Coucou tout le monde !
Et non, je ne suis pas (encore) morte, simplement perdue dans le boulot.
Comme beaucoup d'entre vous je suis en pleine période de partiels et je croule sous les cours à se fourguer ou se refourguer dans la tête, les épreuves de quatre heures, les oraux qui n'en finissent pas... soupir, une grande lassitude m'envahit.
Mais bon, je ne vous ai pas oublié pour autant ! Je profite d'un jour de répit entre plusieurs épreuves pour poster le chapitre 10.
Il faudra attendre le début du mois de Juin pour la suite. ça va, c'est pas dans très longtemps.
Sur ce je vous souhaite une bonne lecture et bonne chance pour vos différents examens !
Disclaimer : Bleach est à Tite Kubo et Erisia Nakayama à CeredwenFlame!
Chapitre 10
Mouvements
Le jour suivant, Eri se leva et Yuriko l'aida à nouveau à enfiler le shihakusho. Elle s'améliorait mais elle s'emmêlait encore avec certains éléments. Cependant elle se débrouillait bien pour le peu de temps qu'elle avait eu pour s'y accoutumer.
Elle devait s'entraîner avec Renji aujourd'hui pour apprendre le combat à l'épée. Elle sentit un ronronnement résonner à travers elle, l'idée semblait plaire à Kumori. Elle n'avait pas encore de zanpakuto ou du moins pas sous forme de katana.
« Kumori ? »
« Oui, Erisia ? » Répondit l'esprit.
« Quand obtiendrais-je ton épée ? » Demanda-t-elle.
« L'arme physique que tu prendras n'a pas de réelle importance. À l'Académie, tous les étudiants reçoivent des katanas. »
« Combien d'entre eux connaîtront le nom de leur zanpakuto ? »
« Très peu. Il n'y aura sans doute qu'une poignée d'entre eux au maximum. »
« Pourquoi ? »
« Rappelle-toi que le plus grand nombre d'entre eux n'ont jamais vraiment parlé avec le leur. Ils ont pu avoir ressenti une présence mais ce sera très différent pour chacun d'entre eux. Tu t'es retrouvée dans une circonstance extrêmement rare. Je me suis réveillé bien plus tôt que je ne l'aurai dû. J'aurais pu rester silencieux mais j'ai choisi de t'aider au lieu de t'attendre. La plupart devront apprendre à entendre leur zanpakuto. Toi, tu m'écoutes déjà. »
« Je devrai éviter d'en parler, alors ? »
« Les autres étudiants en feraient un objet de ragot. Par contre, je doute que tu sois capable de le cacher à tes instructeurs. »
Erisia soupira. Elle voulait être simplement jugée sur ses capacités. Mais elle avait été victime de circonstances pour le moins étranges et maintenant elle devait en supporter les conséquences. Elle ne savait pas comment faire. Combien de choses pourrait-elle révéler à ses futurs camarades ? Combien de choses devrait-elle cacher ?
« Je vais faire tâche, non ? »
« Tu as la capacité de faire de grandes choses, Erisia. Mais tu dois avoir confiance en toi et croire en moi lorsque je te dis que nous y arriverons ensemble. »
Elle se contenta de hocher la tête et se faufila hors de sa chambre pour rejoindre Byakuya pour le petit-déjeuner. Elle était encore plongée dans ses pensées, ce que Byakuya remarqua. « Quelque chose vous trouble, Erisia-san ? »
« Hein ? Oh, non, je vous prie de m'excuser. Kumori m'a parlé tout à l'heure et je réfléchissais juste à ce qu'il m'a dit. »
« Et que vous a-t-il dit ? »
« Et bien, je me demandais quand est-ce-que j'aurai un katana. Il m'a dit que l'arme physique n'avait pas vraiment d'importance et que j'en aurais une en arrivant à l'Académie. J'étais curieuse à ce sujet puisque vous avez demandé à Renji de m'enseigner les bases. » Expliqua-t-elle. Byakuya hocha la tête. Il avait du mal à se faire à l'idée qu'elle connaissait déjà le nom de son zanpakuto. Mais la panthère semblait réticente à lui enseigner quoi que ce soit. Ce qui était une bonne chose. Elle avait beaucoup à apprendre et elle ne devrait pas sauter ces entraînements si elle voulait un jour atteindre son potentiel véritable.
