Wow, le chapitre 10 ! Je suis trop fière ! C'est grâce à vous si j'ai pu arriver jusque là. Merci!

Bon, c'est le fameux passage Alice/Jasper avec Esmé en bonus^^. Je ne sais pas trop quoi en penser, moi je l'aime bien mais j'ai l'impression qu'il manque un petit truc.

Bonne lecture !


Esmé

Carlisle avait téléphoné pour dire qu'ils allaient en Grèce. La maison était très calme depuis qu'il était parti avec Bella et Edward. Rose et Emmett étaient allés faire un week-end en amoureux et Jacob avait emmené Nessie pour rendre visite à Charlie et Billy. Ce qui me laissait seule avec Jasper et Alice. Je m'inquiétais pour eux. Oui, bon c'est vrai, je m'inquiète toujours pour mes enfants mais cette fois c'est différent. Ils ne se parlent plus et c'est devenu extrêmement rare de les voir dans la même pièce. Depuis sa dernière vision, Alice a peur de Jasper. Dans un sens, c'est parfaitement normal. Je veux dire, elle avait douze ans ! Et cet homme…

Mais maintenant, elle a peur de Jasper et elle ne contrôle pas cette peur. Je vois bien qu'ils souffrent tous les deux de cette situation mais ils ne savent pas quoi faire. Ils font comme si tout allait bien mais c'est faux. La démoralisation de Jasper se sent de l'autre bout des Etats-Unis. Il ne sait pas vivre sans Alice à ses côtés et j'ai peur qu'il ne fasse une bêtise. En ce moment il est assis sur le divan, fixant un point sur le mur et pensant à je ne sais quoi. Je m'assieds tranquillement à côté de lui et il se retourna vers moi, une tristesse infinie sur le visage.

-Où est Alice ? demandais-je doucement.

-Dans sa chambre, chuchota-t-il.

Je me demandais à quel moment « leur chambre » était devenue « sa chambre » mais ne dit rien. Je me mis à lui caresser doucement la joue, comme pour rassurer un petit enfant.

-Elle te manque ?

-Non, ce n'est pas comme si elle était partie…mais la voir souffrir autant…à cause de moi !

-Ce n'est pas ta faute Jasper.

-Alors pourquoi c'est moi qu'elle fuit ? Pourquoi elle n'a aucun problème à rester dans la même pièce qu'Edward ou Emmett ?

Je ne l'admettrais jamais à haute voix, mais Jasper est mon enfant préféré. C'est peut-être parce c'est le dernier à avoir rejoint notre famille -sans compter Bella bien sûr- ou alors parce qu'il est celui qui a le plus de mal à se faire à notre mode de vie. Mais c'est mon bébé en quelque sorte. Ce qui est assez amusant quand on pense qu'il est plus vieux que moi. Le voir si malheureux me brise le cœur et je voudrais vraiment faire quelque chose pour l'aider.

Je lui pris la main et le serra dans mes bras. Il résista un peu au début, comme tous les enfants, il trouve honteux de faire un câlin à sa mère, mais finit par se laisser faire.

-J'avais promis de la protéger, murmura-t-il, j'avais promis de l'aider à surmonter tous les obstacles. Et maintenant je dois me contenter de la regarder souffrir ? Pourquoi ?

-Parce qu'il n'y a rien d'autre à faire. On ne peut rien faire d'autre qu'attendre.

Il leva la tête vers moi, un air indécis sur le visage.

-Je ne sers qu'à la faire souffrir encore plus. Peut-être que…peut-être que je devrais partir ?

« NON ! »

Le cri d'Alice nous a tous les deux fait sursauter. J'avais oublié qu'elle était à l'étage et qu'elle pouvait entendre tout ce qu'on disait. Jasper s'était levé et se tenait en bas des escaliers, hésitant à monter. Je le rejoignis et posais une main sur son épaule.

-Va lui parler, lui soufflais-je.

-Tu crois ?

-Vas-y ! ordonnais-je en le poussant gentiment.

