Euh... salut... Je peux avancer sans me faire lyncher ? Je sais je suis en retard. C'est de ma faute ! Il ne faut pas se mentir. J'ai été trèeeeeeeeeeees flemmarde cette semaine passée et même les beaux yeux de Dray n'ont pas pu m'amener devant l'ordi pour taper le chap.
Mais ! Je vous ai concocté un chapitre bien amusant (je crois) et crée un nouveau duo de comique que j'embaucherais bien pour mon prochain anniverssaire. Tout d'abord, les réponses aux reviews :
Jay : Etant en train d'écrire le chap 11, je peux te dire en exclu que Drago et Hermione vont bien se retrouver et quelle retrouvailles ! Quand au mariage... et bien la fin du chap te mettra peut-être la puce à l'oreille.
Hermy.67 : T'inquiète ! Ma seule raison de vivre est de creuser la relation Drago et Hermione. Et cela se fera à partir du chap 11, donc... patience. Vous aurez votre DMHG
Zeeve lelula : avec du retard, voilà tout de même la suite pour toi et les autres. Merci et gros bisous !
LunDer : t'es bien la seule à m'avoir posé la question au sujet du rêve de Hermione. Un conseil, gardez-le dans un coin de votre tête car je ce rêve peut très bien se réaliser... à 100.
Lux : la suite la voici !
Floriane : NON, je ne souhaite pas ta mort ! Tu l'auras ta fic sur ton couple préféré. Par contre, je ne peux pas faire en sorte que Hermione haïsse moins Drago pour le moment, ce serait pas vraiment logique vu ce qu'elle a subi. Psychologie des persos, c'est très important dans une histoire. Pour que Hermione pardonne et donne son coeur à Drago, il va devoir galérer.
Rebecca-Black : la réaction de Drago... J'ai l'immense honneur de te dire que tu vas l'avoir dans ce chapitre ! Bonne lecture et merci !
Petitefillegentille : C'est assez mimi les gens comme toi qui vouvoie. C'est très poli et je trouve que c'est le signe que la personne est bien élevée. Mais là, on est entre fans de Harry Potter. On est comme une grande famille, alors tu peux et tu devrais me tutoiyer. Je n'en prendrai pas ombrage, miss.
Laumie : c'est toi la sadique ! Comment peux-tu vouloir m'arracher les ongles de mains pour que j'écrive plus vite... snif... tu es cruelle avec moi qui ne suis qu'une simple mortelle. Je vous en prie chère déesse, ayez un peu de clémence pour votre humble serviteur, lol.
LaskaMalfoy : je me dépêches... oulà en plus je suis en retard ! Vite la suite ! Publiée ! Va lire, miss, lol.
Sarah Black : je te rassure, un Harry/Hermione ce sera dans un futur incertain. Là je reste sur un Drago/Hermione. Mais j'épice un peu la recette histoire de vous voir commander la suite et être payée en review. Mon business est trop bien rodé, mdr !
Dame jessica : Merci d'avoir lu tous les chap ! Je m'incline. Réaction de Drago dans ce chap ! Bisous.
Darkdreamer : je crois avoir tenu ma promesse mais elle se concrétisera totalement dans le chap 11, donc le suivant que je vais taper de suite après avoir publié, histoire de ne pas me faire taper sur les doigts par les gentils lecteurs.
Estelle01 : Et bien moi aussi j'étais nulle en français. J'ai pas fait L. Et pourtant je suis pas si nulle que ça finalement (sale prof de français qui m'aimait pas !) Heureusement que j'ai eu par la suite une prof qui m'a donné envie d'écrire. Alors, pourquoi tu ne serais pas demain une pro du français ? L'avenir... on ne sait jamais ce qui peut arriver. Bref, je t'envoie la suite de la fic en espérant que ça te plaise toujours autant.
Arwenajane : on peut dire que Harry n'a pas la côte dans ce coin là... Je vais apeller Drago pour venir reprendre Hermione.
Etincelle de vie : et oui, je me doutais que tu croierais ça. Oui, c'est bien un Dray/Hermione. Et fatalement, le coeur de Harry va se briser mais je vais tenter de lui trouver un belle jeune fille... Ginny ? Je sais pas. On verra mais je sais que ça ferait très plaisir à quelque qui va se reconnaître.
Rose Potter : "Dans quel train tu les embarques!Tu vas réussir à t'en sortir? En tout cas, tu déborde toujours d'autant d'imagination, "... Bah, à vrai dire... Les persos ont montés dans le train de l'Imagination avec moi comme conducteur. Problème : je ne sais pas vers quel chemin les mener. C'est très malin de ma part, ça. On verra ce que ça donnera. Mais pour le moment, le déraillement n'est pas à venir... je crois.
Jorajho : Pas la peine de me convaincre, crois-moi. Même si une seule personne lisait ma fic, je me mettrais en quatre pour lui écrire la suite. Par contre, c'est sur que je l'aurais gardé pour moi si personne n'avait été là pour la lire et la reviewer, mdr. Donc, merci de tout coeur !
Miss.S.Black : juste un mot : lis ! mdr
Lisalune : tes review sont toujours très drôle à lire car c'est assez marrant de relire les passages de sa fic. Danc ce chapitre, j'ai hâte de lire celles qui t'ont faite le plus marrer... Il y'en a surtout une qui a bien fait marrer Dragonia... mdr
Bvv31389 : Le pire est que la faute, je l'avais vu en me relisant. mais comme toujours, je me suis dit que je la corrigerais le lendemain. Et finalement, j'ai publié comme ça sans avoir corrigé. J'assume cette faute vraiment idiote. Continue comme ça tes recherches, ça me fait toujours rougir et bien marrer de voir mes fautes. La honte ! Le CSA est bien c'est le conseil qui dirige un peu la télé. Tu sais ces vieux qui décident que tel film ou pas est interdit au moins de 12 ans, etc... Les chaînes françaises savent qu'il faut pas rigoler avec le CSA qui aime censurer les programmes (souvenez-vous du Club Dorothée et ses DA censurées)
Dragonia : Finalement tu ne m'a pas tuée et en plus tu as eu la suite avant les autres. Quel privilège ! Faut dire que c'était donnant-donnant puisque tu m'as passé la version ancienne de ta fic. Et je te remercie pour ça (surtout que tu t'es prise la tête à cause de moi, snif). Alors, tu as bien rigolé, hein ? Toujours lol ? A plus sur msn. Gors bisous, miss !
Lyn-chan : On s'est enfin croisé ! Merci d'être toujours là. Je te suis vraiment reconnaissante ma Lyn-chan. Comment te remercier car tu le mérites vraiment même si on se voit pas souvent sur msn. Je suis contente d'avoir pu rencontrer des gens supers sympas sur le net et tu fais partie de mon petit club avec Mando et Eifer : Vous êtes des amies que j'ai appréciées dès le premier mot, et ça c'est rare (tout comme Dragonia qui est bien allumée, elle aussi, mdr)
Bon là, ça y est ! C'est le grand retour de notre Drago dans toute sa superbe, arrogant et toujours aussi classe ! Là, t'auras des raisons de baver ma chère Mando, mdr.
Donc, je vous laisse à votre lecture !
Chapitre 10 : Une évasion en duo
"- Votre Majesté."
"- Oui", répondit le monarque en faisant subitement volte-face.
"- Nous avons, une fois de plus, repoussé les armées anglaises présentes dans le nord du pays. Et nous avons également un prisonnier."
"- Nous avons été très clair sur la question des prisonniers ! Tuez-les ! Pourquoi encombrer nos prisons avec des têtes anglaises ? Notre cher cousin Edouard ne semble pas comprendre que nos forces sont plus actives que les siennes. "
Des toussotements interrompirent le roi. Les proches du souverain retinrent leur souffle. Personne n'avait jamais osé couper la parole à sa Majesté le roi Philippe VI, et encore moins en toussant de la sorte.
Les regards se figèrent sur le pas de la porte où se tenait un homme châtain à l'oeil pétillant et à la désinvolture évidente, accompagné d'un conseiller du roi.
"- Faites pendre cet homme !" ordonna le roi.
"- Majesté, veuillez excuser cet impudent."
"- Votre roi n'a que faire des excuses", rétorqua sèchement Philippe.
