Bonjour à tous !
La Mère de la Nuit s'excuse d'avoir tant tardé pour publier ce contrat, et vous fourni enfin le Huitième Contrat de cette fic.
Elle adresse au passage un message à Molag Mar ( ) qui a semble-t-il décider de se mettre à dos la fille de Sheogorath en lui disant de ne pas toucher à Babette et de m'indiquer le lieu de rencontre pour la remise du contrat, comme l'on fait les précédents.
Pour Ulristo, s'il n'a pas vu l'annonce dans le chapitre précédent, je lui rappelle que Delphine a déjà été tué à la demande de Freya.
Enfin, je tiens à remercier une jeune Aurore qui a aidé l'Oreille Noir à trouver une des morts les plus sanglantes de ce gros contrat.
Sur ce, tuez bien, et souvent.
- Un pitit loup nordique a prié sa Mère ? demanda Anoïa.
Le nordique à l'oreille de qui elle s'était penchée sursauta. Anoïa fit le tour et vint s'asseoir à sa table dans le Ragnar Pervers.
- Alors, chien de chasse d'Hircine... pourquoi as-tu appelé la Dame Impie ? demanda Anoïa avec un sourire malicieux. Je t'écoute Drack.
Le nordique s'arrangea sur sa chaise et demanda :
- Vous êtes la fille de Sheogorath ?
- Hmmm, ça s'pourrait, pourquoi~ ?
- Si vous relevez le défi de mon contrat et accomplissez ma vengeance, alors, je vous rends l'artefact de votre père en plus du trésor légendaire du Balafré.
- Je me disais bien que j'avais senti l'aura du Wabbajack avec toi. Dis-moi tout, petit loup.
- Il s'agirait d'anéantir le clan vampirique des Volkihar. Si vous épargnez la fille du Seigneur, Dame Serana, et que vous m'apportez Harkon à mes pieds pour que je puisse le tuer de mes mains, je rajouterais la Lame d'Ebonite de Mephala.
Anoïa siffla.
- Tu fais pas les choses à moitié, petit loup. Le contrat sera signé dans le sang et la peur, par Sithis. Soyez sur la Jetée qui donne sur la Forteresse Volkihar, quand je vous en ferais parvenir la demande.
Et Anoïa se leva en sifflotant, pour quitter l'auberge de Solitude.
- Du sang frais ? demanda Harkon quand le vampire s'occupant des provisions se présenta devant lui.
- Oui, seigneur... j'ai trouvé cette étrange elfe, et je me suis dit que sa majesté serait ravi de goûter à son sang.
Anoïa garda la tête basse, prétendant être soumise et sans défense. Ça n'avait pas été facile de dénicher Rargal Delemprise et attiré assez son attention pour qu'il conduise, sans même le savoir, le loup dans la bergerie.
Harlon se leva de son trône et s'approcha de l'Oreille Noir entravée.
- Je n'ai pas put la charmée, s'excusa le vampire.
- Ce n'est pas grave.
Il saisit le menton de l'elfe et l'examina attentivement.
- Peau sombre, chevelure sans couleur et yeux dorées... serait-ce une nouvelle espèce d'elfe ?
- Je suis la dernière dwemer, ne vous déplaise... siffla Anoïa.
C'était totalement faux, mais bon, Harkon n'en savait rien.
- Une dwemer, vraiment ?
Les quatre elfes vampires du château se rapprochèrent et l'examinèrent avec intérêt.
- Pourquoi pas, constata Vingalmo. C'est pas comme s'il en restait d'autre pour le prouvé.
- Je n'aime pas son regard... elle est dangereuse, nous devrions la tuer sur le champ, grinça l'un des dunmer.
- Voyons, Garan... nous réfléchirons à cela plus tard. Le jour se lève et je pense que nous devrions tous retourner à nos cercueils. Elle me plaît bien... qui sait, acceptera-t-elle d'être un des nôtres. Rargal, va la mettre avec les autres, en attendant.
- Oui, seigneur, fit le nordique.