Il monta lentement les marches et s'arrêta une fois arrivé en haut.

-Merci maman, chuchota-t-il avant de disparaître de mon champ de vision.

Je ne bougeais pas, laissant ce mot si doux se répandre en moi. C'était si rare de l'entendre m'appeler « maman ».

Jasper

Elle est là, devant moi. Ca fait déjà 4 jours. 4 jours que je la terrifiais. 4 jours que je ne l'avais plus touchée. 4 jours que je ne m'étais pas retrouvé dans la même pièce qu'elle plus de 3 secondes. Et maintenant elle était là, elle me regardait. Un flot confus de sentiment émanait d'elle. Le désir, la peur, la honte, la tristesse, l'appréhension. Tous se mélangeaient en moi. Je ne savais même plus lesquels étaient les miens.

-Alice, soufflais-je.

Je n'osais pas m'approcher d'elle. Elle semblait si fragile, au milieu de cette pièce immense qu'elle a décorée sans me demander mon avis quand tout allait encore bien.

-Ne pars pas, me supplia-t-elle de sa voix magnifique.

Je fis un pas dans sa direction, elle en a fait un dans la mienne. Elle me dévisageait anxieusement.

-Ne pars pas, répéta-t-elle.

Je fis un nouveau pas en avant et elle me tendit sa main que j'attrapais. Un léger courant électrique passa entre nous au contact de nos peaux froides.

-Je ne partirais pas.

Elle parut hésiter quelques instants, comme si elle luttait contre elle-même, puis elle se jeta dans mes bras.

-Je t'aime Jasper, sanglota-t-elle dans mes bras.

Je m'assis sur le lit et la serrais contre moi alors qu'elle continuait à pleurer.

-Alice, pourquoi tu pleures ?

-Je suis désolée !

-Mais…pourquoi ?

Je ne comprenais pas pourquoi elle était désolée. Elle n'avait absolument rien à se reprocher.

-Je t'ai fait souffrir en te rejetant, déclara-t-elle entre deux sanglots.

Je me décollais légèrement d'elle et la forçait à me regarder dans les yeux.

-Alice ! Tu n'as rien fait de mal. Ta réaction était naturelle.

-Alors tu ne m'en veux pas ? murmura-t-elle d'une petite voix.

Elle me fixait anxieusement avec ses grands comme une petite fille qui aurait fait une bêtise et qui attends le pardon de son papa. Elle était tellement adorable que je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.

-Je ne pourrais jamais t'en vouloir, lui assurais-je.

Rassurée, elle se blottit contre moi et son odeur m'envahit. Son parfum était le seul arôme encore plus délicieux que le sang humain pour moi. Comment avais-je pu survivre si longtemps sans elle ? Je glissais ma main contre sa peau douce et parfaite. Inconsciemment, je laissais mes instincts masculins reprendre le dessus et je me mis à délicatement soulever son T-shirt…

Sa réaction fut immédiate. Elle se leva et se retrouva collée contre le mur le plus éloigné de moi en une seconde. La panique et la peur se reflétait sur son visage. Sa respiration était saccadée et elle me dévisageait d'un air effrayée.

-Alice…

Je fis un pas dans sa direction mais elle se recroquevilla sur elle-même.

-N'approche pas.

-Alice, je suis désolé. Je ne voulais pas t'effrayer.

-Tais-toi. Tu es comme les autres. Tu es comme lui.

La colère m'envahit. Je ne suis pas comme cet homme abject qui s'en prenait à des enfants.

-C'est faux Alice, dis-je un peu trop durement, et tu le sais. Jamais je ne te forcerais à faire quoi que ce soit.

Elle parut se détendre un peu mais elle conserva sa position de défense.

-Tu le promets ?

-Je te le jure. Je préfère subir les milles souffrances de l'enfer plutôt que de te faire du mal.

Je retentais un pas vers elle. Cette fois, elle ne réagit pas.

