Disclaimer : J.K.R, et tout ça, on sait, patati, patata, gnangnangnangnangnan C'est bon, je SAIS que c'est pas à moi ! (et j'imagine que vous n'êtes pas assez naïfs pour croire qu'un univers de l'envergure de celui d'Harry Potter appartient à une pauvre petite paumée qui trime sur son bac français !)

Enfin un mise à jour! (c'est tout juste si je ne vous entendait pas ronger votre frein jusque chez moi (bon, je rêve, là, mais...) Bon la chronologie, figurez vous que nous sommes déjà arrivés mi-décembre. Donc, Noël n'est pas loin. Néanmoins (je sais pas pourquoi, j'adore ce mot...) Draco est toujours à l'école, et Harry travaille très activement à dérider Lucius. (avec l'aide, bien entendu, de Sirius) Je suis désolée de refaire encore un chapitre, où, du niveau scénarion, il ne se passe pas grand chose, mais bon, c'est simplement irrésistible...Normalement, tout doit se précipiter après les vacances de Noël. ( Et là, vous allez pas comprendre ce qui vous arrive, mes chéris...)

J'ai également l'insigne honneur de vous annoncer que ce chapitre (bien qu'il ne soit pas une perle de littérature...) est dédicacé tout sécialement, avec beaucoup d'amitié, de tendresse, et de voeux pour le futur, à Lunicorne! Comme vous l'avez tous deviné, c'est la copie d'Harry (glissée ingénieusement avec la copie de Draco à la remise des devoirs; comme on le sait bien, les gryffondors et les serpentards ont leurs cours de potions en même temps, donc, il ne risque pas d'être suspect. D'ailleurs, Snape ignore que Lucius est un espions. Mais comme vous allez le découvrir tout au long de ce fic, il y a énormément de choses que l'on ignore à propos de Lucius...).

Bon, j'arrête avec mes déblatérations, et vous laisse à votre lecture.


Sirius regardait pensivement le grand parchemin par-dessus l'épaule de son filleul. Puis le boulier compliqué qui traînait sur le coin du bureau. Il fit bouger quelques boules supplémentaires, et souffla dans l'oreille du garçon pour attirer son attention.

Tu as oublié une retenue.

Harry siffla avec énervement, et ratura trois lignes sur son parchemin.

Je HAIS les mathématiques.

Je sais.

Alors POURQUOI est-ce que c'est MOI qui les fais ?

Parce que c'est un devoir important de Sortilège, et que les maths, ça sert à faire des sortilèges.

Duh. Pô Juste.

Arrête de faire le difficile. Et concentre-toi, si tu veux que la prochaine fois, ça marche parfaitement.

Les longues lignes de chiffres qui s'alignaient devant les yeux de Harry ne menèrent qu'à une chose ce jour-là : un incroyable mal de tête. Il n'était pas sûr que ce soit uniquement de sa faute. Après tout, même Sirius n'y comprenait plus rien. Les variations allaient trop vites pour qu'on puisse les expliquer convenablement.

Il prit dans le tiroir marqueté du bureau une petite liasse de parchemins. Il les relus une dernière fois, avant de se lever, et de sortir du petit bureau que Lucius Malfoy lui avait indiqué comme étant son nouveau lieu de travail. Il tira de sa poche une enveloppe dans laquelle se trouvait déjà un pli, et la garnit de ce qu'il avait dans les mains. Il lécha le bord gommé, et pressa la jointure jusqu'à ce qu'il fut sûr qu'elle était bien fermée.

Il traversa ensuite courageusement quatre couloirs interminables, cinq enfilades de pièces immenses et monta deux escaliers Himalayesques(1). Lorsqu'il fut arrivé en haut du plus long escalier de la plus haute tour du bâtiment le plus vieux de la résidence – secondaire bien sûr – des Malfoys, Harry s'autorisa une pause, et s'assit sur la dernière marche pour reprendre son souffle. Il sortit un bic de sa poche, et marqua un nom à l'envers de l'enveloppe.

Il inspira et expira encore profondément pendant quelques minutes, avant de se relever et de se diriger vers l'unique salle de la tour.

C'était la volière. Il y avait là-dedans pas moins de 114 oiseaux, de toutes espèces et de tout coloris – hiboux, chouettes, aigles, éperviers, corbeaux, coucous, perroquets, canaris …Une ménagerie complète de becs et de plumes, très bruyante et donc excentrée. Pour tout usages – courrier, divertissement, chasse, ingrédients à potions – et ouverte à tous – Malfoys, Malfoys, Malfoys, et Harry. Elle n'occupait pas moins du tiers de la tour en hauteur, et était dépourvue de toit.

Un elfe fort aimable avait expliqué à Harry que des sortilèges très puissants empêchait l'eau d'entrer, et qu'un autre prenait soin de conserver l'endroit propre et net –autant que cela fut possible. Il avait ajouté rapidement, les oreilles rougissantes, que ce dernier sortilège avait été ajouté par une doyenne elfe de la maison plusieurs siècles auparavant à l'insu des propriétaires. Harry avait éclaté de rire, et promis le plus solennellement du monde qu'il garderait le secret, et que c'était très bien comme ça.

