Huhu, me revoici ! Je préviens, ce chapitre comporte une scène un peu "chaude". C'est juste pour vous prévenir. ^^

Chapitre 10 : Le pétrin.

POV Sirius Black.

Bon d'accord, elle m'avait à nouveau quitter, dans le sens amoureux et amical du terme. Mais merde, comment voulez-vous que je la définisse ? Une personne que vous haïssez et que vous aimez en même temps. Est-ce seulement possible dans la logique des rapports humains ? On m'avait souvent dit qu'entre l'amour et la haine, il n'y avait qu'un pas. Qu'un pas... Pourtant, il y a tellement de marges entre ces deux sentiments-là. Que faut-il faire ? Choisir un des deux. Mais je savais très bien que je ne pouvais pas l'aimer sans la haïr ou la haïr sans l'aimer. Bordel, pourquoi fallait-il que toutes ces questions tournent dans ma tête sans jamais me lacher. Chaque matin, une nouvelle venait s'incruster dans mon esprit et y rester tant qu'elle n'avait reçu aucune réponse convaincante, puis, comme si cela ne suffisait pas, le lendemain, à peine réveillé, une nouvelle faisait surface, sans que je ne lui demande. Au bout d'un moi, ma tête était en surcharge pondérale en matière de non-réponse.

J'avais beau exposer mes pensées, mes points de vus à James, il ne m'étais d'aucun secours. En vérité, il devenait encore plus débile que d'habitude depuis qu'il était, à nouveau, avec sa si Belle Lily. Déjà que les nuits étaient courtes, à cause du bruits de leurs ébats, il fallait en plus supporter leur trop plein d'amour toute la journée. Au bout d'un moment, c'était devenu carrément insupportable car Lily était une femme. J'aurai vraiment tout donné pour que James aime les hommes. Une femme au milieu d'un désastre ménager, au milieu de quatre garçon, ne pouvait s'empêcher de mettre de l'ordre, de fouiner sous les lits pour attraper quelques chaussettes solitaires, de cuisiner équilibré et le pire c'est qu'un parfum d'abricot flottait dans toutes les pièces. Comment voulez-vous que j'amène une fille dans ce truc efféminé ? Elle allait surement passé que toute une bande d'homosexuel vivait dans le même appartement. Les femmes aiment la virilité, j'en suis pratiquement sûr.

Après tout, lorsqu'une rentre dans la demeure d'un garçon qu'elle a le projet de le mettre dans son lit, ne faut-il pas avant tout, qu'elle voit un désordre désinvolte ? Les femmes aiment les hommes justement parce qu'ils sont justement différents, en tout point, d'elles. Évidement, mes pensées n'étaient basées que sur des suppositions, je n'avais jamais eu l'occasion de demander à une fille ce qu'elle désirait découvrir dans l'appartement d'un homme, en général les choses s'enchaîner si bien, qu'elle n'avait pas le temps de regarder les alentours puisque en un record de trois secondes, elle était en général, étalée à demie-nue sur mon lit défait.

Encore le même jour, le même matin, il fallait absolument que je trouve quelque chose pour briser toutes ces habitudes. Mon professeur se tourna à cet instant vers ma table, en me jaugeant du regard. Je n'avais strictement rien écouter depuis le début du cours. Pour être plus exact, ça faisait bien longtemps que je n'écoutais plus les cours qu'on me donnait. Trop souvent la tête ailleurs, les yeux levés vers le ciel, un jour gris, un autre jour bleu. Un moi que je ne vivais plus. Je me couchais le soir, comme vidé de toutes émotions, dormais d'un sommeil profond et me lever le matin pour aller suivre ceux qui formerait mon avenir. La fin du cours sonna, mais je n'en entendis rien. Restant assis devant mes feuilles éparses et mes jambes étendues en position de détente.

« Black, vous avez trouvé le moyen de vous divertir autrement je suppose ?! »

Le professeur ne jeta aucun regard vers moi, continuant la lourde tache d'effacer le tableau recouvert de craie blanche, ayant écrit en une seule heure des démonstrations complexes sur l'impact scientifique d'un sort sur un corps humain. Je rangeai mes affaires en réfléchissant à la réponse que j'allais pouvoir présentée.

« Je ne sais pas quoi dire, Monsieur. » Pas très convaincant, d'habitude j'aurai mis plus de coeur en donnant une réponse qui aurait mené sur un autre sujet. Il fit volte-face et mon sac tomba à terre. Il s'avança vers moi, dans toute sa splendeur de la vieillesse, pendant une seconde le sourire béat de Dumbledore s'imposa dans mon esprit.