L'homme avança vers le roi, les gardes sortirent leurs épées et les pointèrent sur lui.
"- Que votre Majesté accepte mes plus plates excuses, dit l'homme en s'inclinant. Mais votre serviteur n'est pas habitué aux usages de la cour française."
"- D'où venez-vous ?"
"- Je suis flamand, votre Majesté. Jacob van Artevelde, pour vous servir."
"- Oui, nous avons entendu parler de vous... en mal cela va sans dire. Vous défiez votre comte selon mes sources. Savez-vous quel supplice je réserve aux partisans anglais ?"
"- La mort la plus atroce qu'il soit, j'imagine."
"- Exact. Vous êtes donc l'homme que mes troupes ont fait prisonnier ?"
"- Pas exactement, votre Majesté", intervient son conseiller.
"- Pas exactement. Expliquez-vous."
"- Et bien, messire Artevelde est venu de son plein gré voir votre Majesté pour lui offrir ses services."
"- Voyez-vous cela ? railla le roi. Il me semble que nous ne défendons pas la même cause. Savez-vous que nous ne sommes pas Edouard roi d'Angleterre, mais Philippe roi de France ? L'Angleterre se trouve de l'autre côté de la Manche. A moins que vous ne sachiez pas vous orienter."
La cour rit à cette plaisanterie royale.
"- Je sais parfaitement m'orienter, votre Majesté. Je sais également que l'homme devant moi est le roi français, Philippe VI. Je suis ici pour vous prêter main forte."
"- Et pourquoi cela ?"
"- Contrairement à ce que vous croyiez, je ne suis pas pour une cause en particulier. Je souhaite simplement défendre mes frères drapiers qui sont sous le coup de l'embargo anglais. Et je me suis levé contre le comte afin qu'il entende notre voix."
"- Un peuple qui s'élève contre son comte est un peuple frondeur que je ne risquerai pas de garder sous mon aile", dit Philippe.
"- Pourtant, vous aurez besoin de nous", assura Artevelde.
"- Le royaume français aurait besoin des flamands ? Entendez-vous cela ?"
Les moqueries fusèrent parmi la petite cour du roi.
"- Ne sur estimez pas vos forces, mon cher Artevelde" continua Philippe.
"- Je ne présume rien, répliqua-t-il. Il se trouve que j'ai analysé les forces et faiblesses de chacun de vous. La France est sans aucun doute plus grande que l'Angleterre. Elle dispose de moyens en terme d'hommes mais..."
"- Mais ?"
"- Ces dernières années Edouard a su se remettre à niveau, si l'on puisse dire. Les guerres d'Ecosse ont eu un impact fort positif sur ses armées qui ont pu se moderniser. De plus, Edouard, avec l'aide de conseillers spécialisés et doués, administre le pays avec brio. L'Angleterre a changé de visage. La France, elle, reste la même, cantonnée dans ses certitudes de victoire. Vous seriez imprudent de ne pas tenir compte de ses changements. Edouard sait qu'il a des chances de vous ravir la couronne et le pays, voilà pourquoi il ose tant vous tenir tête."
"- Et voilà pourquoi vous perdrez la votre, mon cher", railla le roi.
"- Je n'en doute point. Néanmoins, vous feriez une grossière erreur en me tuant. Pour l'emporter contre Edouard, il vous faut déstabiliser son pays. Les aristocrates, les bourgeois et le peuple sont avec lui... ce qui n'est pas votre cas. Faites en sorte que l'Angleterre soit gagné par les luttes féodales et vous aurez une chance de faire taire Edouard une bonne fois pour toute."
"- Et vous êtes l'homme capable de provoquer un tel désordre dans un pays tel que l'Angleterre ?"
"- Sans me vanter, oui. J'ai déjà pu prouver ce que je valais. Je suis un homme que les petites gens écouteront. Et je suis un homme cultivé et éloquent capable de séduire les seigneurs. Qu'en pensez-vous, votre Majesté ?"
"- Et que voulez-vous en contrepartie ?"
"- Un domaine et la possibilité d'être anoblie."
"- Bien. C'est une proposition qui nous convient. Mais à la moindre trahison de votre part, soyez assuré que vous ne remettrez plus jamais les pieds sur le sol français et que votre tête vaudra son pesant d'or."
"- Je ne vous décevrez pas."
Artevelde s'inclina puis suivit le conseiller hors des appartements du roi.
"- Où est donc ce prisonnier dont nous parlions tantôt ? Amenez-nous donc ce brave soldat !"
"- C'est un lord, Majesté."
"- Un lord ? Je n'imagine pas Edouard abandonner ses prétentions sur la couronne de France simplement pour venir en aide à un de ses lords. Ce prisonnier ne servira donc pas... A moins qu'il ne sache certaines informations concernant les plans de mon cousin..."
Le soldat amena le lord. Un murmure passa dans la petite assemblée de courtisans.
Le roi Philippe observa attentivement le jeune homme, la vingtaine pas plus. Un air de vainqueur alors qu'il était sur territoire ennemi. Tous les anglais étaient donc aussi inconscients que leur monarque ?
"-Veuillez recevoir tous mes hommages", dit le jeune homme dans un parfait français mais mêlé d'un accent so british.
"- A qui ai-je l'honneur de m'adresser ?"
"- Lord Andrew Kelsey pour vous servir."
"- Votre présence dans notre pays est fort étrange compte tenu de la situation dans laquelle nos deux pays se trouvent", dit Philippe.
"- Je n'avais aucunement l'intention de visiter votre cour, rétorqua Andrew. Il se trouve que vos hommes m'ont regrettablement trouvé sur leur chemin. Ma présence n'a rien de politique, soyez en sûr."
"- Vraiment ?"
"- Quoique que vous fassiez, n'espérez pas obtenir des informations de moi. Je ne suis qu'un lord qui côtoyait peu la cour et donc peu le roi Edouard."
"- Et bien, espérons que les cachots français ne vous déplairont pas trop."
Un rire accompagna les paroles du roi Philippe.
"- Elles doivent être tout aussi agréables que celles que nous possédons en Angleterre."
"- Vous perdrez vite votre assurance, lord Kelsey."
Les soldats pointèrent leurs épées vers Andrew pour lui signifiait d'avancer. Ils le menèrent hors des appartements royaux jusque dans les cachots. Ils ne le menèrent pas dans une des tours du donjon mais dans une partie destinée aux renégats, là où on entassait des dizaines de personnes dans une même cellule.
Je ne risque pas d'oublier mon séjour en France, se dit Andrew alors qu'ils traversaient le couloir éclairé par les torches et bruyant à cause des prisonniers qu'on entendait à travers les grilles de leurs cellules.
Dans quelle galère s'était-il embourbé ? Poser les pieds sur le sol français avait été une idée stupide, Andrew en convenait désormais. Mais comment aurait-il pu ignorer les informations de cette étrange femme. Il avait été trop naïf ! Croire ses paroles... Pourtant, entendre cette femme dire qu'il ressemblait trait pour trait à une jeune orpheline qu'elle avait connu, mais qui - vu les tensions politiques entre les deux pays et vu que Edouard ne garantissait pas la sécurité des français sur le sol anglais - avait quitté le village avec sa famille adoptive pour se réfugier en France.
Il avait été idiot de croire les dires de cette femme qui pourtant paraissait sincère, certes un peu trop maladroite et étrange, mais sincère quand même. Le bonheur de retrouver Emma avait sans doute altéré son sens du jugement. Et il le payait aujourd'hui. Comment allait-il pouvoir retrouver sa soeur s'il mourait dans les cachots français ?
"- Hé, mon petit gars ! Tu vas pouvoir faire la causette avec un de tes compatriotes", se moqua le gardien en ouvrant les portes du cachot.
Andrew perdit le fil de ses pensées. Il n'était donc pas le seul prisonnier politique ?
Le cachot était dans l'obscurité, seule une torche presque éteinte permettait de distinguer à peu près ce qui composait la cellule. Il vit un corps assis sur le lit. Un homme. L'une de ses jambes était repliée vers lui et il l'avait entourée de ses bras. Son regard - même s'il ne distinguait pas la couleur de ses prunelles - le perçait en cet instant.
