Voici donc le dernier chapitre de ma fanfiction^^ Je suis trop contente!!! A part des oneshots, je n'ai jamais fini complètement une fanfic :D C'est dire ma joie d'en arriver là^^ Et tant qu'à faire, je vous donne le chapitre épilogue en même temsp tiens :P Pas envie de vous faire poirotter encors une semaine pour ce petit bidule de rien du tout...

Sinon ce chapitre, c'est le summum des chapitres que j'ai écris O_O Presque 8000 mots, sur Word pas moins de 16 pages, et à lui seul 240Ko!!! C'est du costaud je vous préviens^^

Je ne sais plus si je l'ai déjà dis mais:

- "tadaima" et "okaerinasai" sont des formules toutes faites, pour dire "je suis rentré(e)" et "bienvenue à la maison"

J'adore ces petites expressions comme ça, quand on rentre ou sors de chez soit^^

Disclaimer : I DON'T OWN SHUGO CHARA, NOR THE CHARACTERS.


Chapitre 10

Deux mois s'était écoulés depuis la naissance de Ren, et les deux parents se faisaient bien à leur nouvelle vie. Malgré sa peur de ne pas être la hauteur, Ikuto se découvrait un don exceptionnel pour s'occuper de son fils. Il savait le consoler et comprendre pour quelle raison il pleurait, il voyait tout de suite quand quelque chose n'allait pas et était vraiment tombé sous le charme du bambin. Amu avait eut du mal à s'adapter, vu qu'Ikuto se débrouillait mieux qu'elle alors qu'il n'avait eut aucune préparation. Mais son cher neko shounen veillait à lui remonter le moral aussi souvent que possible. Quand Ren commença enfin à ne plus confondre jour et nuit, et ainsi dormir en même temps que ses parents, le climat autour du couple s'apaisa. La fatigue accumulée par les cris nocturnes répétés du bébé les avaient beaucoup fatigué, et la satisfaction de voir leur fils faire sa première nuit complète avait été un soulagement.

Malgré tout, il manquait encore quelque chose pour que le tableau soit parfait. En voyant Amu bercer leur fils devant ses yeux, Ikuto réalisa qu'il lui restait une dernière chose à faire pour qu'ils soient tous les trois heureux. Il sortit donc un jour, laissant Amu seule devant la télé, Ren dormait dans sa chambre. Depuis que Ran, Miki, Suu et Dia étaient partis, la jeune femme se sentait souvent seule. Mais alors, tout à coup, elle se sentait l'envie de faire quelque chose de spécifique qu'un des Charas faisait toujours. Elle se voyait ainsi souvent en train de cuisiner, de faire un peu de ménage, de dessiner ou d'écrire, ou même de chanter. Elle ne pouvait plus rester à rien faire, elle devait absolument s'occuper l'esprit. Dans ces moments, c'était comme si ses amies étaient là et l'encourager à continuer.

Cette fois-ci, elle commença à dessiner. Ses gestes n'étaient pas aussi précis que ceux de Miki, mais au moins, ses dessins ressemblaient désormais à quelque chose. Elle dessina sur le papier de petits cœurs, des étoiles à cinq ou six branches, un sapin de Noël sans décoration et un ruban sans fin faisant le tour de la feuille. Elle entendit alors la porte s'ouvrir et Ikuto lancer un « tadaima ». Elle se leva précipitamment et se dirigea dans l'entrée.

-Okaerinasai !

Il se tourna vers elle, ses chaussures et sa veste à leurs places, puis planta un doux baiser sur les lèvres, puis gourmant, il commença à câliner les joues et le cou de sa compagne. Il la regarda un instant, puis reposa un baiser sur ses lèvres.

-Tu es vraiment superbe.

-Ikuto-koi...

Ses yeux brillaient tendrement devant le compliment. Elle aimait tant quand il rentrait et les mettait dans un petit monde à eux, une bulle magique où elle était sa princesse à lui, et lui son prince noir, un vilain garçon au grand cœur qui lui disait toujours des choses si douces. Les pleures de Ren, comme toujours, les sortirent de ce petit monde à part, et Amu alla voir ce qui se passait. Ikuto la regarda aller, puis plongea sa main dans sa poche pour toucher ce qu'il avait acheté. Il sourit de contentement.

~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~

Plus tard dans la soirée, Amu donnait le sein à Ren, qui semblait particulièrement glouton. Il buvait sans modération, et la jeune maman craignait souvent une indigestion, mais curieusement, son estomac semblait bien résister. Bien entendu, comme tous les bébés, le trop plein qu'il avait avalé coulait de sa bouche. Amu, comme chaque jour, essuya donc le lait maternel ressortant de la bouche de son fils, avec un sourire chaleureux. Ce n'était pas de sa faute de toute façon, et elle préférait en rire. Après quoi, Amu lui fit prendre un bain rapide, puis lui mit sa grenouillère et, avant même d'atteindre la chambre, le petit dormait déjà fort tout contre sa mère. Elle le déposa doucement dans son lit, lui caressa la joue puis retourna au salon, où l'attendait Ikuto, assit à la table, son bras accoudé et sa main sur sa joue, avec un sourire ravi sur les lèvres.

Amu se mit à côté de lui et se baissa pour l'embrasser. Il la tira alors dans ses bras, et elle se retrouva assise sur ses genoux. Elle passa ses bras autour de son cou, relaxée. Sa joue était posée sur la tête du jeune homme, au milieu de ses cheveux soyeux. L'odeur de shampooing en émanant avait toujours eut un effet apaisant sur elle. Regardant sa partenaire sourire tendrement, il releva la tête pour que ses lèvres se trouvent juste à côté de son oreille et souffla un petit coup, la faisant frémir. Il y avait toujours eut ce lien électrique entre eux, qui les rendait inséparable et leur donnait le besoin d'être auprès de l'autre. Amu baissa les yeux vers son amoureux, qui lui sourit avant de la prendre dans ses bras. Il la déposa alors doucement sur le canapé et s'installa à côté d'elle, commençant à la câliner. Amu adorait vraiment quand il se comportait comme un chat en manque d'affection, c'était dans ces moments qu'il était le plus adorable, car il la faisait se sentir comme une princesse entre ses bras.

Après avoir fait, comme à l'accoutumé, une belle marque dans le cou de la rosette, il posa son front contre le sien et la regarda intensément dans les yeux, la faisait rougir.