« Je crois que vous êtes amoureux. » dit-il en claquant ses deux mains l'une contre l'autre. Je sursautai, étais-je si transparent.

« Peut-être » répondis-je en baissant les yeux.

« Voyons, on connaît forcement ses propres sentiments !

-Je vous assure, Professeur, que des fois les miens font se qu'ils veulent et m'échappent.

-C'est parce que vous êtes un homme. Les Hommes ont un don pour se cacher à eux-même les choses capables de les rendre heureux. Vous le savez forcement, au fond de vous, ou alors peut-être que vous ne voulez pas en parler avec un vieillard. »

Il me lança un sourire contrit en laissant tomber ses bras le long du corps. J'avais besoin de l'avis de quelqu'un qui connaissait la vie.

« Elle ne m'aime pas justement, du moins c'est ce que je crois. Des années que cette histoire dure, au début, nous nous taquinions, insouciants. Je me suis mis à la vénérer, enfin je veux dire, à l'aimer vraiment. Je crois que je l'aimais, car de toute manière à cette époque je ne savais pas vraiment ce que ça voulait dire. Maintenant je sais. Et le problème c'est que à cause de tout le mal que nous nous sommes faits, je la déteste comme personne et pourtant je ne peux pas m'empêcher de l'aimer, toujours. Vous trouvez ça pathétique pas vrai ? Un homme ne devrait pas parler de ça.

-Qui l'a dit ? Ce ne sont que des préjugés machistes. Allons, voyons mon jeune homme, vous avez compris ce que je vous ai dit toute à l'heure ? Les hommes ont un don pour se compliquer les choses. Aller simple. Allez la voir, tout simplement, en commençant par essayer de comprendre votre passé puis de comprendre comment vous fonctionnez tout les deux. Ensuite, vous pourrez annoncer vos sentiments. Cela ne doit, en aucun cas rester à l'intérieur. Moi qui vous croyez d'un temperement plutôt sociable, vous avez l'habitude de parler, sans hontes, de tous ce qui vous passe par la tête.

-Et si elle ne partage pas mes sentiments ?

-Et quoi donc ? La vie continue, par Merlin ! La vie continue, mais vous ne pourrez pas continuer en restant dans l'incompréhension et dans ce silence. Les mots sont faits pour être dits.

-C'est vrai. J'ai l'impression que vous connaissez toute ma vie.

-Peut-être bien parce que je lis dans vos pensées.

-Comment ? Vous êtes un ...

-Parfaitement. Bien entendu je compte sur votre discrétion.

-Bien sûr. »

Il me lança un clin d'oeil pendant que je me tordais les mains dans tous les sens, honteux d'être mis à nu devant un inconnu auquel je n'avais seulement parler que pour échanger des paroles strictement professionnel. Il me jeta un dernier regard, puis me serra la main. Je ne savais pas très bien dans quel sens il m'avait aidé, mais dans tous les cas, il avait ajouté une succession de question à celles sans réponse.

Je longeai la rue, dans une sorte de tempête intérieure. Dans ces moments là, je ne trouvait en général qu'une seule chose à faire pour aller mieux : Boire jusqu'à en oublier tout, boire jusqu'à ne plus pouvoir mettre un pied devant l'autre et boire jusqu'à ne plus être capable d'aligner un mot derrière un autre. J'ouvris la porte du bar, celui où, quelques semaines plutôt James avait fait un scandale impossible. Le patron ne devait pas se souvenir de mon visage ou même s'il s'en souvenait, il ne devrait pas faire le rapport avec le garçon ivre de tristesse à la recherche de sa petite amie. En revanche, il me fallait d'abord vérifié que le serveur soit absent, car lui, aucun doute il se souvenait très bien de la morsure sur son épaule gauche, lors de la fameuse bagarre. Je jetait un oeil dans la salle et mes yeux tombèrent sur une jolie serveuse. Ce bar n'avait sans doutes pas assez de chiffres d'affaires pour engager deux serveurs. Je m'avançai, rassuré d'éviter une nouvelle catastrophe.

