Rien de spécial à dire si ce n'est merci pour les reviews et bonne lecture !


Chapitre neuf : Quand les fous se rencontrent !

Enfin rentrée de sa longue balade, Hido s'assit en soupirant à son bureau. Elle posa son sabre juste à côté de sa chaise, et saisit un des nombreux papiers qui trônaient sur son bureau. C'était une sorte de projet concernant l'apparition ou non de nouveaux uniformes pour les élèves de la Shin'ôreijutsu-in. La capitaine tiqua cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas rempli ce genre de papiers.

- Quelle connerie monumentale…

Hido soupira à nouveau, puis se saisit d'une plume avant de commencer à rédiger.

Le vice-capitaine de la neuvième division, lui aussi devant son bureau, sursauta quand il entendit la voix d'Hido. Il avait beau savoir que ça ne serait plus jamais le capitaine Tôsen (Fly-man !*o*) assis au bureau réservé au capitaine, il n'arrivait pas à imaginer la shinigami aux cheveux violets à cette place. Shûhei soupira, puis se plongea à son tour dans sa paperasse.

Quelques heures plus tard, le brun entendit une voix féminine se plaindre qu'elle allait s'endormir à autant travailler.

- Dire qu'avant elle faisait le double de ce travail…

- J'avais le cerveau moins endommagé ! répliqua la violette de son bureau.

- … Mais bien sûr…

Hido tenta de voir un objet qui pourrait lui indiquer l'heure qu'il était, puis, sentant qu'elle mourait de faim, en déduisit qu'il devait être aux environs de midi. Quoiqu'elle n'en elle était pas sûre, sachant parfaitement qu'elle était un véritable estomac sur pattes. Alors qu'elle était affalée sur son bureau à se torturer les méninges à savoir l'heure qu'il pouvait bien être, Shûhei entra dans la pièce.

- Ne me dites pas que vous allez mourir de faim à ce point sur ce pauvre bureau qui ne vous a rien fait…

- Si je ne mange pas dans les cinq prochaines minutes, si.

Le vice-capitaine, blasé, posa un emballage sur le bureau d'Hido. Surprise, elle lui demanda ce que c'était.

- Juste un onigiri, histoire que vous ne fassiez pas une crise. J'en ai toujours d'avance au cas où.

Il eut à peine le temps de finir sa phrase qu'Hido avait avalé l'onigiri en une bouchée.

- « C'est un tour de passe passe ou quoi ? »

- Ah ! Je me sens… commença Hido en se relevant brusquement, raplapla… finit-elle en retombant sur son bureau, K.O.

Finalement, Shûhei lui proposa d'aller manger quelque part, et, après s'être avalé l'équivalent de ce que mange un Renji en bonne santé (vous imaginez la quantité…), Hido ne ressembla plus à un zombie. Le vice-capitaine de la neuvième division se demanda néanmoins comment pouvait on manger autant sans risquer une indigestion.


Les deux officiers supérieurs de la neuvième division revinrent donc à celle-ci, et allèrent s'asseoir le temps de leur pause sur la même terrasse où ils s'étaient vu la nuit dernière. Hido s'était adossée à nouveau à une colonne, tandis que Shûhei s'était juste posé sur des marches. La capitaine jetait de fréquents coup d'œil à son zanpakutô pourtant juste à côté d'elle.

- Il ne va pas s'envoler, vous savez ? fit le brun, un demi-sourire sur les lèvres.

- C'est quoi cette remarque à deux kans ? répondit un Satzuei venant tout juste de se matérialiser.

Le vice-capitaine haussa les sourcils devant cette apparition assez… inattendue, et jeta un coup d'œil vers Hido.

- Satz', tout va bien ? s'enquit-elle auprès de son dragon, miniature encore une fois.

- Bah… ouais, pourquoi ?

- … Comme ça.

- Se matérialiser aussi soudainement n'est pas la meilleure idée que tu aie eu jusqu'à présent, Satzuei, intervint tout à coup un dragon argenté.

Shûhei regarda le petit dragon bleu tiquer après la remarque de l'argenté. Ce dernier continua d'un air calme :

- En admettant que tu aie pu un jour avoir une idée.

- … La ferme, le vieux ! Et qu'est-ce que tu fous là d'abord ?

- Le… vieux ? répéta Shûhei, pas sûr d'avoir compris.

