qui aurait très bien pu être mort pour cause son manque de mouvement et l'imperceptible soulèvement de sa poitrine.
-Makkachin me manque… Soupira Victor en observant avec nostalgie la femme-chien.
-A moi aussi, renchérit Yuuri.
-Vous allez le revoir votre clébard, grogna le russe blond en roulant des yeux.
Pendant que les patineurs commençaient à se chamailler, Harry eut le loisir d'examiner plus attentivement la chambre, passant outre les infermières apportant des cadeaux envoyer par la famille au deux patients dans les lits. Il remarqua que l'homme semblant mort recevait une sorte de plante faisant penser à une pieuvre végétal mais il s'en détourna bien vite pour se concentrer sur les rideaux à l'arrière de la salle qui s'écartèrent pour laisser apparaitre deux personnes que le jeune sorcier connaissait bien :
Neville Longdubas, le visage sombre et sa grand-mère, une grande femme au trais sévères n'ayant rien à envier à Mc Gonagall et coiffée d'un chapeau où trônait un vautour empaillé.
Un bref instant, Harry se demanda si Luna Lovergood s'était inspiré de cette coiffe en particulier pour crée son chapeau lion. Or il chassa rapidement cette idée de sa tête en comprenant soudain ce que son camarade de classe était venu voir derrière ces rideaux : A savoir ses parents rendus fou par la torture que leur avait infligé Bellatrix Lestrange, une fidèle de Voldemort.
Ne voulant pas que son ami soit remarqué par les autres –Neville avait toujours cacher ce qui était arrivé à ses parents et Harry l'avait malencontreusement appris en sautant dans la pensine de Dumbledore- il voulut dire à Ron et Hermione de se déplacer un peu plus loin, mais malheureusement, l'adolescent aux yeux vert n'avait jamais vraiment été très chanceux et à peine avait-il ouvert la bouche que le regard de son meilleur ami roux s'éclairait et que celui-ci agitait un bras en direction de Neville le hélant.
Le sorcier brun se courba, comme s'il voulait disparaitre sous terre, ses yeux s'écarquillant –ne s'attendant surement pas à les voir ici- puis leva péniblement une main et leur adressa un maigre salut se voulant détendu et nonchalant :
-Hey... Ca va les gars ?
-Neville ? Ce sont des amis ? S'enquit sa grand-mère en remarquant la foule, s'avançant dans leur direction d'une démarche royale.
Elle s'arrêta devant eux, les balayant littéralement du regard dans leur ensemble.
-Victor Nikiforov, se présenta directement Victor en s'avançant, peut-être que Neville vous a parlé de nous ?
-Les patineurs et le cousin d'Harry Potter, ce cela ? Oui, bien sûr.
Sa bouche s'étira en ce qui devait être le plus proche d'un sourire pour elle, et elle referma une main semblable à des serres d'oiseau sur l'épaule de son petit-fils.
-Je suis contente que Neville ait comme ami Harry Potter, c'est un bon exemple pour lui, un exemple de courage et loyauté.
Le pauvre jeune homme se recroquevilla sur lui-même, il paraissait tout à fait misérable songea Harry jetant un œil à son cousin et fiancé pour cligner des yeux avec étonnement en voyant que Victor couvait son camarade Griffondor d'un regard curieusement compréhensif et emplis de compassion. Comme si lui-même savait ce qu'était le sentiment de décevoir sa famille.
-Vous me flattez Mrs Longdubas, croassa Harry en se re-concentrant sur la sorcière.
Celle-ci hocha la tête visiblement satisfaite, puis s'apprêta à repartir donnant l'espoir à Harry que le secret de Neville resterait sauf, or, Ron vint briser toutes ses espérances tel un miroir éclatant en morceaux :
-Et vous faite quoi ici au juste ?
Si la vieille sorcière avait eut une quelconque intention de quitter la salle, désormais celles-ci semblaient s'être envolé, remplacé par de la surprise mêlé à de la colère.
-Tu ne leur à pas dit ? Persiffla-t-elle à l'adresse de son petit fils, tu ne leur à rien dit ?
-Dit quoi ? Demanda Ron en rajoutant une couche qui fit s'interroger Harry sur les raison pour lesquelles le roux était son ami. D'ailleurs il semblait qu'Hermione pensait de même à voir son regard, bien qu'elle ignore ce qu'il se passait, elle comprenait que l'adolescent ne faisait rien pour améliorer la situation.
-Je ne préférerais pas… Marmonna Neville en s'attirant l'ire de sa grand-mère.
-Quoi ! Rugit-elle, tu devrais pourtant être fier ! Ils se sont sacrifiés pour toi, ils…
Des bruits de pas nu claquant contre le sol carrelé l'interrompit, et tous purent voir émerger de derrière le rideau de la chambre une femme d'une maigreur inquiétante aux cheveux bruns pendent à la manière d'algues de chaque cotés de son visage abordant la même forme de cœur que Neville. Elle était vêtue d'une simple chemise d'hôpital miteuse semblant être trois fois trop grande.
En hantonnant, ce qu'Harry avait identifié comme la mère de son camarade s'avança vers eux d'un pas chancelant avant de tendre une main à son fils et de lui donner un emballage de bonbon pour repartir aussitôt après, toujours en murmurant les paroles d'une chanson sordide.
-Qu'est-ce que… Murmura Ginny choquée.
-Je vous présente Alice Longdubas, déclara la grand-mère de Neville, et mon fils Frank Longdubas torturés jusqu'à la folie par Bellatrix Lestrange il y à de cela quatorze ans.
Des halètements d'horreur retentirent, Harry remarqua que Yuuri devait s'accrocher à Victor tellement il tremblait, le teint désormais blafard. Yurio et Otabek s'étaient tellement rapprocher qu'ils semblaient vouloir ne former plus qu'un.
Sur leur visage : L'expression de ceux qui venaient de comprendre toute l'entendue d'une situation des plus atroce que la terre ait pu porté, à savoir ici la guerre sorcière. Peut-être venaient-ils uniquement maintenant de réaliser pleinement à quoi ils se risquaient ? De même pour les restes de ses amis sorciers ne paraissant pas assimiler que quand sa vie était en danger, plus rien n'importait et on se retrouvait seul, seul avec soi-même envisageant toute les façons de mourir possible auxquelles pourraient bien vous soumettre votre ennemi.