« Je vous sers quelque chose ? » me demanda la jeune serveuse, tandis que je m'assaillais sur un des tabourets face au bar. J'acquiesçai en la regardant en détail. Ses longs cheveux châtains flottaient voluptueusement sur ses épaules nues. Elle se retourna, me laissant le loisir de la contemplait de dos. Depuis combien de temps je n'avais pas eu de relation sexuelle moi ? Au moins un moi, bordel un foutu moi ! J'allais finir par devenir un vieux célibataire aigri, ayant oubliant comment on fait l'amour. Non, décidément, cette fille là serait dans mon lit, avant ce soir, où je ne m'appelle pas Sirius Black ! Ses hanches, visibles grâce à un jean moulant ses jolies formes, bougèrent. Je me redressais en enlevant se sourire trop sadique que j'avais pris depuis que je la matter sans complexe.

« Voilà » Dit-elle en posant mon verre de Vodka ou Vobka, je n'avais jamais réussi à savoir ce que c'était réellement, il n'empêchait que c'était le meilleur alcool moldu que j'avais pu goûter depuis. Elle essuya le comptoir, avec des gestes d'habitudes, sans doutes lasses d'accomplir les même choses tous les jours. Elle n'avait aucun sourire, aucun traits heureux sur son visage.

« Vous avez l'air malheureuse » lui dis-je avant d'avaler une gorgé de ma boisson. Elle leva les yeux vers mon visage en construisant un sourire faux. Elle jeta un coup d'oeil sur la salle, puis lorsqu'elle vit que les clients étaient peu nombreux, elle délaissa sa besogne. Ses mains s'appuyèrent contre le comptoir alors que sa tête se penchait vers moi.

« Vous avez l'air malheureux. Mais je déteste que l'on me vouvoie, je m'appelle Sarah. » dit-elle en me serrant la main. Ses yeux, d'un bleu azur, fixèrent les miens.

« Sirius » lançais-je dans un sourire. « Combien de temps travaille tu dans ce bar ? »

« Trois semaines environ. Les gens n'ont pas l'air très joyeux ici » dit-elle en laissant ma main.

« C'est parce que nous sommes à Londres.

-Je ne savais pas que vivre à Londres nous rendait triste.

-C'est la ville.

-Oui. Je viens d'un trou perdu, je n'ai pas trop l'habitude de côtoyer des gens de la ville.

-Ou peut-être que tu n'as pas l'habitude de côtoyer des gens tout simplement. » dis-je en souriant. Elle se mit à rire, doucement. J'avais presque envie de l'embrasser.

« Peut-être, dit-elle. Alors, citadins Londoniens, comment se fait-il que tu prennes un verre d'alcool aussi tôt ?

-J'avais l'intention de me saouler, je m'ennuyais.

-Peut-être que nous pourrions nous amuser ensemble alors. » dit-elle en attrapant un verre et une autre bouteille. Je souris, la soirée s'annonçait plutôt bien. Elle en bus une gorgée. Nous commençâmes à parler, de tout et de rien, à philosopher sur les gens de la ville en général, au fur et à mesure que les verres s'enchaînaient et que nos joues devenaient rouges d'ivresse.

« Heureusement que le boss n'est pas là. Dit-elle en lançant un rire guttural.

-Tu serais virée à la seconde. Non mais regarde toi, tu es aussi bourré que ma grand-mère à chaque repas de famille.

-Ha bon ? » me demanda-t-elle en passant une main dans ses cheveux. Elle avait fermé le bar, nous étions seuls à présent. Mes idées n'étaient plus très claires, j'arrivai à rire sans culpabiliser. Nous étions assis sur une des banquettes, ses jambes étaient sur les miennes et sa tête couché contre le siège. Un verre à la main, elle se mit à chanter à tue-tête. Je la suivis de bon coeur, pendant que ma main dérivée dangereusement sur ses cuisses. J'étais moins ivre qu'elle, ce qui était quelque chose de véritablement miraculeux. Je me mis à chanter avec elle.

« Tu es entrain de faire le premier pas. » me dit-elle en observant ma main caressant sa cuisse. Je souris en la regardant lever les mains au ciel.

« Oh ! Après tout tu n'es qu'un homme ! » lança-t-elle en riant. Elle se recoucha.

« Tu as un de ces sens de l'observation !

-Tu crois qu'on va coucher ce soir ?

-C'est le genre de truc qui risque d'arriver. »

Elle poussa un soupir de bien être.

« Bon, tu m'as toujours pas dit pourquoi t'étais pas joyeux !

-A cause d'une fille.

-Oh ! Je m'en doutais ! Et cette fille, tu es amoureux d'elle ?