Et il poussa Anoïa vers le sous-sol, pour lui faire descendre un escalier jusqu'à une sorte de cave avec un sol de pierres avec quelques tas d'ossements ça et là. De chaque côté, on voyait des cellules pleines d'humains maigres, faibles et décharnés.
Anoïa fut jeter dans une cellule et la porte de referma à clef sur elle.
- Bienvenu en enfer... marmonna le compagnon de cellule de l'elfe.
- Merci ! sourit joyeusement Anoïa.
Rargal remonta les marches et disparu dans la pièce précédente.
L'Oreille Noir attendit un instant, puis fouilla ses dreads pour en tirer des crochets. Tout le monde oublié ses cheveux dans la fouille, décidément, personnes ne songeaient à ce qu'on cache quelque chose dedans.
Les mains toujours liés devant elle, Anoïa força difficilement la porte de la cellule et sortit. Le plus vite et le plus silencieusement possible, elle remonta les marches, revenant dans ce qui devait servir de cuisine. Le cercueil à l'intérieur était fermé.
L'elfe sortit une tête dans le couloir, et s'avança sur la pointe des pieds, pour regarder avec précautions dans la salle de banquet.
Les chiens de la mort étaient encore éveillés.
Revenant dans la cuisine, Anoïa se saisit d'une carcasse sanglante et revint dans l'entrer de la salle pour jeter le plus loin possible la carcasse. Les chiens coururent après et se disputèrent la carcasse, permettant à Anoïa de quitter la pièce et de se glisser dans la forge. Là aussi, les cercueils étaient fermés, mais il y avait ce que voulait l'elfe : des armes.
Elle libéra ses mains sur une lame et s'en saisit.
- Bon, maintenant, il faut pouvoir les tuer tous, sans toucher à la petite Serana, ni à Harkon.
Elle s'avança vers le premier sarcophage et y planta sa lame, perçant le cœur de la femme qui dormait dedans.
Un sur douze !
Sur la pointe pieds, la dwemer traversa la salle et planta sa lame dans le second cercueil.
Et de deux.
Elle retourna dans la salle de banquet et les deux chiens lui grognèrent après.
Un claquement de doigt, et ils devinrent des petits souris blanches qui prirent la fuite.
- Puisque les chiens de garde sont hors d'état, occupons-nous de la suite.
Elle revint dans la 'cuisine' et ouvrit d'un grand geste le cercueil, surprenant le vampire à l'intérieur.
Trois sur douze !
L'épée fit sauter la tête de l'homme.
Le coin était propre.
En sifflotant légèrement, ajoutant encore plus d'ambiance film d'horreur aux lieux déjà bien lugubre, elle alla dans une pièce de l'autre côté de la salle de banquet, trouvant une sorte de laboratoire d'alchimie et d'enchantement avec des bibliothèques.
- Eh ! Mais comment vous êtes sortit ! s'exclama un dunmer en sortant de son coin derrière une étagère.
En moins de deux, Anoïa fut sur lui et plongea sa main dans sa poitrine, brisant les os sur son passage, avant de lui arracher le cœur.
Quatre sur douze !
Elle tourna la tête en entendant un cercueil tout proche s'ouvrir et leva la tête pour voir un vampire se pencher pardessus la balustrade.
Vlam !
La daedra lui balança son épée comme un javelot sur l'altmer, l'épinglant comme un papillon.
Et de cinq ! Presque la moitié !
- Qui êtes-vous ?
Anoïa se retourna et fit face à la vampire qui la regardait avec méfiance. Anoïa passa une main devant le visage de la nouvelle arrivante et regarda sa paume.
- Serana Volkihar, donc… c'est ton jour de chance, je n'ai pas de contrat pour ta tête !
- Contrat… attendez…
- Je suis pas la dernière des dwemers, mais l'Oreille Noir ! La Mère de la Nuit a demandé la mort de ce clan et la livraison au client du Seigneur de ce château… Mais on m'a demandé de t'épargner ! Pour ce qui est de… Valerica, je crois… elle est entre les mains des Maîtres Idéaux, je peux pas faire grand-chose… donc, si tu veux bien t'écarter et me laisser faire mon boulot, je t'en serais reconnaissante.
- Ou sinon quoi ? siffla la vampire en chargeant ses mains de magie.