Sans ménagement, le soldat poussa Andrew dans la cellule - il se rattrapa pour ne pas tomber face contre terre - puis il cria encore contre l'autre prisonnier.
Andrew entendit l'homme se lever puis avancer vers la porte.
"- Vous en faites un boucan ! Ne savez-vous donc pas respecter le silence des autres ? Je comprends désormais pourquoi vous n'êtes que sous-fifres."
"- Une semaine que t'es là, et t'as toujours pas compris que c'est à nous que tu dois le respect !"
"- Pour vous respecter, il faudrait que je vous reconnaisse comme individu, railla-t-il. Ce qui n'est pas le cas."
(Mando, les yeux pétillants de bonheur et d'admiration : Devinons tous ensemble de qui vient cette réplique plus que Bad ? Propositions de réponses : 1. Drago mon chéri, 2. Drago mon chouchou, 3. Drago le beau est magnifique Bad lover 4. Drago, l'homme aux yeux de braise…Koji : C'est bon je crois que tout le monde a compris ! Mando : Tu crois ? Pourtant c'était difficile à trouver. Feylie : franchement faut pas sortir de l'ENA pour trouver qui à sorti cette réplique trop bad boys !)
"- Attends un peu que je te corrige !" s'écria le gardien en voulant entrer dans la cellule pour saisir l'arrogant prisonnier.
"- Arrête ! Intervient le soldat. Si tu veux sa peau, attends que le roi l'ordonne. Si nous le tuons maintenant, c'est notre tête qui trônera sur un pilori."
Vexé, l'homme cracha à terre puis fixa le prisonnier.
"- Tu ne perds rien pour attendre ! dit-il entre ses dents. Avant que ta tête soit séparée de ton tronc, je me ferai un plaisir de te corriger. On verra qui implorera l'autre, chien d'anglais !"
Et sur ce, il referma la lourde porte sur eux tout en éclatant de rire.
Andrew posa un regard sur son nouvel compagnon de misère. Il était inconscient pour se risquer à énerver les gardiens - quoiqu'il n'avait pas fait mieux en se montrant d'une assurance presque suicidaire devant le souverain français - dont le seule désir était visiblement de lui rabattre enfin le caquet.
Il semblait avoir la vingtaine mais il avait surtout l'arrogance d'un adolescent devenu adulte. Il avait les cheveux blonds et la même taille que lui. Andrew remarqua alors les bleus qu'il avait sur le visage.
Il a eu moins de chance que moi, pensa Andrew.
"- Puis-je savoir pourquoi vous me fixez de la sorte depuis deux longues minutes ?" demanda-t-il en allant se rasseoir sur le lit.
"- Vous êtes anglais ?"
"- Si j'avais été français, je ne serai certainement pas enfermé dans cette prison. Et pour votre gouverne, je n'ai pas l'intention de continuer la conversation avec vous. Restez donc dans votre coin et tout ira bien pour vous dans le meilleur des mondes."
(Mando soupir : Qu'est ce qu'il m'a manqué...re soupir Feylie : qu'est-ce que Dray nous tous manqué re re soupir)
"- Et si je m'entête tout de même à vouloir vous parler ?" demanda-t-il amusé.
"- Et bien, vous parlerez pour deux."
"- Nous sommes dans le même pétrin pourtant vous tenez à jouer les solitaires."
"- Si vous cherchez un ami, parlez donc à... cette torche ! Depuis le temps qu'elle s'ennuyait."
(Mando : Dans mes bras mon cœur ! Trop Mdr ! Présente lui aussi le barreau de fenetre, on sait jamais, si la torche n'est pas d'humeur… Feylie : et y'a la cousin le matelas qui veut aussi faire la discute)
"- Je vois" dit Andrew.
"- Que voyiez-vous ?" demanda-t-il en se levant brusquement.
"- Vous faites soit parti de ces personnes qui craignent l'amitié et l'amour pour ne pas souffrir, soit un asocial qui ne parvient pas à se lier et fait croire qu'il a choisi sa solitude. Dans quelle catégorie êtes-vous ? A moins que vous ne soyez dans les deux."
Andrew finissait à peine sa phrase que les mains de son compagnon de cellule l'agrippèrent au col.
"- Je ne vous permets pas de supposer ce que je suis ! Je n'ai besoin de personne, est-ce clair ?"
"- Tout comme vous n'avez pas besoin d'aide pour sortir d'ici ?"
"- Je quitterai cette prison par moi-même et pas avec votre aide... mon ami, railla-t-il.
"- Et bien, cessez de jouer les sages dames enfermées dans leur chambre et agissez ! Montrez-moi ce que vous valez."
L'homme lâcha Andrew et recula.
"- Quel est donc votre nom ?"
"- Andrew Kelsey. Et le votre ?" s'enquit-il en s'adossant contre le mur.
"- Drago Malefoy. Mais appelez-moi Prince", ironisa-t-il.
"- Vous êtes insolent dans votre genre."
"- Vous croyez être un de mes amis pour me complimenter de la sorte ?"
Andrew éclata de rire.
"- Vous me semblez avoir une haute estime de votre personne. Votre entourage doit vous juger détestable par certain moment, je me trompe ? Quoiqu'il en soit vous me plaisez."
(Mando, méfiante : Un concurrent pour moi ? Feylie : on est ni dans une fic shonen-aï, ni dans une fic yaoï... pour le moment du moins... mdr)
"- Désolé mais je n'ai nullement l'intention de devenir votre mignon."
"- Ne vous inquiétez pas, dit-il en riant. Je reste fidèle aux belles femmes, et je ne changerai pas pour rien au monde. Bon et si nous sortions d'ici ?"
Drago regarda l'imprudent avec des gros yeux.
"- Je n'ai pas pour habitude de m'avouer vaincu tant que je n'ai pas tenté tout ce qu'il avait à tenter", expliqua Andrew.
"- Un fou... Vous êtes un fou."
"- Comment êtes-vous arrivé là ?"
"- Grâce à des amis haut placés, répondit Drago. Ils m'ont très gentiment offert de séjourner dans un château français. Je n'ai pas pu refuser leur offre."
"- Toujours le mot pour rire."
"- Dans une telle situation, il vaut mieux rire que pleurer. Et vous ? Ne me dites pas que vos amis sont tout aussi généreux que les miens."
"- Non, je recherchais ma soeur lorsque j'ai été fait prisonnier."
"- Vous avez perdu votre soeur ?"
"- Oui, il y a dix ans de cela."
"- Et vous croyez réellement la retrouver aujourd'hui ! Excusez-moi mais en plus d'être fou, vous êtes bercé d'illusions. Croyez-vous pouvoir la reconnaître après dix ans !"
"- N'avez-vous pas une personne que vous n'avez pas vu depuis des années mais que vous seriez certain de reconnaître malgré le temps passé ? Si je revoyais Emma, aujourd'hui, je la reconnaîtrais. Elle est ma soeur. Nous sommes du même sang..."
Drago ne répliqua pas.
Lui, il n'avait pas su reconnaître la petite fille de son passé en la personne de Hermione. Seule la vue du pendentif avait pu lui mettre la puce à l'oreille sur son identité. Cela signifiait-il qu'il devait renoncer à Hermione ? Il s'était toujours promis de ne jamais renoncer à ses possessions pourtant il avait bien abandonné son pendentif - le trésor de sa famille - à une inconnue. Pourquoi ? Etait-ce parce que le pendentif tenait tant au coeur de Lucius ou parce qu'au fond de lui, il savait que cette petite fille aurait un rôle à jouer dans son futur ?
Si je retrouve Hermione, je retrouverai mon bien. Et là, la question ne se posera plus.
"- Avez-vous une idée de la manière dont nous pourrions quitter ce lieu si charmant ?" railla Drago.
"- Vous n'avez donc pas réfléchi sur la question après une semaine d'emprisonnement ?"
"- Si, mais il se trouve que mon plan de fuite dépend surtout d'un objet que je n'ai plus. Quant à m'occuper des geôliers, ils viennent rarement me rendre visite ou sinon toujours en troupeau, de peur que je ne leur file entre les pattes. Ensuite, je me doute que sortir du château sera une tâche encore plus ardue. L'évasion est - vous me l'accorderez - presque impossible dans ces conditions."
"- Et vous pensez que votre objet pourrait nous aider à quitter ces lieux ?"