-Alice, je t'aime. Je ferais n'importe quoi pour toi. Si tu veux que je parte, je partirais. Si tu veux que je redevienne un monstre tueur d'humain, je le ferais. Si tu veux que je t'épouse une quatrième fois, je le ferais. Si tu veux que je fasse bâtir un centre commercial à ton nom, je le ferais. Tu n'as qu'un mot à dire et je ferais tout pour toi. Tout ce que je désire, c'est ton bonheur.

-Tu m'aimes ?

Je me rendis compte que c'était la première fois que je lui disais. Non pas que je n'ai jamais voulu lui dire mais elle ne m'avait jamais laissé finir ma phrase, me devançant toujours.

-Oui je t'aime, chuchotais-je en savourant ces mots qu'elle me laissait enfin prononcer sans m'interrompre.

-Tu m'aimes, répéta-t-elle en articulant soigneusement.

Avant que je ne comprenne ce qui se passait, une explosion d'amour envahit toute notre chambre, se dispersant dans chaque molécule d'oxygène qui nous entourait. J'eu le souffle coupé sous la puissance de ce sentiment. Je n'avais jamais rien ressenti de pareil. C'était tellement fort et unique. Ca venait vraiment d'Alice ?

Alors que je m'apprêtais à dire quelque chose, un petit lutin, mon petit lutin, se jeta sur moi, me plaquant contre le mur. Elle m'embrassa fougueusement, comme jamais elle ne m'avait embrassé. L'amour qui se dégageait d'elle fut très vite rejoint par le désir et la passion, éclipsant tout le reste. Sans cesser de m'embrasser, elle détacha habilement ma chemise et laissa glisser ses mains dans mon jeans. Nous nous laissâmes tomber sur le lit qui se brisa avec un bruit sourd mais je m'en fichais, seule Alice comptait en cet instant…

Esmé

CRACK

Je soupirais tout en souriant. J'avais l'habitude d'entendre ce bruit sortir de la chambre de Rosalie et d'Emmett, mais de celle d'Alice et Jasper, c'était plus rare. Mais je suis contente, ça veut dire qu'ils se sont réconciliés. J'entendis un gémissement s'échapper de la gorge d'Alice et décidais d'aller chasser et ainsi de leur offrir un peu plus d'intimité.

Jasper

Allongé sur le lit (qui n'est plus tout à fait un lit), je soupirais d'aise alors qu'Alice jouait avec mes cheveux. Elle avait été fantastique. J'étais épuisé, aussi bien physiquement que mentalement. Ce fut la meilleure fois de toute mon existence. Mieux encore que notre première nuit d'amour, mieux que la nuit de son retour d'Italie, mieux que notre première lune de miel…C'était absolument parfait.

-Hmmm...Il faudrait les mesurer.

Je soulevais un sourcil d'un air interrogateur.

-De quoi tu parles ?

-Tes cheveux, je me demande s'ils sont plus longs que les miens.

Je ris et l'embrassais tendrement.

-Tu veux que je les coupe ? proposais-je bien que connaissais déjà la réponse.

-Non ! Si jamais tu fais ça, je demande le divorce !

Son visage prit une expression choqué comme si je venais de l'insulter. Je me remis à rire tout an l'attirant contre moi. Comme toujours, le contact de sa peau nue contre la mienne me fit frissonner. Dieu que j'aimais cette femme ! Et le mieux, c'est que c'est la mienne. Je caressais doucement sa joue lorsque je décidais de lui faire une nouvelle fois part de mes sentiments. J'eu à peine le temps d'ouvrir la bouche qu'elle posa un doigt sur mes lèvres.

-Moi aussi je t'aime Jasper.

Ravi de voir que nous sommes revenus aux anciennes habitudes.


Et voilà ! Alors ?

Bon, je me doute que certaines parmi vous pensent que j'ai sauté le meilleur moment…mais ce n'est pas vraiment mon truc alors va falloir vous contenter de ça !

Bon, le chapitre 11 ce sera le passé d'Alice, juré craché !

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