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Chapitre 9 : Le défouloir


« Alors ? S'enquit le rouquin.

- Voilà, voilà, laisse-moi le temps de respirer entre chaque phrase, protesta Harry. Il s'agit d'une potion assez complexe, mais avec un peu d'aide tu devrais y arriver.

- Que nécessite-t-elle ? Répondit Ron avec enthousiasme.

- Hum, et bien, il faut un certain nombre d'ingrédients, mais nous devrions nous en sortir en piochant dans les réserves du professeur Rogue, souris malicieusement le brun.

- Et bien, qu'attend-t-on pour commencer ? S'écria son ami, très enjoué. ».

Harry lui répondit par un sourire avant de se lever, suivit de près par Ron et il empruntèrent les couloirs interminables de Poudlard jusqu'à la remise où le professeur Rogue gardait des réserves d'ingrédients en cas de manque, ainsi que les potions les plus utilisées quotidiennement. Ils en ouvrirent la porte puis la verrouillèrent derrière eux, s'assurant de ne pas avoir été remarqué en jetant de discrets coup d'œil autour d'eux. Ils cherchèrent chaque ingrédient dont ils avaient besoin.

« Baies de sopophorus, écorce de saul, sueur de lézard... marmonnait le brun en lisant attentivement les étiquettes des bocaux qu'il passait en revue.

- Plume d'hyppogriffe, écaille de dragon, larme de phœnix... continuait Ron.

- Par Merlin, c'est impossible ! S'étrangla Harry. ».

Devant ses yeux, entre le verita serum et le polynectar se trouvait la potion qu'ils cherchaient. Ils n'auraient même pas à la préparer, ça serait ça de moins à faire, mais le vraie question était : pourquoi était-elle rangée ici, à disposition « si besoin » ? Harry leva un sourcil interrogateur en ébouriffant ses cheveux d'un geste de la main avant de s'adresse à son meilleur ami.

« Te rends-tu compte ? Il y en avait juste ici ! S'exclama-t-il.

- Mais enfin, pourquoi garder ça ici, tout le monde pourrait s'en procurer tellement facilement ! S'indigna le rouquin.

- Ce n'est pas non plus interdit comme potion, s'amusa le brun, même si c'est un peu incongru de la trouver ici, au milieu du verita serum et du polynectar.

- Tu crois que des professeurs s'en... servent ? Fit Ron, avec une grimace de dégoût.

- Je ne préfère pas y penser, si tu veux tout savoir, rit Harry. ».

Ils se regardèrent un instant, et sans plus hésiter prirent deux fioles de la potion avant de sortir de l'ignoble cagibi froid et humide.

« Pourquoi deux ? Questiona Ron, nous devrons en prendre une chacun avec Hermione ?

- Non, c'est pour moi, répondit timidement Harry.

- Pour toi ? Bah voyons ! Souffla le rouquin avant de se mettre à marcher.

Ils revinrent près de la grande salle avant de se séparer.

« Je vais retrouver Drago, informa le brun, je le trouvais un peu bizzare tout à l'heure, il faut que je lui demande comment s'est passée la confrontation avec ses amis. ».

Sans un mot de plus, il adressa un dernier regard à son ami, lui donna sa fiole et fit demi-tour pour partir à la recherche de son petit-ami. Il alla jusqu'à sa chambre de préfet, et prononça le mot de passe. Il entra, et appela, mais personne ne répondit. Pas une note, rien ne pouvant lui indiquer où Drago se trouvait. Il descendit donc dans les donjons, pensant que peut-être le blondinet s'entraînait dans la salle de potions, mais il n'y vit personne. Inquiet, il parcourut tout Poudlard en long et en large, ne trouvant aucune trace de sa moitié. En fin de course, il intercepta Blaise qui passait par là et ne réfléchit pas avant de le questionner.

« Bonjour Zabini, aurais-tu vu Drago ? Je le cherche.

- Pourquoi l'aurais-je vu ? ».