-Je le crois.

-Et tu a prévu de coucher avec moi ?

-Oui, enfin... seulement si tu me le demande.

-Ouaip, c'est ça !

-Je te jure ! Je respecte les filles ! Dis-je en grimaçant. Je n'avais jamais forcé une fille, c'était vrai, mais dans le genre sentimental, je n'avais jamais respecté une conquête.

-Bon je te crois alors. C'est pas légèrement immoral de coucher avec une inconnue alors que tu aimes une autre fille ?

-Si, mais plus désespéré qu'immoral puisqu'elle est partie.

-Ha. Dans ce cas, nous sommes deux désespérés. Nous avons donc le droit de coucher ensemble, sans se servir de l'autre.

-Je suis absolument d'accord !

-Tu sais. Dit-elle en se redressant. Elle me regarda droit dans les yeux, en penchant la tête sur le côté. Je ne te l'ai pas dit, mais je te trouve vraiment attirant.

-T'as l'air vraiment idiote bourrée.

-On me l'a déjà dit, mais tu vois, je suis incapable de contenir mes paroles quand je suis dans cet état. Donc, excuse ma franchise. » dit-elle en riant.

Elle changea de position, se mettant à califourchon sur moi. Les choses sérieuses ou justement peut-être pas si sérieuses commencèrent.

« Déjà ? » demandais-je, ahuris.

« Quoi déjà ? Fais pas ton gentleman, tu n'en es pas un de toute manière. Ria-t-elle » Elle se pencha sur mes lèvres, m'arrachant un baiser sauvage.

Le genre de situation qui pouvait me faire oublier Emily pendant un certains temps. J'ôtais toutes pensées de ma tête et répondis au baiser, sans autre préambule. Elle soupira, alors que mes mains se faisait moins timide sur ses cuisses nues. Je savais comment donner du plaisir à une femme, même dans un endroit aussi peut approprié. Je la levais, la posant sur une table.

« Ha, je vais enfin pouvoir inaugurer ce foutu bar »dit-elle.

J'explosai de rire en voyant ses yeux s'assombrir. Je l'embrassai à nouveau en continuant mes caresses. J'eus plaisir à l'entendre gémir et, trop impatient pour continuer des caresses d'adolescents, j'ôtais sa robe. Elle me releva une poitrine bombée, pas très proéminente, mais tout comme j'aimais. Ma bouche atérit à la naissance de ses seins alors qu'elle se rapprochait au plus près de moi, passant une main dans mes cheveux. Ma main, tira sur l'élastique de son boxer. Elle l'attrapa, trop impatiente, lui intimant de faire ce qu'elle avait à faire pour lui donner du plaisir. Elle enleva mon tee-shirt et regarda mon torse avec un sourire appréciateur. Je lui souris alors que je mettais plus de coeur dans mes gestes. Elle gémis de plaisir, les yeux dans l'ivresse de l'alcool et aussi de ce que j'étais entrain de lui faire.

Elle se mordit la lèvre en passant une main contre mon entre-jambe. Timide comme une vraie jeune fille, elle hésita. Je me remis à l'embrasser, cessant mes gestes, pour la rassurer, qu'elle continue. Elle prit confiance et déboutonna mon jean. Pendant un quart de seconde, je pensai à ma première fois avec Emily. Je me souvenais avec un peu de honte ces moments, où je m'y étais mal pris, trop maladroit. Je revins sur terre quand elle mis sa main sur mon nombril, me rendant compte que nous étions nus à présent. Je l'embrassais à la naissance de son cou pendant qu'elle se couchait un peu plus. Les choses n'auraient pas du se passer ainsi si nous avions été tout deux des personnes normales.

Je m'enfonçais en elle, en me demandant comment le patron réagirait s'il nous surprenait tout les deux, nous envoyons en l'air sur une des ses tables. Les choses se passèrent comme je l'avais prédit, comme j'en eu envie. J'avais oublier Emily. Sarah avait définitivement pris confiance et se donner tout entière une fois, puis deux, puis trois fois. Elle aussi était dans une sorte d'apathie, elle vivait la décadence d'un amour perdue, nous expérimentions la même chose. Nous savions que ce n'étais pas mal ce que nous faisions, c'était en quelque sort un pacte entre nous deux, nous avions besoin d'oublier. D'habitude, lorsqu'une fille beaucoup trop intelligente et sympathique comme elle s'intéressait à moi, je laissais tomber, tout simplement car je refusais de gâcher la vie d'une personne qui était beaucoup trop honnête pour que je me serve d'elle. Mais c'était différent ce soir.