Personne à part lui-même ne s'était retrouvé en « véritable » danger de mort, si proche de celle-ci que la terrible que l'impression que Thanatos elle-même lui soufflait dans le cou son haleine fétide et par-dessus tout glaçante.
A ce moment là, la Peur était souveraine. Et celle-ci pouvait même s'allier à la Lâcheté et Couardise.
Mais Harry préférait largement que la Peur aille de pair avec le Courage et Loyauté. Au moins, dans ce cas là –plus ou moins utopique selon les personnes- Peter Petigrow n'aurait jamais trahi sa famille et ceux-ci serait encore en vie.
Soupirant, Harry observa l'expression douloureuse de Neville et celle dévasté de ses amis, une des rares personnes pouvant partager sa douleur avec Yurio qui avait vu sa mère se faire tuer sous ses yeux impuissants.
-… Je suis plus que ravie de vous avoir rencontré, disait Mrs Longdubas lorsque le survivant se reconnecta à la réalité, mais je vais devoir disposé…
-Tout le plaisir était pour nous, roucoulait Victor avec galanterie.
Leur souriant cette fois pour de vrai, et la main toujours sur l'épaule de son petit-fils, la sorcière inclina la tête avant de rejoindre la sortie, l'écho de ses chaussures à talon résonnant dans les couloirs. Neville n'avait même pas regardé en arrière.
-On ferait mieux aussi d'y aller, murmura Yuuri d'une voix fragile, Mrs Weasley doit avoir finie de disputer son mari…
Des hochements de tête lui répondirent et tous franchirent le seuil de la porte, légèrement refroidit par ce qu'ils venaient d'entendre. Avant de quitter pour de bon la chambre, Harry vit son cousin asiatique fixer d'un œil accablé les rideaux séparant le couple Longdubas du reste des occupants de la pièce.
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-Non, c'est non ! Gronda Molly Weasley les mains sur le hanches dans la salle de séjour du 12 square Grimmaud, c'est trop dangereux.
-Mais… Voulut protester Victor ou derrière lui était rassemblé toutes les personnes ayant moins de 18 ans de la demeure.
Sirius un peu plus loin se contenta de ricaner, un torchon en main, devant une fenêtre.
-Il est hors de question, reprit la sorcière rousse, que mes enfants aillent voir cette finale de patinage à Paris, même avec vous !
Cela faisait deux jours depuis qu'Arthur Weasley avait été mordu certain aurait pu penser que sa femme ne se serait toujours pas remise du choc d'apprendre que son mari avait été au bord de la mort, mais c'était mal la connaitre : Car celle-ci paraissait aussi remonté qu'une lionne à qui on aurait volé un petit, un balai dans la main qui évoquait plus une arme au vu de sa prise et un chiffon crasseux dans l'autre.
-Mamaaaan, geignirent ses enfants en cœur avant de se recroqueviller sous le terrible regard de la mère indignée.
Pour une fois, Hermione semblait d'accord avec ses camarades sorciers : elle aussi insistait pour qu'on les autorise à accepter l'invitation de Victor Nikiforov pour aller voir la finale de patinage se tenant à Paris le lendemain.
-Pas à moins que Dumbledore ne vous donne une permission, déclara la femme en croisant les bras sur sa poitrine.
-Je lui ai déjà envoyé une lettre, intervint Yuuri avec un sourire d'excuse.
Le rictus suffisant qu'abordait la sorcière s'effaça sur son visage à la manière de la neige fondant à l'arrivé du printemps, avant qu'elle ne se reprenne avec un « hmph » dédaigneux.
-Dumbledore est sage, dit-elle d'un ton convaincu, jamais il ne dirait oui à une entreprise aussi risqué !
-Je ne parlerais pas aussi vite si j'étais vous, intervint Remus Lupin en entrant dans le salon, une lettre en main décacheté et Tonk le suivant en sautillant joyeusement, manquant parfois de trébucher à intervalle régulier.
Ces deux là avaient achevé une mission confidentielle au nom de l'ordre le soir précédent et avaient passé la nuit au siège, d'où leur présence.
Le lycanthrope agita l'enveloppe dans sa main et Mrs Weasley vint la lui arracher immédiatement pour commencer à lire, ses yeux sautant d'une ligne à l'autre, son front se barrant de rides supplémentaires au fur et à mesure.
-Quoi ! Hurla-t-elle finalement, mais pourquoi ?
Apparemment la réponse du directeur était positive.
Les adolescents poussèrent des cris de joies mais furent aussitôt interrompu par Lupin qui leva une main, leur intiment le silence :
-Désolé de vous décevoir… déclara-t-il, mais seul trois sorciers sont autorisé à venir avec eux, de plus Tonk et moi devront vous accompagnez durant ces deux jours.
Cette fois ce fut des cris de protestation qui furent émit, poussant Yuuri à aller s'emparer de la lettre à son tour : Le loup-garou disait vrai, Dumbledore autorisait Harry, Ron et Hermione à les accompagner mais uniquement sous la garde rapprocher de l'auror métamorphomage et de Lupin.
-Aie, il va y avoir des déçus… Grimaça Victor en lisant par-dessus son épaule.
-Dit leur qu'on leur montrera la vidéo, dit Yurio en les rejoignant.
-Ca les calmera un peu je pense, ajouta Otabek jetant un œil à la lettre par-dessus la tête de son ami blond.
Tous les quatre devaient former un bien étrange tableau, s'appuyant mutuellement les uns sur les autres pour lire un simple bout de papier au sceau de Poudlard, mais cela ne les empêcha pas de se retourner comme un même homme vers les sorciers.
-Harry, Ron et Hermione sont les heureux élus ! S'exclama le plus âgé des russe.
-YES ! Rugit la sorcière brune en bondissant sur un vieux fauteuil qui poussa une plainte étouffé.
Fan de patinage comme elle l'était, son enthousiasme était compréhensif bien que Mrs Weasley pinçait les lèvres, désapprouvant totalement cette décision mais ne voulant pas contredire Dumbledore.
Si certain éclatèrent de rire en voyant la jeune sorcière rougir subitement en se rendant compte de son élan d'euphorie, d'autres se contentèrent d'afficher grise mine en grommelant dans leur barbe : Fred, George et Ginny auraient bien voulut venir… Mais ils auraient été trop nombreux dans ce cas là…
-C'est toujours eux qui font les trucs marrants ! Se plaignirent les jumeaux.