Harry resta sous le choc de la réponse du serpentard en le regardant s'éloigner comme si de rien n'était. Les yeux ronds, il fini la conversation dans sa tête.

« Peut-être parce que tu es son ami ! Maudit serpentard. ».

Il ne lui restait plus énormément de temps avant que l'horloge sonne seize heures, et il avait passé son après-midi à chercher Drago qui avait disparu de la circulation. Il fit une ultime tentative dans le parc, et aperçu au loin une tête blonde, allongée dans l'herbe humide, totalement immobile. Il couru jusqu'à elle, craignant pour son aimé. Lorsqu'il arriva à lui, Drago ne tourna pas le regard, fixé sur un point imaginaire dans le ciel gris de novembre.

« Drago ? Appela-t-il.

- Hum ? Fit le blond.

- Je t'ai cherché partout cet après-midi, tu aurai pu me laisser un mot pour me dire où tu étais, je m'inquiétais !

- Pour si peu ? Cracha le serpentard.

- Mais qu'est-ce qui te prend à la fin ?! S'énerva le brun.

- Que veux-tu dire par là ? Lâcha innocemment Drago.

- Ce que je veux dire ?! Hurla Harry, je veux dire que tu pars presque en courant de la grande salle sans même m'adresser un regard, puis tu disparais toute la journée sans donner signe de vie, et quand enfin je te retrouve alors que j'ai parcouru tout Poudlard à ta recherche, tu ne me regardes même pas et tu me réponds froidement comme si j'étais le dernier des imbéciles !

- Il faut te calmer Potter, répondit-il simplement. ».

La rage s'empara de Harry, ses poings se serrèrent, ses lèvres se pincèrent et il hurla intérieurement que Drago n'était qu'un abruti, mais il n'eut pas la force de le crier vraiment. Il était peut-être aussi énervé que déçu. Alors, une mine dépitée, il tourna les talons et parti sans un mot.

« Où vas-tu Harry ? Tenta Drago, conscient de sa maladresse, et regrettant déjà.

- Parce que maintenant tu t'y intéresse ?! Fociféra le brun. »

Puis il continua son chemin vers le château en ignorant les multiples interpellations de son compagnon. Blessé, des larmes lui montaient aux yeux. Il était pourtant innocent, il n'avait rien à se reprocher, mais visiblement sa vipère ne le voyait pas de cet œil. Il aurait voulu oublier cette scène sur le champs, mais elle lui restait en tête comme une vieille rengaine qu'on ne peux pas oublier. Il essuya une larme qui avait coulé le long de sa joue, renifla doucement tout en se dirigeant vers sa salle commune pour y retrouver ses amis, histoire de se changer les idées. Mais, à son grand désespoir, la salle était complètement vide. Il s'assit donc sur un canapé, et, épuisé par toutes ses émotions, tomba dans un sommeil profond.

De son côté, Ron avait surpris Hermione en la retrouvant en salle d'étude avant de la tirer par la main jusque dans une salle de classe déserte au cinquième étage. Ils étaient entrés, puis il avait refermé la porte en la verrouillant et en ajoutant un sortilège d'assourdissement.

« Mais qu'est-ce qui te prend Ronald ? S'indigna la jeune gryffondor. ».

Sans lui donner l'occasion de finir, Ron la leva du sol avant de l'asseoir sur un bureau et de l'embrasser fougueusement.

« Oh, je vois, fit Hermione, monsieur est d'humeur coquine aujourd'hui.

- Tous les jours, avec une femme comme toi, répondit-il en rougissant terriblement. ».

La jolie brune lui rendit son baiser en l'approfondissant toujours plus, arrachant des frissons au rouquin déjà tremblant. Sans l'avertir, elle plongea une main dans son caleçon pour sentir l'érection du jeune homme entre ses doigts. Il eut un hoquet de surprise qui fit vite place à des gémissement de plus en plus bruyants à mesure que la gryffondor accélérait le mouvement de sa main le long de sa verge.