Elle retomba sur le bois de la table, essoufflée, pour la troisième fois, les yeux clos. Je m'appuyais contre elle, en la regardant. Si Emily n'avait pas été présente depuis toujours, j'aurai surement pu tomber amoureux de Sarah. Peut-être les choses auraient été moins difficiles à vivre dans ce cas là. Mais le coeur fait ce qu'il veut, depuis toujours.

« Tu sais Sirius, si tu es amoureux d'elle, il faut que tu la reconquisse. » me murmura-t-elle en caressant ma main. Ma bouche forma un sourire. Elle avait raison.

« Si c'était aussi simple.

-Tu ne veux pas me raconter ?

-Tu me prendrai surement pour un cas mélodramatique fini. Mais c'est peut-être la vérité ! Dis-je en riant. Regarde comme on a l'air de deux idiots, toujours à penser à des amours perdus.

-Oui, je te l'accorde. Nous sommes pathétiques.

-Je te raconterai surement un jour. J'espère que tu en fera de même.

-Oui. Tu crois qu'on peut se voir comme deux amis ?

-Oui. Tu sais, tu m'as dit tellement de trucs sur toi ce soir, que je prévois d'écrire un livre ! »

Elle réfléchit.

« Tu ne m'as pratiquement rien dit sur toi, sur ta famille... d'où viens-tu ?

-D'ici. Il n'y a rien à dire sur moi, sauf si tu tiens absolument à pleurer toutes les larmes de ton corps.

-Ma parole, je suis tombé sur un cas social tragique !

-Merci du compliment ! »

Elle ria en sautant à terre, cherchant du regard ses vêtements. Je me relevais puis me rhabillé. Alors que je revêtais de mon tee-shirt, elle poussa un cris d'horreur. Je me tournai et la vit interdite, une main devant sa bouche.

« Que se passe-t-il ? » demandai-je en regardant autour de moi.

« Les... les capotes. Nous ne nous sommes pas protégés ! » dit-elle en hurlant presque. Je sursautai de nervosité. Je n'avais pas l'habitude d'utiliser ce genre de chose car j'étais un sorcier. Je pris conscience de l'étendue du désastre, comment avions nous pu oublier ? Même saoul comme un chien, je n'oubliais jamais, même avec des moldues. Je la regardai, complètement affolé.

« Merde, merde ! » dit-elle en ne me quittant pas du regard.

« Calme-toi, s'il faut tu n'es pas...

-Je ne peux pas l'être ! C'est impossible ! Bordel ! »

Elle s'assit sur une chaise en croisant ses bras.

« Sirius, tu es conscient qu'on est dans un pétrin pas possible ?

-A ton avis ? Dis-je en me rongeant les ongles.

Il était trop tard pour lui jeter un sort de contraception ! Nous étions foutus.

« C'est quoi déjà ce truc que tu fais pour savoir si tu es enceinte ?

-Un test de grossesse. Dit-elle en ignorant mon non-savoir sur le sujet. Elle était beaucoup trop affolée pour le remarquer. Mais il faut attendre.

-Qu'est-ce-qu'on fait ? Demandais-je.

-On attend.

-Putain !

-Arrête ! M'ordonna-t-elle quand elle entendit ma main tapé contre le mur. Sirius, on attend, je ne suis peut-être pas...

-Et si tu l'es ?

-On y pensera plus tard. Je dois y aller. Dit-elle les larmes aux yeux.

Je me tournais en face d'où elle aurait du se trouver, mais elle s'était déjà envolée. Je frappais de toute mes forces contre le mur, me cassant le poignet au passage. Elle ne pouvait pas être enceinte! Comment j'avais pu être aussi con ?! Qu'allions-nous faire ? Je ne l'aimais pas, elle ne m'aimait pas. Je n'avais pas la sagesse suffisante pour faire un père digne de ce nom ! Mais qu'est-ce-que je dis ?! Tu ne vas quand même pas t'enfuir Sirius ? Bien sûr que non ! Je fermai la porte à clés, en laissant le trousseau dans une sorte de vase. J'espérais au moins qu'ils aient un double. J'enfonçais mes mains dans les poches en pensant au nouveau pétrin dans lequel je m'étais mis. Je n'avais pas le droit de lui gâcher sa vie. A croire que j'étais né pour vivre dans la merde. Haha!