-Si par « trucs marrants » tu veux dire risquer sa vie, grogna le survivant en roulant des yeux, alors oui.
-Ca va être génial… Murmurait Hermione les yeux perdus dans le vide, je vais rencontrer Pitchit Chulanon…
Yurio soupira, probablement sentait-il déjà une migraine pointer le bout de son nez à l'image même des sorciers dans les gradins les encourageants. Dans un sens, Yuuri le comprenait, sauf que dans son cas il était plutôt inquiet de la réaction qu'auraient ses collègues (en particulier Chris qui avait la mauvaise habitude de toucher le derrière des gens) en rencontrant enfin son cousin.
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Le jour suivant, à peine les rayons du soleil étaient-ils apparut à l'horizon qu'Harry se voyait réveillé par une Mrs Weasley d'humeur peu engageante. Probablement n'avait-elle pas encore digéré ce qu'elle considérait comme une sorte de trahison venant de Dumbledore.
Une fois en bas, et après un bref petit déjeuné partagé avec ses amis et les patineurs, les seuls à être totalement réveillés, ils avaient finis de boucler leurs sacs, fait leur adieu à Sirius qui aurait aimé venir et au quatre Weasley ne les accompagnants pas.
Lupin et Tonk les attendaient sur le porche, en les voyant arriver ils sourirent avant d'exhiber des répliques exactes des portoloin les ayant amené il y de cela à peine un mois à l'étranger pour les qualifications.
-Oh non… gémit Yurio, encore ces machins qui donnent le tournis…
-C'est le moyen le plus efficace, répliqua Tonk, qui, se jour là avait l'apparence d'une grande femme aux cheveux violet lui descendant jusqu'à la taille.
Elle tendit l'objet, attendant que les patineurs et sorciers s'en emparent. Ce qu'ils firent tous plus ou moins à contrecœur pour immédiatement être aspiré dans un tourbillon de couleur faisant regretter à certain d'avoir mangé ce matin.
L'atterrissage fut douloureux, du moins pour Yuuri sur lequel Harry atterrit lui coupant la respiration, les autres n'étaient pas dans un meilleur état excepté pour Victor ayant, apparemment, l'incroyable capacité à atterrir debout après un voyage par portoloin, et Yurio s'étant fait rattraper par Otabek lui ayant épargné le triste sort de se faire assommer par une des valises.
-Encore une ruelle puante ? S'indigna Victor en s'époussetant, n'y à-t-il pas mieux pour apparaitre ?
-Il faut être discret idiot, rétorqua le blond en remerciant son ami d'un regard.
-Ou sommes-nous exactement ? Demanda alors Tonk en s'avançant vers la sortie de la petite rue donnant sur un grand boulevard ou un brouhaha se faisait entendre, des silhouettes passant devant l'impasse sans les remarquer.
-C'est le Boulevard Billancourt, dit-elle en revenant après avoir examiné un panneau.
-Tant mieux ! S'exclama Yuuri avec soulagement, j'ai une vrai carte cette fois et l'hôtel ou nous logeons se trouve dans ce boulevard un peu plus haut.
Le japonais leur fit signe de le suivre, ravi que sa carte ne soit pas cette fois rédigé en hiéroglyphe : Il avait bien fait de demander à Sirius.
Par chance, leur hôtel n'était qu'à quelques mètres, mais ils faillirent bien le louper : Le bâtiment ressemblait en tout point à ses voisins : Peint de couleur crème et avec des balcons en fer formant des formes rappelant des plantes. Il était petit et ne se démarquait guère. Mais c'était celui qui était le plus prêt de la patinoire de Boulogne-Billancourt.
-Les autres patineurs dorment aussi ici ? S'enquit Hermione avec espoir.
-Je crois que Minami, Chris et Pitchit qui ont promit de venir nous voir sont dans cet hôtel, répondit Otabek en entrant dans un hall simple ou une réceptionniste brune les débarrassas de leur valises, mais les autres participant à la finale seront ailleurs.
-Ils sont à la patinoire, tous, déclara soudain Victor le nez dans son téléphone qu'il venait d'allumer, nous feront mieux de nous dépêcher d'aller tâter cette glace histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise ce soir.
Avec un enthousiasme débordant, tous se précipitèrent dans la direction de la dite patinoire étant un grand bâtiment se trouvant dans le parc.
N'attendant pas une seconde de plus ils y entrèrent pour découvrir une glace bleuâtre aux reflets irisé par les nombreux projecteurs envoyant de la lumière multicolores partout.
Et au centre de celle-ci, des patineurs discutant et s'entrainant presque paresseusement.
Yuuri repéra immédiatement J.J et Michael qui se fusillaient mutuellement du regard en prônant que Sala/Isabella était la plus belle.
Les deux femmes se trouvaient d'ailleurs derrière la rambarde en présence de Mila, une patineuse aux cheveux rouge carmin se démarquant particulièrement aux cotés de Lilia Barovsky et Yakov Feltsman semblant sur le point de se mettre à hurler.
Même Chris, Minami et Pitchit (filmant la joute verbale) étaient là !
Néanmoins, malgré tout ces cris, Chris leva la tête et les aperçut, un grand sourire fendant son visage en deux :
-Yuuri ! Victor ! S'exclama-t-il d'une voix forte en levant vers eux deux bras dépourvu de quelconque plâtre, nous vous attendions !
Aussitôt, tous les visages se levèrent vers les nouveaux arrivants et Hermione se mit à haleter en voyant tous ses idoles réunis en face.
-Yuriiiiiiii ! Glapit Mila en se jetant sur le blond pour se mettre à lui frotter vigoureusement le crâne, n'écoutant même pas les plaintes du jeune homme.
-Victor ! Rugit Yakov en s'avançant à grand pas rageur vers son ancien élève qui tenta de se refugier derrière son fiancé, qu'est-ce que c'était cette lettre d'excuse ! Même un pirojki aurait pu faire mieux : Poux-lard ? Une école de magie pour justifier ton absence avec Yuri !
-C'est Poudlard, le corrigea nerveusement l'homme en énervant encore plus son ancien coach.
-Pou… Poudlard ?! Firent soudain deux voix simultanées en coupant court au début de dispute.