"- Trouvez un moyen de faire ouvrir ses portes et de nous débarrasser des deux gardiens. Ensuite, je vous promets que nous quitterons ce château sans encombres."
"- Vous me demandez mon aide alors que vous prétendiez être un solitaire. Auriez-vous changé d'avis, messire Malefoy ?"
"- Non. Qui vous a dit cela ? Je vais me servir de vous et ensuite je vous laisserai à l'arrière, dit-il d'un ton narquois.
"- Je me sers également de vous pour sortir de cette cellule. Ce pacte tacite me plait."
"- Dès que nous serons dehors, ce sera chacun pour soi."
"- Aussi pratique qu'une maîtresse."
(Mando : Lui il a une bien belle vision des choses je trouve, et ma main dans la figure tu la trouves pratique aussi ?… Feylie : Comme vous l'aurez remarqué, chers lecteurs, Mando est pour les droits et le respecte de la femme même dans une fic. Levons le poing bien haut, chères soeurs !)
S'ils ne se trouvaient pas dans cette situation, Drago aurait continué à échanger encore quelques paroles avec ce lord. C'était bien la première fois qu'il appréciait - puisque, il ne fallait tout de même pas pousser le bouchon un peu trop loin - la compagnie d'un moldu.
Andrew s'approcha de Drago qui fronça un sourcil.
Que lui voulait-il encore ?
Il reçut vite une réponse. Réponse assez douloureuse d'ailleurs car Andrew l'avait frappé à l'estomac, le faisant plier en deux.
"- Vous êtes fou !"
"- Frappez-moi si vous en avez dans le ventre."
"- Espèce de bâtard !"
Comment ce moldu osait-il porter la main sur lui, un Malefoy ? Il allait amèrement regretter son geste.
Drago rendit son coup de poing à Andrew au même endroit qu'il l'avait touché auparavant. Puis, il continua à frapper. Le sourire arrogant de Andrew l'énervait. Il était pareil au sien.
Soudain, Andrew se mit à crier donnant l'alerte.
Les gardes accoururent et, voyant la rixe, ouvrirent les grilles et entrèrent dans la cellule. Ils se ruèrent sur Drago et tentèrent de le calmer. Quand subitement, l'un des gardes reçut un coup à la nuque et s'effondra lourdement. Drago observa Andrew. Ce dernier lui souriait malicieusement.
Drago frappa alors le second gardien qui tomba à ses pieds.
"- C'était donc cela votre plan ? Nous n'avions qu'à simuler une bagarre au lieu de..."
"- Les portes sont ouvertes, non ? Maintenant trouvons votre objet qui, sois disant, pourra nous faire sortir de ce château."
"- Vous avez la langue aussi bien pendue que cette maudite Granger", répliqua Drago entre ces dents.
"- Une amie à vous ? A moins que ce soit votre maîtresse."
"- Ma future femme, rétorqua Drago d'un ton sec. Ne l'insultez pas car je suis le seul à en avoir le droit."
(Mando : DRAGO ! Tu l'as dit ! YES ! Vive toi ! Attention place à mon chouchou !)
"- Pauvre damoiselle, dit Andrew en sortant. Elle doit certainement regretter vos fiançailles."
"- Elle m'épousera de gré ou de force. Pourquoi refuserait-elle puisque j'ai la richesse, la beauté..."
(Mando : la classe, le sex appeal, l'intelligence, le pouvoir, le sex appeal, le génie, le sex appeal, je l'ai déjà dit ? Feylie : je crois que j'ai saoulé certains lecteurs avec nos commentaires. Désolée... Pardonnez-moi.)
"- Et l'arrogance, se moqua Andrew. Bref, vous êtes un excellent parti pour elle."
"- Exactement !"
Ils virent sur les murs, les clés des différentes cellules où l'on entendait des prisonniers ronfler et des déments parler seuls.
Drago aperçut son manteau accroché. Il le décrocha et trouva dans la poche - à cet usage - sa baguette. Il fut soulagé de récupérer son bien.
"- A voir votre visage, on croirait que vous avez retrouvé un trésor."
"- C'est un trésor pour celui qui sait l'utiliser. Si vous n'avez pas d'autres remarques, pourrions-nous enfin sortir de cette partie du château et retrouver la douce lumière du jour ?"
"- Je n'ai pas d'autres remarques."
Les deux hommes continuèrent leur charmante conversation cynique, tout en remontant les escaliers en colimaçon. Mais deux gardes leur barrèrent le chemin.
"- Que comptez-vous faire, messire Malefoy ?"
"- Incarcerem !"
Sous les yeux ébahis des gardes, des cordes apparurent, s'enroulèrent autour d'eux et se serrèrent brusquement.
"- Aler..."
"- Silencio !"
Ligotés et rendus muets, les gardes s'agitèrent comme deux idiots devant les deux fuyards.
"- Voyez-vous cela ? Un sorcier !" s'étonna Andrew.
"- Tiens, un moldu qui connaît notre existence et qui pourtant ne fuit pas devant moi. Inconscient ou fou ?"
"- Les deux sûrement, répondit Andrew. Mais il faut dire que j'ai vécu dans une famille assez différente des autres."
"- Vous me parlerez de votre vie plus tard. Sortons de ce château avant... Quoique non. J'ai une petite vengeance à mettre sur pied et elle concerne ce roi qui a osé enfermer un Malefoy."
"- Inconscient ou fou ?"
"- Les deux", répliqua Drago en se hâtant de prendre la direction des appartements royaux.
(Mando : Les deux font la paire ! Starky et Hutch ! Deux flics à Miami, Bad Boy (Le film évidemment avec Will Smith)…mon dieu, ces deux là me font penser à plein de duo…Koji : Rox et Rouky, La belle et le clochard…BONG ! Feylie : bref, quel beau duo que Andrew et Drago !)
Devant chaque garde du roi, Drago prononçait une formule. Et il prenait un réel plaisir à les varier pour le plus grand désarroi des soldats. Ils parvinrent devant les portes royales.
Ils entrèrent.
Philippe était au lit avec une ravissante personne qui à leur vue ne prit même pas la peine de se cacher ses attributs sous les draps.
"- Je vois que les monarques ont d'autres préoccupations pendant que leurs soldats meurent sur le champ de bataille" railla Andrew.
"- Que faites-vous ici ? s'écria le roi furieux. Garde ! Gar..."
"- A mon avis, coupa Drago, vous devriez recruter de nouveaux hommes. Les français sont vraiment de faibles natures."
"- Je vous ferai pendre haut et court !"
" Ce sera pour une prochaine fois, dit Drago. Pour l'instant, nous sommes venus vous informer de notre départ. Encore merci pour ce séjour fort agréable. Et pour vous prouver, votre Majesté, que nous vous sommes très reconnaissants, je vous laisse un présent qui j'espère vous plaira. Furunculus !"
Le visage dur roi se remplit de furoncle. La femme à ses côtés s'écarta vivement avec dégoût.
"- Des sorciers ! S'épouvanta Philippe. Vous brûlerez... !"
"- Et nous nous retrouverons en enfer ensemble, rétorqua Drago. Bien, ce n'est pas que je m'ennuie avec vous, votre Majesté, mais j'ai une femme à retrouver. Sur ce, je vous souhaite une très mauvaise journée."
Ils éclatèrent de rire puis quittèrent la chambre alors que le roi pestait et tentait vainement de faire réagir ses soldats.
"- Joli présent", plaisanta Andrew.
"- J'ai toujours été trop généreux avec mes ennemis. Mais vous savez c'est un tour fort apprécié chez les sorciers."
"- Je me doute pourquoi. Où allez-vous maintenant ?"
"- Je retourne à Windsor ensuite, je verrai..."
"- Pourquoi ne pas faire la route ensemble ? Nous recherchons tous les deux une..."
"- Dites plutôt que vous ne pouvez plus vous passer de moi."
Andrew éclata de rire.
"- Sans doute... Malgré vos airs, vous m'êtes sympathique."
"- Un Malefoy sympathique ! fit Drago outré. C'est une insulte dont vous aurez à répondre devant moi !"
"- Vous acceptez ma compagnie ?"
"- Nous verrons."
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Les jours passaient tout comme les semaines.