Hido calma ses deux zanpakutôs en les caressant doucement, puis répondit :

- Quand Hihei parle, c'est pour réprimander les deux zigotos, alors ils le surnomment « le vieux » comme une personne âgée qui ferait des remarques sur le comportement d'enfants.

- Eh ? Hid', t'es en train d'insinuer qu'on est des enfants ? fit un Hizan venu se mêler aux réjouissances.

Hido ne répondit pas, se contentant de leur sourire, alors les trois sabres se disputèrent plus ou moins bruyamment entre eux. Hido allait s'endormir lorsque qu'un reiatsu important se fit sentir tout près de l'entrée de la neuvième division.

- C'est… c'est quoi ce reiatsu de malade ? s'exclama le vice-capitaine.

- Mince. Je ne pensais pas qu'il saurait où était la neuvième division.

- Il ? De qui…

Shûhei n'eut pas le temps de poser sa question qu'un bruit d'explosion se fit entendre.

Hido n'était pas sûre de l'identité de la personne à qui appartenait ce reiatsu, mais en fut sûre dès que la source de ladite énergie sembla s'approcher d'eux. De gros bruits d'explosion se firent à nouveau entendre, avant qu'une silhouette apparaisse dans la cour, en défonçant un muret au passage. Un reiatsu de couleur jaune se dégageait de la silhouette du shinigami, que les deux officiers reconnurent immédiatement. En effet, impossible de ne pas reconnaître ce shinigami dont le simple nom faisait frissonner les plus courageux.

Kenpachi Zaraki, capitaine de la onzième division. (tout le monde l'avait compris…) Un sourire bestial s'étendait sur son visage comme à l'accoutumée, et son sabre était au clair. Une petite fille aux cheveux roses sortit de derrière son épaule en criant un joyeux « Ken-chan ».

- Tu vois, Ken-chan, je te l'avais dit !

- La ferme ! C'est pas avec tes explications qu'on s'est retrouvés ici !

- Ne rejette pas la faute sur les autres, Kenny !

- C'est bon, c'est bon ! Me soûle pas !

- Je peux savoir ce que vous faites là ? demanda Hido, le fait que la moitié de sa division ait été détruite n'ayant pas trop l'air de la gêner.

- Capitaine… murmura Shûhei, lui plus beaucoup plus embêté par les dégâts.

- Kilija ! s'exclama finalement Kenpachi.

- Oui ?

- Un combat à mort, tout de suite ! fit le capitaine avec son tact habituel.

- Vous êtes en forme, Satzuei, Hizan, Hihei ? demanda Hido en regardant ses sabres.

Les trois acquiescèrent, et Hido sourit.

- Ça marche alors, répondit la shingami aux cheveux violets.

- Tant mieux ! répondit le capitaine.

Hido se leva, ses sabres retournèrent à leur forme de zanpakutô, et elle accrocha son fourreau dans son dos. Elle jeta un coup d'œil à Kenpachi pour lui dire de la suivre, et les deux capitaines disparurent. Shûhei poussa un soupir, et, se rappelant les murs brisés, se dit que la neuvième division allait avoir un sacré boulot.

Kenpachi et Hido, eux, étaient arrivés sur la colline du Sôkyoku. Hido dégaina son sabre.

Tous deux attendirent que Yachiru s'éloigne joyeusement, puis leurs lames se rencontrèrent violemment. Au fur et à mesure que leur passes d'armes s'intensifiaient, leurs reiatsus augmentaient. Yachiru, insouciante, continuait à les encourager. Finalement, un reiatsu digne du capitaine général en Shikai s'abattit sur Soul Society, Kenpachi ayant retiré son bandeau et Hido ayant libéré ses sabres sans toutefois se mettre en Bankai.

Les réactions furent différentes : certains capitaines soupirèrent, la plupart des shinigamis non gradés se disaient qu'ils ne voudraient pour rien au monde se retrouver face à ces deux là, les vices-capitaines avaient de grosses gouttes derrière la tête, sauf Renji qui souriait, et le vice-capitaine de la neuvième division se promit de tuer-d'étrangler-de faire disparaître-réduire-en-poussière-rayer-de-la-surface-de-Soul-Society sa capitaine.

To Be Continued...


Rien de spécial à dire sur ce chapitre x) J'aime beaucoup le fait qu'Hido réussisse à énerver son cher vice-capitaine très facilement... et les projets de ce dernier !