Ils se retournèrent pour voir Isabella et J.J les fixer avec un semblant d'incrédulité.
-Il y a un problème ? S'enquit Lupin en clignant des yeux.
-Euh… Commença le Canadien en se frottant l'arrière de la nuque, eh bien « Poudlard » quel nom étrange ! On voit bien que cela sort de l'imagination de Victor Nikiforov !
-Hey ! Protesta le russe alors qu'autours tous se mettaient à ricaner.
-Les gras, dit Pitchit une fois que les moqueries se furent taries, regardez ! C'est Harry !
L'attention général fut porté sur le jeune adolescent aux yeux vert qui sembla se ratatiné sur lui-même en remarquant l'attention porté.
-Donc c'est lui le cousin anglais de Yuuri ? Dit alors Chris un reflet malicieux dans les yeux en tendant une main vers le survivant, main qui fut arrêtés par Yuuri lui-même :
-Fait ce que je pense et je te la coupe, gronda-t-il en plissant les yeux.
L'air penaud et faisant la moue, le suisse rétracta son membre épargnant au survivant d'être molester.
-Qui sont les autres ? Demanda-t-il à la place en dévisageant les sorciers.
-Des amis d'Harry, répondit Otabek en prenant la parole, Hermione Granger, Ron Weasley, son… oncle Remus Lupin et la fiancé de celui-ci.
A l'entente de cela, plusieurs personnes, en particulier la métamorphomage et le lycanthrope manquèrent de s'étouffer.
-Harry-kun ! S'exclama Minami Kenjiro en bondissant sur le survivant et coupant toute démenti qui auraient pu venir de Lupin et Tonk, ravi de te rencontrer !
Il lui attrapa les deux mains pour les secouer énergiquement, si Harry parut surpris par la petite boule d'énergie qu'était le plus jeune des patineurs, il ne le montra pas. Le patineur se tourna ensuite vers les amis du sorcier pour leur adresser la même forme de bienvenue chaleureuse.
Si Ron eut droit au même accueil, lorsque vint le tour d'Hermione, le jeune patineur se figea brusquement, comme frappé par la foudre.
-Minami ? Dit Yuuri intrigué comme tous.
Le jeune homme avait la bouche grande ouverte, fixant la sorcière comme s'il venait de voir une appariation, puis, aussi soudainement que cet arrêt inattendus, il rougit jusqu'aux oreilles avant de reculer si vite qu'il se cogna au mur.
-Bon… Il se racla la gorge : Bonjour…
-Bonjour ? Répétât la sorcière perplexe.
Lilia Barovsky toussota dans sa main, comme Sala et Mila se retenant de pouffer en marmonnant des choses telle que « réaction adorable ».
Victor et Yuuri se jetèrent un regard mutuel :
-Tu ne crois tout de même pas…
-On dirait bien.
-Mais je croyais qu'il avait le béguin sur toi !
-A bon ? Eh bien on dirait que c'est juste une sorte d'admiration poussé apparemment.
-Qu'est-ce qui se passe ? S'incrusta Yurio en penchant la tête vers eux.
-Mon très chers Yurio, lui répondit Victor d'un air mélodramatique, il me semble bien que notre petit Minami vient de tomber dans les affres de l'amour !
-Sans blague ! S'écria Pitchit qui visiblement écoutait.
Cri qui eut pour conséquence de détourner l'attention de la sorcière brune du japonais blond.
-Pitchit Chulanon ! Hoqueta-t-elle en prenant de grande inspiration, c'est réellement vous !
-Une fan ? Se demanda le Thaïlandais ravis.
-Evidement ! Je suis votre compte instagramme sur mon portable depuis déjà pas mal de temps ! Je peux avoir un autographe ? De Christophe Giacometi ? De J.J, Michael et Sala Crispino ? De tous les patineurs présents ?!
Alors que la jeune fille, les larmes aux yeux faisait la présentation de toutes les personnes qu'elle admirait sous l'œil boudeur de Ron fusillant Minami du regard, Harry posa une question :
-Hermione à un téléphone portable ?
-Surement, rit Yuuri, ses parents ne sont pas sorciers après tout…
C'était vrai, maintenant qu'il y pensait, il avait souvent tendance à oublier que la jeune fille n'était pas issue d'une famille sorcière et avait donc la parfaite compréhension de la société moldue.
Il jeta un regard rapide à Minami ne semblant même pas vouloir approcher et haussa les épaules : Il ferait mieux de s'entrainer avec ses amis.
Chose qu'ils firent bien que ne se lançant pas vraiment dans de grande démonstration : Ils ne voulaient pas que leurs adversaires connaissent leur programme et décident à la dernière minute de changer leurs sauts dans le but de gagner.
Vers quatre heures de l'après-midi, J.J –tentant probablement de devenir plus proche d'eux avec sa fiancé- les invita à aller prendre un café dans un petit bistro à deux rues de là.
A la sortie de la patinoire, Yuuri eut la mauvaise surprise de se heurter à un passant vêtu d'un imper gris informe et une casquette d'ouvrier lui dissimulant le visage.
-Oh, désolé, marmonna le patineur embrassé.
-Ce n'est rien, lui répondit ce qui semblait être un petit homme dans la fin de la trentaine en un anglais parfait, c'est de ma faute.
Et il passa son chemin, laissant le japonais planter au même endroit, les sourcils froncés.
-Il y un problème ? Interrogea Victor en s'apercevant que son fiancé ne suivait plus le groupe.
-Non, rien…
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La finale n'avait même pas commencé que la foule était déjà en délire. C'était vraiment impressionnant songea Harry assis à coté d'Hermione et Minami qui rougissait sans cesse en jetant des regards en coins à la sorcière. Aux cotés de Sala Crispino, Ron continuait de l'assassiner mentalement.
La voix d'un présentateur résonnait autours d'eux, incitant le public à crier encore plus, et celui-ci, ainsi que la sorcière brune à la droite du survivant étaient plus que disposés à le faire.
-Bonsoir Messieurs et Mesdames ! Braillait un français dans un anglais maladroit, ce soir nous allons accueillir six candidats qui luteront pour parvenir à se placer premier ! Dans un premier temps l'Italien Michael Crispino ouvrira la danse !
Sur l'énorme télé suspendue au plafond, l'image de l'homme atteint de sister-complex s'afficha dans un coin de l'écran.
