Me revoilàààààààààà :D Désolée d'avoir mis si longtemps pour écrire la suite ^^''

Merci pour vos reviews! C'est un petit rayon de soleil chaque fois que je vous lis, ça me donne de l'énergie, j'adore :D Je vous z'aime :3

Je réponds à Turner, qui n'a pas de compte : je connais le travail de reapersun et je l'apprécie, mais je ne me suis pas du tout inspirée d'un de ses dessins (d'ailleurs, pas moyen de trouver l'image que tu as indiquée dans ta review, j'ai dû me tromper quelque part xD). Je m'inspire rarement de dessins en général, les musiques me parlent plus ) D'ailleurs, la musique des films avec Robert D. Junior, composée par Hans Zimmer, m'accompagne beaucoup dans l'écriture de cette fic :)

J'ai réussi mon année, et je suis contente d'être en vacances et de pouvoir me remettre à écrire :)

Je ne détiens toujours aucun droit sur la série Sherlock. Ce chapitre n'est pas aussi sombre que le précédent, mais soyez tout de même sur vos gardes ^^


John faisait tout son possible pour ne pas regarder le corps de Sherlock et pour rester concentré sur les criminels, qui n'avaient pas encore remarqué leur présence. Cependant, il lui était également difficile de rester concentré sur Atropos, étroitement enlacé par Lachésis, dans une posture presque exagérément érotique, sur Eros, complètement nu et à genoux derrière Sherlock, prêt à obéir aux ordres du Destin, ni même sur Clotho, qui commençait à se caresser, excité par le spectacle qui se déroulait devant ses yeux. Il se retint de se ruer sur Eros pour l'empêcher d'effleurer Sherlock, et se contenta de crier :

"Rendez-vous, vous êtes cernés!"

Il eut le temps de prier pour que l'un des policiers à ses côtés ait prévenu Lestrade de leur position avant que quatre paires d'yeux se retournent vers lui.

"Tiens, tiens…", murmura Atropos, "Revoilà notre cafard de l'autre jour…"

"Rendez-vous!", cria à nouveau John, de plus en plus alarmé par l'état de son colocataire.

Il croisa alors le regard de Clotho, braqué sur lui, et il en eut des sueurs froides. Le jeune homme était furieux. Furieux d'avoir été interrompu, furieux qu'on lui ait pris son spectacle, et qu'on veuille lui reprendre son jouet. Furieux au point de ne pas avoir peur des armes braquées sur lui.

"Vous allez payer…", susurra-t-il en détachant les syllabes.

Derrière lui, Atropos et Lachésis avaient sorti des armes, et Eros, sentant que les choses allaient probablement devenir incontrôlables, se jeta derrière le buisson où il avait laissé ses vêtements avant d'aller se rendre à l'un des policiers qui se tenaient à une distance raisonnable. Emmené sur-le-champ, il laissa échapper un soupir de soulagement et se promit de retourner chez ses parents et de reprendre une vie convenable quand on le laisserait sortir de prison.

Mais ses pensées restaient pour le moment un mystère pour John et les policiers qui l'accompagnaient, car, même s'ils avaient remarqué l'échappée belle d'Eros, il n'était pas leur principale préoccupation pour le moment.

Le problème principal était que ces hommes devaient être pris vivants. On ignorait s'il y avait plus de victimes, plus de meurtriers, s'ils faisaient partie d'un large réseau, si Atropos était vraiment la tête de la bande, ou si leur chef était ailleurs… Il y avait trop d'impondérables pour ne pas les prendre vivants.

"C'est votre dernière chance", leur cria John, "rendez-vous immédiatement et il ne vous sera fait aucun mal!"

Il se passa alors quelque chose de particulièrement étonnant.

Clotho se mit à rire.

Les personnes rassemblées autour de lui sentirent leur sang devenir froid, et leurs poils se hérisser dans un frisson de pure terreur. Un rire tel que celui-là ne pouvait être que le rire d'un fou. Et il n'est pas bon ni rassurant d'être à portée de tir d'un fou.

"Pauvres fous…", susurra le jeune homme après avoir repris son sang-froid, "Je vous aurais laissé la vie sauve si vous m'aviez laissé mon spectacle… Mais puisque vous persistez à gâcher mon plaisir, je vais me satisfaire du spectacle de votre souffrance."

Déjà, certains policiers se mettaient à reculer, espérant s'éloigner le plus possible du démon qui prenait forme devant leurs yeux. Lachésis cherchait à fuir en contournant le groupe, mais Atropos le rattrapa et lui dit, dans un murmure sourd et menaçant que tous entendirent distinctement :

"Nous avons commencé ceci ensemble, et nous le finirons ensemble, mon ami. Nous sommes Dieu, et nous devons soumettre ces hommes à notre jugement."