L'automne avait lentement succédé à l'été, jaunissant les feuilles des arbres et rougissant le paysage d'une teinte cendrée.
Septembre céderait dans trois jours sa place à octobre.
Et parmi ces changements habituels et saisonniers, le corps d'une sorcière évoluait tout aussi sereinement.
Hermione vivait pourtant sa grossesse sans joie. Même sa prochaine union avec Harry ne réussissait pas à la combler de bonheur. Autour d'elle, la joie était pourtant palpable. D'ailleurs, Molly ne tenait plus en place.
La jeune sorcière avait reçu des centaines de hiboux jusqu'à ce jour. Certaines lettres l'insultaient et d'autres la félicitaient de son futur mariage et de la prochaine venue de son enfant.
En attendant son mariage, Hermione demeurait calfeutrée chez les Weasley, gardant sans cesse un sourire sur les lèvres alors que le coeur n'y était pas. Elle était reconnaissante à Harry de l'accepter telle qu'elle était, d'accepter l'enfant qui n'était pas le sien, mais...
Sa grossesse lui rappelait sans cesse Malefoy. L'enfant à naître lui rappellerait-il également cet homme ? Elle avait déjà rencontré Lucius et personne n'aurait osé remettre en doute le lien qui l'unissait à Drago, son fils. Et si l'enfant qu'elle portait en grandissant prenait les traits des Malefoy, elle... Ce serait un malheur !
(Mando : Là il y a du avoir une erreur de pensée d'Hermione, ce n'est pas malheur mais bonheur ! Alala heureusement que je suis là. Feylie : arrête ! tu viens de casser l'effet tragique de cette scène ! Franchement quelle amie tu fais !)
Cette crainte était responsable des doutes qu'elle nourrissait vis-à-vis de son union avec Harry. Accepterait-il d'élever l'enfant de son ennemi ? Vivre sous le même toit qu'un enfant aux yeux gris et à la chevelure blonde... Harry allait forcément deviner.
Elle s'approcha de la fenêtre.
Pourquoi suis-je encore en vie si mon existence est un tel chaos ? songea-t-elle tristement. Mon ange m'a sauvée mais vite oubliée. Pourquoi ne suis-je pas morte cette nuit-là ? Pourquoi a-t-il fallu que je survive ?
Elle posa une main sur son ventre dont le renflement n'était pas encore visible à travers ses vêtements.
Ai-je le droit de baisser les bras aujourd'hui alors qu'une vie est implantée en moi ? Si je ne lui donne pas mon amour, qui le lui donnera ? Peu importe les circonstances de sa création, il est là. Et je serai sa mère... Je suis sa mère... Il aura besoin de moi... MON enfant à moi. La seule chose qui m'appartienne et dont je pourrai me sentir fière dans l'avenir...
Des bras l'encerclèrent soudain par derrière.
"- Comment va ma future épouse ?"
(Koji : Mon dieu ! Mando vient de s'évanouir ! Un choc trop brutal ! Feylie : tu étais une amie sincère que je n'oublierai jamais, Mando)
"- Elle ne vivra pas longtemps si tu t'entêtes à la surprendre ainsi à chaque fois."
"- Il est vrai que je manque un peu de tact pour..."
"- Pour ?"
"- Et bien... (Harry mit un genou à terre) Je voudrais te demander ta main officiellement grâce à ceci..."
Harry lui présenta un coffret de velours qu'il ouvrit devant elle. Hermione baissa les yeux vers la bague incrustée d'une pierre rouge.
(Koji : Là il faut tenter la réanimation d'urgence ! On va perdre Mando !)
Je devrais me sentir heureuse de partager ma vie avec un homme tel que toi, Harry, mais je ne sais pas pourquoi, ce n'est pas le cas. Tu t'enchaînes à moi alors que je ne le souhaite pas.
Une larme s'échappa du coin de son oeil et glissa le long de sa joue.
"- Je n'ai pas encore fait ma demande et voilà que tu pleures déjà, plaisanta-t-il. Tu es plus sensible que je ne le pensais."
"- Tu me croyais donc à ce point insensible ?" s'outra-t-elle.
"- Non, mais je pensais que seul un livre pourrait te faire réagir", plaisanta-t-il.
"- Continue et ta bague va se retrouver dans ton gosier, mon cher futur époux."
(Mando, soudain réveillée : Tu veux que je t'aide Hermione ?)
"- Et que diras-tu à notre enfant si..."
"- Notre enfant ?"
"- Oui, dit-il en se relevant. Pour tous, il sera mon fils ou ma fille."
Hermione lui tourna brusquement le dos.
Harry tenta de ne pas prendre ombrage du comportement de la sorcière. Mais cela était assez difficile. Hermione n'avait pas l'attitude d'une future mariée. Loin de l'euphorie, elle semblait considérer leur mariage comme un événement tragique. Elle ne l'avait jamais dit mais il devinait derrière ses sourires qu'elle regrettait. Et pourtant, il refusait d'écouter l'évidence. Ce n'était pas lui qui était enchaîné dans cette union, non ce serait Hermione... Et malgré tout, il refusait l'idée de lui rendre sa liberté. Il était égoïste... Ce mariage n'avait pas pour but de redonner son honneur à Hermione, mais plutôt de l'emprisonner dans sa prison. Il voulait la garder pour lui et empêcher le père de l'enfant d'avoir des droits sur elle. Cet homme qui devait être la cause de l'attitude de Hermione.
"- Mis à part le fait que tu tiens à ce que je reste célibataire, quel autre point te rend réticente à notre union ?"
"- Aucun."
"- Alors tu ne vois pas d'inconvénient à ce que notre enfant..."
"- Arrête avec ce "notre" !"
"- Il y a donc un problème."
"- Non ! Je suis contente que tu le reconnaisses."
"- Mais..."
"- ... Ce ne sera jamais ton enfant quoique tu en dises. Même si tu lui donnais ton nom... Au fond de moi, je saurai toujours..."
"- Tu veux qu'il sache qui est son père, c'est cela ? Tu veux qu'il sache, un jour, que son père était un moins que rien !"
(Mando : Donc, au menu ce soir du Hachis de Harry, accompagné de purée de Potter...très bien...Tu as pris note mon chéri ? Drago : Je l'ai noté en rouge sang sur le tableau…sourire sadique Feylie : celui qui me tue Harry avant que je n'ai eu le temps de lui faire faire tout le ménage qu'il y a chez moi, je le tue. Et ça vous concerne aussi Mando et Drago.)
Non ! Tout est confus !"
"- Pour toi, pas pour moi ! Que veux-tu Hermione ?"
"- Qui me dit que tu ne me détesteras pas ?"
"- Tu me crois capable de détester un enfant... le tien, en plus ?"
"- Un jour ou l'autre, tu le feras."
"- Pourquoi cette certitude ? Que me caches-tu Hermione ?" dit-il en saisissant brusquement son bras.
"- Rien ! Arrête Harry ! Oublions tout cela !"
"- Oublier ! Comment ? Si nous ne crevons pas l'abcès aujourd'hui, ce mariage sera voué à l'échec ! Alors il serait temps de nous dire la vérité !"
"- La vérité ? Crois-tu que j'ai menti jusqu'à maintenant ?"
"- Je ne sais pas ! C'est toi qui refuses que je reconnaisse cet enfant ! Je ne vois que deux explications à cela. Soit tu espères que le père le reconnaisse, soit... C'est la seule explication possible. Aimes-tu cet homme ?"
"- Non ! Bien sûr que non !"
"- Je ne te comprends pas Hermione."
"- Tu n'es pas le seul... Je ne sais pas ce que je veux..."
Harry l'enlaça et caressa ses cheveux.
"- Je t'aime vraiment, Hermy"
(Feylie : j'aime pas ce surnom mais vous comprendrez plus tard pourquoi je l'ai utilisé... A moins que vous ne deviniez pourquoi, mdr)
Elle leva les yeux vers les deux émeraudes. Il lui souriait.
"- Même si tu as encore des craintes vis-à-vis de moi, même si tu ne m'aimes pas encore...Je te demande, je t'implore même de m'accepter dans ta vie et dans celle de ton enfant... Laisse-moi la possibilité de vous protéger et de vous aimer... Je ferais n'importe quoi pour rester près de toi, Hermy... Je suis égoïste de vouloir t'obliger à m'épouser en te faisant croire que c'est pour ton, bien..."