Donc, Harry entra dans la volière. La tour était carrée, et donc la volière était carrée, et le morceau de ciel nocturne qui apparaissait tout en haut était carré .Dans l'angle grimpait une petite échelle de bois, jusqu'à une étroite balustrade de bois également. Il y avait alors une autre échelle, puis une autre balustrade, et ainsi de suite jusqu'en haut de la tour. Tout en bas, là où se trouvait Harry, il y avait deux petites tables, une pile de parchemin, trois encriers et une réserve considérable de plumes, pour les courriers de dernière minute.

Le garçon monta deux étages de balustrades, et s'approcha d'une niche. Il y introduisit la main, et en ressortit un jeune corbeau splendide, au plumage noir comme l'encre, aux yeux brillants comme des billes, et au bec terrible. « Salut Cyrano. »

Cyrano, baptisé ainsi à cause de son bec crochu – par, devinez qui, Harry lui-même – émit un croassement sonore peu sujet à l'interprétation. L'oiseau était en pleine sieste, et même si l'humain était sympathique, l'animal se sentait peu de partir en mission pour son petit copain.

Laisse-le dormir Harry. Regarde plutôt qui vient là.

Harry remit l'oiseau dans son abri, et tourna sur ses talons. Sur la rambarde de la balustrade supérieure, juste en face de lui, il y avait un aigle immense.

C'était un animal très sombre, dont le bec avait une teinte de brun presque rouge, et dont les yeux étincelaient comme des torches. Harry se sentit capté à l'intérieur des prunelles rondes et noires. Au dessus de chaque œil, comme pour des sourcils, il y avait une plume blanche. Les serres couleur anthracite qui se refermaient sur le bois du garde-fou semblaient pouvoir soulever un homme et les griffes de ces serres luisaient comme des poignards.

C'est Nerval, l'oiseau de Lucius.

Il a l'air….charmant.

Malfoy, quoi…

Comme poussé par une folie soudaine, Harry tendit le bras, sans rompre le contact visuel qu'il avait avec l'aigle. Après une micro-seconde de réflexion – Harry savait que c'était de la réflexion, et non de l'hésitation : les Malfoys n'hésitent jamais – L'oiseau s'envola, et atterrit sur son bras. Le garçon fut surprit du poids de l'animal.

C'est un aigle de Corilla(2). Ca vit dans les Landes, ce truc, et il doit en rester quelques milliers sur toute la surface du globe.

C'est pas interdit d'en avoir comme familier ?

C'est un lointain cousin du phénix, ça. Il choisit son maître, et c'est très fidèle. Mais c'est beaucoup moins sympathique que le piaf de Dumbledore, à la base. Une vraie boule de nerfs, doublée d'une boule de magie. C'est ultra rapide et ultra puissant. D'ordinaire, ça a un petit tout les douze ans, et ça vit aussi longtemps que son maître. Pour les espèces sauvages, je sais pas.

C'est ça que Lucius Malfoy utilise pour envoyer son courrier ? Pas étonnant que tout le monde fasse dans son froc.

Harry !

Qu'est-ce qu'il fait, là ?

Depuis plusieurs minutes, l'oiseau n'avait pas bougé. Il se contentait de regarder dans le fond des yeux de Harry, et celui-ci était sûr qu'il arrivait à lire dans ses pensées. C'était une expérience beaucoup plus désagréable que sa première rencontre avec Fumseck.

Je crois qu'il te juge.

Heing ?

Il décide si oui ou non, tu es assez bête pour qu'il prenne le droit de te crever un œil, si tu préfères. Je serais toi, je ne bougerai surtout pas.

Si je bouge, il me crève un œil ?

Je ne sais pas. Mais il parait que ça fait moins mal si tu ne bouges pas.

Iiiiiirk.

Mais l'aigle avait décidé que Harry garderait ses deux yeux. Aussi, au lieu de l'attaquer, il poussa un cri – si, si, un cri – aigu et rocailleux. Le sorcier eut le temps d'entre apercevoir une petite langue courte sèche et rigide comme du carton.

Je crois que tu as réussi le test.

Gneugueukoi ?

C'est impressionnant comme tu arrives à perdre tes moyens dans certaines circonstances…

Sirius, j'ai faillit finir borgne !

Meuh nan, mon amour ! Sinon, il ne se serait jamais posé sur ton bras.

Harry réfléchi ce jour là très sérieusement à trouver un moyen pour se débarrasser d'un ectoplasme encombrant.

Il reporta son attention sur l'oiseau. Puis sur la lettre qu'il avait toujours à la main. Un sourire joyeux et machiavélique apparu sur son visage. Et il eut la certitude, à ce moment là, que Nerval pensait exactement à la même chose que lui.

Suivit silencieusement par l'oiseau qui planait au dessus de sa tête, Harry redescendit quatre à quatre les centaines de marches qu'il avait péniblement gravi à l'aller, et alla frapper, avec un sourire complice pour son parrain et l'oiseau, à la porte de ce qu'il savait être le bureau de Lucius Malfoy.


