Titre : Du goudron et des plumes
Auteur : ylg/malurette
Base : The Penguins of Madagascar
Personnages : la Penguin Team, Manfredi et Johnson
Genre : presque sérieux
Gradation : PG / K-plus
Légalité : propriété de Dreamworks et de Nickelodeon, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème #o3, « mort empoisonné » pour 30morts
Nombre de mots : ~500
oOo
Private qui nageait en toute innocence, tant pour divertir les visiteurs du zoo que parce qu'en tant que petit manchot il aime profondément l'eau,
Platch!
…se retrouve tout à coup englué dans une vilaine flaque de pétrole qui flottait là dans l'eau du bassin, sans qu'on sache pourquoi.
Dégoûté, il se hisse sur la banquise de ciment, et réalisant l'étendue des dégâts, se met à piailler. Skipper, irrité, réclame d'abord des explications ; Rico et Kowalski se renvoient la balle de la culpabilité : que ça soit le hors-bord mal entretenu de l'un ou une fuite depuis le laboratoire de l'autre…
En attendant, ça ne règle pas le problème de Private avec cette saleté. D'où qu'elle vienne, ça ne change rien, puisque l'important c'est où elle est maintenant et ce qu'elle fait.
Ça colle aux plumes, ça picote, ça gratouille.
Il essaie de s'en débarrasser en grattant, sans succès. C'est seulement quand il tente les coups de bec qu'il attire enfin suffisamment l'attention sur lui… et récolte une tape sèche.
« Pas de ça, garçon. »
Pour faire taire ses plaintes parce que quand même il faut que ça s'en aille, Skipper lui raconte…
» La fois où Johnson est tombé dans une nappe de pétrole répandue par des humains qui refaisaient une allée du zoo devant le bassin. Fasciné par le goudron frais : noir, brillant, coulant. Ne serait-ce l'odeur bizarre on dirait de la mélasse, et il est allé vérifier d'un peu trop près.
» Il a perdu toutes ses plumes. Quoi de plus ridicule qu'un manchot déplumé ? En plus, c'est dangereux pour lui. Il aurait pu se noyer ou mourir de froid ; heureusement pour lui son épaisse couche de lard l'a sauvé de justesse.
Comme Private, à demi rassuré, insiste pour savoir comme il s'est débarrassé de tout, plumes ou pas, Skipper rajoute ;
« Manfredi a voulu l'aider à s'en débarrasser comme tu viens de le faire et a avalé trop de saleté. Non, franchement : il faut soigner le mal par le mal. »
Kowalski ramène illico ses produits chimiques, interdit à Rico d'aider en quoi que ce soit, et y va franco. Ça pique et brûle autant voire plus que le pétrole en soi. Private proteste tant et plus, sans effet. On le frictionne, on le bouchonne, on l'étrille, et enfin on le rince à grande eau… et on le frictionne encore.
Et ses dernières plumes y passent.
Les manchots demandent ensuite l'assistance de Ma Possum qui s'empresse de lui tricoter un chandail absolument ridicule mais qui lui tiendra chaud le temps de la repousse.
Maintenant si Private frissonne c'est moins de froid que de honte de cet accoutrement ridicule et de l'idée que Marlene le voie là-dedans !
…Et d'horreur à la suite du récit de l'agonie de Manfredi, l'estomac lesté de goudron.
« Si ça brûle les plumes à l'extérieur, imagine ce que ça fait à l'intérieur du ventre aussi ! »