En un tour de main, Hermione fit disparaître leurs vêtements d'un sortilège et ils vinrent se poser sur une table adjacente. Ils étaient à présent nus l'un contre l'autre, se frottant affectueusement comme deux chatons, Ron mordillant le coup de sa partenaire. Il fit descendre sa bouche le long du corps de la brune qui s'allongeait progressivement sous les baisers de son amour. Il s'attarda sur la poitrine de la jeune fille qui gémissait doucement, la tête relâchée en arrière, le front déjà humide. Il descendit ensuite de plus en plus bas jusqu'à atteindre l'entre-jambe de sa petite-amie qu'il embrassa amoureusement, la faisait frémir. Il lécha avec concentration et abondamment son intimité avant de se relever. Il se plaça à l'entrée du tunnel de plaisir de Hermione et la pénétra doucement, la faisant gigoter comme un cognard. Il commença des vas et viens profonds et rapide, se mouvant avec faciliter à l'intérieur de la jeune fille, balbutiant son nom dans des vagues de désir fréquentes. La brune enroula ses jambe autour de la taille de Ron pour le pousser violemment à l'intérieur dans un ultime moment de jouissance. Il vint en elle, s'écroulant sur le corps chaud et transpirant de sa moitié, haletant et trempé. Leurs ébats étaient toujours plus sensuels et délirants de plaisir à mesure qu'ils prenaient de l'expérience, alors qu'est-ce que cela serait avec l'Eros Dyonisias.

« Merci mon amour, murmura Ron à l'oreille de la femme de sa vie.

- J'adore quand tu me remercie après l'amour, s'amusa Hermione, tu es vraiment à croquer.

- Et toi alors ! S'écria-t-il.

- C'est de mieux en mieux, je ne pourrais jamais m'en lasser... confia la brune.

- Penses-tu que je le puisse ? Plaisanta Ron.

- Impossible, répondit-elle, se mettant à rire de toutes ses forces. ».

Ils restèrent un moment dans cette position, tout à fait à l'aise l'un contre l'autre, puis il se rhabillèrent de façon lasse, quelque peu fatigué par leur petit moment câlin.

« Tu sais où est Harry ? Demanda Hermione.

- Il est parti chercher Malfoy tout à l'heure, je suppose qu'il n'ont pas fait quelque chose de différent de ce que nous avons fait, rit Ron.

- Ça ne m'étonnerait pas, et il s'appelle Drago ! Gronda la brune. ».

Le rouquin leva les mains en l'air en signe d'excuses et prit Hermione dans ses bras tout en avançant vers leur salle commune.

Lorsqu'ils arrivèrent dans la salle commune des Gryffondors, elle était quasiment vide, à l'exception d'un unique individu affalé sur un des divans, à l'écart dans un coin de la pièce. Ils reconnurent leur ami, endormi comme si il était resté éveillé durant des mois et qu'il venait enfin de s'endormir. Ils s'approchèrent à pas de loup et s'installèrent près de lui. La brune lui caressa la bras gentiment pour le faire émerger. Il ouvrit derechef les yeux au contact de la jeune fille, dans un sursaut de stress ultime.

« DRAGO ! Hurla le pauvre petit brun.

- Et non, perdu, fit Hermione d'une voix douce, tu t'attendais à le voir ici ?

- Non, enfin oui mais... Enfin je l'espérais... répondit-il, désemparé.

- Que s'est-il passé ? Grogna le rouquin, penché au-dessus de son ami.

- Je ne sais pas à vrai dire, tout est allé si vite, je n'ai même pas eu le temps de comprendre, se résigna Harry.

- Vous avez eu une dispute ? S'enquit la brune, caressant de plus belle son épaule.

- Je crois bien que oui, révéla-t-il, la gorge serré et le cœur noué.

- Tu n'en es pas sûr ? Plaisanta Ron.

- Il me semble que ce n'est pas vraiment le moment de plaisanter Ronald, cracha sa petite-amie.