-Amu-koi, je suis vraiment très heureux, plus que je ne l'aurais jamais imaginé. Et c'est grâce à toi.

-M… mais non. N'exagère pas, dit-elle, gênée.

-Non, c'est la vérité. Tu m'as parmi d'accéder au bonheur, sous toutes ses formes, et je crois que je ne pourrais jamais assez te remercier.

Elle le regarda un instant puis passa ses bras derrière son cou, le rapprochant d'elle.

-Ikuto-koi, tu m'as déjà remercié. Ren est le plus beau cadeau que tu m'aies fait.

-Ce serait plutôt à moi de dire ça, dit-il en la regardant avec ses yeux doux.

Elle rit puis plongea ses yeux dans les siens. Elle passa sa main dans ses cheveux et caressa sa joue. Puis elle baissa le regard et rougit.

-Ikuto-koi, je… je vais te sembler égoïste mais… notre situation actuelle ne me plait pas.

-Vraiment ? demanda-t-il sans surprise.

Il savait très bien ce qu'elle voulait. Il attendait qu'elle le demande, vu qu'elle semblait vouloir aborder le sujet.

-Ne va pas croire que je n'aime pas notre appartement ou la vie qu'on mène ! Je suis très heureuse comme ça !

-Mais ?

-Mais… je… je suis une femme… et je… je voudrais…

-Qu'est-ce que tu veux, Amu-koi ? demanda-t-il en caressant sa joue rosée.

-Je veux… me marier avec toi.

Un sourire de triomphe passa sur les lèvres du jeune homme, sans qu'elle ne le voit vu qu'elle avait toujours les yeux baissés. Il releva sa tête et l'embrassa puis s'agenouilla devant elle, tenant ses petites mains dans les siennes.

-Amu-koi, si je te demandais, tu accepterais ?

Elle le regarda tendrement, ses lèvres à peine entre ouverte dans une expression mixée entre la fatigue et l'attente. Elle pencha légèrement la tête de côté.

-Tu veux bien ? demanda-t-elle.

Il sourit puis serra ses mains.

-Hinamori Amu, veux-tu devenir ma femme ?

Un sourire radieux se posa sur le visage de la jeune femme, qui se mit à sa hauteur sur le sol.

-Bien sûr, je ne veux que ça, dit-elle en passant ses bras autour de son cou.

Ils s'embrassèrent tendrement dans les bras d'un de l'autre et, une fois séparé, Ikuto demanda à Amu de fermer les yeux, ce qu'elle fit. Il prit sa main gauche et embrassa le dos, puis tandis qu'elle avait les yeux clos, il pioche dans sa poche et en sortit une bague dorée surmonté d'un diamant, qu'il passa à son annulaire, la surprenant. Elle ouvrit les yeux et vit la bague, la laissant sans voix. Il embrassa le doigt désormais décoré et la regarda avec son éternel sourire narquois. Elle sentit les larmes monter à ses yeux mais jamais ne pleura. Elle se blottit contre le torse de son désormais fiancé, qui la serra fort contre lui.

~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~

3 MOIS PLUS TARD

En ces quelques semaines, Amu et Ikuto avaient réussi à absolument tout organiser. Familles, amis, repas, musique, vêtements, etc… Et le grand jour était enfin arrivé.

Amu se regarda dans le miroir en face d'elle. C'était comme un rêve devenu réalité. Elle portait une robe à dentelles blanches et nacrées, le bas de la robe ressemblant à de la soie. Le haut était en un léger décolleté lui découvrant les épaules, tandis que ses bras portaient des manches blanches débutant juste sous les aisselles et s'arrêtant aux poignets. Ses cheveux remontés en une queue de cheval tenaient un diadème brillant qui tenait le voile sur la tête de la jeune femme. A son cou, un collier raz-du-cou mais pas n'importe lequel. Le ruban était blanc pour s'accorder à sa tenue, mais le pendentif était celui qu'Ikuto lui avait offert pour ses 20 ans, presque un an et demi plus tôt. Elle voulait le porter absolument, car il était un symbole de leur amour. Elle avait un temps penser porter l'Humpty Lock, mais elle se doutait bien que de porter un cadenas autour du cou serait un peu trop étrange pour que les invités, en dehors des Gardiens, comprenne pourquoi elle le portait. Elle regarda encore une fois dans le miroir, vers son visage se reflétant dans la glace. Elle s'était mit un léger maquillage, des couleurs joyeuses. Un phare à paupière orangé accompagné d'un coup de crayon brun pour souligné ses yeux et une pointe de mascara pour rendre son regard encore plus profond. Sur ses joues, aucun maquillage, une teinte rosé naturelle dû au bonheur de l'évènement, alors qu'une fine couche de rose à lèvres se trouvait sur ses lèvres. Elle se sentit plus belle que jamais.

Derrière elle, Rima et Yaya, ses demoiselles d'honneur, et Utau, le témoin d'Amu, qui vérifiait que tout se passe correctement. Les deux demoiselles d'honneur portaient des robes soyeuses couleur pêche avec un fin ruban autour de la taille. Utau rajusta justement le ruban de Yaya, qui avait un nœud plus gros que l'autre. Une fois fait, elle se tourna vers Amu et se mit à son côté.

-Comment tu te sens ?

-Nerveuse, mais heureuse. C'est ce que je voulais, et je ne regretterais pas d'épouser Ikuto.

-Tu as intérêt ! Sinon je ne te le pardonnerais jamais !

Amu sourit à son amie, et presque belle-sœur, qui lui rendit son sourire et passa ses bras autour de son cou et la serra doucement dans ses bras.

-Soyez heureux tous les deux, c'est tout le mal que je vous souhaite, dit-elle, les larmes aux yeux.

Amu posa sa main dans le dos de son amie et serra doucement.

-J'aimerais que toi aussi, tu sois aussi heureuse le jour de tes noces.

Elle se détacha et fit face à al mariée.

-Pour ça, je dois déjà trouver un fiancé.

-Je croyais que Kukai et toi étiez bien ensemble, fit remarquer Rima en faisant un clin d'œil à Yaya.

-Mais ce n'est pas pareil !!! Nous sommes bons amis !

-Seulement ? Mais Kukai à l'air de beaucoup t'aimer tu sais ?