-…Il sera suivit par Otabek Altin un Kazakhstan atteignant toujours la finale !
Des hurlements firent trembler la patinoire lorsque le visage du jeune adulte rejoignit celui de Michael.
-…Puis de Yuuri Katsuki, Yuri Plisetsky et Jean-Jack Leroy alias J.J.
Même un match que Quiddich n'aurait pas pu atteindre une telle excitation, se dit le survivant se voyant, tout comme Ron, dans l'obligation de se boucher les oreilles, mais le pire allait bientôt arriver :
-Et pour finir, celui qui conclura notre soirée en faisant son grand retour tant attendu… J'ai nommé… VICTOR NIKIFOROV !
Si auparavant les spectateurs étaient tout bonnement surexcités, désormais ils étaient déchaînés, à l'ouïe du nom du célèbre patineur une bonne partie des gens s'étaient lever en agitant des pancartes, drapeaux et bien d'autres choses.
La clameur était telle qu'Harry avait l'impression que ses tympans allaient se briser en même temps que la salle elle-même.
-Ils sont si fameux que cela ? Hurla Tonk un peu plus loin à travers le bruit.
-Ca m'en à tout l'air ! Beugla Lupin en retour, qui ayant des sens plus développer que les humains normaux devait se fourrer une écharpe décorés d'hamsters emprunté à Pitchit dans les oreilles pour ne pas devenir sourd.
-N'attendons plus une seconde, reprit le présentateur une fois les hurlements calmés, accueillons donc notre premier candidat : Michael Crispino !
Les bras grand ouvert et la tête basculée en arrière, l'Italien glissa vers le centre de la patinoire, les fausses pierres multicolores sur sa tenue créant des reflets irisés sur la glace.
Sa tenue n'avait, à vrai dire, rien d'extravaguant comme se l'attendait Harry : Un simple pantalon noir serré et sa veste ouverte sur une chemise blanche ou de petit joyaux synthétique étaient brodés.
Depuis les gradins, des mots d'encouragement lui était adressé, Hermione et Sala l'acclamaient aussi avec enthousiasme, Mila, la femme rousse embêtant Yurio de tout cœur avec elles.
L'homme n'y fit pas attention, se plaçant au centre de la patinoire les bras contre son corps, une jambe légèrement en retrait, les yeux fermé. Il paraissait sérieux comme un pape*.
Puis la musique commença, et le silence se fit au même moment ou Harry et Ron sentaient leur mâchoire s'ouvrir en même temps que leurs yeux.
Le morceau avait commencé lentement. Michaël, immobile, avait fait quelque mouvement gracieux avec ses bras, puis après un bref silence durant lequel il avait ralenti ses gestes, le véritable morceau composé principalement d'instrument à corde jouant ensemble démarra en même temps que le patineur qui se laissa glisser autours de la patinoire, les pends de sa veste volant derrière lui, laissant comme une trainé de paillette.
-Ce morceau s'intitule « See what I've become » de Zack Hemsey, commenta le présentateur d'une voix basse dans son micro, peut-être un message à sa très chère sœur qui participe demain à la finale féminine ?
Trop absorbé par ce qu'il voyait, Harry l'entendit à peine admirant les mouvements contrôlés mais puissants de l'italien. Un jour, l'adolescent s'était dit que le Quiddich était un beau sport : Voir voler les gens et les entrevoir faire des pirouettes aériennes, le visage et cheveux au vent, avait quelque chose de magique, jouissif même.
Seulement maintenant il comprenait à quel point il s'était fourvoyé : Le patinage artistique était emprunt d'une grâce et délicatesse à couper le souffle. Plus que du sport, c'était aussi un art.
Cette impression ne fut que renforcé lorsque Michael se mit à effectuer des sauts que le survivant et son ami roux auraient crus impossibles. La foule se mit à l'encourager tandis que le présentateur décrivait ses actes comme une énorme prise de risque.
A un moment, l'italien effectua deux bonds successifs qui lui valurent d'être acclamé avec plus de ferveur, ces sauts étaient apparemment un triple lutz suivit d'un triple toe loop une combinaison que seul les frères et sœurs Crispino effectuaient, or son dernier bond fut raté : Il glissa et tomba à terre et eut du mal à se réaccorder avec la musique, son short program s'acheva sur une pose final, un bras tendu au-dessus de sa tête, comme s'il voulait se saisir de quelque chose d'immatériel, ou de la victoire.
Une salve d'applaudissement et de cris salua sa performance, le patineur se dirigea vers le Kiss and cry alors que les cheveux de Sala fouettaient le visage d'Harry au même moment ou elle lui passait devant en un flou de brun pour rejoindre son frère.
-Incroyable ! Dit Tonk en battant des mains avec enthousiasme, je ne regrette pas d'être venue !
-Pareil ! Hoqueta Hermione à qui Minami passa timidement un mouchoir sous le téléphone de Pitchit qui prenait le moment en photo : Apparemment il supportait déjà le couple « Minamione » bien que celui-ci soit inexistant.
-C'est qui après ? interrogea Ron d'une voix chevrotante, les yeux toujours planter sur la glace comme s'il ne pouvait pas croire ce quoi il venait d'être témoin.
-Otabek.
D'ailleurs jeune adulte se préparait déjà, accoudé à la rambarde de la patinoire ou Yurio se trouvait avec le coach du Kasakhstan une femme dans la trentaine à l'air sympathique.
Il portait une sorte de gilet dans les tons rosés et bleu roi et abordait un pantalon bleu pale dont la teinture semblait s'effacer à partir de ses genoux.
-Nous avons les notes de Michael Crispino ! Annonça soudain la voix amplifiée du commentateur.
Le silence se fit alors que tous les regards se portaient sur l'écran géant diffusant l'image du patineur assis sur un long siège avec son coach ou les alentours avaient été décorés avec des fleurs et autres petites choses.
« 103,11 » Indiqua-t-il alors qu'une clameur s'élevait de partout autours.
-Un personal best ! Rugit le présentateur, nous démarrons fort ce soir !
Sur la télé géante, une Sala sauvage apparut et se jeta sur son frère plus que ravi, tombant tout deux au sol, disparaissant derrière le banc et provoquant des éclats de rires.
-Ils s'aiment beaucoup, déclara Harry souhaitant soudainement avoir eut une sœur ou un frère pour partager des moments aussi magiques que les patineurs Italien pleurant quasiment ensemble de joie.