- Qu'est-ce que j'ai fais encore ?! S'indigna-t-il.

- Elle a raison, comme toujours d'ailleurs, se résigna Harry, je ne suis vraiment pas d'humeur à plaisanter aujourd'hui...

- Raconte-nous ce qui ne va pas, nous pourrions peut-être te venir en aide ! Le rassura la jeune fille.

- Je suis sûr que oui, ça ne fait aucun doute, il y aura toujours une solution, ce dont je ne suis pas vraiment sûr en revanche, c'est que j'aie vraiment envie d'en trouver une moi-même, ou encore de vous charger les bras avec cette histoire, avoua-t-il. ».

Le couple dévisageait Harry, ne comprenant rien à ce qui s'était passé. Il leur expliqua donc sa journée, la recherche de Drago, puis leur « discussion », mais il ne pu leur expliquer la réaction excessive et injuste du blond qu'il n'arrivait toujours pas à s'expliquer lui-même, ça aurait été très difficile à expliquer à une tierce personne. Ses amis l'avaient écouté attentivement, sans plus comprendre que lui. Ils étaient plus que choqués de la réaction de Drago qui pourtant avait l'air si niais et amouraché de leur ami ces derniers temps. Encore un mystère que les Gryffondors allaient devoir résoudre. Ce n'était pas le premier, ni le dernier sans aucun doute. Ron et Hermione était décontenancés devant l'état de décrépitude intérieur dans lequel se trouvait Harry. Il était décomposé, morne, les yeux dans le vague, le visage totalement crispé et tendu, comme le reste de son corps. Il secouait nerveusement ses jambes et ébouriffait frénétiquement ses cheveux. Perdu dans ses pensées, il n'arrivait pas à se concentrer sur les solutions que ses amis cherchaient à lui apporter. Il ne pensait qu'à une seule chose : Drago. Pas à ce qu'il pouvait y avoir autour de la personne de ce grand blond charismatique à l'allure aristocratique et au charme envoûtant, seulement lui. Il se demandait ce qu'il allait advenir de leur couple maintenant qu'ils venaient de vivre leur première grosse dispute. Bien sûr, les couples survivaient en général à cette fameuse première dispute, mais étrangement tout prenait des proportions phénoménales avec le serpentard. La moindre altercation se transformait en drame national.

Il reprit ses esprits, ses amis étaient toujours près de lui, se creusant la tête afin de trouver quoi faire dans ces conditions. Il les toisa avec douceur et affection, son regard trahissait toute l'admiration et l'amour qu'il avait pour eux.

« Je suis tellement désolé de vous causer autant de soucis... Sans moi votre vie serait plus tranquille, s'excusa Harry.

- Mais tu veux rire ?! S'insurgea le rouquin.

- Elle serait également plus monotone, moins passionnante et surtout vide, Harry, jura Hermione.

- Mais vous ne seriez pas mis en danger à chaque instant par mes moindres faits et gestes ! Se justifia le brun.

- Que serait la vie sans un peu de rebondissements et d'angoisse ? Interrogea Ron, tu nous as plus apporté que n'importe qui sur cette terre, nous sommes une équipe, trois jeunes garnements indissociables, inséparables et surtout inimitables !

- Et en tant que meilleurs amis de l'univers, nous te conseillons d'aller retrouver Drago dans sa chambre et de percer l'abcès une bonne fois pour toute avec lui, lui demander ce qu'il te reproche et pour quelle raison il t'a parlé de cette façon, demande lui des comptes, c'est ton droit, surtout si c'est à toi qu'il a fait du tort, vous êtes ensemble, quand-même, rebelle-toi, Harry James Potter ! S'exclama Hermione avec une conviction profonde, afin de transmettre à son ami sa détermination.

- Oui, tu as raison, il est hors de question que je me laisse marcher dessus de cette façon, à plus forte raison si je n'ai rien fait pour mériter ça, s'enhardit-t-il, j'y vais ! Merci encore, vous être plus que géniaux ! ».


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