A ceci, Utau vit une légère teinte rosée apparaitre sur ses joues alors qu'elle détournait la tête. Amu sourit. Si Kukai n'était pas fait pour Utau, aucun homme n'arriverait à la supporter. Non qu'elle soit insupportable, mais elle changeait souvent d'humeur et il fallait suivre avec. Kukai réussissait là où beaucoup d'autres auraient déjà claqués la porte au nez. La blonde tourna les talons, le menton haut de fierté et passa la porte de la pièce. Rima et Yaya échangèrent un rire complice pendant qu'Amu se regardait à nouveau dans la glace. Elle pouvait deviner ce que feraient ses Shugo Charas s'ils étaient ici. Ran serait en train d'agiter ses pompoms joyeusement, Miki et Suu retoucheraient si nécessaire quelques dentelles sur sa robe et Dia rajusterait le voile en disant que la brillance de son cœur était éclatante. Amu sourit à s'imaginer cela, quand Rima et Yaya poussèrent un petit cri. Yaya alla alors à la porte.

-Tu n'as pas le droit d'être là ! Yaya te dit de partir !

-C'est vrai ! Le marié ne doit pas voir la robe de la mariée avant la cérémonie ! renchérit Rima.

Derrière la porte, Ikuto était dos à Amu, adossé contre la porte double de droite, qui était fermée.

-Je veux juste parler avec Amu.

-Laissez les filles, dit-elle en se plaçant de l'autre côté de la porte.

Il tendit sa main en arrière, vers Amu, qui posa sa main dans la sienne.

-Tu es nerveuse ?

-O-Oui.

-Moi aussi. Mais tu ne regrettes pas, non ?

-Comment je pourrais regretter ? Je ne me suis jamais sentie aussi bien avec quelqu'un d'autre.

-Pas même avec Tadase ?

-Je… nous étions bien aussi, mais… c'est différent avec toi.

Elle serra sa main. Il en fit de même. Utau arriva alors et vit son frère à al porte. Elle ouvrit grand la bouche de stupeur et se planta vivement devant lui.

-Tu n'es pas sensé être là !

-Je n'ai pas vu la robe d'Amu, si c'est ça qui t'inquiète.

-Tadase et Kukai te cherchent ! Tu as intérêt à retourner à ta place !

Il sourit sournoisement et poussa légèrement Utau d'un doigt sur le front. Elle se massa l'endroit où il avait touché et alla dans la chambre. Amu était sur le point de lâcher quand Ikuto tira doucement son bras vers lui et posa ses lèvres sur le dos de sa main, comme un vrai gentleman, le tout le yeux bien fermé. Il la tira encore un peu, pour lui murmurer à l'oreille.

-J'ai hâte de pouvoir voir comme tu es belle.

Puis il tourna les talons et s'en alla calmement vers l'hôtel. Amu rougit et plaqua ses mains sur son visage.

-Allons Amu, ce n'est pas la première fois qu'il joue comme ça avec toi, fit Utau les mains sur les hanches.

-Mais.., aujourd'hui c'est… c'est notre mariage alors…

Rima prit une main et Yaya prit l'autre et serrèrent doucement pour calmer leur amie. Les parents d'Amu arrivèrent alors, sa mère portant Ren dans ses bras.

-Amu-chan, la cérémonie va bientôt commencer, dit sa mère en lui caressant la joue. Je suis si heureuse que tu épouses Ikuto-kun. C'est un très bon choix.

-Merci mama.

-Je… je…

-Papa, nous en avons déjà discuté je crois, fit Midori avec une aura enflammée autour d'elle, lançant un sourire démoniaque à son mari.

-Mais ce n'est pas ça !!! dit-il en se courbant.

Il prit les mains de sa fille et la regarda droit dans les yeux.

-Je serai égoïste de te dire de tout arrêter maintenant, parce que tu m'en voudras toute ta vie. Alors, je… je veux juste te dire que… que tu seras toujours ma petite fille chérie, et que tu auras toujours ta place à la maison si quelque chose ne va pas, dit-il les yeux ruisselant de larmes.

-Arigato… papa, dit-elle avec un sourire en embrassant son père sur la joue.

-C'est le moment d'y aller, dit Midori.

Tsumugu tendit son bras et Amu passa son bras autour, il allait la conduire devant l'hôtel, à sa demande.

~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~

Une fois les alliances et les vœux échangés, le prête déclara les deux amoureux unis par les liens sacrés du mariage, mais Ikuto n'attendit même pas la suite et embrassa Amu. Quand il se sépara d'elle, il mit un bras dans son dos et l'autre derrière ses jambes et la porta. C'était vraiment un rêve éveillé qu'elle vivait, être entraînée dehors comme une princesse par son chat noir préféré. Elle se cramponna à son cou et posa sa tête contre son épaule alors qu'il la conduisit à l'extérieur de l'église. Le père d'Amu n'avait rien manqué de la cérémonie, il avait tout filmé, et il se tenait déjà devant la porte pour filmer l'arrivée de sa fille et son beau-fils. Quand ils arrivèrent au niveau des marches, Ikuto la reposa et elle passa son bras contre celui de son désormais mari. A côté d'eux, les demoiselles d'honneurs, ainsi que les témoins, Utau et Tadase. Le père d'Amu prit l'appareil photo autour de son cou et prit quelques clichés de la scène. Une fois que ce fut fini, Ikuto et Amu descendirent ensemble les marches, la jeune femme tout rire.

-Amu-chan, tu peux lancer le bouquet, dit Midori.

Rima et Yaya accoururent pour se mettre devant Amu, à un mètre d'elle. Utau, les bras croisés, resta à côté d'elle. Amu se tourna vers elle.

-Allons Utau, va te mettre avec les filles, ça ne va pas te tuer, lui dit-elle.

-Très bien, mais si le bouquet se dirige vers moi, je ne l'attraperais pas.

Elle se plaça à côté des deux jeunes femmes, les bras toujours croisés. Amu sourit, se retourna et envoya le bouquet par-dessus son épaule. Toutes les jeunes filles tendaient les bras en espérant recevoir le bouquet. Celui finit par tomber entre les mains de quelqu'un. Amu se retourna et vit Utau, le bouquet à quelques centimètres de son visage. Visiblement, le reflexe d'attraper avait été plus fort que celui de se décaler. Elle tenait le bouquet du bout des doigts et affichait une expression d'incompréhension. Elle hurla alors à la mariée.