"Atropos, pitié, je ne veux pas mourir, je ne veux pas…"

"Tu as donc perdu la foi, mon ami? C'est regrettable… Mais c'était à prévoir, n'est-ce pas?"

"Pitié, laisse-moi me rendre, pitié…"

"Plutôt mourir que de te laisser dévoiler à tous nos secrets… Farewell, my friend…"

Il y eut une détonation, et Lachésis s'effondra sur le sol, inerte, la poitrine ouverte en une rose écarlate et mortelle.

Le coup de feu fit paniquer les policiers, qui se mirent à tirer sur Atropos, qui fut touché à l'épaule et au bras gauche, sans pour autant émettre le moindre cri ni perdre son impassibilité. Il leva le bras et se mis à tirer autour de lui, à l'aveuglette, pendant que Clotho, qui avait pris un revolver dans l'une des poches de son comparse, se mettait lui aussi à tirer sur les policiers les plus proches, prenant plaisir à les toucher sans les tuer, pour les faire souffrir un maximum.

John, pris entre deux feux, s'approcha d'Atropos, qui s'était rapproché de lui, et le désarma en lui tirant dans la main, avant de le mettre au sol avec l'aide de deux autres policiers. Une fois leur prisonnier bien attaché, John se retourna un instant vers Sherlock, pour remarquer que son ami n'était plus seul sur son banc.

Clotho était avec lui. Il s'était assis derrière lui et braquait son revolver sur son entrejambe dénudée, un sourire satisfait sur le visage.

"Alors, mon chou… Tu veux que ce précieux petit jouet perde tout attribut viril, ou tu as l'intention de me laisser partir gentiment avec lui?"

Tout autour d'eux fut à nouveau plongé dans le silence. Les policiers qui retenaient Atropos hésitaient à s'éloigner avec leur prisonnier, pour être sûrs de le ramener en vie, mais ils n'étaient pas sûrs que le petit blond les laisse faire. Les autres ne voulaient pas faire tuer Sherlock, et encore moins John.

"Bon sang, que fait Lestrade?", se demanda John.

Il ne voyait plus que la prière, sincèrement, parce qu'à moins d'une intervention divine, ils étaient condamnés à regarder mourir Sherlock.

"Dieu, Allah, Bouddha, tous les dieux, tous les saints, pitié, je vous en conjure, envoyez-nous un putain de miracle!"

"C'était drôle de s'occuper de ton pote, tu sais?", continua la voix de Clotho, "Il n'a crié qu'une seule fois, mais c'était vraiment un son délectable… J'aurais adoré l'entendre hurler une fois qu'Eros aurait pris possession de lui, mais bon… Je pourrais juste le réveiller… Et vous faire tous mourir un à un devant ses yeux, en lui murmurant que c'est de sa faute si vous mourrez, qu'il est responsable de votre mort… La souffrance psychologique serait sûrement impossible à surmonter, dans l'état où il est…"

Le jeune homme continuait son monologue, complètement absorbé dans son délire, pendant que John essayait de penser à toute vitesse à un plan. Comment sortir Sherlock de là?

Alors que tout semblait perdu et que tout espoir semblait fondre comme neige au soleil, John entendit un bruissement de feuilles qui semblait venir de l'autre côté du jardin, derrière Clotho et Sherlock. Il croisa les doigts pour que tout se passe bien et cria :

"Lestrade! Par ici!"

Comme il l'avait prévu, le jeune homme fut déstabilisé par son cri et se retourna légèrement vers l'arrière, sans savoir que c'était exactement ce qu'attendait le docteur. D'une précision effrayante, il visa et toucha l'épaule droite de Clotho, celle du bras qui tenait le revolver. Dans un hurlement, le jeune homme laissa tomber son revolver et lâcha Sherlock, avant de se retrouver encerclé par dix policiers armés jusqu'aux dents.

oOoOoOo

Il était étendu sur quelque chose de chaud. Il entrouvrit légèrement les yeux, mais sa vision était brouillée. Il sentait encore le vent sur son visage, et l'odeur des roses autour de lui était toujours présente, mais il n'était plus nu. Personne ne lui faisait de mal. Mais quelqu'un…

Quelqu'un murmurait son nom en lui caressant les cheveux. Quelqu'un le rassurait sur l'arrivée prochaine d'une ambulance. Quelqu'un qui lui faisait boire un peu d'eau et lui disait de se rendormir. Quelqu'un qui avait l'air de s'inquiéter pour lui et qui tenait à lui.

Quelqu'un qui était John Watson.


There you go! :) Encore un ou deux chapitres avant de toucher à la fin, mais on arrive au bout :)

Review? *puppy eyes*

Layla