« Est ce vrai que peu d'étudiants connaîtront déjà le nom de leur zanpakuto ? » Demanda-t-elle.
« En effet. La plupart n'en savent pas plus que ça sur leur zanpakuto jusqu'à leur diplôme. » Confirma-t-il.
Elle réfléchit un instant. « Le capitaine Hitsugaya a mentionné qu'il parlait avec le sien bien avant d'entrer à l'Académie. » Remarqua-t-elle.
« Erisia-san, il n'est pas impossible de parler avec l'esprit de votre épée avant de joindre l'Académie. L'esprit du zanpakuto n'est après tout qu'une part de l'âme d'un shinigami. L'entraînement à l'Académie aide à ouvrir son esprit et le préparer à accepter une telle chose. Il ne s'agit pas simplement de former le corps. C'est un équilibre entre les différents aspects qui composent le shinigami. » Expliqua-t-il.
En y réfléchissant, c'était parfaitement logique. « Mais cela n'explique pas pourquoi j'entends Kumori, non ? » demanda-t-elle. Elle ne comprenait pas le pourquoi de sa situation. Elle avait toujours été assez sensible, très ouverte à ce qui se déroulait tout autour d'elle même après ce qui s'était passé avec son père. »
« À partir de ce que j'ai pu apprendre en vous observant, Erisia-san, vous êtes une âme très calme. Il n'y avait pas les interférences habituelles et vous aviez donc une meilleure chance de l'entendre quand il parlait. Puis vous vous êtes retrouvée dans une situation extraordinaire. Et le chemin ayant été libéré et la porte déverrouillée, Kumori n'a sans doute pas eu de raisons de garder la porte fermée. »
Encore une fois, l'explication semblait logique. Et Kumori était content de sa perspicacité. « Je crois qu'il est en train de sourire d'un air suffisant. L'une des choses que vous avez dite devait être extrêmement pertinente bien qu'il refuse de m'éclairer là-dessus. » Dit-elle en riant.
Senbonzakura aurait pu émettre un commentaire à ce moment mais préféra s'abstenir. Byakuya était un homme intelligent. Il trouvait étrange que son maître prête autant d'attention à cette fille alors que cela sortait de ses habitudes mais le zanpakuto appréciait de voir un peu un de ses autres côtés pour changer, même si ce n'était qu'un minuscule aperçu. Une vie avec un tel déni de soi-même ne pouvait être qu'à moitié vécu après tout.
Le reste du repas se déroula dans un certain silence. Des deux côtés, un peu de temps d'introspection était nécessaire, pour diverses raisons. Erisia était légèrement nerveuse par rapport à l'entraînement à venir. Elle n'avait jamais tenu quelque chose de plus grand qu'un couteau de cuisinier. Elle voulait aider les autres, défendre les innocents et s'assurer que ce qui lui était arrivé ne se répète pour personne d'autre. Mais tout ce qu'elle connaissait en matière d'épée, c'était ce qu'elle avait pu voir dans quelques films et animes.
« Tu n'avais pas plus d'expérience quant au kido, à la guérison ou au shunpo. Mais regarde avec quelle rapidité tu t'y es mise. » Lui rappela Kumori.
« Je suppose que c'était plus facile pour moi de les intégrer. Aussi abstraits qu'ils soient, je pense que mon côté artistique pouvait les traduire en quelque sorte pour moi. Mais un vrai combat avec des épées... cela peut paraître étrange de dire ça, mais ça m'intimide bien plus. »
« Aies confiance en tes professeurs, Erisia. Tu en es capable. Tu as le désir de protéger les autres. Ce n'est qu'un moyen de plus pour t'aider à faire exactement ça. » L'encouragea Kumori. Elle ne put que hocher la tête. La panthère avait raison. C'était juste un peu plus difficile pour elle de faire face. Peut-être pour le rapprochement que cela impliquait. Elle s'était tenu pendant sa vie entière à distance et le kido permettait très certainement de garder cette distance.