-RELANCE-LE !

Toutes les filles poussèrent un cri d'étonnement alors qu'Amu se grattait nerveusement la joue. Midori se dirigea vers Utau.

-Désolée de te dire ça, mais la magie ne s'opérera plus si Amu-chan le relance.

-Quelle magie ? fit Utau.

-Et bien, on dit que si la personne qui reçoit le bouquet est en âge de se marier, elle se mariera dans l'année.

Utau rougit jusqu'aux oreilles, chose qu'on n'avait jamais vu et hurla qu'elle refusait de se marier. Derrière Ikuto, Tadase riait, une main contre sa bouche pour ne pas éclater de rire. Quand le brun lui demanda ce qu'il avait, il signala la tête de Kukai. Celui-ci était aussi rouge qu'Utau, et bouche bée en plus, titillant de sa main quelque chose dans sa poche.

-Est-ce que par hasard, commença Amu en se pencha vers son premier amour.

-Je l'ai aidé moi-même à choisir la bague. Je pense qu'Utau-chan sera surprise. Kukai-kun avait l'intension de la demander en mariage à la fête cet après-midi.

Amu pinça les lèvres pour ne pas éclater de rire. Mariée dans l'année ? Fiancée dans la journée plutôt… Fallait-il encore qu'elle dise oui.

~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~

Plus tard dans la soirée, la fête battait son plein dans la grande salle de l'hôtel où ils avaient réservé. Les enfants, ainsi que Yaya, s'amusaient ensemble à danser avec l'orchestre, pendant que les adultes félicitaient les mariés. Amu tenait Ren dans ses bras. Le petit garçon regardait avec curiosité tout autour de lui les gens. Il était très calme et s'il se mettait à pleurer, il suffisait à sa mère de le bercer pour qu'il se calme, un vrai petit ange.

Bientôt, la foule demanda à la mariée de danser avec son mari. Ikuto se pencha vers elle et lui murmura quelque chose à l'oreille, qui la fit tourné la tête complètement vers lui. Elle hocha la tête et il sortit lentement de la salle. Elle alla vers ses parents, mit Ren dans les bras de sa mère et demanda à son père de la faire danser. Elle le tira au centre de la piste de danse et se positionna avec lui. Entre temps, Ikuto était revenu et s'était mit devant l'orchestre, son violon sur l'épaule. Amu lui fit un signe de la tête et il commença à jouer. Une douce et joyeuse valse, pendant que la mariée et son père dansaient lentement. Elle lui souriait joyeusement et il fit de son mieux pour retenir ses larmes. Voir sa petite fille, déjà une femme et maman, aussi heureuse lui réchauffa le cœur. Il ne l'avouerait jamais, mais il avait compris depuis le temps qu'Ikuto était le seul homme à pouvoir rendre sa petite princesse aussi heureuse. Quand la musique s'arrêta, le duo en fit de même. Tsumugu posa ses mains sur les épaules de sa fille et embrassa son front, la faisant légèrement rougir. Devant la scène, Ikuto sourit puis il se rendit à la hauteur de sa femme, prit sa main et embrassa le dos de sa main. Il avait déjà remit son violon dans l'étui protecteur et il tenait Amu prête à la faire danser à nouveau.

L'orchestre joua et le jeune couple commença à danser. Amu trouvait le moment parfait, comme dans un rêve. Ikuto la conduisait comme si elle marchait sur des nuages, elle se sentait si légère entre ses mains, et avant qu'elle ne le remarque, la musique cessa, ainsi que la sensation de voler. La foule applaudit, Amu sourit et posa sa tête contre le torse de celui qu'elle aimait tant. Ils sortirent de la piste pendant que d'autres couples commençaient à valser. Kukai attrapa alors le bras d'Ikuto et le tira à l'écart de la rosette, probablement pour parler de sa demande en mariage. Amu rie en voyant le brun clair gesticuler nerveusement devant l'homme chat. Elle tourna sa tête vers la terrasse déserte et décida d'aller prendre un peu l'air. Elle sentit le vent sur sa peau et dans ses cheveux la rafraîchir. Il n'y paraissait pas, mais la température de la salle était très élevée, sûrement dû à toute l'agitation.

Elle entendit alors un petit bruit près d'elle et tourna sa tête. Un homme montait les marches. Il portait un pantalon foncé, une chemise bleu marine et une veste noire. Ses cheveux étaient couvert par un chapeau, cachant par la même occasion ses yeux. Mais Amu n'eut pas besoin de voir son visage pour savoir de qui il s'agissait. Elle s'approcha lentement de lui.

-Vous êtes venu finalement ?

-Oui. Mais je ne vais pas rester.

-Pourquoi ?

-Si Ikuto-san me voit, il risque de me tuer.

Amu détourna les yeux. Elle aurait aimé pouvoir danser avec lui aussi.

-Je peux vous demander quelque chose ?

-Bien sûr très chère, dit-il en s'inclinant comme un gentleman.

-Je voudrais danser avec vous…

Il releva ses yeux, révélant les mêmes yeux que son mari, ou plutôt un œil car l'autre était caché par une grosse mèche de cheveux.

-S'il vous plait, Aruto-san.

L'homme la regarda en réfléchissant, puis il leva sa main vers la jeune femme, qui posa sa main dans la sienne. Il la fit valser lentement sur à peine la surface les cachant de la vue des autres invités, c'est à dire pas plus de 3 mètres. Amu sourit à son beau-père, qui garda un visage inexpressif, semblable à celui d'Ikuto quand il se moquait d'elle en prétendant ne pas s'intéresser à ce qu'elle disait. Elle n'en garda pas moins son sourire chaleureux et, quand ils s'arrêtèrent, il laissa un faible sourire se dessiner sur ses lèvres.

-Je comprends pourquoi Ikuto-san t'a choisi.

Elle s'étonna et le regarda, surprise. Il la regarda puis glissa son unique œil visible vers l'entrée de la terrasse et son sourire s'effaça légèrement. Amu se retourna et eut juste le temps de sentir un bras autour de sa taille puis fut presser contre un torse qu'elle connaissait très bien.

-Ikuto !

