Bonsoir !
Merci pour vos lectures et vos reviews :D
S-Lay L. : Seul son corps, c'est seulement lui qui possède des réflexes. Mais en soit, il ne prend aucun plaisir bien au contraire ! Oui... on dirait... ou pas !
Lady lisa-chan : J'aime vous faire mariner :p Hum... je ne vois pas Tanaka en démon perso... toutefois, il a un rôle important lequel, je ne sais pas encore... mais à voir ;p Non jamais, je ne veux surtout pas me marier (sauf à la rigueur pour les impôts comme je te l'air déjà dit^^'). Nan voilà ;p A ton avis :D Mine de rien, cela lui serait utile^^ *l'air de rien* moi suis pas perverse et j'aime pas les lemon, ces truc dégueu là ? Baaaaa *toussote* Mais nan t'es pas chiante ;p (mais nan, il est bien mieux que moi^^').
aviva94 : Elle arrive ;p
JuliaLoveKuro : Tu te demandes comment il va réagir, eh bien, voici la suite ;p
My Sweety Angel : Merci Mon Ange :) ben j'espère que je vais tout autant réussir dans cette deuxième partie^^
Bonne lecture ;p
Ciel ouvrit ses yeux larmoyants et fixa Sebastian.
_ J'ai mal, Sebastian. Terriblement mal. Mais je ne sais pas si c'est le fait que tu me prennes encore de cette manière ou que la confiance soit détruite. A moins que cela soit autre chose, je ne sais pas. Je sais juste que j'ai mal, démon. Et c'est de TA faute, accusa-t-il avant de se cacher dans ses mains, étouffant un sanglot.
De son côté, Sebastian avait cessé de bouger et fixait son contractant sans dire un mot. Puis, il soupira.
_ Vous avez gagné, fit-il en bougeant, commençant à se retirer en essayant de pas faire de mal au jeune garçon.
Ciel le retint par la cravate en envoyant un regard noir.
_ Qu'est-ce que tu fais ?
Un silence.
_ Je t'ai posé une question.
_ Je me retire et je vous laisse tranquille…
_ Non !
_ Que ? Mais je pensais que…
_ Oui, coupa Ciel. Ce que tu me fais, me fait horriblement mal et me blesse profondément. Mais Sebastian, rappelle-toi, la première fois qu'on s'est… rencontré. Et que tu m'as marqué, inscrivant ton sceau dans mon œil, j'ai eu mal, terriblement mal. Et je savais pleinement que tu n'étais qu'un démon, une bête cauchemardesque. Sauf que, vois-tu, nous avons tellement joué au maître et au majordome que nous avons tendance à oublier nos vrais rôles : celui de l'enfant contractant et du démon mangeur d'âme. Et c'est aussi pour cela que nous nous détruisons. Alors, Sebastian, continue ce que tu fais. Je veux que tu me fasses rappeler la bête que tu es. Je ne veux pas perdre de vue ce que tu es.
_ Ce que vous dîtes est absurde…
_ Parce que tu parles en tant que majordome. Mais le démon que tu es, lui, ne veut qu'une chose. Moi. Uniquement moi. Et pas que mon âme hélas. Et avant que je pleure, la bête tapie au fond de toi allait continuer à m'infliger ces terribles coups. Alors, continue.
Ciel avait lâché sa cravate et fixait Sebastian d'un regard déterminé mais aussi désespéré. Sebastian ne savait pas comment réagir et il se mordit la lèvre. Il ferma les yeux puis, il renfonça de nouveau sa dague entièrement en l'enfant. Ce dernier avait pris le coussin et le mordait, étouffant un gémissement de douleur.
Sebastian l'observait, le fixait tout en lui infligeant des coups de butoirs d'abord doux, essayant de l'habituer à sa présence. Puis, il accéléra tandis que Ciel pleurait et gémissait en silence. Le démon en lui se délectait de sa détresse mais de l'autre… cela le dégoutait. Il se dégoutait lui-même et observa son contractant se cambrant et gesticulant sous la douleur. Puis, Ciel ouvrit ses yeux et plongea dans le regard carmin.
Cela surprit le jeune garçon. Les iris brillaient mais il s'attendait à des sentiments de désirs ou de moquerie. Ce n'était pas le cas. Il eut lu presque de la douleur ainsi que d'autres émotions tourmentées.
Le démon devait se rendre compte lui aussi de leur jeu sur-joué et menteur.
Ciel tendit la main et toucha le visage de la bête, les larmes coulant de ses grands yeux. Sebastian se baissa doucement sur lui et lui donna un baiser aérien, et en rien de bestial. Il continua ainsi à le marteler, de plus en plus forts alors que ses baisers exprimaient l'effet inverse. Après un interminable moment aux yeux de Ciel, il sentit le démon se déverser en lui, arrachant un râle de plaisir. Il se retira doucement et s'assit sur le bord du canapé, laissant son jeune maître encore allongé et crispé. Le majordome se prit la tête dans les mains. Il lâcha un soupir.
_ Votre majordome vous demande pardon de ne pas pouvoir vous protéger de la bête qui vous cause du tord.
Ciel déglutit et essuya les dernières larmes restantes.
_ Je ne lui pardonnerai pas, trancha le jeune Comte. Il a failli à son devoir. Mais de l'autre, je ne lui en veux pas, c'était inévitable.
Sebastian tourna un peu la tête, soulevant une de ses mains afin de voir son contractant. Ciel le vit et se leva doucement, cachant sa nudité avec sa chemise. Il grimaça, il avait mal au bas du dos, bien évidemment. Avec une extrême lenteur, Ciel s'assit aussi sur le canapé, ses petits pieds touchant le parquet tiède, mais rassurant.
Un long silence s'installa entre eux deux.
_ Voulez-vous une tasse de lait chaud ? Ou une pâtisserie ?
Il vit Ciel hocher la tête de gauche à droite.
_ Non. Je ne veux rien. Je veux juste dormir et essayer de me reposer.
Sebastian grimaça. Il ne cachait même pas ses émotions à l'instant. Si son jeune maître refusait du lait et des pâtisseries, c'est que cela était vraiment grave.
_ Je vais vous border dans ce cas. Puis-je vous porter jusqu'à votre lit au moins ? Je ne voudrai pas que vous fassiez encore plus mal en marchant.
_ D'accord, souffla-t-il.
Sebastian se leva, se rhabilla et remit correctement ses mèches onyx en place. Il se tourna vers son contractant et le prit dans ses bras. Ciel accrocha automatiquement ses bras à son cou et posa sa tête contre son torse.
_ Bocchan, je vous en prie et promettez-moi, ne vous infligez rien. Si vous souhaitez vous débarrassez de la saleté, faites-le moi savoir.
_ Non, ça va aller. Je ne vais rien faire. Je devrai m'y habituer si cela se reproduit.
_ Cela ne se reproduira pas, contredit le majordome.
Ciel leva ses yeux vairons vers lui.
_ En es-tu sûr ?
Sebastian soupira, ne répondant pas.
_ Tu vois, enchaîna le jeune Comte, tu es incapable de prévoir les gestes de cette bête. Alors autant que je m'y fasse. Néanmoins, je ne perds pas de vue cette chose.
_ Soit.
Arrivé enfin à la chambre du jeune garçon, Sebastian allongea Ciel dans son lit et le recouvrit de ses draps. Le jeune noble apprécia la fraicheur du tissu et il se tourna, faisant dos au majordome. Il eut néanmoins quelques difficultés à bouger.
_ Bonne nuit, Bocchan.
Ciel ne répondit pas et il entendit Sebastian partir, refermant la porte doucement.
A suivre...