La tête contre son torse, Hermione laissa ses larmes couler.
"- Alors prie... Prie de toutes tes forces pour que jamais il ne sache la vérité."
"- Il ne le saura pas, je te le promets."
Harry pensait que la sorcière parlait de l'enfant. Mais en vérité, Hermione songeait à Malefoy. Elle espérait qu'il n'apprendrait jamais qu'il était père. Que jamais il ne voit la ressemblance avec cet enfant à naître.
"- Prions très fort pour notre tranquillité..."
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Toutes les forêts se ressemblent-elles ? Car celle-ci m'est familière...
Etait-ce la même forêt où il était tombé autrefois de son balai ?
La forêt était profonde, sombre... En pleine nuit, elle tromperait le meilleur des chasseurs. Et avec le temps qu'il avait fait cette nuit-là, il n'était pas certain que se soit là qu'il ait rencontré Hermione.
La première fois, qu'il avait quitté le monde des sorciers pour celui des moldus... Il se souvenait encore de cette fameuse nuit. Son père, sans aucune explication, l'avait sorti de son lit puis enjoint à s'habiller.
xx Flash Back xx
" - Habille-toi, Drago !"
"- Où allons-nous père ?" demanda-t-il.
"- Ton apprentissage."
"- Quel apprentissage ? Mère sait-elle... ?"
"- Tu ne diras rien à ta mère."
"- Pourquoi ? De toute façon, elle saura que nous sommes sortis."
"- Ta mère dort paisiblement dans sa chambre. Et tu ferais une grossière erreur en allant la réveiller. Alors, suis-moi sans discuter !"
"- Où allons-nous ?"
"- Chez les Moldus."
"- Mais père..."
"- Il n'y pas de "mais" qui tienne, Drago. De cette nuit dépendra ton avenir. Cette nuit, tu verras notre maître, certes affaibli, mais il te dira si tu es digne d'être un futur Mangemort.
"- Mais il n'est plus."
"- C'est là que tu te trompes... Ne me déçois pas, Drago. Tu es l'unique héritier Malefoy. Si tu agis comme le maître le demande, ton avenir sera assuré... Et je pourrai être fier de toi."
"- Vraiment ? Vous serez fier de moi, père ?"
Lucius posa ses deux mains sur les épaules de son fils.
"- Je suis sans doute sévère avec toi mais cela est nécessaire. Tes sentiments ne doivent pas te retenir. La haine et la vengeance seront les seuls sentiments qui t'amèneront vers le succès. Ne t'allie jamais aux plus faibles, tu m'as bien compris ?"
"- Oui, père. Je vous le promets."
" - Bien. Et pour te prouver que je te fais confiance. Voici le trésor. Il est précieux, Drago. Ne le perds en aucun cas. J'en serais très déçu. Une règle que tu ne dois pas oublier : Malefoy tu es, Malefoy tu resteras. Au-delà de la mort, au-délà de tout sort. Ne jamais renier, ne jamais trahir les siens."
xx Fin du Flash Back xx
"- Voilà pour vous, messire Malefoy !"
Drago se retourna. Rose - celle qui l'avait soigné et apporté des vêtement neufs - lui sourit tout en posant un plateau contenant des victuailles. A ce moment-là, Andrew entra dans le salon.
Il s'approcha lentement de la femme et posa une main sur son épaule.
Rose sursauta.
Il rit tandis qu'elle le grondait comme un enfant. Pour toute excuse, il posa un baiser sonore sur sa joue mais elle lui reprocha encore plus son manque de convenance devant un tiers.
Encore secouée par les rires, Andrew fit gentiment sortir Rose.
Drago avait regardé cette drôle de scène avec un pincement au coeur.
"- Asseyez-vous donc."
"- Vous êtes toujours aussi démonstratif dans vos sentiments envers les servantes, même celles qui sont âgées ? demanda Drago."
"- Rose est plus qu'une servante pour moi. Elle a remplacé ma mère après sa mort."
Drago tenta de se mettre à la place de Andrew. Ce dernier avait perdu sa famille et pourtant il parvenait à garder sa joie de vivre.
Si Lucius mourait, Drago n'était pas certain d'éprouver assez de peine pour son père. Avec Narcissa, la blessure aurait été peut-être plus longue à cicatriser mais s'il les avait vraiment aimé, comme Andrew semblait aimer ses parents décédés et sa soeur disparue, aurait-il pu garder le sourire après leur décès ?
Je comprends pourquoi mon père me disait de n'éprouver que de la haine. Les sentiments autres vous rendent faibles.
"- Votre seconde mère semble sympathique."
Drago Malefoy trouver quelqu'un sympathique ? songea-t-il désespéré. Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Où est donc passée ma personnalité ?
(Mando : C'est Feylie qu'il l'a faite passer à la machine et te voilà avec une personnalité Bad Boy toute neuve, c'est beau, non ? Feylie : on dit merci à qui ?)
"- Oui, mais pas avec les sorciers. Alors ne faites pas usage de la magie devant elle."
" - De toute façon, je ne comptais pas m'attarder davantage ici. Je ne sais pas pourquoi j'ai choisi de vous suivre... Je n'ai pas pour habitude de fréquenter ainsi les moldus."
"- Peut-être parce que nous ne sommes pas si différents. Je pense que vous êtes tout aussi solitaire que je le suis devenu depuis la disparition de ma soeur. Je ne fais pas confiance aux autres... Je pense sincèrement que nous avons des chose en commun."
(Feylie : si vous saviez à quel point ! Cette fic me fait de plus en plus penser à du "Amour, gloire et sorcier", mdr. Mando : Sur vos écrans tous les dimanches entre 22H et minuit, attention aux âmes sensibles, des scènes choquantes et complètement incongrues peuvent surgirent à tout moment ! Et surtout prenez un bavoir, on ne sait jamais quand une crise de bave aigue apparaît…)
"- Vous croyez ?"
"- Oui. Et puis pensez que nous sommes chacun à la recherche d'une personne qui est chère à notre coeur."
"- Qui vous dit qu'elle m'est chère ?"
"- Un homme ne prendrait pas la peine de rechercher une femme si elle ne lui plaisait pas. Cette femme vous hante parce qu'elle s'est implanté dans votre coeur."
"- Ne dites pas de bêtise ! Comment était votre soeur ?" demanda Drago pour changer de sujet.
"- Emma..., dit-il en s'approchant de la cheminée où se tenait le tableau de la clairière. Une vraie petite peste qui croyait toujours avoir raison sur tout. Et je ne vous parle pas de ce qu'elle faisait subir à notre précepteur... Le pauvre homme ne pensait pas qu'une gamine aurait autant de répartie et de connaissances. Emma était curieuse, c'est tout."
"- Si votre Emma est encore en vie, je n'ose pas imaginer quelle agréable personne elle est devenue. Une femme savante, voire une Miss-je sais-tout. L'horreur pour tout homme dont l'image d'une femme se résume à la tapisserie, les enfants et... la tapisserie... avec commérages, cela va sans dire."
"- Votre future épouse est-elle une réplique de cette femme "parfaite" ?"
"- Malheureusement, non... Elle a la langue bien acérée, la répartie facile et je suis presque certain qu'elle ne saurait pas broder une tapisserie."
"- Alors pourquoi tenez-vous à l'épouser si vous ne voyiez que des défauts chez elle ?"
"- Parce qu'elle est exactement la femme idéale qui convient à un Malefoy ! Je ne veux pas d'une femme qui reste dans l'ombre de son mari comme l'est ma mère... Je veux une femme qui ne craigne pas de s'opposer à moi si je fais du mal à nos enfants... Je sais qu'elle saura être une épouse et une mère parfaite malgré les nombreux défauts dans son comportement."
"- Et vous aime-t-elle ?"
"- Pourquoi cette question ?"
"- Parce que les mariages sont toujours des mariages de convenances et comme vous allez l'air épris d'elle..."
"- Je ne suis pas épris d'elle ! s'opposa violemment Drago. Elle est seulement la candidate idéale pour moi !"
"- ... Je voulais simplement savoir si elle l'était également de vous", continua Andrew sans prendre considération de la réplique de Malefoy.