Le jeune homme regardait son père biologique avec un regard de défi, comme s'il lui disait d'essayer ne serait-ce que de respirer pour voir sa réaction. Amu regarda son mari, son dos contre son torse, et s'inquiéta de la continuation de cette situation. Aruto ne bougea pas et se contenta de regarder son fils avec son expression vide. Ikuto plissa finalement les yeux.

-Personne ne t'a permis de venir, décocha-t-il.

-Si… moi, fit Amu dans ses bras en rougissant.

Il regarda la jeune femme avec des yeux ronds sans la lâcher, la bouche close. Elle esquiva son regard, se demandant s'il allait lui dire des méchancetés ou juste la lâcher sans la regarder. Au contraire, il resserra son étreinte autour de son ventre, la faisait relever sa tête vers lui.

-Tu ne peux pas t'en empêcher, tu veux toujours que tout aille bien dans le meilleur des mondes…

-Gomen…

-Ikuto-san, je ne comptais pas rester. Je suis juste venu pour remercier Amu-san de son invitation.

Il le regarda du coin des yeux, une lueur glaciale passa au coin de son œil.

-Fait-le et déguerpit.

Aruto rajusta son chapeau pour mieux cacher ses yeux et s'avança vers le couple. Ikuto se courba en arrière, emmenant Amu avec lui. L'homme prit alors la main de la mariée et posa un simple baiser sur le dos de sa main. Il la regarda alors et s'inclina.

-Merci d'avoir voulu de moi, Amu-san.

Elle se sentit mal de le voir autant s'aplatir devant eux, alors elle lui attrapa la main dans un geste de compassion. Ses yeux humides regardèrent celui de l'homme déjà âgé, qui semblait perdu.

-C'est moi qui vous remercie d'être venu, malgré les circonstances.

Il se redressa et tourna les talons après lui avoir sourit une dernière fois et disparut par le chemin où il était arrivé. Mais avant de descendre les marches, il se tourna vers le couple et afficha le même sourire sournois qu'Ikuto, ce qui surpris Amu.

-Prend soit d'elle, et faites-moi pleins de petits enfants, dit-il d'une voix enfantine.

Ikuto grinça des dents et lâcha Amu pour lui courir après, mais le vieil homme était déjà en train de quitter le jardin. Le mari se pencha autant que possible sur le balcon et hurla à pleins poumons.

-DEGAGE ABRUTI !!!

Amu sentit son sourcil faire du yoyo mais soupira sans rien dire. Ikuto se tourna alors vers elle, une expression de contrariété sur son visage. Elle resta là où elle était, attendant qu'il vienne à sa rencontre. Et se fut fait, en un pas souple, il se trouva devant elle. Elle baissa les yeux, n'osant pas regarder si ses yeux exprimaient la colère, attendant qu'il commence à lui faire la leçon. Elle attendit nerveusement, mais aucune parole, aucun geste, rien ne se produisit. Elle releva lentement les yeux et vit qu'il la regardait avec tristesse. Il était déçu d'elle ? Elle sentit son estomac se tordre à cette pensée. Lui ferait-il encore confiance ?

-I-Ikuto-koi… je sais que… que tu ne voulais pas… mais je… je voulais juste… Gomen… Gomen !

Elle rentra sa tête dans ses épaules, essayant de retenir ses larmes en attendant sa réponse. Elle fut étonnée quand elle sentit ses bras s'enrouler autour de sa taille et la tirer contre lui. Il prit une profonde inspiration et expira lentement. Il était énervé qu'elle ait permis à son égoïste de père de venir, mais il ne voulait pas la blesser. Elle s'était déjà molestée toute seule en se sentant coupable, il le voyait bien. Il la serra dans ses bras, et le parfum de ses cheveux suffit à le détendre complètement. Il se sépara lentement d'elle et la regarda. Elle affichait une expression de surprise et d'incertitude. Il leva sa main et replaça une mèche de ses cheveux sur son front, puis il posa sa main contre la joue chaude de sa femme.

-Je sais que tu voulais bien faire… Tu penses toujours en fonction des autres et de leur bonheur… Mais pourquoi lui ?

-Ne… ne va pas croire que j'espérais quoi que ce soit, comme une réconciliation. J'ai perdu cet espoir depuis longtemps. Mais je voulais juste… le savoir là, près de toi. Je voulais qu'il soit fier de toi.

Il écarquilla légèrement les yeux.

-Et puis, je voulais… j'espérais… que tu ne le remarquerais pas, parce que je sais que tu ne voulais pas de lui… Je… je voulais juste… I-Ikuto…

Elle commença à sangloter incontrôlablement et plaqua ses mains contre son visage. Il la reprit dans ses bras et la berça. Elle se calma assez rapidement et releva la tête vers lui. Il sourit et passa ses mains sur les joues inondées afin de la sécher. Il prit ensuite Amu par la main et la tira derrière lui. Il fit le tour de l'hôtel et rentra par l'entrée principale, de là personne ne pouvait les voir depuis la salle des fêtes. Il s'introduisit rapidement et prit la clé de la chambre qu'il avait réservé pour eux sur le tableau d'affichage et alla reprendre la main d'Amu, restée derrière les portes d'entrée. Il la conduisit à travers les couloirs de l'hôtel, ne rencontrant personne par chance et la conduisit dans leur chambre. Refermant la porte à clé derrière lui, il défit la cravate autour de son cou et invita la jeune fille à se mettre à l'aise. Elle le regarda, perplexe.

-Mais on devrait rester en bas, pour la fête… et tout…

-Je n'ai pas envie. Je veux juste qu'on soit tranquille, rien que tout les deux, dit-il en passant à nouveau ses bras autour de son ventre.

Elle lui sourit et posa sa tête contre son épaule.

-Tu n'es qu'un enfant.

