Hello :) Me revoilà après une petite absence. Cela risque de se reproduire car j'ai un soucis avec mon université et je cherche à en partir, ce qui se révèle compliqué... Mais bon :) Merci pour les reviews et les différents ajouts, ça fait plaisir :) Je vous laisse avec la lecture et à bientôt :)
EvilAngel
Chapitre 9 :
Le soleil vint le chercher dans son sommeil, à peine les dernières traces d'obscurité chassées. Une source de chaleur le tranquillisait, douce sensation de sécurité. Et les deux bras musclés autour de sa taille créaient un cocon réconfortant, une bulle d'où il ne souhaitait jamais sortir. Pourtant, il devait all-…
Il ouvrit brusquement les yeux et se retrouva nez-à-nez avec de la peau ! Il n'avait plus aucuns souvenirs de la journée de la veille, ni de la personne qui avait apparemment veillé sur son sommeil. Tout ce qu'il ressentait, c'était ce sentiment de plénitude, cette sensation d'être enfin complet. Il se redressa doucement, sans se dégager de l'étreinte de ces bras qui le maintenaient contre un torse tout aussi musclé. Un grand sourire illumina son visage quand il reconnu la tignasse brune de Derek. Il l'avait retrouvé ! Il ne l'avait pas rêvé ! Mais son sourire disparut aussi vite qu'il était apparu…
Comment allait-il pouvoir lui tourner le dos quand cette flamme dans son cœur le faisait vibrer de bonheur ?
Comment lui demander de partir, de le laisser seul, alors que sa présence le faisait de nouveau revivre ?
Rien que ce moment, sentir ces bras sur sa taille et le souffle de Derek sur son visage, redonnait de l'espoir à Stiles. L'espoir que, peut-être, tout n'était pas perdu… Que, peut-être, ils allaient s'en sortir, ensemble !
La pensée de devoir à nouveau fois s'éloigner de celui qui faisait battre son cœur le lui brisait encore plus violemment que précédemment.
Il ne voudrait plus jamais à avoir l'obligation de quitter l'écrin de ces bras, ce cocon de chaleur et de sécurité !
Une vague d'angoisse lui fit taper le cœur. Cette sensation d'étouffer le submergea et il se dégagea doucement pour ne pas réveiller Derek. Il prit sa veste et sortit de la maison. Il devait aller prendre l'air pour ne pas laisser la panique l'envahir. Il marcha sans aucun but, trop perdu dans ses pensées. Une violente bourrasque de vent lui fit relever la tête. Il s'avança jusqu'au bord de la falaise, le vent clamant quelque peu la tempête qui faisait rage à l'intérieur de sa tête.
Debout face au vide et à l'océan, laissant le vent lui fouetter le visage, il se mit à réfléchir sur sa nouvelle vie, sur sa relation avec Derek. Car il ne pouvait plus se mentir, le loup comptait énormément pour… Trop, peut-être… C'était lui qui l'aidait à aller mieux ! Lors de ces crises de panique, sa voix grave et chaude l'empêchait de perdre pied, l'ancrait dans la réalité. Comme dans un tunnel dont il ne voyait pas le bout, cette voix tantôt sévère tantôt inquiète lui faisait rebrousser chemin, l'empêchait d'aller vers cette lumière qui paraissait si réconfortante… Elle lui rappelait que des gens comptaient sur lui, qu'il ne devait pas embrasser la Grande Faucheuse, pas maintenant…
L'image du loup endormi dans son lit lui revint en mémoire et un sourire timide s'ancra sur ses lèvres. Il avait adoré avoir l'Alpha à ses cotés, le maintenant dans une bulle dont il aurait souhaité ne jamais sortir. Mais ce qui le tourmentait, c'était qu'il ne savait pas si tout ceci était sérieux pour Derek, qu'il l'aimait vraiment… Ou était-ce seulement son rôle d'Alpha de s'occuper ainsi d'un membre de la meute dans le besoin ?
Ou peut-être que ses sentiments étaient partagés…
Peut-être qu'il comptait un peu plus qu'il ne le croyait vraiment…
Son esprit commença à s'échauffer, faisant suppositions sur suppositions… Hypothèses que son cœur ne supporterait pas si elles s'avéraient fausses. Son cœur lui fit mal à force de battre aussi fort à la seule pensée que tout ceci n'était peut-être qu'une simple illusion… Qu'il ne comptait pas vraiment pour Derek… Qu'il ne faisait que de s'occuper d'un de ses bêtas, qu'il s'occupait de lui comme il le ferait avec les autres de la bande…
Les larmes commencèrent à tomber toutes seules, ses poings se serrant convulsivement. Il était vraiment amoureux de ce loup, Son loup ! Il était complètement fou de cet homme inatteignable et caractériel. Il était amoureux de ces yeux qui semblaient le sonder à chaque fois qu'ils se posaient sur lui, de ces mains qui le prenaient par les épaules à chaque fois qu'il se faisait plaqué contre un mur pour un oui ou pour un non, de ces grognements animaux toujours teintés de différentes émotions, colère, inquiétude, joie, faisant vibrer sa poitrine alors que l'adolescent lui tenait tête. Tout le rendait dingue chez cet homme au pouvoir attractif incroyable…
Son cœur accéléra encore plus au souvenir d'un de ces nombreux épisodes de sa vie où il avait failli mourir… Mais surtout, il se rappelait encore des bras du loup du loup autour de lui, cette sensation de chaleur réconfortante que lui seul pouvait lui procurer…
Il courait à en perdre haleine…
Deux omégas l'avaient prit en chasse et la lune ronde et lumineuse au dessus d'eux augmentait leur soif de sang humain. Et Stiles, comme à son habitude, s'était retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Il ne le faisait pas exprès en plus ! Il était juste sorti courir, pour échapper aux souvenirs de ce jour là. Pour oublier la piscine et le fantôme du corps chaud du loup collé contre lui, complètement paralysé. Il avait eu peur pour eux, mais dans un même temps cette proximité avec Derek avait réveillé des sensations qu'il croyait perdues depuis qu'il savait que son amour pour Lydia n'était que fraternel…
Mais il était là, entrain de courir pour sauver sa vie ! Et comme un idiot, il n'avait aucun moyen de communication pour prévenir le reste de la meute, son téléphone portable reposant bien sagement sur son lit… Un des deux omégas réussit à l'attraper par la taille. Les bras maintenus dans le dos, son assaillant le retourna pour faire face à son acolyte. Ce dernier l'observait très attentivement et se léchait les lèvres, trouvant manifestement l'adolescent à son goût…
« Ton odeur est très agréable… Enivrante… ».