"- Qu'elle le soit ou pas, cela n'a aucune importance. L'amour n'a pas sa place dans un mariage."
"- Si vous ne prenez pas la peine de vous aimer un minimum, je peux vous assurer que vos enfants souffriront. Et ils vivront les mêmes tourments que vous semblez avoir vécu dans votre enfance, mon cher Malefoy. Ne perdez pas votre temps à jouer les orgueilleux ou les fiers alors que le bonheur vous tend les mains en la personne d'une femme."
Andrew effleura le tableau d'un air mélancolique.
Drago s'approcha de Kelsey et observa le tableau de plus près.
"- Cette clairière me rappelle..."
"- C'est une clairière enchantée, disait ma petite Emma."
Les deux hommes tournèrent la tête vers le pas de la porte où se tenait Rose.
"- Il paraîtrait que cette clairière existe quelque part au coeur de la forêt qui borde le domaine des Kelsey, mais qu'on ne la trouve jamais. Car elle est seulement accessible aux âmes de ceux qui sont destinés à vivre ensemble pour l'éternité."
Drago passa ses doigts sur la toile alors que Andrew tournait le dos au tableau pour aider Rose à déposer les derniers plateaux sur la table. Soudain, il vit une chose bouger derrière les arbustes.
Il passa une main sur son visage. Etait-il fatigué à ce point ? Il est vrai que depuis leur fuite, la prudence était de mise. Donc obligation de rester sur leurs gardes pour ne pas tomber une nouvelle fois sur des soldats français.
Drago observa à nouveau le tableau. Rien ne se produisit jusqu'à ce qu'il remarque une nouvelle fois que l'arbuste bougeait.
Ce tableau est ensorcelé, se dit-il soudain. C'est la seule explication.
"- Vous m'avez dit que votre famille n'était pas ordinaire. En quoi ?" demanda Drago alors que Rose sortait.
"- Mon père et ma mère ont chacun des sorciers dans leur arbre généalogique."
"- Vraiment ?"
"- Oui, mais cela fait des générations que nous n'avons plus de sorciers dans notre famille. Les premiers Kelsey ont été bannis du monde des sorciers..."
"- Bannis ? Cela m'étonnerait car je n'ai jamais entendu parlé d'une famille de sorcier banni..."
"- Pourtant, c'est ce que l'on raconte mais il est vrai que ce n'est sans doute qu'une légende... Une histoire destinée à donner plus de mystère à un nom de famille. La famille de mon père était des mages noirs et des sangs purs. La famille de ma mère - les Denfield - a choisi de se réfugier loin du monde des sorciers. Je ne sais pourquoi d'ailleurs."
"- Et par le plus grand des hasards, les deux familles de sorciers se sont unis chez les Moldus."
"- Oui, et il faut dire que ni la famille de mon père ni celle de ma mère n'apprécia cette union... Je n'ai jamais vu mes grands-parents. Seul mon oncle Dominic - petit frère de ma mère - prend la peine se savoir ce que je suis devenue..."
Je me demande si... Si les premiers Kelsey étaient des Serpentard et les Denfield des Gryffondor, je comprends pourquoi aucun des clans n'a apprécié le mariage. A moins que les Kelsey des sang purs aient eu à redire du sang des Denfield... des Sang-de-Bourbe ? C'est une histoire très intéressante que je devrais éplucher en rentrant chez moi... Une minute. Tout cela expliquerait la disparition de Emma... Si l'une des familles a tué leur petite-fille et fait assassiner les parents... Seul Andrew est encore une preuve de cette mésalliance... Il ignore qu'il est peut-être en danger de mort... Oui, mais tout cela n'est pas mon problème, pensa Drago en touchant les fioritures du cadre en or. J'ai déjà assez d'ennuis avec mon père et Granger. Et puis, je ne suis pas Potter, je ne vais pas jouer les héros...
"- Monsieur Andrew !" hurla Rose en ouvrant brusquement la porte, faisant sursauter Drago qui était totalement plongé dans ses pensées.
"- Rose !"
"- Je suis désolée, monsieur Andrew. Mais c'est que monsieur votre oncle est là !"
"- Fais le entrer", dit Andrew amusé par la joie de Rose.
"- Je vais vous laisser en famille, dit Drago. J'ai de toute façon assez perdu de temps. J'ai été ravi - même si c'est un bien grand mot - de vous avoir rencontré, Kelsey."
"- Jamais sincère, Malefoy."
"- Ce serait contre ma nature."
Ils furent interrompus par un toussotement.
"- Bonjour mon oncle !"
"- Bonjour Andrew. Rose m'a appris que tu viens de revenir d'un long voyage en France. Es-tu inconscient ? Pour quelles raisons t'es-tu aventuré là-bas ?"
"- Je recherchais Emma", répondit-il sans détours.
"- Encore cette histoire ! Andrew je t'en prie, referme ce livre et vis enfin ta vie. Prend femme et fonde ta propre famille. C'est le meilleur moyen d'oublier le passé. Emma, où qu'elle soit, t'en sera reconnaissante, crois-moi."
"- Désolé, mon oncle, mais je ne pourrai pas trouver le bonheur tant que je ne serai pas certain que Emma le vive également ! Et je la chercherai tant que je ne verrai pas son corps !"
"- Aussi entêté que ton père et aussi acharnée que ta mère. Mais je te demande une dernière fois d'abandonner. Pour la mémoire de tes parents et celle de Emma, ne tente plus d'autres aventures de ce genre. Tu es mon seul neveu, le seul descendant des Kelsey... Tu as un devoir et c'est celui de reprendre le flambeau. Ne meurs pas inutilement, Andrew."
"- Ce discours est donc la raison de votre venue ?" lâcha sèchement Andrew.
"- Non, je suis venu pour prendre de tes nouvelles."
"- Je vais bien. Vous pouvez donc repartir."
"- Andrew, ne prends pas ombrage de mes paroles."
"- Si vous ne partez pas, restez ici le temps de vous reposer de votre long voyage. Je vais accompagner un ami à Londres."
Drago qui se tenait immobile depuis un bon moment près de la cheminée, n'aima pas la façon dont l'attention venait de tomber sur lui. Il ne tenait pas à participer à une querelle de famille. Les siennes étaient déjà assez éprouvantes comme cela.
"- Euh... Ne prenez pas cette peine, Kelsey. Je serai vraiment mécontent de vous voir quitter votre oncle à cause de moi."
"- Qui êtes-vous ?" demanda Dominic.
"- Messire Malefoy voici Lord Dominic Denfield, dit Andrew. Mon oncle voici messire Malefoy. Maintenant que les présentations ont été faites, vous voudrez bien nous excuser ?"
"- Je n'irai pas à Londres, ni à Windsor si j'étais vous."
"- Pourquoi cela ?" demanda Drago.
"- Parce que les soldats du roi inspecte tout Londres à la recherche de l'assassin de son fidèle conseiller lord Clayburn", répondit Dominic.
Drago retient sa respiration.
"- Clayburn a été tué ? S'étonna Andrew. Et comment ?"
"- Nul ne le sait. Il n'a été ni empoisonné et ni poignardé."
"- Comment pouvez-vous être certain que se soit un meurtre, mon oncle ?"
"- Parce qu'une servante a surpris une dispute entre Clayburn et un homme. Elle n'a pas su faire sa description mais selon elle Clayburn a imploré l'homme de ne pas le tuer... A son départ, elle est sortie de sa cachette et a vu le corps inerte de Clayburn."
"- Nous sommes enfin débarrassés de ce moins que rien", dit Drago.
"- Vous le connaissiez ?" s'étonna Dominic
"- De vue, mentit Drago. Seulement de vue."
"- Et qui a pris sa place auprès de notre roi ?" s'enquit Andrew.
"- Un homme bien plus efficace. Mais il n'a pas été présenté à la cour. Il reste dans l'ombre."
"- Normal vu ce qui est arrivé à Clayburn", fit remarquer Drago.
Pendant que Dominic et Andrew discutaient du nouveau conseiller du roi Edouard, Drago réfléchissait sur les causes de la mort de Clayburn. Il était presque certain que Clayburn avait eu la visite d'un mangemort, visite qui s'était malheureusement révélée fatale pour le lord.