Tout allait bien, ce jour-là, dans la Grande Salle de Poudlard. Les élèves s'étaient tous rassemblée parfaitement à l'heure pour prendre le petit-déjeuner dans l'allégresse et la bonne humeur générale, et le soleil levantfaisait d'amusantes figures à travers les vitraux de la partie supérieure des murs.

A la table des professeurs, McGonagall, Chourave et Vector étaient plongés dans les commentaires de la dernière revue pédagogique en date, Dumbledore faisait un concours de blagues avec Bibine assise à sa gauche, tandis qu'à sa droite, Snape était plongé dans on ne sait quelle pensée noire à l'encontre des œufs durs qu'il massacrait avec sa fourchette.

A la table des Gryffondors, il y avait une extrémité qui faisait une bataille de haricots à la sauce tomate, et une autre qui faisait une partie de chat-ballon avec un œuf dur en guise de ballon. Exactement au centre, impassibles et cachés derrière deux éditions de la Gazette, Ron et Hermione vidaient une grande tasse de thé, d'un geste parfaitement synchronisé.

A la table des Poufsouffles, on se passait discrètement les réponses à un devoir de Métamorphose, on comparait anxieusement ses résultats en Arithmancie, et on remplissait fiévreusement les tests astraux de Sorcière Mag. Le tout en s'empiffrant allègrement.

A la table des Serdaigles, il y avait autant de livres que de nourriture. Les classes de troisième, cinquième et septième années avaient un important contrôle de routine en Histoire, et il était impératif de se rentrer dans la tête la date à laquelle Gorblups Le Poilu, roi des trolls, avait décidé de régner sur le monde. (Le lendemain, après avoir décuvé, il s'était contenté d'aller casser la figure à son beau-frère pour l'avoir traité de face de savate) Un silence respectueux régnait.

A la table des Serpentards, tous attendaient que Draco Malfoy ait fini de se servir pour commencer.

Draco Malfoy avait son air des grands jours. Il avait une robe neuve, une cravate neuve, une chemise neuve, un pantalon neuf et un caleçon neuf. Ses cheveux étaient impeccablement coiffés, ses ongles étaient impeccablement manucurés, son sourire était impeccablement sarcastique, et ses oreilles étaient impeccablement propres, merci pour lui.

Et son assiette était enfin pleine.

Il allait entamer, et ainsi marquer le début du repas pour la maison Serpentard, quand un bruit d'aile se fit entendre. Draco Malfoy suspendit son geste, et leva le regard, se retenant de sourire plus diaboliquement encore. A ses côtés, Gregory Goyle trépignait d'impatience.

Puis, ce fut la panique.

De la charpente fondait un oiseau immense, énorme, terrible. Un animal de presque deux mètres d'envergure, aux yeux comme des lampions et au bec comme un poignard.

Dumbledore et McGonagall arrêtèrent brusquement leur conversation, et Snape laissa tomber sa cuillère dans le pot de confiture.

Les batailles de nourriture de la table Gryffondor s'arrêtèrent, et Ron et Hermione baissèrent leur journal.

Les Poufsouffles s'étouffèrent sur leur bacon, et oublièrent instantanément tout ce qui ne concernait pas leur survie. En dehors du test de Sorcière Mag.

Le silence de la table des Serdaigles fut brisé par les conjectures quant à l'espèce de l'oiseau, et de la marche à suivre en cas de danger.

Les Serpentards, eux, observèrent attentivement la fourchette que leur leader avait laissé tomber. Goyle poussa un long gémissement exaspéré.

Draco Malfoy tira son sac de sous sa chaise, passa rapidement un épais gant de cuir, et jaillit de sa place vers l'allée centrale. Il faillit s'étaler de tout son long en recevant l'oiseau sur le bras, et sentit les énormes griffes éprouver la solidité du matériau. Juste avant que l'aigle ne re-décolle, Draco pu attraper l'épaisse enveloppe fixée à la patte. Il sortit de la salle en courant, suivi par l'oiseau qui planait tranquillement au dessus de lui.

Nerval poussa un cri inquiétant, mais pourtant joyeux.

Dans la grande salle, on aurait pu entendre un nuage passer.

Puis, Snape sortit en jetant sa serviette, suivit de près par Dumbledore. Et il se passa une deuxième chose incroyable : le vénérable directeur claqua la porte.


C'est une partie dece qui aurait du être le chapitre dix. (il manque un bon tiers) Mais je ne sais pas quand je vais avoir le temps de m'y remettre, donc, je pense que maintenant, il va falloir être patient.

Je vous embrasse

(1)Himalayesque est un mot que je pense avoir inventé ou alors c'est vraiment un hasard si je l'ai emprunté à quelqu'un. Ca signifie que les escaliers sont très très très très très très très hauts. Voilivoilou….

(2) Corilla est un nom étroitement liéà Nerval, étant donné que le premier est un livre écrit par le second (oulààà...)J'ai prit ces nom, car je les aimais bien, et que le style d'écriture conviendrai assez à Malfoy sénior...