Ils se rendirent à la sixième division. Et comme elle était avec Byakuya, elle arriva avant Renji. Oh, il n'était pas en retard mais il n'arriverait jamais à arriver au bureau plus tôt que Byakuya. Il les salua comme à l'accoutumée.
« Alors, Capitaine, quand voulez-vous que j'entraîne Eri-chan ? »
Byakuya leva les yeux et parcourut la pièce du regard. Il y avait peu de documents aujourd'hui, ils pouvaient y aller dès à présent, tant que la matinée était encore fraîche. « Allez-y maintenant. Utilisez le terrain d'entraînement le plus éloigné puisqu'il n'est pas occupé en ce moment. Cela vous permettra d'être plus en privé, ce qu'Erisia-san appréciera, je pense. »
« Bien. Allez, Eri-chan. » Dit Renji en se dirigeant vers la porte. Avec quelques pas de shunpo, il la mena tout d'abord dans l'entrepôt d'arme pour y prendre des épées d'entraînement, en choisissant une qui aurait la bonne taille et le bon poids pour ses débuts et une autre pour lui avant de la conduire au terrain d'entraînement.
« Alors, t'as déjà tenu un katana avant ? » Demanda-t-il.
« Non, je n'en ai vu que dans des films. » Répondit-elle tout bas.
« Je m'en doutais. Y a pas de honte à ça, Eri. Je suis allé assez souvent dans le monde réel pour savoir que c'est pas fréquent là-bas. » Dit-il en riant. « Même si c'est ta première fois, as-tu une idée de comment la tenir ? » demanda-t-il en l'observant.
Eri essaya de se rappeler le dernier film qu'elle avait pu voir et d'imiter la tenue de l'épée. Sa pose était extrêmement maladroite. Renji se mit à rire et à secouer la tête. Il alla derrière elle afin de corriger sa position.
Il ne pensait à rien d'autre qu'à lui montrer la bonne position, ce qui était beaucoup plus pratique à faire ainsi. Mais il avait envahi son espace personnel sans s'en rendre compte et Erisia était mal à l'aise. Il était dans son dos, un bras de chaque côté, bougeant ses mains pour les placer correctement sur la poignée du boken.
Elle devint toute rouge, on aurait pu croire qu'elle essayait d'atteindre la même couleur que les cheveux de Renji. Elle essaya de s'écarter un peu. Étant donné ce qu'elle avait vécu son enfance, cela n'avait rien d'étonnant qu'elle essaye de fuir tout contact. Bien qu'elle sache qu'elle pouvait faire confiance en Renji, perdre des réflexes engrainés en elle depuis des années allait nécessiter un peu de temps.
Renji remarqua qu'elle était toute rouge, ce qui l'étonna. Il recula un peu et observa que même son énergie devenait moins tendue. « Tout va bien, Eri-chan ? » Demanda-t-il.
Elle se sentit stupide. Et en même temps, elle n'avait jamais été très proche des autres en général, pas depuis la mort de sa mère du moins. Et puis c'était quand même un homme. Même s'il n'y avait aucune ambiguïté, c'était déjà bien plus de contact que ce à quoi elle était habituée. « Oui, tout va bien. » Répondit-elle tout bas. Il haussa un sourcil, sceptique.
« Si je veux t'apprendre quoi que ce soit, Eri-chan, va falloir me faire confiance. » La gronda-t-il. C'était un très petit chantage, mais il avait vraiment besoin qu'elle lui fasse confiance.
« C'est juste que... je ne m'attendais pas à ce que tu t'approches autant. » Dit-elle en marmonnant. Or, Erisia ne marmonnait jamais d'habitude. Elle était vraiment mal à l'aise.