- Sinon tu découvriras qu'il ne faut pas agacer une daedra. Dans la douleur. Et encore, je suis gentille. Après, si tu tiens à ce qu'une immortelle courroucée saute à la corde avec tes entrailles, c'est toi qui voies.
Serana ne put s'empêcher de frissonner. Anoïa s'avança vers elle et lui posa une main sur l'épaule en souriant.
Sbam !
L'instant suivant, la vampire tombait inconsciente sur le sol, après s'être reçu un coup à l'arrière de la tête. Anoïa se détourna d'elle et monta les marches vers le pallier supérieur de la salle d'alchimie, humant une comptine. De là, face à elle, elle trouva une porte avec un escalier descendant. Elle l'emprunta pour se retrouver dans une grande salle sombre avec plein de cercueil. Dont quelques uns de fermer… sept.
Avec un affreux sourire, Anoïa ouvrit en grand le premier cercueil, surprenant son propriétaire. Elle le jeta à terre et coinçant la tête du vampire sous son pied, elle lui attrapa les bras… et les arracha.
Les hurlements de douleurs du vampire réveillèrent le reste des morts vivants. Entre temps, Anoïa avait déjà brisé un bout de l'os qui dépassait du bras qu'elle avait toujours en main, le rendant pointu, et donc dangereux, et transperça sa première victime avec.
Et de six.
Elle claqua des doigts, et un septième explosa, rependant des morceaux de tripes et de chaires partout autour d'eux.
Deux autres finirent avec respectivement le radius et le cubitus entre les deux yeux, et un dixième eut le cœur poignardé par un humérus.
Le dernier recula avec effroi devant le sourire de malade que lui lança Anoïa.
- Tu veux mourir comment, toi ?
Le vampire hurla, histoire de prendre la fuite, mais Anoïa claqua des doigts et un portail d'Oblivion s'ouvrit, laissant sortir une femme à la peau mauve et avec une armure sombre couvrant tout juste ce qu'il fallait.
- Ma magnifique Mazken… il est tout à toi ! assura Anoïa en montrant le fuyard.
- Merci de cadeau, ma Folle Maîtresse… s'inclina la garde daedrique.
Et elle se jeta sur le vampire., alors qu'Anoïa revenait sur ses pas. Les hurlements de l'homme lui dirent que le compte était bon.
Drack fut surpris de voir Harkon, le Seigneur vampire du clan des Volkihar, pieds et poings liés devant lui.
- Le contrat a été signé dans le sang et la peur ! Où est la récompense ? sourit Anoïa.
- La voilà, lui dit le loup-garou en donnant une arme. Un long nodachi d'argent sale aux reflets rouges…
La Lame d'Ebonite de Mephala.
Une autre arme lui fut donner et cela apporta un sourire sur les lèvres de la fille du Dieu Fou.
Le Wabbajack.
Enfin, vint une carte.
- Cela indique la localisation du trésor complet du Balafré. J'ai déjà nettoyé les zones, il ne reste plus que vous alliez le chercher.
- Merciii~!
Quelques temps plus tard, Nazir revint avec un gros sac sur le dos. Babette le regarda vider le tout sur la grande table.
- Où est Anoïa, c'est elle qui m'a envoyé à Solstheim tout de même pour cette foutu armure, grogna le rougegarde en s'essuyant le front.
- Dans sa chambre, lui répondit Babette.
- Je vais aller la voir…
- Je ne le ferais pas si j'étais toi.
- Et pourquoi pas ?
- Elle est en galante compagnie d'un Mazken et d'un Auréal… et je doute que tu désires la déranger pendant qu'ils y sont encore.
Nazir n'eut pas à réfléchir longtemps avant de s'asseoir à la table avec Babette.
Il tenait encore à la vie.
Et il doutait que si la fille de Sheogorath soit d'assez bonne humeur pour lui ordonner de les rejoindre, il puisse la satisfaire…
Il frissonna.
Personne ne pouvait satisfaire la Daedra. Valait mieux que ce soit les deux gardes de la Nouvel Sheoth, que lui, qui y laisse des plumes…