Sentant la nausée arriver, Stiles essaya de se dégager de l'étreinte de fer que lui imposait l'autre con.
« Avec un peu de discipline, tu serais parfait ! Un très bon compagnon ! ».
Son rire pervers fit frissonner le jeune homme. L'oméga en chef s'avança doucement et une fois à sa hauteur, ses mains se posèrent sur le corps frêle et tremblant alors que son nez alla se perdre dans le cou de l'hyperactif, laissant de désagréable sillons sur la peau blanche. Stiles ferma la bouche, refusant de crier. Il ne voulait pas lui donner ce plaisir ! Malgré les battements de son cœur qui prouvaient sa peur, il se laissa faire. Et très vite l'oméga s'énerva…
« Ça ne te plait pas ? Dommage, j'aurais bien aimé t'avoir comme jouet… ».
Il leva son bras, toutes griffes dehors, prêt à l'égorger, quand un grognement sourd résonna dans toute la forêt. Un avertissement… Stiles s'autorisa un soupir de soulagement quand il reconnut Derek. L'Alpha avait dû les entendre et avait dû ressentir la présence de ces deux étrangers sur son territoire.
Un craquement le ramena à la réalité. L'oméga qui se battait avec Derek se tenait le bras avant de repartir à l'attaque. Oubliant totalement l'autre loup, Stiles voulut aller aider son Alpha mais une main griffue sur sa gorge le retint. Il ne put empêcher un hoquet e surprise de s'échapper d'entre ses lèvres. À ce son, Derek leva les yeux pour voir l'adolescent prisonnier de l'étreinte de cet autre loup. Sa rage sembla se décupler et l'oméga en chef se retrouva avec sa tête détachée du reste de son corps en moins de deux secondes. Le loup à la veste de cuir se retourna vers le dernier attaquant. Il se rapprocha d'eux mais s'arrêta brusquement quand l'autre loup enfonça ses griffes dans la gorge de l'adolescent, juste assez pour faire perler le sang. Le dernier des Hales chercha le regard du fils Stilinski et l'ancra dans les yeux paniqués de son vis-à-vis. D'un léger hochement de tête, Derek lui fit comprendre que tout allait bien se passer, que rien ne leur arriverait et que bientôt ce cauchemar serait terminé. Stiles lui retourna le mouvement avant de grimacer et de pousser un petit cri de douleur. Les griffes de l'oméga s'enfonçaient peu à peu dans sa chair et il sentait son sang couler le long de sa gorge avant de s'arrêter sur son T-shirt. L'Alpha vit rouge et disparut très vite pour réapparaitre derrière le loup solitaire. Et tout se passa en un éclair… D'un coup dans le genou, il lui fit lâcher sa prise sur l'adolescent avant de l'envoyer valser contre un arbre.
Stiles, lui, se laissa tomber au sol. La peur de mourir et la douleur vive dans son cou le laissaient pantelant, sous le choc, au bord de ce gouffre sans fond que représentait la panique. Il respirait trop rapidement. Il sentait son cœur et son sang pulser contre sa tête. Il avait l'impression de mourir de froid alors que paradoxalement tout son corps était recouvert d'une fine pellicule de sueur. Il ferma les yeux pour empêcher les larmes de couler, pour ne pas paraître encore plus faible qu'il ne l'était déjà. Il se redressa difficilement, ayant la sensation d'étouffer. C'est à ce moment qu'il le sentit. Ce torse contre son dos. Ces bras qui enserraient sa taille, cette vague de chaleur, de réconfort, de protection qui envahit son corps, chassant le froid qui s'était emparé de lui. Il se retourna dans l'étreinte pour serrer la veste de cuir de toutes ses forces, tandis qu'il lâchait finalement ses sanglots de frayeur. Derek le pressa un peu plus contre lui, caressant son dos avant de lui murmurer :
« Tout va bien ! Je suis là, c'est terminé ! Tu es en sécurité ! ».
Stiles était parti longtemps dans son souvenir. Mais quand il revint à lui, une vague de désespoir le percuta, comme un poids lourd lancé à pleine vitesse. Il n'en pouvait plus…
Les nuits sans dormir…
La peur de ne plus revoir ses amis…
D'être rejeté quand ils découvriraient ce qu'il était capable de faire…
De lire du dégout dans le regard de Derek…
Il ne pourrait jamais surmonter le rejet, l'éloignement de l'Alpha… Il en serait incapable…
Il fixa l'horizon, certain d'une chose : que tout se termine ! Il ne voulait plus voir la souffrance sur les visages de ceux qu'il aimait, sa famille. Il ne voulait pas les blesser inutilement…
Fort de cette nouvelle certitude, il fit un pas en avant, s'approchant du précipice, puis un deuxième…