~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~

Environs une demi-heure plus tard, Ikuto et Amu étaient installés confortablement sur le lit. Ikuto avait enlevé sa cravate et la veste qu'il portait, ainsi que ses chaussures, il était uniquement en chemise bleu marine et pantalon. Amu, avec son aide, avait enlevé sa robe et défait ses cheveux. Elle ne portait plus qu'une chemisette qui lui descendait à peine jusqu'au milieu des cuisses. Il était couchait sur le côté droit, soutenant sa tête d'un bras, l'autre autour de la taille d'Amu, pendant que sa jambe gauche était relevé. Amu était sur le côté elle aussi, ses jambes passant entre celle de son mari. Sa tête était posée sur les oreillers, mais son front touchait le torse du brun, qui admirait la vue à sa disposition. Une paisible Amu à moitié endormie contre lui était un spectacle merveilleux. Et pour la énième fois, Amu soupira de contentement. Il passa sa main des hanches de la jeune femme à ses cheveux brillant, passant ses doigts dedans aussi facilement qu'à travers de l'eau. Amu releva les yeux et le regarda en souriant. Il se pencha et l'embrassa en passant son bras à nouveau au niveau de sa taille, la tirant tout contre lui. Elle enroula ses bras autour du cou du brun, savourant chaque seconde de leur tranquillité, quand quelqu'un frappa à la porte. Ikuto laissa un grognement passer ses lèvres mais ne bougea pas, signifiant à Amu de ne pas faire de bruit.

La personne derrière la porte recommença à cogner contre le bois, plusieurs fois, jusqu'à en avoir assez.

-Ikuto ! Je sais très bien que tu es là avec Amu ! Ouvre cette porte, ou je te promets que je la défonce !!!

Ikuto se releva en soupirant et alla à la porte, découvrant une Utau plus énervée que jamais. Elle rentra sans attendre pendant que son frère refermait derrière elle. En voyant Amu en tenue légère sur le lit, ses yeux s'écarquillèrent.

-Vous n'étiez quand même pas sur le point de…

-NON ! Pas du tout Utau-chan ! Ikuto voulait juste qu'on soit à l'aise et… avec ma robe, c'est assez dur…

-Bon, tu nous as trouvé. Bravo, fit-il en tapant dans ses mains. Maintenant, dehors.

Utau glissa ses yeux, qui n'étaient plus que deux fentes, vers son frère et l'attrapa par le col de sa chemise, le surprenant. Elle le regarda avec furie.

-Vous êtes les mariés, et on vous cherche partout. Je te conseille d'oublier ton petit confort personnel l'espace de ce soir, ou sinon je m'arrange pour qu'Amu et toi soyez à nouveau séparer un an !!!

A ces mots, Ikuto durcit son regard et attrapa le poignet de sa sœur sous son cou. Utau ne baissa pas le regard, mais intérieurement, le regard de son frère lui glaça le sang. Elle avait choisis une très mauvaise menace visiblement.

-Utau, si tu fais ça… je ne réponds plus de rien.

Elle lâcha sa prise et tira son bras pour libérer son poignet de l'étreinte de son frère. Elle se mit dos à lui et croisa les bras.

-Comprends bien que ce n'est pas une attitude digne du marié. Toutes ces personnes en bas sont venues pour vous voir. Ce n'est pas gentil de les laisser en plan de cette façon.

Amu se releva et se mit devant les deux.

-Utau à raison. C'est très égoïste de notre part de partir sans dire quoi que ce soit. Je vais me rhabiller.

Utau joignit ses mains, contente de la tournure des choses.

-Je vais t'aider. Tu n'y arriveras jamais sans moi.

Ikuto préféra s'installer sur le lit et regarda sa femme pendant qu'Utau l'aida à remettre sa robe et attacher de nouveau ses cheveux. Sa sœur avait raison, il avait été très égoïste de prendre Amu de la sorte pour lui tout seul, alors que des gens de sa famille étaient venus exprès pour la voir. Pendant qu'elle remettait ses chaussures, il se rhabilla lui aussi. Puis ils redescendirent tranquillement, la clé de la chambre soigneusement caché dans la poche du marié.

~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~

Une heure plus tard, tout le monde était installé pour manger. Après qu'Ikuto et Amu aient remerciés les invités de leur présence, suivit par de légers applaudissement, Ikuto avec son éternel sourire sournois planta le micro sous le nez de Kukai, qui le prit et se leva. A côté d'Amu, Utau, Rima et Yaya l'observer.

-Pourquoi Kukai se lève-t-il ? Normalement, c'est Tadase qui devrait faire un discours, c'est lui le témoin ! fit Yaya.

-Tadase doit être trop gêné, dit Rima en buvant une gorgée d'eau.

-Je suis curieuse de voir ça, fit Utau, le bouquet de la mariée sur les genoux, le sourire narquois d'Ikuto sur ses lèvres.

Kukai se racla la gorge puis mit le micro devant sa bouche.

-Konbawa, minna-san ! Je suis Souma Kukai, et je connais ces deux là depuis pas mal de temps. Je peux dire que j'avais vu le dénouement de loin, mais personne ne m'a écouté, dit-il en passant un regard appuyé sur Tadase, qui ouvrit grand les yeux. Mais, ce n'est pas pour ça qu'on m'a passé le micro.

-Il serait temps, souffla Ikuto juste pour eux deux.

-Je ne vais pas tourner autour du pot, alors je vais être direct !

Il bougea sa chaise et alla se placer entre Utau et Rima, les deux filles regardant avec une expression de surprise pour la première et pour l'autre, une expression détachée. Kukai pointa vers Utau, qui écarquilla les yeux de surprise.

-Utau-chan, épouse-moi ! dit-il en se mettant à hauteur de ses yeux, un large sourire sur son visage.

Utau resta un instant sans voix, puis grinça des dents et le frappa avec le bouquet entre ses mains.

-BAAAKA !!!! QU'EST QUE C'EST QUE CA ?! TU N'ES ABSOLUMENT PAS ROMANTIQUE ! JE REFUSE !!!

-BAAAKA ! TU VOULAIS UNE DEMANDE ORIGINALE, NON !!! ALORS QUOI !!!

-CRETIN ! ABRUTI ! SANS-GENE ! MALFRAT !!!!

-BONNE A RIEN ! LUNATIQUE ! FAUSSE BLONDE !!!

Les insultes s'enchaînaient les unes après les autres. Ikuto et Amu, comme la totalité de la salle d'ailleurs, avaient une grosse goutte d'eau derrière la tête devant la scène, qui n'en finissait pas.

~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~

6 MOIS PLUS TARD

Amu se mit à rire en voyant Utau si nerveuse qu'elle arrachait en petit morceau des mouchoirs colorés posés sur son dressing. Utau lui lança un regard noir, mais ses joues rosées adoucissaient son expression. Amu se rendit vers elle et posa ses mains sur ses épaules dénudées.