Ron hocha la tête et le nom d'Otabek fut appelé par une voix synthétique.
Le visage de celui-ci se teinta d'une légère nervosité lorsque son nom fut prononcé, mais celle-ci disparu en un instant quand Yurio lui sourit en levant le pouce dans sa direction.
A la manière de Michael, le centre de la glace brillante comme un diamant fut rejoint et la position de départ –la tête baissé et les bras croisés, avant-bras sur avant-bras, tandis que les doigts étaient recourbés comme des griffes- adopté.
La musique commença, douce et entrainante et Otabek la suivit d'une manière qui aurait pu être décrite comme désespéré et qui en toucha plus d'un à voir les visages figés de plusieurs personnes.
Harry en restait stupéfait : Une telle expression poignante était présente sur le visage d'Otabek alors que celui-ci tendait des bras suppliant vers les spectateurs. Comment pouvait on jouer de pareilles émotions toute en devant se concentrer sur une chorégraphie aussi complexe ? Cela lui semblait impossible à comprendre.
Il sauta une fois. Retomba gracieusement et bondit de nouveau pour faire un tour sur lui-même la tête renversé et les yeux fermés, l'air apaisé.
On aurait juré qu'il leur racontait une histoire bouleversante rien qu'avec son corps et sa danse envoutante.
-Cette musique se nomme « Flame of despair » murmura le commentateur en un souffle, probablement lui aussi prisonnier de l'enchantement dans lequel Otabek les retenait. –C'est une musique composé par Yuki Kajiura, une japonaise.
La performance du jeune adulte dura encore une minute, une minute durant laquelle des cœurs se serrèrent et ou Minami et Hermione durent couper le dernier mouchoir en deux pour ce se le partager. Puis sur une dernière note, le morceau prit fin et Otabek s'immobilisa doucement la respiration pantelante.
Pendant un bref instant, il n'eut aucun bruit : personne ne semblait avoir réalisé que la prestation venait de s'achever, puis quelques spectateurs se mirent à applaudirent lentement bientôt suivit par d'autre et à peine quelques secondes plus tard, la patinoire paraissait prête à exploser sous les hurlements et félicitations.
-IN... INCROYABLE ! Brailla le commentateur, c'est une prestation de maitre que Mr Altin nous a fait là ! Une chose est sûre : Sa note sera excellente !
-C'était si bien que ça ? Interrogea Ron tandis que le patineur se faisait arroser de peluches sur la glace.
-Extrêmement, lui répondit Pitchit en se penchant depuis la rangé du haut, les seuls que j'ai vu faire des chorégraphies pareilles étaient Yuuri, Yurio et Victor. Et ces trois là on tendance à faire changer rapidement le record du meilleur score.
-Il à été fantastique, soupira rêveusement Mila à ses cotés et mains sur les joues, avant ses chorégraphies n'étaient pas aussi mémorable mais maintenant…
Elle couva le Kazakhstan au kiss and cry d'un regard admiratif avant d'entendre le bruit indiquant que les notes avaient été affichés, lever la tête et pousser un cri perçant répercuté par Hermione et Minami.
-C'est… C'est un étonnant 117,36 ! Bredouilla la voix amplifier du présentateur, presque le record de Yuri Plisetsky de 118 et quelques !
-Jamais je n'aurai cru cela d'Otabek, s'étonna Hermione les yeux rouge, pour moi c'était Victor la grande menace pour tous…
-On dirait que tu t'es trompé, intervint Remus Lupin dont les cernes sous les yeux semblaient presque éclipsés par l'éclat de ceux-ci.
Ce fut Yurio qui félicita chaudement son meilleur ami. En attendant, Yuuri et Victor demeuraient invisibles, probablement toujours dans les coulisses… Pourtant c'était bientôt au tour de son cousin, comme la voix synthétique venait de l'annoncer.
-Hey, dit Ron reflétant ses pensés, ou est…
Il s'interrompit, voyant le japonais sortir de derrière un rideau suivit de près par un Victor paraissant confiant.
Le patineur avançait à grand pas et se jetât pratiquement sur la glace, commençant à laisser apparaitre des traces de patins, et fonça au centre pour se mettre en position.
Aux cotés d'Harry, le sorcier roux étouffa un rire à la tenue du japonais : Une sorte de haut blanc pailleté à volant bleu et un pantalon noir ou était accroché une sorte de tissus de la même couleur que la veste. Cela paraissait étrange de voir des hommes portés ce genre de tenue qui pouvaient être perçues comme légèrement efféminé, mais le survivant pensait que son cousin avait l'air très seyant dedans, en particulier grâce à ses cheveux, disciplinés habituellement, désormais tiré en arrière et ébouriffé. Ses lunettes avaient disparu, si bien qu'on pouvait se demander si celui-ci distinguaient même le public.
-Sa musique est Mosane de E.S. Posthumus , indiqua le présentateur, son short program contiendra de nombreux sauts redoutables.
Au même moment, le morceau débutait et Yuuri avec.
C'était son si son corps créait de la musique songea Harry en admirant l'adulte faire des mouvements d'une sensualité incroyable, les laissant sans voix. La musique à ton légèrement latino ne faisait que renforcer son impression.
-Yuuri-kuuun ! Criait Minami les mains devant sa bouche en encourageant son idole avec Pitchit et Hermione.
Sur le bord de la patinoire, Yurio et Victor observaient sans un mot leur ami et amant pour l'un, de légés sourires sur les lèvres.
Etait-ce même la même personne ? Ce Yuuri semblait capable de tout : Il alla même jusqu'à envoyer un regard charmeur aux juges choqué par son audace.
La danse était rapide, précise et surtout parfaitement maitrisé donnant à l'ensemble un aspect unique qui prouvait que le patineur était passé maitre dans sa discipline depuis déjà un moment.
Les spectateurs claquaient des mains en même temps que le rythme du morceau, fredonnant quasi-inconsciemment l'air de celui-ci. Des pancartes dédicacé au japonais s'élevait au-dessus de la foule, les cris avec.
Une fois sa prestation achevé en toute beauté, Yuuri rejoignit Victor au kiss-and-cry pour y attendre sa note. Il n'y avait eu aucune chute et ses sauts avaient été exécuté à la perfection : Aucun doute que son score serait élevé.