"- Je dois y aller", dit Drago en prenant le chemin de la sortie.
"- Laissez-moi vous accompagner", proposa Andrew.
"- Andrew !"
"- Vous vouliez que je me trouve une épouse, non ? rétorqua-t-il ironique La cour me semble un bon endroit pour en trouver une, n'est-ce pas Malefoy ?"
"- N'espérez pas que je dise oui, répliqua-t-il. Je ne veux pas de vous dans mes pattes."
"- Vous voyez mon oncle, Malefoy et moi sommes d'accord sur la question."
"- Où voyiez-vous que nous sommes d'accord !" s'écria Drago.
"- Vous dites toujours le contraire de ce que vous pensez", expliqua Andrew.
"- Je vais me faire un plaisir de vous apprendre à parler Malefoy. Lorsqu'un Malefoy dit "non", c'est..."
"- "oui"", termina Andrew.
(Mando : Andrew, tu l'as choper où ton dico Malefoy ! JE LE VEUX ! Feylie : en vente chez moi)
"- Vous ne survivrez pas longtemps, Kelsey, si vous continuez à être aussi insultant envers moi."
"- J'ai survécu depuis notre départ de la France donc vous n'êtes pas aussi dangereux que vous semblez le faire croire."
Le regard de Dominic passa de Drago à Andrew alors qu'ils se lançaient encore quelques répliques bien épicées. Il n'avait jamais vu son neveu aussi joueur depuis... depuis si longtemps.
Andrew avait toujours été un enfant solitaire mais très proche de sa soeur. Le voir aussi complice avec un étranger était assez déroutant, voire presque inquiétant.
"- Ne dites plus rien et je vous emmène !"
"- Je vous avez dit que je l'emporterai, Malefoy"
Drago soupira.
Il n'avait jamais eu autant mal au crâne depuis... depuis sa rencontre avec Granger. Elle et Kelsey avaient le don de le mettre hors de lui, encore plus vite que le souvenir de Potter ou de Weasley.
J'aimerais bien les mettre l'un en face de l'autre pour voir qui l'emporterait entre les deux, pensa Drago. De doublures de vipères...
Doublures ?
Drago examina de plus près le visage de Andrew et de Dominic. L'oncle et le neveu étaient tous les deux châtains foncés et avaient les yeux marrons... des yeux qui lui rappelaient une autre personne.
Des coups frappés sur la vitre attirèrent l'attention des trois hommes.
Ils tournèrent la tête vers la fenêtre et virent un hibou. Drago alla ouvrir, devinant que le paquet que portait le volatile lui était destiné.
La Gazette des sorciers ? Qui peut me l'avoir envoyée ? se demanda Drago étonné.
"- Que tenez-vous dans vos mains ?" demanda Dominic, intrigué par le journal.
Drago n'écoutait plus.
MARIAGE DE CONVENANCE OU UNION D'AMOUR ?
Plus les semaines passent, plus les heures qui nous rapprochent du prochain événement, tant attendu chez le sorciers, se fait pressantes. Cette attente est encore plus insupportable pour la future Lady Potter, écrit Rita Skeeter.
Depuis l'annonce de son prochain mariage, la fiancée est confinée dans le château comme un princesse à qui l'on interdit tout contact avec l'extérieur. On se doute que Harry Potter ne tient pas à ce que sa future épouse puisse avouer les réelles raisons de ce mariage, grotesque pour beaucoup d'entre nous. Car personne n'a oublié qu'il survient après l'annonce de la grossesse de la fiancée - Hermione Granger - qui par cette union compte légitimer l'enfant qu'elle porte...
Drago lâcha subitement le journal.
Granger une sorcière. Granger enceinte. Granger fiancée à Potter.
(Mando : Mon Dieu, c'est trop d'un coup pour mon chou ! Un médecin ! Vite ! Feylie : docteur Carter vite !)
Il ne savait laquelle de ces nouvelles était la plus surprenante et la plus traumatisante pour lui. Pourtant, il en trouva une : Granger allait épouser ce maudit Potter !
Elle allait lui échapper ! Mais pourquoi Potter ? De tous les hommes, il avait fallu que Granger rencontre son ennemi de toujours ce St-Potter de malheur ! Qui lui en voulait à ce point ?
Enceinte ? Enceinte du Balafré ? Non, ce n'est pas possible ! C'est un cauchemar... Dites-moi que c'est un cauchemar et que Potter n'a pas touché à... ma... FEMME ! Je ne peux pas laisser faire ça...
"- Avez-vous un parchemin et une plume pour écrire ?" demanda-t-il en tentant de contenir sa colère.
Andrew sortit du salon puis revient cinq minutes plus tard avec le matériel, et le tendit à Drago.
Ce dernier traça furieusement ses mots sur le pauvre parchemin qui n'en demandait pas temps. Ensuite, il roula le papier et l'attacha à l'hibou qui attendait sur le rebord de la fenêtre.
Le volatile reçut les dernières instructions puis fila dans le ciel tandis que Drago quittait le salon sans un mot pour Dominic et Andrew.
"- Où allez-vous !" cria Andrew.
"- Récupérer mes biens ! rétorqua Drago furieux. Et cela dans mon monde !"
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Installé derrière son bureau, Lucius relut une énième fois la lettre de son fils, tout en buvant son verre pour faire passer le goût de la colère qui était âcre dans la bouche.
Père,
Ce que j'ai à vous dire ne sera certainement pas facile à digérer pour vous. Vous n'accepterez sans doute pas la nouvelle que je vais vous annoncer mais je vous demande de mettre votre colère de côté pour le bien des Malefoy. Je vous implore de lire cette lettre jusqu'au bout et avec la plus grande attention.
Comme vous me l'avez permis, j'ai choisi une épouse et ce dans les délais imposés. Vous mettrez - j'en suis certain - ma parole en doute mais hélas cette fois-ci vous devrez accepter ma décision. La femme que j'ai choisie porte mon enfant et je lui ai remis le pendentif comme il se devait.
Mais j'ai eu quelques ennuis à Windsor et... Il se trouve que nous n'avons été unies comme il se le devait. C'est une longue histoire, père, mais le fin mot de l'histoire est que ma promise, dont je viens d'apprendre la grossesse, est sur le point d'en épouser un autre... Harry Potter.
Je devine déjà votre fureur mais je vous implore de retarder ce mariage le temps que j'arrive pour éclaircir les choses. Cet enfant, que porte Hermione Granger, est bien le mien et non celui de Potter. Ne prêtez pas foi aux rumeurs et aux affirmations de La Gazette du Sorcier.
J'imagine qu'en cet instant vous devez être très déçu par votre fils mais je vous demande de ne pas abandonner votre future petit-fils aux mains de Potter et des ses amis.
Merci.
Drago, votre fils.
"- Vous pouvez féliciter votre fils, ma mie. Il n'a pas son pareil pour bouleverser mes plans !"
"- Que lui reprochez-vous, mon époux ? Il s'est trouvé une femme..."
"- Une femme ? s'écria Lucius furieux. Ce n'est qu'une catin ! La Gazette n'a pas cessé de salir sa réputation ces dernières semaines. Et pour y échapper, elle se décide à épouser Potter alors qu'elle porte un Malefoy... Qui nous garantie d'ailleurs, que cette Granger porte bien un Malefoy ?
"- Votre fils."
"- Drago n'est qu'un imbécile ! S'il avait été plus intelligent, il aurait épousé Pansy Parkinson. Cette Hermione n'est même pas une sang pure ! C'est une orpheline que Potter a repêché dans les rues de Londres !"
"- Parce qu'elle s'y trouvait avec votre fils et qu'un événement à dû les éloigner l'un de..."
"- Cessez de leur trouver des excuses !"
"- Qu'allez-vous faire ?"
"- Je n'ai pas le choix. Je dois empêcher ce mariage tant que je ne serai pas de qui est cet enfant. Je ne veux pas risquer de voir Potter élever un Malefoy et en faire un Gryffondor."
A suivre...
Mando : Mon Dieu la pression…je veux la suite !Vive Drago ! Bouchon de champagne qui saute Vive ton retour !
Feylie : et vous n'avez pas encore lu le chap 11 qui promet de belles retrouvailles... Dites-moi si ce chapitre a été potable...Je snif... quelle pression !
A plus !