-Je sais ce que tu ressens, mais tu as dis que tu étais certaine de ton choix…

-Je sais, mais je ne peux pas m'en empêcher…

-Alors, ne t'inquiète pas, tout va bien se passer.

Utau regarda le reflet d'Amu dans la glace et sourit. Elle se releva et reprit de la prestance.

-Tu as raison ! C'est mon mariage, je ne vais pas tout gâcher !

-Voilà la vraie Utau que je connais, dit-elle joyeusement.

-Et si Kukai essaye de le ruiner, je le tue.

Une aura noire se forma autour de la chanteuse, qui incita Amu à reculer. Quelqu'un frappa alors à la porte, et il s'avérait qu'il s'agissait d'Ikuto. Il se rendit vers elles.

-Alors comme ça, tu planifie de tuer ton fiancé ?

-S'il ruine MON mariage, je ne lui pardonnerais jamais !!!

-Et il y a 6 mois, tu as failli le tuer parce qu'il t'a demandé en mariage, dit-il en riant.

Elle baissa la tête, rougissant. Elle repensa alors à ce moment, après leur dispute.

~(_)LOVE(_)~(_)LOVE(_)~(_)LOVE()~(_)LOVE(_)~(_)LOVE(_)~(_)LOVE(_)~

Après s'être humiliée publiquement à cause du brun qu'elle fréquentait, Utau alla se calmer sur la terrasse, mais le vent ne lui fit aucun effet et elle se sentit frustrer. Elle posa ses coudes sur le rebord du balcon et plaqua ses mains contre son front, la tête rentrée entre ses épaules. Elle lui en voulait, mais elle se sentit ridicule d'avoir refusé. Avant de commencer à fréquenter le jeune homme, elle en avait vu quelques uns qui avaient insistés pour un rendez-vous. Ils s'étaient tous, soit enfuis par derrière, soit lui avait promis de la rappeler sans jamais le faire. Kukai était le seul qui revenait toujours, même après qu'elle lui dise qu'elle ne voulait plus voir sa « face de rat » près d'elle. Il était obstiné, comme Ikuto l'avait été avec Amu.

Elle entendit un raclement de gorge derrière elle et tourna la tête, se doutant bien de qui il s'agissait. Par-dessus son épaule, d'un seul œil, elle vie Kukai, les cheveux encore en désordre dû à leur dispute. Elle détourna à nouveau la tête, dos à lui. Il se dirigea lentement vers elle et s'immobilisa à un mètre d'elle.

-Tu avais besoin d'être aussi idiot, n'est-ce pas ? fit-elle, sa voix glaciale.

-Tu voulais une demande originale. Je pensais que la faire au mariage d'Amu serait assez original.

-Mais où était le romantisme ?! fit-elle en se retourna complètement vers lui. Le genou à terre, la main tenant ma main, le regard amoureux et la demande dans un murmure…

-Je croyais que tu avais dis que tu t'en fichais de tout ça, fit-il en prenant un pas en retrait.

-Et bien, j'ai menti, avoua-t-elle en baissa la tête, cachant les larmes montant à ses yeux sous ses mèches.

Kukai la regarda un instant, puis soupira en détournant la tête puis combla l'espace entre eux et la tira contre lui. Elle écarquilla les yeux, sa joue contre son épaule. Il s'excusa de ne pas avoir compris qu'elle avait menti et posa sa main sur sa tête. Utau serra sa veste entre ses doigts, son orgueil en prenant un sacré coup. Il la serra très fort d'un coup contre lui puis la repoussa soudainement et la fit s'asseoir sur le rebord u balcon.

-OK, alors je vais recommencer, né ? dit-il avec un clin d'œil.

-Si ça ne me plait pas, je t'interdis de me reparler, déclara-t-elle en détournant les yeux, les joues déjà roses.

Il prit sa main gauche et y déposa un doux baiser, puis mit un genou à terre et dévoila une petite boite bleu de sa poche. Utau s'efforçait de garder un visage indifférent, mais intérieurement, elle était sur le point de fondre. Il ouvrit la boite et prit la bague qu'il plaça devant sa main en la regardant dans les yeux.

-Tsukiyomi Utau…

Elle sentit ses yeux s'humidifier. C'était comme ça qu'elle voulait se fiancer.

-Veux-tu m'épouser ? Pour le meilleur et le pire ?

Elle détourna la tête pour avoir l'air cool puis détacha son annulaire de sa main.

-Oui.

Il sourit devant son malheureux essai de rester stoïque, mais il voyait à travers elle désormais. Il savait qu'elle voulait lui sauter dessus, le serrer dans ses bras jusqu'à l'asphyxie en criant qu'elle voulait l'épouser. Il se contenta de sourire et passa la bague à l'annulaire. Utau porta sa main devant son visage, admirant la petite bague surmontait d'une améthyste. Elle sentit alors que ses yeux ne lui obéissaient plus du tout et laissaient ses larmes couler. Elle passa ses mains sur ses joues, quand elle sentit les mains de Kukai sur ses joues. Il avait son visage à quelques centimètres d'elle et l'embrassa sans demander son reste. Utau s'abandonna complètement dans ses bras, comme elle ne se l'était jamais permis auparavant.

~(_)LOVE(_)~(_)LOVE(_)~(_)LOVE()~(_)LOVE(_)~(_)LOVE(_)~(_)LOVE(_)~

Elle rougit en repensant qu'elle l'avait laissé la porter dans ses bras, comme Ikuto faisait avec Amu, pour ensuite aller annoncer leurs fiançailles à la salle remplit.

Utau regarda sa robe. Elle était décorée de plumes blanches et de rubans roses, comme sa transformation avec Eru. Et pour une fois, ses cheveux n'étaient pas retenus en deux queues de cheval mais relever en un chignon léger laissant une partie de ses cheveux pendre dans sa nuque. Son bouquet entre ses mains était composé de roses blanches et roses. Elle sourit nerveusement en pensant qu'elle allait à son tour avoir quelqu'un de spécial à ses côtés. Elle sentit alors sa robe être tirée, elle baissa la tête et vit un petit garçon d'à peine 11 mois aux cheveux bleus et aux yeux dorés tendant tendrement ses bras vers elle. Utau sourit et se baissa pour tenir son neveu, Ren, dans ses bras. Le petit garçon était absolument adorable et lui fit un bisou d'enfant sur la joue en souriant. Bine que petit, il comprenait qu'aujourd'hui était un jour très heureux.