Un jolis « 109,98 » fut annoncé, provoquant de nouveau l'allégresse du public, tandis que le commentateur clamait que personne depuis le début de la soirée n'avait eu un score inferieur à cent.
Le nom de Yuri Plisetsky fut prononcé une dizaine de minutes plus tard et les sorciers reportèrent leur attention sur la patinoire où un Yurio vêtu d'une sorte de combinaison noire pailletée évoquant une nuit d'été venait de se placer, ses cheveux lâchés.
-Sur quel genre de musique ce sera à ton avis ? Se demanda Ron à voix haute.
-Surement un morceau classique, intervint Hermione, sa chorégraphe est une ancienne danseuse au Bolchoi.
Elle désigna d'un signe de tête une vielle femme habillée élégamment aux coté d'un homme ressemblant à un vieux mafieux avec son chapeau fédora.
-A coup sûr, rit Pitchit.
Or, au contraire de la pensé général, un morceau digne d'un concert de rock débuta, fort et frénétique, laissant une bonne partie de l'assemblé bouche-bée excepté un groupe de fan féminin de l'adolescent, portant des oreilles de chats, qui se mirent à hurler d'une voix suraigüe.
Le jeune Russe semblait possédé remarqua Harry en réprimant une envie subite d'appeler un prêtre exorciste. Le blond tournait sur lui-même à une vitesse affolante et bondissait comme un cabri avant de se jeter au sol pour une glissade digne d'un pingouin dévalant une pente enneigé puis se relever encore plus rapidement.
Malgré toute cette frénésie, il ne tomba pas une fois et revint sur la terre ferme sain et sauf, passant la tête haute devant un Victor et Yuuri ébahis au-delà du possible et s'arrêta finalement au kiss and cry ou il se laissa lourdement tomber (une énorme peluche de chat entre les mains), immédiatement rejoins par Yakov Feltman et Lilia Barofsky les yeux respectivement caché sous le chapeau et des mèches de cheveux.
Apparemment c'était à contrecœur qu'ils avaient accepté ce genre musique.
-Très bien… Marmonna la voix du présentateur mal-à-l'aise, après cette… Surprenante et inhabituelle performance voyons voir sa note qui sera à coup-sûr au-dessus des cents points…
Un 112,12 apparut à l'écran suivit d'une tôlé d'acclamation et Yurio sourit lorsque le classement s'afficha le plaçant à la deuxième place après Otabek. Le blond ne paraissait pas dérangé par le fait que son camarde l'ai écrasé d'environs cinq point. Il devait se dire qu'ils les rattraperaient le lendemain au free skate.
Ne restait plus que deux candidats : Un certain J.J et le tant attendu Victor Nikiforov.
-Regardez, les avertis Tonk complètement prise par le spectacle pareil à Lupin qui semblait avoir adoré la prestation du jeune russe, ce n'est ce J.J là-bas ?
En effet, un peu plus loin était visible l'homme brun au visage ciselé vetu d'une tenue blanche ouverte sur sa poitrine rappelant étrangement Elvis Presley « le King ». Il se trouvait face à une très belle femme qui l'embrassa sous les yeux rieurs de ce qui semblait être ses parents au vu de la légère ressemblance.
-Accueillons J.J ! S'exclama le commentateur une fois que l'homme consenti à rejoindre le centre de la patinoire, sous les acclamations du public, un sourire à cent watt scotché au visage révélant une dentition aussi immaculé que parfaite.
-Il performera sur « The thème of the King J.J II » ! Composé et chanté par J.J lui-même !
-Il est sérieux ? S'étrangla Pitchit en manquant de tomber sur Harry tellement il se penchait.
-Eeeegrh… Gargarisa Mila en fronçant le nez.
-J.J ! S'écria Hermione avec enthousiasme en agitant le bras.
-Narcissique… Dirent Harry et Ron en cœur, ils comprenaient désormais pourquoi Yurio et Otabek avaient comparé l'homme à Lockhart.
Mais lorsque la musique démarra, le survivant eut la surprise de s'apercevoir que jean-Jack Leroy était vraiment un patineur d'exception et que cette confiance en soit semblait… Comme retenue dans ses pas. C'était assez étrange mais pas dérangeant.
Les paroles de la chanson étaient clairement une ode à lui-même, or ces mots n'étaient pas aussi arrogante qu'on aurait pu le croire dans un premier temps : Il y avait une sorte de message indiquant que même au bord du gouffre et du désespoir, on pouvait toujours remonter.
Peut-être que dans le passé J.J était tombé de son piédestal et avait entreprit une dure accensions pour atteindre de nouveau le sommet de celui-ci ?
Son score fut 109,21 battants presque Yuuri.
Durant toute sa chorégraphie, les spectateurs avaient scandé les paroles de sa chanson, et seulement maintenant, les derniers échos de celle-ci s'estompaient tandis que le dernier candida tant attendu se préparait à entrer en scène, son fiancé japonais à ses cotés.
-Et maintenant très chers public ! Clama le présentateur dans son micro, le clou du spectacle, l'homme qui a fait des miracles et qui va vous faire trembler… J'ai nommé Victor Nikiforov !
Le Russe jeta un regard vers la foule, puis se tourna brièvement vers Yuuri ayant remit ses lunettes pour l'enlacer rapidement avant de filer sous les vivat du public ravi de cette petite scène de tendresse.
Victor décrivit un arc de cercle sur la glace, les bras écarté laissant aux spectateurs tout le loisir pour l'applaudir et admirer ses vêtements : Une sorte de chemise blanche lâche à l'ancienne avec un jabot et un pantalon noir se plissant légèrement avant d'être rentrer dans les patins noirs. Il semblait presque auréolé dans une aura divine tellement il semblait briller et être magnifié dans cette tenue.
-Victoooooor ! Glapit Hermione reprise par Pitchit et compagnie.
-Notre patineur favori patinera sur une musique nommé Ad Vitam Aeternam de Tom Strandberg, annonça le commentateur alors que la mélodie s'élevait partout autours, les entourant pour ne plus les lâcher.
Et Victor dansa, mieux que jamais, avec des mouvements vifs et si rapide qu'ils en devenaient presque flous, sa step séquence était une énorme prise de risque : Seul Yuuri Katsuki réputé pour son endurance aurait pu la faire, or le russe teint bon et malgré les perles de sueurs venant rouler dans son jabot, il continua, passant aux sauts.