Renji mit quelques secondes à comprendre enfin. Ses yeux s'écarquillèrent et il se mit à rire. « Eri, t'as rien à craindre de moi. Je sais pas si t'as remarqué mais j'ai décidé de t'adopter plus ou moins officieusement comme petite sœur. C'était juste la façon la plus pratique de te montrer. D'habitude, j'ai pas besoin d'être aussi près mais tu es toute p'tite alors j'avais pas le choix. » Expliqua-t-il, riant toujours.
Elle baissa la tête et fit un petit sourire. « Je ne suis pas si petite, tu donnes l'impression que je suis minuscule, autant que cette fille aux cheveux roses. »
« Ouais, ben, te laisse pas tromper par ce p'tit paquet d'énergie concentrée. Elle a l'air d'une gamine, mais elle se bat pas comme une. »
« D'accord. Bon, on reprend ? »
« oui, oui, tout de suite. Je vais te montrer quelques positions basiques à répéter pour que tu t'habitues au poids de l'épée. Ça peut sembler inutile mais t'as jamais tenu une épée et t'as dû voir les entraînements que nous demandons chaque jour à la division. Sans compter l'expérience, ça t'aidera toujours pour muscler ton bras ou garder la forme. » Expliqua-t-il.
C'était logique. Bientôt, ils répétaient côte-à-côte des mouvements de base. Au bout de trois minutes à peine des mouvements répétitifs, elle avait l'impression que ses bras étaient devenus du plomb. Comment pouvaient-ils faire ça pendant des périodes aussi longues ?
« Entraînement et temps. C'est la seule différence qui te sépare d'eux. » Rappela Kumori.
Pour le moment, elle avait l'impression qu'il y avait plus que ça comme différence. Renji l'observait et remarqua la pointe du boken de plus en plus basse à chaque mouvement. « Ça suffira pour l'instant, Eri. Ça sert à rien de faire ça jusqu'à ce que la pointe touche le sol. Tu pourrais te blesser et c'est pas le but ici. »
Eirisa était très heureuse d'arrêter. « Je ne sais pas comment vous arrivez à... faire ça aussi longtemps. J'ai regardé la division répéter les mouvements et s'entraîner au combat... Nous n'avons même pas fait ça très longtemps et mes bras sont sur le point de tomber. » Dit-elle en soupirant.
« On est bien plus entraîné que toi, Eri-chan. C'est tout. Tu vas t'améliorer. Fais-ça un peu tout les jours. Même si c'est que dix minutes. Bientôt, dix minutes deviendront faciles, tu pourras alors durer plus longtemps. Peu à peu chaque jour, et tu finiras par te tenir avec le reste de la division, à répéter les mouvements sans que tes bras te donneront l'impression d'être sur le point de tomber. » Dit-il en riant.
« C 'est bien plus de travail que ce que je pensais. »
« Ouais, ça nous a tous fait la même chose au début. Ça a l'air génial quand t'en entends parler la première fois, et puis après les premiers entraînements, t'arrives à un point où tu te demandes qu'est ce qui a bien pu te passer par la tête. Quelques uns abandonnent à ce moment là. Ça arrive à chaque promo, y a toujours des gens qui partent en cours de route. On n'est pas tous capable de faire ce métier, Eri. Mais ceux qui se cramponnent jusqu'au bout, ils oublieront pas ça facilement. Ils voient qu'avec du temps et de l'entraînement, ça devient plus facile. C'est dur, et c'est du boulot. Mais si tu me demandes après tout ça, tous ses combats... Je te dirais que ça vaut le coup, à chaque fois qu'on renvoie un de ces bâtards au néant, ça vaut le coup. À chaque fois qu'on rend la paix à une âme, ça vaut le coup. À chaque fois qu'on sauve un camarade, ça vaut le coup. Tu penses en être capable, Eri-chan ? » Demanda-t-il en la regardant.
Elle réfléchit à ce qu'il venait de dire, mordillant ses lèvres. Puis, elle leva les yeux pour rencontrer ses prunelles rouges. « Oui, je pense bien. » En tout cas, c'est ce qu'elle voulait.
« Bien, alors maintenant, reprends les mouvements. » Dit-il en riant.