Quand la cérémonie débuta, Utau sentit son ventre se tordre. Même à son tout premier concert, elle n'avait pas été aussi nerveuse. A côté d'elle, Ikuto posa sa main sur son bras. Il allait la conduire à l'hôtel, une manière pour elle de définitivement laisser derrière elle son complexe fraternel. La marche nuptiale démarra et le duo avança dans l'église. Utau voyait Kukai devant l'hôtel, lui souriant doucement. Elle en fit de même et, une fois devant son fiancé, Ikuto posa un baiser sur son front. A côté d'eux, Amu se tenait en tant que demoiselle d'honneur. Ikuto se plaça à côté d'elle et la cérémonie débuta.

Utau se sentit tendue pendant que le prêtre faisait son sermon, quand elle sentit Kukai prendre sa main discrètement. Elle sentit tout de suite apaiser. Elle comprenait enfin ce que voulait dire Amu quand elle disait qu'Ikuto la calmait quand elle était nerveuse ou triste. Le grand moment arriva enfin. Le prêtre demanda à Kukai s'il voulait épouser la blonde. Avec son plus grand sourire, il répondit simplement oui, sans exagération. Il ne voulait pas se prendre une gifle d'Utau pour ne pas avoir été romantique et normal. Le prêtre demanda alors la même question à la mariée, qui sourit, les yeux brillant, en donnant la même réponse. Les alliances furent échangées.

-Je vous déclare donc mari et femme. Vous…

Il n'eut même pas commencé la deuxième partie de son exclamation que Kukai avait attrapé la taille d'Utau et l'embrassait déjà. Elle fut surprise mais ne protesta pas et posa ses mains sur ses épaules. Ensuite, ils sortirent lentement de l'église et, à la demande d'Amu, Tsumugu faisait les photos souvenirs. Une photo de groupe avec les mariés, les témoins et les garçons et demoiselles d'honneur, soit Amu et Ikuto en témoins, Tadase et Nagihiko en garçons d'honneur et Yaya et Shion, l'amie d'enfance de Kukai, en demoiselles d'honneur. Utau leva bien haut son bouquet, signalant qu'elle allait le lancer, puis le lança au dessus de sa tête. Elle atterrit au milieu de la foule de jeunes filles, qui s'écartèrent pour montrer celle qui avait attrapé le bouquet. Il s'agissait de Rima, qui regardait l'arrangement entre ses mains avec une expression indéfinie. Elle leva finalement la tête, ses yeux formant juste deux étoiles brillantes et elle leva bien haut le bouquet, un sourire diabolique sur le visage.

-Pourquoi sourit-elle comme ça ? demanda Utau en se penchant vers Amu.

-Je… je l'ignore… mais j'ai peur pour son fiancé.

Et discrètement, Rima lança un regard à Nagihiko, qui ne manqua pas les yeux pétillants de la jeune fille. Son sourire sournois ne l'effraya pas plus que ça alors que la foule se rendit à la salle de réception.

~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~(°)~(0)~(°)~(O)~

Presque un an et demi plus tard, Ikuto était occupé dans le salon avec du papier à musique sur les jambes, Ren allongé sur le ventre à côté de lui, regardant la télévision. Il composait une nouvelle chanson, joyeuse et rythmée, pour son prochain concert au conservatoire de la ville. Ren rie légèrement à côté de lui et il se sentit le besoin de lui caresser les cheveux. Le petit garçon, âgé de 2 ans maintenant, regarda son père et sourit.

-Paaaaapa.

Ikuto mit ses mains sur les bras de son fils et le tira vers lui, le mettant entre ses jambes croisées. L'enfant blottit sa tête contre le torse paternel, le rose sur les joues traduisant sa joie. Il était adorable et aimait qu'on le câline. Ikuto ne s'en privait pas. Il resserra son étreinte, juste assez pour ne pas étouffer l'enfant et posa son menton sur la tête du bambin.

Amu choisit ce moment pour sortir de la cuisine, une fournée de cookies déposée sur un plat dans sa main, un verre de lait dans l'autre. Devant la scène, elle sourit. Ikuto était un excellent père, et avec la nouvelle qu'elle allait lui annoncé, elle espérait bien avoir une bonne réaction. Elle posa le plat sur la table et invita Ren à se servir. L'enfant se précipita vers sa mère, qui l'aida à s'asseoir. Il commença à manger et boire pendant qu'Amu se mettait à côté d'Ikuto, qui s'était redressait. Elle passa ses bras autour de sa taille et le regarda, les yeux brillant doucement. Il passa son bras autour de sa taille.

-Qu'est-ce qu'il y a ma chérie ? Tu as l'air… bizarrement joyeuse.

-Et bien, Ikuto-koi…

Elle passa ses mains derrière son cou et croisa ses doigts entre eux. Son sourire radieux ne laissait présager qu'une bonne chose.

-Ikuto-koi… je suis enceinte.

Et en effet, c'était une bonne nouvelle.


Comme vous pouvez le constater, j'ai fait 2 mariages! Je voulais faire uniquement celui d'Amu et Ikuto au départ, mais je me suis dis que je pouvais aussi faire celui d'Utau au final^^ Je n'ai pas fait celui de Rima, sinon je pense que j'en serai arriver à dépasser les 10000 mots O_O" Non, trop c'est trop parfois^^"

Maintenant... Aruto. Pourquoi avoir fait apparaître Aruto? Et ben... parce que maintenant que je sais que Gozen n'était pas Aruto, je me sens mal de l'avoir laissé de côté...J'ai eus une envie soudaine de le faire intervenir, parce que... je sais pas, on ignore encore s'il est encore en vie après le chapitre de ce mois-ci et je voulais donner un petit espoir... Même si je doute sincèrement qu'il revienne et continue de se ballader où bon lui semble comme ça... MAIS c'est ma fic, alors on a rien à dire, merci :P (en plus, j'ai vu dans le chapitre 41 une représentation précise de ce type, et on dirait vraiment Ikuto O_O Aussi craquant que le fils *_* J'espère qu'Amu va vraiment tober pour Ikuto dans le manga, sinon je vais mourir TT_TT)

Et sans plus attendre, immédiatement, sans transition, etc... L'EPILOGUE!!!