Ils furent tout simplement subliment. Comme on s'y attendait du cinq fois champion du monde de patinage. La seule erreur qu'il avait pu faire était un mince déséquilibre imperceptible.
A la fin de la chorégraphie, plus que lui offrir des applaudissements et félicitation, le public lui octroya une véritable ovation faisant trembler tout le bâtiment.
-Et c'était Victor Nikiforov ! Messieurs et Mesdames ! Hurlait le présentateur à travers le vacarme assourdissant, une performance digne de lui ! Mais battra-t-elle l'incroyable score de Mr Altin ? Nous le seront dans les prochaines minutes.
Le patineur haletait, un sourire aux lèvres et saluant la foule et ses fans avec de grands mouvements de bras. A peine était-il de retour sur terre que Yuuri l'envoyait s'écraser sur celle-ci à la manière de Sala avec Michael –d'ailleurs ceux-ci étaient présent à coté d'eux et riaient à gorge déployé-.
Des mots qu'Harry n'entendis guerre furent échangés à voix basse et les deux compères prirent le chemin du kiss-and-cry bien que le japonais ne devrait pas s'y trouver n'étant pas le coach de Victor.
C'était à un Yakov renfrogné qu'appartenait ce rôle plus qu'indésirable à voir son visage. L'adolescent ne savait pas pourquoi mais il imaginait bien le vieil homme russe s'entendre à merveille avec Maugrey-Fol-Œil, et les voir discuter à propos de la jeunesse « délinquante ».
Le bruit signalant l'appariation de la note retentit alors forçant le sorcier à détourner son regard pour se focalisé sur l'écran géant affichant «115,09 ».
-Attendez, s'écria Ron à travers le tumulte, ça veut dire que Victor s'est fait battre par Otabek ?!
-Alors là je suis étonné ! Cria Hermione les yeux écarquillés avec tous les autres patineurs à ses cotés, Otabek n'avait jamais eut de résultat pareil !
Pendant que tous débattaient sur les résultats des patineurs, Harry remarqua que son cousin venait de cesser d'étreindre/étrangler son fiancé et se dirigeait seul vers les coulisse, probablement pour aller y chercher des mouchoirs à voir les larmes de bonheur sur ses joues.
Or, au même moment, le jeune sorcier cru apercevoir une sorte ombre suivre les pas du japonais, il cligna des yeux : Elle avait disparut.
Haussant les épaules, Harry se dit qu'il devait rêver et qu'il devenait paranoïaque puis se concentra de nouveau sur la télé en hauteur pour pouvoir y voir le classement final :
I-Otabek Altin : 177,36
II-Victor Nikiforov : 115,09
III-Yuri Plisetsky : 112,12
IV-Yuuri Katsuki : 109,98
V-Jean-Jack Leroy : 109,21
VI-Michael Crispino : 103,11
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vVv
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Yuuri essuya quelques larmes coulant sur son menton : Victor avait été fantastique ! Il avait toujours souhaité cela : Se battre pour la première place avec son idole en tant qu'adversaire, digne et reconnu par celui-ci.
Et aujourd'hui c'était le cas, même que tous, -même les sorcier !- étaient avec eux pour les supporter.
Bien qu'il n'était pas premier du classement –place revenant à Otabek à l'étonnement général- il était tout de même satisfait.
Les casiers ou était ranger les affaires entrèrent dans son champ de vision et il s'y dirigea pour composer le code électronique faisant office de clé et s'épongea littéralement le visage avec une vieille serviette.
Il ferait mieux de rejoindre tout le monde songea-t-il joyeusement, ce soir ils iraient tous dans un restaurant odieusement couteux et se farciraient le visage avec de bon plat bien français pour célébrer leurs magnifiques résultats.
Cependant, à peine eut-il amorcé le geste de tourner les talons que quelque chose de dure lui fut enfoncé dans le creux des reins le figeant.
-Ne… Ne bouge pas, dit soudain une voix masculine en appuyant un peu plus l'objet dans son dos.
Grimaçant à la sensation et le cœur bâtant à la chamade Yuuri tourna lentement la tête pour cligner des yeux en reconnaissant le petit homme qu'il avait bousculé dans l'après-midi. Sauf que cette fois-ci, sa casquette d'ouvrier n'était plus sur son crane se révélant dégarnit et laissant au patineur le loisir de dévisagé son –apparemment- agresseur : Le visage rond, de petit yeux perçant enfoncé dans ses orbites et des dents proéminentes, pour le japonais, rien d'autre n'aurait pu autant lui évoquer un rongeur que cet homme là.
Mais non pas un rongeur comme les adorables hamsters de Pitchit mais plus comme un rat d'égout.
En baissant les yeux sur la chose faisant pression sur son dos, Yuuri reteint une exclamation apeuré en reconnaissant une baguette magique. Que diable cela signifiait ?!
De grosse goutes de sueur roulaient en abondance sur le visage du désormais identifié sorcier tandis que celui-ci prenait une grande inspiration avant d'ouvrir la bouche :
-Pour les plans emplis de grandeur du Seigneur des ténèbres… Commença-t-il d'une voix tremblante mais ou perçait une sorte de solennité et résignation :
-Meurt.
…
*Une expression française. Je sais que vous devez déjà être au courant qu'elle existe, mais moi je ne la connaissais pas avant de la découvrir par hasard, je vous l'explique donc vite fait : Cela signifie « sérieux » « concentré ».
Commentaires en vrac :
-Vous voulez du Minamione (Minami x Hermione) au fait ? Pour l'instant il est juste là pour le fun… Mais peut-être se concrétisera-t-il ?
-Nos patineurs commencent enfin à se rendre compte que la guerre sorcière n'est pas que de la rigolade, maintenant allez savoir s'ils regretteront leur choix d'aider Harry…
-Ce chapitre était long n'est ce pas ? Et dire que je voulais le boucler en 6000 mots.
-D'ailleurs quelques petites choses intéressantes arriverons plus tard dont l'explication du pourquoi du comment le-sorcier-dont-vous-avez-toutes-deviné-l'identité est là.
-Bref.
J'ose espérer que ce chapitre aura été meilleurs que le précédant.
Donc si vous avez des critiques, reproches, choses à dire le bouton est plus bas.
